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Les élus de Paris votent la mise en place d’une mission sur le périphérique

5 juil. 2018, PAR Shahinez Benabed
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Ville de Paris


Proposer des solutions de transformation à apporter à la “blessure physique et psychologique” que représente le boulevard périphérique de la capitale. Tel sera l’objet d’une nouvelle mission d’information et d’évaluation (MIE), dont la mise en place vient d’être adoptée à l’unanimité par le Conseil de Paris.

Cette mission, qui associera un groupe d’élus de toutes tendances, sera présidée à partir de septembre par son initiatrice, Laurence Goldgrab, présidente du groupe des radicaux de gauche (PRG). Elle devra notamment mener un travail d’auditions d’experts, d’usagers, de comparaisons internationales, etc., en vue d’élaborer des “perspectives de changement” et rendra ses conclusions aux alentours de février 2019.

Inauguré en 1973 et long de 35 kilomètres, le périphérique sépare la capitale des communes environnantes et compte près de 160 000 riverains. Symbole de bruit et de pollution, cette voie routière est notamment la plus fréquentée d’Europe avec 1,2 million de véhicules par jour.

Face à ces problématiques, la question de sa transformation est de plus en plus envisagée par certains élus et au sein de l’État. Ainsi, par exemple, une consultation internationale a été lancée le 24 mai associant Paris, la région Île-de-France et l’État au côté de divers groupements et collectivités pour étudier la circulation sur les autoroutes franciliennes, dont le périphérique, d’ici 2024.

Par ailleurs, l’architecte et urbaniste Roland Castro, récemment chargé par Emmanuel Macron d’une mission de réflexion sur le Grand Paris [lire notre article sur le sujet], a déjà évoqué l’idée d’“en finir” avec cette autoroute.

Âgée de 58 ans, Laurence Goldgrab est conseillère PRG de Paris depuis 2008. Avocate de profession, elle a en outre été adjointe à la mairie du 18e arrondissement de Paris entre 1995 et 2008.