Quantcast

Les collectivités locales de retour à l'agenda

27 mai 2017, PAR Bruno Botella
  • 02
    MIN
  • 0

La défiance reste de mise entre l’État et les élus locaux, forcés de se serrer la ceinture depuis plusieurs années.


Grande absente de la campagne présidentielle, après avoir rythmé le quinquennat de François Hollande, la question des collectivités territoriales va s’inviter plus vite qu’on ne le pense à l’agenda du prochain président de la République et de son gouvernement. Après le grand Meccano des métropoles, des régions et des intercommunalités, le nouvel exécutif héritera du volet financier, de loin le plus compliqué. La défiance reste de mise entre l’État et les élus locaux, forcés de se serrer la ceinture depuis plusieurs années. Dans ce contexte, la réforme de la dotation globale de fonctionnement (DGF), prévue pour 2018, s’annonce délicate à mettre en œuvre. Même si l’on ne part pas d’une feuille blanche, l’exécutif sortant avait préféré laisser du temps au temps, refilant, de report en report, la « patate chaude » au gouvernement qui sort des urnes ce printemps. Les régions veilleront notamment à ce que la promesse faite à l’époque par Manuel Valls de leur confier une fraction de TVA dès le 1er janvier prochain soit bien tenue. Un geste pour l’autonomie financière des régions, alors qu’un recul s’amorce pour le bloc communal, avec la quasi-suppression de la taxe d’habitation promise par Emmanuel Macron… De quoi ouvrir un nouveau front avec les collectivités locales sur le principe de la compensation à l’euro près par l’État. À ce sujet, les conseils départementaux attendent la fin de la période électorale pour rouvrir les hostilités sur le financement des allocations sociales. Un contentieux qui est loin d’avoir été éteint par le précédent gouvernement.