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Le gouvernement désigne une “Madame Corse”

12 déc. 2017, PAR Shahinez Benabed
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© Arno Mikkor, Aron Urb CC by SA Wikimedia

Au lendemain des élections territoriales qui ont vu la victoire de la liste menée par les indépendantistes et les autonomistes, le gouvernement a, selon certaines sources, décidé de confier à l’une de ses ministres la mission informelle de favoriser le dialogue avec la Corse.


Après la victoire de la liste menée par les indépendantistes et les autonomistes corses lors des élections territoriales de l’île de Beauté, le 10 décembre, le gouvernement a choisi de confier la fonction informelle de “Madame Corse”, dont les contours doivent encore être précisés, à la ministre auprès du ministre de l’Intérieur, Jacqueline Gourault (photo). “Comme tous les sujets, le sujet de la Corse sera traité d’abord par la ministre, puis en interministériel”, a ainsi indiqué à l’AFP une source gouvernementale, confirmant une information de Corse-Matin. Ce dossier brûlant reste donc entre les mains de la Place Beauvau.

La ministre, déjà en première ligne dans les discussions avec les collectivités locales, aura notamment pour mission de favoriser le dialogue avec les nationalistes corses, qui attendent l’ouverture rapide de négociations avec Paris sur une plus grande autonomie politique de l’île.

Âgée de 67 ans et professeure d’histoire-géographie en disponibilité, Jacqueline Gourault a notamment été, au cours de sa carrière politique, sénatrice (Union centriste) du Loir-et-Cher entre 2001 et novembre dernier, vice-présidente du Sénat de 2014 à juin dernier, et maire MoDem de La Chaussée-Saint-Victor (Loir-et-Cher) de 1989 à 2014.

Celle qui est aujourd’hui vice-présidente du Mouvement démocrate chargée de la formation et des élus a par ailleurs occupé la fonction de conseillère générale (UDF) du Loir-et-Cher de 1998 à 2001 et de conseillère régionale UDF du Centre de 1992 à 2001, puis en 2004.