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Coup d’envoi officiel du Brexit par les deux négociateurs en chef

19 juin 2017, PAR Acteurs Publics
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Le négociateur britannique, David Davis (à gauche) et le négociateur pour l'Union européenne, Michel Barnier, le 19 juin à Bruxelles - Virginia Mayo/AP/SIPA

Un an presque jour pour jour après le référendum sur le Brexit au Royaume-Uni, Michel Barnier pour l’Union européenne et le Britannique David Davis ont entamé, lundi 19 juin, les négociations sur le divorce.   


Les négociations pour un “retrait ordonné” du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) ont été lancées lundi 19 juin par Michel Barnier et le Britannique David Davis à Bruxelles, une première rencontre pour dessiner les priorités du divorce.

“Aujourd’hui, nous lançons les négociations pour le retrait ordonné du Royaume-Uni de l’Union européenne”, a déclaré solennellement le négociateur en chef de l’UE, après avoir serré la main de son homologue britannique.

Question frontalière

Le Français a brièvement pris la parole pour marquer ce moment historique et très attendu, disant espérer des discussions “constructives”, presqu’un an jour pour jour après le référendum du 23 juin 2016 par lequel les Britanniques ont choisi de quitter le bloc européen.

“Notre objectif est clair : nous voulons d’abord nous attaquer aux incertitudes causées par le Brexit”, a-t-il expliqué. “D’abord pour les citoyens mais aussi pour les bénéficiaires des programmes européens”, ainsi que sur la question de la frontière entre l’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord. “Nous débutons cette négociation sur un ton positif et constructif, déterminés à bâtir un partenariat fort et spécial avec nos alliés dans l’UE”, a déclaré de son côté le ministre britannique en charge du Brexit, David Davis.

La première rencontre doit être dédiée à “l’identification des priorités” et du calendrier de négociations, a précisé Michel Barnier.

“Ni durs ni doux”

Dimanche 18 juin, dans Le Journal du dimanche, le commissaire européen Pierre Moscovici a indiqué que “sur le Brexit, nous ne serons ni durs ni doux, mais amicaux et fermes. Nous parlons d’un Brexit tout court, avec des principes de fonctionnement en commun, dans le respect des droits des citoyens et des engagements budgétaires”. “Tous les scénarios sont sur la table, y compris celui d’une absence d’accord le 29 mars 2019, prévient l’ancien ministre français. Mais ce n’est pas celui que nous privilégions.”

De leur côté, le Président français, Emmanuel Macron, et le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, ont assuré cette semaine que “la porte était toujours ouverte” au Royaume-Uni en Europe.

(avec AFP)