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La métropole du Grand Paris craint la cessation d’activité en 2018

26 juin 2017, PAR Bastien Scordia
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Patrick Ollier, le président de la Métropole du Grand Paris (MGP) - Bertrand Guay/AP/SIPA

La métropole du Grand Paris (MGP) risque d’être – déjà – “en situation de cessation d’activité” en 2018, “compte tenu de la faiblesse de son budget”, a alerté son président, Patrick Ollier, le 23 juin. Créée en janvier 2016, la collectivité demande au gouvernement d’abonder son budget. 


Compte tenu “de la faiblesse de son budget”, la métropole du Grand Paris (MGP) risque d’être “en situation de cessation d’activité” en 2018, a alerté son président, le Républicain Patrick Ollier, dans un vœu adopté à l’unanimité lors d’une réunion du conseil métropolitain vendredi 23 juin.

La MGP affirme que sa prévision budgétaire pour 2018 s’établit “à hauteur de - 134 millions d’euros” et réclame au gouvernement d’Édouard Philippe d’abonder le budget de la métropole dans les années à venir. Créée en janvier 2016, cette métropole regroupe 131 communes : Paris, les 123 communes des départements de la petite couronne, une commune du Val-d’Oise (Argenteuil) et 6 de l’Essonne, rassemblées en 12 territoires remplaçant les agglomérations existantes.

Rééquilibrage budgétaire

“Deux effets aux conséquences dévastatrices se cumulent pour la Métropole en 2018 : la diminution des dotations de l’État, dont la dotation globale de fonctionnement (- 41 millions d’euros), conjuguée à la mise en œuvre de la nouvelle territorialisation de la CVAE (cotisation sur la valeur ajoutée, - 93 millions d’euros)”, détaille ce vœu.

“Compte tenu de son faible budget, la Métropole ne peut en aucun cas supporter une réduction aussi brutale de son financement”, peut-on lire ensuite, le texte précisant que “face au risque de situation de cessation d’activité de la Métropole, il n’existe qu’une seule solution, sauf à diminuer de 3 à 4 % les Attributions de Compensation versées aux communes”, ce que la métropole “se refuse à faire”. Depuis 2016, la métropole verse en effet à chacune de ses communes membres une attribution dite de compensation (AC), correspondant aux produits des impôts économiques désormais transférés des communes à la MGP.

La solution en question “consiste à convaincre le gouvernement pour que, grâce à la loi de finances pour 2018 et aux lettres de cadrage qui doivent intervenir avant l’été, il trouve les moyens d’abonder le budget de la Métropole pour le rééquilibrer”, selon les auteurs du texte. 

(avec AFP)