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Najat Vallaud-Belkacem rejoint un institut de sondage

23 févr. 2018, PAR Emilie Coste
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KONRAD K./SIPA


Dans le cadre d'un plan de refonte stratégique de l'entreprise, l’ancienne ministre socialiste Najat Vallaud-Belkacem, qui avait annoncé en janvier vouloir donner une nouvelle orientation à sa carrière [lire notre article sur le sujet], rejoint l’Ipsos à partir du 1er mars 2018, en tant que directrice générale déléguée, chargée des études internationales et de l’innovation sociale, a annoncé le 22 février l’institut de sondage. Il s’agit d’une création de poste.

Elle interviendra auprès de trois types acteurs : "les institutions internationales publiques, dans l’aide à la définition de leurs politiques, la meilleure connaissance des citoyens et l’appréciation de l’efficacité de leurs actions" a indiqué l’institut ; les entreprises, "dans la gestion de leurs relations avec leur environnement, y incluant les dimensions de citoyenneté, de responsabilité sociétale et de développement durable" ; et la communauté scientifique.

Diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris, Najat Vallaud-Belkacem, 40 ans, démarre sa carrière en 2000 comme juriste dans un cabinet d’avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation. De 2003 à 2008, elle est chargée de mission au cabinet de Gérard Collomb, maire de Lyon. En parallèle, à partir de 2004, elle est aussi élue conseillère régionale de Rhône-Alpes où elle préside la commission de la culture. Après avoir été porte-parole de Ségolène Royal pour sa campagne à l’élection présidentielle de 2007, elle est élue au conseil municipal de Lyon et devient l’adjointe du maire déléguée aux grands évènements, à la vie associative et à la jeunesse.

En 2012, elle est à nouveau porte-parole du candidat socialiste à l’élection présidentielle, François Hollande, et devient, après son élection, ministre des Droits des femmes, porte-parole du Gouvernement. En 2014, elle devient ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche jusqu’en 2017. Elle est candidate malheureuse aux élections législatives dans le Rhône de 2017.

En janvier dernier, elle annonçait dans L'Obs ne pas se porter candidate au poste de Premier secrétaire du Parti socialiste. "Je veux vraiment réfléchir, travailler et comprendre d’autres mondes que le seul monde politique", confiait-elle au magazine. Elle avait alors annoncé prendre la direction d’une collection d’essai nommée "Raison de plus", au sein de la maison d’édition Fayard, consacrée aux  "batailles culturelles du progressisme".