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100 millions d’euros pour accélérer le déploiement du très haut débit

14 déc. 2017, PAR Acteurs Publics
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© Sébastien Salom-Gomis/SIPA

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé, jeudi 14 décembre, la mise en place d’un guichet “Cohésion numérique” doté de 100 millions d’euros, censé permettre un soutien direct aux foyers les plus isolés. Objectif : que tous les Français aient accès au moins à un “bon haut débit” Internet d’ici 2020 et au très haut débit à l’échéance 2022.


En amont de la Conférence nationale des territoires, à Cahors, dans le Lot, jeudi 14 décembre, le Premier ministre, Édouard Philippe, a dévoilé le plan du gouvernement pour que tous les Français aient accès à au moins un “bon haut débit” Internet d’ici 2020 et au très haut débit en 2022. Un dispositif qui inclut un nouveau “guichet” doté de 100 millions d’euros pour les foyers les plus isolés.

Cette nouvelle enveloppe financera des chèques de 150 euros destinés à près d’1,5 million de ménages, les plus isolés géographiquement, pour qu’ils puissent se payer des technologies de très haut débit autres que la fibre optique (boucles radio, satellite, 4G fixe…).

Ce plan confirme et précise l’objectif fixé par Emmanuel Macron, en juillet dernier, lors de la première Conférence nationale des territoires, en matière d’Internet fixe : le haut débit pour tous à partir de 2020, soit 8 mégabits par seconde (l’équivalent d’un film téléchargé en une heure), et très haut débit en 2022, soit au moins 30 mégabits par seconde. Actuellement, environ 15 % des foyers français n’ont pas accès à un débit d’au moins 8 mégabits.

Opérateurs privés et réseaux d’initiative publique

Hors le 1,5 million de foyers en zone très isolée, les 33 millions de ménages restants doivent, eux, avoir accès progressivement, d’ici 2022, à la fibre optique (100 mégabits par seconde, 10 millions de foyers étant éligibles actuellement), selon le projet de l’exécutif.

Pour les 19 millions de foyers en zone urbaine ou périurbaine – les plus faciles à raccorder –, les opérateurs privés (Orange, SFR, Bouygues, Free…) sont à la manœuvre pour qu’ils soient éligibles à la fibre d’ici 2020, sous surveillance de l’État.

Pour les 13 millions de foyers en zone rurale, l’exécutif compte sur deux leviers : pour 3 à 4 millions d’entre eux, le gouvernement veut ainsi recourir à des opérateurs privés, via des “appels à manifestations d’engagements locaux”, avec peu ou pas de subvention publique. Ces appels doivent être lancés en janvier et bouclés en juillet, précise le gouvernement. Le second levier, pour 9 millions de foyers, passe quant à lui par les réseaux dits d’initiative publique.

Montée en débit

Face à la frilosité des opérateurs privés dans beaucoup de zones peu denses, de nombreuses collectivités locales ont en effet lancé elles-mêmes ces projets, financés à environ 50 % par des fonds publics. Soit 3,3 milliards d’euros de l’État, dans le cadre du programme “France Très Haut débit”, a confirmé Édouard Philippe.

La technique de la “montée en débit” doit permettre d’atteindre le haut débit en 2020 : la fibre n’arrive pas directement chez l’habitant, mais à proximité, ce qui accélère aussi sa connexion.

(avec AFP)