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Le gouvernement va dégeler 150 millions d’euros de crédits pour les hôpitaux

30 nov. 2017, PAR Acteurs Publics
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© Lydie/Jalil/SIPA

Compte tenu des efforts d’économies demandés et du probable respect de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie, 150 millions d’euros mis en réserve en début d’année par le gouvernement vont être dégelés.


La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé, le 29 novembre à l’Assemblée nationale, le dégel de 150 millions d’euros – sur les quelque 350 millions de crédits réclamés par les établissements hospitaliers –, des fonds mis en réserve pour garantir les objectifs budgétaires.

Chaque année, une partie des fonds servant au financement des hôpitaux sont ainsi mis en réserve en début d’année par le gouvernement, qui peut décider de les annuler si les objectifs de dépenses ne sont pas tenus ou au contraire de les “dégeler”.

“Cette année encore, l’engagement et les efforts de chacun permettent d’envisager le respect de l’Ondam [objectif national des dépenses d’assurance maladie, qui sert à freiner leur augmentation naturelle, ndlr]”, a estimé la ministre, répondant à une question de la députée LREM Michèle Peyron.

“Je sais à combien d’efforts ont consenti les établissements de santé publics et privés depuis des années, et je connais leurs difficultés, c’est pourquoi j’ai décidé de procéder au dégel des crédits mis en réserve en début d’année à hauteur de 150 millions d’euros”, a annoncé Agnès Buzyn.

Situation financière difficile

“Ce dégel concernera l’ensemble des enveloppes hospitalières ayant contribué à l’effort global de mise en réserve, avec 106 millions d’euros qui seront reversés aux établissements exerçant des activités de médecine, chirurgie, obstétrique et 44 millions d’euros qui bénéficieront aux établissements avec des activités de psychiatrie, de soins de suite et de réadaptation”, a-t-elle détaillé.

Les établissements “auront ces crédits avant la fin du mois de décembre”, a ajouté la ministre, “interpellée” mi-novembre par les fédérations hospitalières “sur une situation financière intenable”. Dans un communiqué commun, la Fédération hospitalière de France (établissement publics), la Fédération de l’hospitalisation privée, la Fehap (établissements privés non lucratifs) et Unicancer lui avaient réclamé “le dégel en fin d’année de l’intégralité des crédits mis en réserve au titre du coefficient prudentiel”, soit près de 350 millions d’euros, selon elles.

“L’année passée, le respect de l’Ondam avait permis de redistribuer aux établissements 100 millions d’euros de cette réserve prudentielle”, a rappelé Agnès Buzyn mercredi.

Avec AFP