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Amsterdam et Paris récupèrent deux agences européennes basées à Londres

21 nov. 2017, PAR Acteurs Publics
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Amer Ghazzal/Shuttersto/SIPA

En raison du Brexit, l’Agence européenne du médicament et ses 900 employés partiront au Pays-Bas tandis que la capitale française accueillera l'Autorité bancaire européenne.


L’après-Brexit a déjà commencé pour Londres qui voit partir les sièges de deux agences européennes, l'Agence européenne du médicament (EMA) et l'Autorité bancaire européenne (EBA). Amsterdam a remporté lundi 20 novembre la compétition pour accueillir l'Agence européenne du médicament à l'issue d'un vote organisé à Bruxelles. Selon une source diplomatique, la ville néerlandaise a été finalement tirée au sort face à Milan, les deux villes ayant enregistré le même nombre de points au troisième tour du vote auquel participaient des ministres des 27 pays qui resteront dans l'Union en marge d'une réunion ministérielle à Bruxelles.

La candidature de Lille a été écartée de la course dès le premier tour. Elle n'a recueilli que trois points, ce qui signifie qu'un seul des 27 Etats-membres de l'Union européenne, probablement la France, a fait de la capitale nordiste son premier choix. La maire de Lille Martine Aubry (PS) et le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (LR) ont regretté « le soutien tardif et timide » d'Emmanuel Macron à la candidature écartée de la capitale des Flandres à l'accueil du siège de l'Agence européenne du médicament, lundi 21 novembre dans un communiqué commun.

La Commission pressée

Au total, 19 villes avaient été proposées au départ pour accueillir l'EMA et ses près de 900 employés, chargée d'évaluer et de superviser les médicaments.

La France se console avec le choix de Paris, choisie pour accueillir l'Autorité bancaire européenne et ses 160 agents. « Paris accueillera l'Autorité bancaire européenne ! C'est la reconnaissance de l'attractivité et de l'engagement européen de la France. Heureux et fier pour notre pays », a déclaré Emmanuel Macron sur son compte Twitter.

« La Commission (européenne) va maintenant préparer des propositions de loi reflétant le vote d'aujourd'hui pour adoption selon la procédure législative ordinaire impliquant le Parlement européen », a indiqué la Commission dans un communiqué. « Le Conseil (de l'UE, qui représente les Etats membres) et la Commission sont déterminés à faire en sorte que ces propositions de loi soient traitées aussi rapidement que possible étant donné l'urgence du dossier », précise le communiqué.

(avec AFP)