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Pascal Faure missionné sur la préfiguration d’une agence européenne

12 juil. 2018, PAR Emilie Coste
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Ministères économiques et financiers


Avec la nomination de Thomas Courbe pour lui succéder à la tête de la direction générale des entreprises de Bercy [lire notre article sur le sujet], Pascal Faure, qui quittera ses fonctions le 27 août prochain, se voit confier la mission de préfigurer l’Agence européenne pour l’innovation de rupture.

Le président de la République, Emmanuel Macron, avait formulé le souhait, lors de son discours sur l’Europe à la Sorbonne, en septembre dernier, de créer, “dans les deux ans”, une agence européenne promouvant l’émergence de champions européens pour “l’innovation de rupture”, à savoir celle qui crée, transforme ou détruit un marché.

L’Agence européenne pour l’innovation de rupture a donc vocation à attirer les talents, scientifiques ou entrepreneuriaux, et à financer les recherches des technologies et sciences émergentes, comme par exemple l’intelligence artificielle (IA). 

Pascal Faure, 55 ans, est un ingénieur général des Mines, passé par Polytechnique et l’École nationale supérieure des télécommunications. En 2012, il a d’abord été directeur général de la compétitivité de l’industrie, avant de prendre la tête, en 2016, de la direction générale des entreprises lorsqu’elle a succédé à la direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS).

Auparavant, cet ancien ingénieur dans des entreprises informatiques, comme les Laboratoires Bell ou Apple Computer, aux États-Unis, a notamment conseillé, en 1995, Françoise de Panafieu, alors ministre du Tourisme puis, de 1995 à 1997, Jean-Claude Gaudin au ministère de l’Aménagement du territoire, de la Ville et de l’Intégration.

Pascal Faure a ensuite été directeur du développement et des affaires financières de l’Institut Telecom (1997-2001), puis directeur technique adjoint au ministère de la Défense (2001-2006), tout en présidant l’Association des ingénieurs des télécommunications (2001-2006). Il a ensuite occupé les fonctions de vice-président du Conseil général des technologies de l’information (2007-2012), devenu, en 2009, le Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET).