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30 maires démissionnent pour défendre leurs services d’urgences

22 févr. 2018, PAR Pierre Laberrondo
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Les élus de la Nièvre engagent un bras de fer alors qu’un projet de réorganisation actuellement en cours d’élaboration fait craindre des fermetures partielles de certains services d’urgences.


Un coup de pression ? Trente maires du département de la Nièvre ont décidé de remettre leur démission au préfet, qui a un mois pour l’accepter. En cause, la possible fermeture partielle de certains services d’urgences dans le cadre du projet régional de santé 2018-2022. Ce projet élaboré par l’agence régionale de santé (ARS) devra par exemple trancher sur la fermeture ou non des urgences de nuit de la commune nivernaise de Clamecy (3 800 habitants).

La décision est attendue pour juin prochain. Une manifestation devait avoir lieu ce 22 février. La ministre de la Santé et des Solidarités, Agnès Buzyn, est de son côté attendue dans la Nièvre le 1er mars, dans le cadre des états généraux de la Santé.

Un seul refus possible

D’ici là, le geste des maires va peut-être peser. “Nous sommes poussés dans nos derniers retranchements car on ne veut pas nous entendre”, a expliqué au Figaro Danielle Konieczny, maire de Ouagne, une commune de 150 habitants voisine de Clamecy.

Les élus se plaignent de “décisions arbitraires”. Le préfet acceptera-il la démission ou l’État esquissera-t-il un geste ? En cas de refus de la démission par le préfet, chaque maire peut réitérer sa démission par écrit. Cette fois-ci sans possibilité de refus pour le préfet.