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Les discours protectionnistes inquiètent les grands argentiers internationaux

11 avr. 2017, PAR Acteurs Publics
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Christine Lagarde, directrice générale du FMI et Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE - Michael Sohn/AP/SIPA

Les responsables de trois des plus grandes organisations économiques mondiales, le FMI, l’OMC et l’OCDE, ainsi que l’Allemagne pointent le “danger” protectionniste, remis au goût du jour par Donald Trump.


Les responsables de trois des plus grandes organisations économiques mondiales, le Fonds monétaire international, l’Organisation mondiale du commerce et l’Organisation de coopération et de développement économiques, de même que l’Allemagne, ont promis, lundi 10 avril, de lutter contre le protectionnisme, au moment où l’administration Trump brandit son slogan “l’Amérique d’abord” et où ce positionnement figure en bonne place dans le programme de certains candidats à l’élection présidentielle française.

“Les chiffres de croissance décevants du commerce mondial et le danger de tendances protectionnistes croissantes constituent pour nous une incitation claire à soutenir encore plus le système commercial international”, soulignent ces responsables dans une déclaration publiée à Berlin à l’occasion d’une rencontre avec la chancelière allemande, Angela Merkel.

Message à Donald Trump

Les auteurs de cette déclaration sont Christine Lagarde pour le Fonds monétaire international, Roberto Azevêdo pour l’Organisation mondiale du commerce et Angel Gurria pour l’Organisation de coopération et de développement économiques.

Le texte a aussi été signé par le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, et par le directeur général de l’Organisation internationale du travail, Guy Ryder, qui participaient à la discussion dans la capitale allemande.

Si la déclaration ne mentionne pas directement le Président américain, Donald Trump, son contenu ne laisse guère de doute sur l’origine du “danger” protectionniste principal qu’elle mentionne.

L’Allemagne exportatrice s’inquiète

L’Allemagne, dont l’économie dépend fortement de ses exportations, est particulièrement inquiète de la politique esquissée par le gouvernement américain et du risque en particulier de voir des taxes douanières être instaurées aux États-Unis.

L’administration américaine a semé la stupeur le mois dernier, lors d’une réunion des grands argentiers du G20 en Allemagne, en obtenant que soit retirée de la déclaration finale une condamnation du protectionnisme, pourtant habituelle dans ce type de forum. Et ce alors que l’Allemagne veut faire de ce sujet une priorité pour sa présidence de ce forum des pays riches et émergents.

“Le commerce international et des marchés ouverts sont nécessaires” à la croissance économique et à l’emploi, souligne la déclaration de Berlin. Elle prend aussi ostensiblement la défense de l’OMC, qui est “d’une importance décisive”.

(avec AFP)