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Pour la facture du Brexit, l’Europe “peut toujours courir”, dit Boris Johnson

12 juil. 2017, PAR Acteurs Publics
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© Tolga Akmen/LNP/Shutter/SIPA

Même si aucun chiffre officiel n’a été fourni jusqu’à présent par la Commission européenne, le règlement financier des engagements de Londres envers l’Union européenne pourrait se chiffrer en dizaines de milliards d’euros. Boris Johnson estime ces sommes “exorbitantes”.


Les responsables européens peuvent “toujours courir” pour que Londres paye la facture du Brexit, évaluée à plusieurs dizaines de milliards d’euros, a lancé, mardi 11 juillet, le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, devant le Parlement. “Les sommes que les responsables européens proposent de réclamer me semblent exorbitantes et je pense qu’ils peuvent toujours courir, c’est une expression tout à fait appropriée”, a ajouté Boris Johnson, héros de la campagne en faveur du Brexit.

Aucun chiffre officiel concernant le règlement financier des engagements de Londres envers l’Union européenne n’a été publié, mais un haut responsable européen avait indiqué à l’AFP en avril que la Commission l’avait évalué entre 55 et 60 milliards d’euros.

La facture inclut notamment les contributions déjà promises au budget de l’Union et à toutes les institutions ou entités établies par les traités européens, ainsi que la participation du Royaume-Uni à des fonds spécifiques, tels que le Fonds européen de développement, selon la Commission européenne.

Flou sur la période de transition

Boris Johnson a également reconnu que le gouvernement n’avait “pas de projet en cas d’absence d’accord” avec l’UE, “parce nous allons obtenir un bon accord”. Il a également souligné que Londres souhaitait à terme “sortir de la pénombre de la Cour européenne de justice [CEJ], hors de l’ordre légal de l’UE”. “Et c’est ce que nous allons réussir” à faire, a-t-il assuré.

Il n’a en revanche pas répondu aux questions de certains députés sur une période de transition pendant laquelle le pays pourrait rester sous la juridiction de la CEJ, comme l’a évoqué récemment le numéro deux du gouvernement conservateur, Damian Green.

Le Royaume-Uni a voté, le 23 juin 2016, en faveur d’une sortie de l’Union européenne. Les modalités de ce Brexit divisent le pays depuis, mais aussi le gouvernement de Theresa May, entre partisans d’un Brexit “dur”, avec sortie du marché unique et de l’union douanière et reprise du contrôle des frontières, et ceux qui souhaitent garder le plus large accès possible au marché unique.

(avec AFP)