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Sondage exclusif : les contractuels jugés indispensables au bon fonctionnement des organisations

14 nov. 2017, PAR Acteurs Publics
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L’administration ne peut se passer d’agents contractuels, estiment 75 % des cadres et professionnels RH interrogés par l’Ifop pour l’Indicateur national de l’emploi contractuel Acteurs publics/Études et Monster.


Pour les professionnels des ressources humaines, recourir à des agents contractuels est l’un des éléments essentiels d’une gestion RH pertinente. Tel est l’enseignement phare de l’Indicateur national de l’emploi contractuel Acteurs publics/Études-Monster. À l’heure où le gouvernement lance, dans le cadre du programme « Action publique 2022 », une rénovation en profondeur du cadre de gestion des agents publics et des politiques de ressources humaines au sein de l’État – dont l’un des chantiers porte sur une refonte du cadre statutaire –, le recours aux contractuels est ainsi jugé « nécessaire à l’efficacité (des) services » par 70 % des personnes interrogées, 75 % d’entre elles affirmant que leur administration ne peut tout simplement pas se passer de personnels sous contrat. Un constat qui risque de froisser les organisations syndicales, unanimes pour dénoncer la précarisation de l’emploi public induite par le recours aux non-titulaires.

Leur nombre – un agent sur 5 selon les derniers chiffres de la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) – reste stable malgré des plans réguliers de titularisation menés ces dernières années. Les raisons principalement avancées pour recourir aux contractuels tiennent davantage à un besoin de qualification spécifique non disponible et à l’absence de candidats titulaires, particulièrement sur les métiers en tension, qu’à une réponse à un besoin spécifique et ponctuel. Recourir à des contractuels sur des besoins pérennes des administrations : voilà bien un constat contraire aux principes mêmes de la fonction publique, qui stipulent que le secteur public ne doit employer que des fonctionnaires, l’exception étant le recrutement d’agents contractuels pour un temps limité et dans des cas précis, tel le remplacement ponctuel ou la réponse à un accroissement temporaire d’activité. Mais certaines administrations n’ont d’autre choix que de recourir franchement, voire massivement aux contractuels pour pourvoir certains postes.

Cela se vérifie, relève notre indicateur, sur les métiers techniques, d’ingénierie, de communication ou du digital. Le recours aux contractuels permet ainsi, pour 73 % des personnes interrogées, de solliciter des compétences « plus adaptées » aux besoins du service. Par ailleurs, autre chiffre très marquant, elles sont 81 % à estimer que les non-titulaires permettent « d’ouvrir l’organisation à de nouveaux profils ». Une manière en substance de relever les limites de la gestion RH actuelle. Autant d’enseignements très éclairants pour l’exécutif, à l’heure de mener sa réforme de la gestion des ressources humaines du secteur public.
S. H. 

 

Le bon profil au bon moment

Gilles Cavallari, directeur général Monster France, Espagne et Benelux
Le premier Indicateur national de l’emploi contractuel Acteurs publics/Monster a, entre autres mérites, celui de chiffrer pour la première fois la façon dont les professionnels des ressources humaines perçoivent la contribution des contractuels de la fonction publique. S’il est d’abord vu comme une nécessité par 75 % des managers publics, le recours à des contractuels est aussi considéré comme une véritable opportunité pour accélérer leur transformation. Et pour les trouver, les sites de recrutement sont plébiscités, arrivant en tête des sources utilisées. Ainsi, en s’ouvrant à de nouveaux profils et en s’attachant des compétences dont les agents titulaires ne disposent pas toujours, la fonction publique se donne les moyens d’être au rendez-vous de sa mission : une qualité de service améliorée à l’attention des usagers.

Métiers techniques, ingénierie, communication, digital… Voilà les expertises que souhaitent prioritairement s’attacher les décideurs publics lorsqu’ils font appel à des agents contractuels. Mais les talents qui justifient de telles compétences sont très recherchés sur le marché et les entreprises du secteur privé, qui placent l’innovation au cœur de leur action, sortent les grands moyens et rivalisent d’efforts et d’ingéniosité pour attirer ces profils stratégiques au sein de leurs équipes. Une souplesse et une latitude d’action qui font parfois défaut aux structures publiques. Dans cette course aux talents qui peut paraître déséquilibrée entre employeurs privés et publics, ces derniers possèdent pourtant quelques sérieux atouts dans leur manche.

Les missions qu’ils proposent, au service du public, portent ainsi ce « supplément d’âme » qu’il leur faut savoir valoriser, notamment auprès de la génération Y, en quête d’un quotidien professionnel porteur de plus de sens. Un autre atout majeur consiste enfin à s’entourer de prestataires RH maîtrisant les enjeux du recrutement public et rompus aux meilleures techniques d’identification et d’attraction des talents, où qu’ils se trouvent, qu’ils soient en recherche active ou à l’écoute d’opportunités. C’est la mission qui nous anime au quotidien : faire bénéficier nos partenaires du savoir-faire et de l’expertise technologique d’un leader mondial du recrutement pour qu’ils recrutent le bon profil au bon moment.