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Déontologie : Le Parlement devra s'autoréguler d'urgence

28 mai 2017, PAR Bruno Botella
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Le futur président de l’Assemblée nationale devra prendre le taureau par les cornes s'il veut redorer l'image des parlementaires.


Après les affaires autour des collaborateurs parlementaires qui ont fait chuter François Fillon et démissionner Bruno Le Roux, il y aura urgence pour le futur président de l’Assemblée nationale à prendre le taureau par les cornes. Car avant de demander aux députés et sénateurs de voter une nouvelle loi sur la moralisation de la vie publique – la dernière date de 2013 –, le Parlement doit s’autoréguler d’urgence. Il faut davantage de transparence et de contrôle. Transparence sur le « qui travaille avec qui » et sur le patrimoine des parlementaires. Contrôle de l’indemnité représentative de frais de mandat, de la réalité du travail des collaborateurs et des parlementaires eux-mêmes. Évidemment, ce contrôle devra être effectué en interne, dans le respect de la séparation des pouvoirs. Cela passe par des pouvoirs et des moyens accrus pour le déontologue de l’Assemblée nationale et par la création d’un poste similaire au Sénat. Le bureau et les questeurs des deux assemblées doivent aussi se montrer plus stricts. Désormais à plein temps, les nouveaux députés qui composeront ces deux instances pourront enfin se consacrer davantage au fonctionnement et au contrôle de leur « maison ». De leur côté, Les fonctionnaires des deux assemblées devront aussi prévenir et alerter, au lieu de fermer les yeux. Ensuite, à froid, il sera temps de poser la question des moyens dont disposent les parlementaires et d’ouvrir le débat sur le niveau de leur rémunération. Pour l’instant, les citoyens ont encore besoin de gages…