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Record de candidatures pour les sénatoriales

12 sept. 2017, PAR Pierre Laberrondo
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DURAND FLORENCE/SIPA

Le scrutin prévu le 24 septembre se caractérise par un nombre élevé de candidatures : près de 2 000, selon des chiffres diffusés par le Sénat le 12 septembre. Cette année, les femmes sont plus nombreuses à être candidates que lors du dernier renouvellement : 45 %, contre 42 % en 2014.


Le Sénat a enregistré 1 996 candidatures pour les 171 sièges de sénateurs qui seront renouvelés le 24 septembre, un record pour ce type d’élections, selon de nouveaux chiffres présentés mardi 12 septembre par les services de la Chambre haute. Samedi, ces services avaient fait état de 1 971 candidats, mais il manquait plusieurs listes de Guadeloupe. Le Sénat a publié sur son site l’ensemble des candidats par départements à ce dernier rendez-vous électoral de 2017.

Rien qu’à Paris, 13 listes ont été déposées, dont plusieurs à la dernière minute, alors que 10 seulement étaient attendues. En 2011, année du dernier scrutin sénatorial dans la capitale, il n’y en avait eu que 6. En 2014, lors du précédent renouvellement sénatorial, 1 733 candidats s’étaient disputé les 178 sièges qui étaient alors renouvelés. Il s’agissait déjà d’un record pour ce type d’élections puisqu’il y en avait eu 1 374 en 2011 et 754 en 2008.

98 sénateurs se représentent

Cette année, les femmes sont plus nombreuses à être candidates qu’en 2014 (909, soit 45,5 %, contre 730 il y a trois ans, soit 42,12 %). Ce taux constitue également un record. 43 femmes se présentent comme titulaires dans les 19 départements où les sénateurs sont élus au scrutin majoritaire (35 sièges). Dans les 26 départements où est appliqué le scrutin à la proportionnelle (136 sièges, avec ceux des Français de l’étranger), 64 femmes sont tête de liste (25,8 %, contre 21,4 % il y a trois ans).

Les candidatures ont été transmises aux tribunaux administratifs, qui doivent vérifier leur validité. Le Sénat est renouvelable par moitié tous les trois ans. Cette année, sur un total de 348 sénateurs, 171 sièges sont concernés dans 38 départements métropolitains (150) et 6 départements et collectivités d’outremer (14), auxquels s’ajoutent 6 sièges des Français hors de France et un siège vacant.

Dans les départements élisant deux sénateurs ou moins, l’élection a lieu au scrutin majoritaire à deux tours. Dans ceux élisant plus de 2 sénateurs, l’élection a lieu à la proportionnelle à la plus forte moyenne.

Deux ministres candidats

Deux ministres sont candidats cette année : Jacqueline Gourault (ministre auprès du ministre de l’Intérieur), qui brigue sa propre succession dans le Loir-et-Cher, et Gérald Darmanin (Comptes publics), en position non éligible dans le Nord (11e place). En 2014, aucun ministre ne s’était porté candidat. Quatre-vingt-dix-huit sénateurs se représentent, dont le président de la Haute Assemblée, Gérard Larcher (LR), qui pour le moment est le seul candidat déclaré à sa succession à ce poste. Deux députés postulent au Sénat : Sébastien Chenu (FN) dans le Nord et José Evrard (FN) dans le Pas-de-Calais. Placés en position non-éligible, ils devraient rester au Palais-Bourbon. On dénombre aussi 4 députés européens candidats, 15 présidents de conseil départemental, et 2 présidents de collectivité d’outremer.

L’âge moyen des candidats est de 54 ans et un mois, au lieu de 55 ans et 4 mois lors du précédent scrutin. La plus jeune est Virginie Van Damme (DVD), 24 ans, dans la circonscription des Français de l’étranger. Le plus âgé est Jacques Donnay, 92 ans et 9 mois, qui a déjà siégé au Sénat de 1999 à 2001. Il se présente dans le Nord sur une liste DVD dirigée par Jean-Pierre Bataille, maire de Steenvoorde qui avait été battu aux législatives de juin. Mais comme ils sont derniers de leur liste, ni lui ni Virginie Van Damme n’ont de chance d’être élus. Le parti d’Emmanuel Macron, La République en marche, présente des candidats dans toute la France métropolitaine.