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Le nouveau Président mexicain veut diviser par deux le salaire des hauts fonctionnaires

2 juil. 2018, PAR Acteurs Publics
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Andrés Manuel Lopez Obrador, le 1er juillet 2018 à Mexico. - © Moises Castillo/AP/SIPA

Le candidat de la gauche mexicaine, Andrés Manuel Lopez Obrador, vainqueur dimanche 1er juillet de l’élection présidentielle, a promis un gouvernement austère, sans luxe ni privilèges” et fait de la lutte contre la corruption sa priorité.


Large vainqueur de l’élection présidentielle mexicaine, dimanche 1er juillet, le vétéran de gauche Andrés Manuel Lopez Obrador promet de transformer son pays, rongé par la corruption, et d’agir contre la pauvreté pour faire reculer la violence. Habitué aux phrases polémiques, “AMLO”, 64 ans, a réussi son pari à sa troisième tentative : devenir enfin Président de la deuxième économie d’Amérique latine.

Cultivant son image de simplicité et d’honnêteté, le nouveau chef d’État a su se démarquer de la classe politique traditionnelle, qui a dirigé le pays depuis près d’un siècle et qu’il qualifie de “mafia du pouvoir”. Malgré une longue carrière politique, il aime se présenter comme un candidat “antisystème”. Il assure qu’il vendra l’avion présidentiel et transformera la résidence présidentielle de Los Pinos, “hantée” selon lui par les turpitudes de ses prédécesseurs, en un centre culturel.

Cet ancien maire de Mexico (2000-2005) promet de réduire jusqu’à 50 % les salaires des hauts fonctionnaires, ainsi que le sien, et de continuer à vivre dans son appartement de la capitale.

Politique de grands travaux

AMLO a axé sa campagne sur la lutte anticorruption, un message qui séduit forcément la population, excédée par les scandales ayant émaillé le mandat du Président sortant, Enrique Peña Nieto. Son projet est également centré sur la lutte contre la pauvreté et le néolibéralisme. Il veut notamment lancer de grands travaux, augmenter le salaire minimum, développer l’accès à Internet pour tous, offrir des bourses aux étudiants ou encore accroître l’autosuffisance alimentaire du pays.

Andrés Manuel Lopez Obrador appelle son mouvement “la quatrième transformation du Mexique” et se compare aux héros de l’histoire nationale tels que Benito Juarez (1806-1876), figure clé de la construction de la République mexicaine au XIXe siècle.

En 2006, défait avec une différence de seulement 0,56 % par le conservateur Felipe Calderon, il avait contesté les résultats et bloqué avec ses partisans la principale avenue de la capitale pendant des semaines, s’autoproclamant alors “Président légitime du Mexique”.

(avec AFP)