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Plusieurs personnalités vont plancher sur la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes

14 déc. 2017, PAR Shahinez Benabed
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Dans le cadre du lancement de la concertation sur la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, en octobre, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a annoncé, début décembre, la mise en place de 6 groupes de travail thématiques devant produire des propositions d’actions courant mars 2018.

Parmi ces 6 groupes, l’un d’entre eux, dédié à l’accompagnement renforcé dans la lutte contre l’exclusion, est désormais présidé par Christine Laconde (Photo), directrice du Samu social de Paris, et le préfet Alain Régnier. Ce groupe devra notamment formuler des recommandations pour : mettre à l’abri les enfants à la rue ; mieux piloter l’hébergement d’urgence et les transitions de l’urgence vers l’insertion ; favoriser l’accès aux soins des personnes sans logement ; et assurer la prise en charge des publics dits invisibles et des femmes isolées sans abri.

Âgée de 48 ans, Christine Laconde, inspectrice générale des affaires sociales en service détaché, est titulaire d’un diplôme d’ingénieure agronome de l’Institut national agronomique de Paris Grignon. Ancienne élève de l’ENA (promotion Nelson Mandela, 2001), elle a notamment été chargée d’études, puis attachée de direction auprès du directeur des affaires économiques de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture de 1992 à 1997.

Devenue inspectrice adjointe à l’inspection générale des Affaires sociales à sa sortie de l’ENA, elle prend notamment un poste de cheffe du service des ressources humaines au centre d’action sociale de la ville de Paris entre 2006 et 2009.

Passée sous-directrice des interventions sociales au sein de ce même centre d’action sociale jusqu’en 2012, Christine Laconde rejoint ensuite, à cette date, le cabinet de Marie-Arlette Carlotti, alors ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, d’abord en tant que directrice adjointe, puis directrice de cabinet. Devenue directrice générale du Samu social de Paris en 2013, elle est aussi membre du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées depuis avril dernier.

Alain Regnier, pour sa part, est chargé de la mission de réforme des politiques de lutte contre l’exclusion et du déploiement du service civique depuis 2015. Âgé de 58 ans, il est titulaire d’un DEA de biologie moléculaire et d’un DESS de droit public interne. Il a notamment été directeur de cabinet, successivement pour les préfets de la Haute-Marne (Georges Laferrière) de 1990 à 1991 et de la Bourgogne (Georges Peyronne) de 1991 à 1993.

Sous-préfet chargé de mission pour la politique de la ville auprès du préfet du Val-d’Oise, Jean-Jacques Pascal, de 1993 à 1995, il est nommé secrétaire général de la délégation interministérielle à la ville et au développement social urbain au ministère de l’Emploi et de la Solidarité de 1997 à 1998. Il devient également, et entre autres, directeur général adjoint des services départementaux du Val-d’Oise entre 2000 et 2003.

Alain Régnier rejoint ensuite les cabinets ministériels, en tant que directeur et directeur adjoint de cabinet, respectivement pour : la secrétaire d’État à la Lutte contre la précarité et l’exclusion Dominique Versini (jusqu’en 2004) puis, entre 2004 et 2005, pour la ministre déléguée à la Lutte contre la précarité et l’exclusion (Nelly Olin) et le ministre de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale de l’époque, Jean-Louis Borloo. Il devient par ailleurs, de 2005 à 2007, conseiller au cabinet de Dominique de Villepin, alors Premier ministre.

De retour dans la préfectorale à partir de 2007, Alain Régnier est successivement préfet délégué pour l’égalité des chances auprès du préfet de la région Rhône-Alpes (Jean-Pierre Lacroix et Jacques Gérault), puis préfet délégué général à la coordination de l’hébergement et de l’accès au logement des personnes sans abri ou mal logées, jusqu’en 2010. Secrétaire général du comité interministériel pour le développement de l’offre de logements de 2009 à 2010, Alain Régnier a en outre été délégué interministériel pour l’hébergement et l’accès au logement des personnes sans abri ou mal logées jusqu’en 2014.