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La grogne des fonctionnaires ivoiriens en partie désamorcée

30 janv. 2017, PAR Acteurs Publics
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Le Président ivoirien Alassane Ouattara (à droite) avec le nouveau vice-président, ex-Premier ministre, Daniel Kablan Duncan (à gauche) à l'Assemblée nationale à Abidjan, le 10 janvier 2017 - CHINE NOUVELLE/SIPA

Les agents publics de Côte d’Ivoire, dont les enseignants, ont repris le travail ce lundi 30 janvier après plusieurs de trois semaines de grève. Les syndicats ont obtenu gain de cause sur l’essentiel de leurs revendications. 


Les fonctionnaires ivoiriens, en grève depuis le 9 janvier pour une revalorisation salariale [lire l’article du 12 janvier], ont mis fin à leur mouvement après avoir trouvé des points d’accord avec le gouvernement, ont indiqué vendredi 27 janvier des sources syndicales.

“Nous sommes tombés d’accord (…) nous avons obtenu satisfaction sur 5 des 6 points de revendication”, a déclaré à l’AFP Théodore Gnagna Zadi, président de la plate-forme protestataire, qui regroupe une cinquantaine de syndicats de fonctionnaires. Théodore Gnagna Zadi, qui avait rencontré, jeudi 26 janvier, le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, a fait état d’“avancées inespérées” dans les discussions, notamment sur la question des retraites.

Fronde des militaires

Les grévistes demandent des augmentations de salaire, le paiement de certains arriérés de primes et protestent contre une réforme des retraites intervenue en 2012 et dont les premiers effets se sont fait sentir en 2016, avec la mise à la retraite de fonctionnaires touchés par la loi.

Cette réforme fait passer l’âge de la retraite de 55 à 60 ans, voire à 65 ans pour les grades les plus élevés. Les cotisations augmentent de 6 à 8,33 % du salaire, alors que les pensions, elles, ont été réduites de 30 à 50 %.

Cette grève survient alors que le pays fait face à une fronde des militaires et gendarmes qui a fait 4 morts à la mi-janvier à Yamoussoukro. Une partie des militaires – 8 500 anciens rebelles intégrés dans l’armée – a obtenu le paiement de 12 millions de francs CFA chacun (18 000 euros), mais le reste des forces armées réclame aussi des augmentations de salaire et des primes.

(avec AFP)