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Un sévère tour de vis lors de la prochaine loi de finances

1 juil. 2017, PAR Bruno Botella
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Privé du levier fiscal qui a beaucoup servi en 2012, Emmanuel Macron n’a pas d’autre choix que de s’attaquer à la dépense publique.


L’audit de la Cour des comptes remis au gouvernement le 29 juin ne pointe pas seulement les risques de dépassement du déficit public ou les tours de passe-passe budgétaires à la limite du hors-jeu. Il révèle l’ampleur de la tâche qui attend l’exécutif pour redresser les comptes publics. Un sujet qui ne figurait pas au cœur du programme du candidat Macron, dont l’engagement se limitait au respect des règles européennes, ni plus ni moins. On y trouvait, certes, la réduction du poids de la dépense publique et, en même temps, un plan d’investissement de 50 milliards d’euros d’ici 2022 pour moderniser les services publics…

Le retour sur terre est brutal et la prochaine loi de finances, sur laquelle le gouvernement a commencé à travailler, devrait donner le « la » d’un sévère tour de vis. Privé du levier fiscal qui a beaucoup servi en 2012, Emmanuel Macron n’a pas d’autre choix que de s’attaquer à la dépense publique, chantier qui n’avait pas semblé ultraprioritaire durant la campagne. Reste à souhaiter, comme la Cour des comptes, un changement dans la quête d’économies, préférant une revue des missions couvrant toutes les administrations publiques au coup de rabot bête et méchant. La responsabilisation, et donc la sanction éventuelle des ministres sur la gestion de leur ministère – promesse du candidat Macron –, doit aussi s’appliquer sans tarder. "La France est à quelques pas du rétablissement définitif de ses finances publiques", plastronnait, le 12 avril dernier, Michel Sapin, juste avant de quitter Bercy. À quelques pas, vraiment ? alors, en marche...