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La commission des sanctions de l'Agence de lutte contre le dopage a désormais un président

3 sept. 2018, PAR Shahinez Benabed
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Cour de cassation


La composition de la toute nouvelle commission des sanctions de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), est dorénavant connue. Un décret du président de la République, daté du 1er septembre dernier, vient en effet de désigner les membres de cette jeune structure, qui a également vu le jour au 1er septembre. Parmi eux, Rémi Keller, conseiller d'État et ancien collaborateur de Lionel Jospin à Matignon, a été nommé président de ladite commission.

Rappelons que cette commission des sanctions a été créée à la suite de la présentation, cet été, en Conseil des ministres, d'une ordonnance relative à la procédure disciplinaire devant l'AFLD, par la ministre des Sports, Laura Flessel. Distincte du collège de l'AFLD, dont la mission, selon le gouvernement, est de statuer sur "l'opportunité d'engager des poursuites disciplinaires à l’encontre de personnes ayant commis des violations présumées des règles antidopage", cette commission devra, elle, notamment se prononcer, à la suite du collège, sur les poursuites, et les sanctions disciplinaires. L'objectif : "assurer une séparation organique des fonctions de poursuites et de jugement au sein de l’AFLD", précise un compte-rendu de Conseil des ministres.

Âgé de 65 ans, et énarque, (promotion René Char, 1995), Rémi Keller est un ancien journaliste du titre "L'avenir de Millau et de sa région". Il a notamment également été, dans les premières années de sa carrière, inspecteur de la jeunesse, des sports et des loisirs, au sein de plusieurs départements, entre 1984 et 1990.

Entré au Palais Royal en 1995 en tant qu'auditeur de 2èmeclasse, à sa sortie de la prestigieuse école d'administration, il avait ensuite gravi les échelons de l'institution, jusqu'à devenir maitre des requêtes en 1998, puis conseiller d'État en 2010.

Rémi Keller a aussi occupé diverses autres fonctions, notamment celle de conseiller au cabinet de Lionel Jospin à Matignon, entre 2000 et 2002.

Également chef du Centre de prospective de la gendarmerie nationale du ministère de la Défense sur la période 2003-2005, il a en outre été rapporteur adjoint auprès du Conseil constitutionnel, entre 2008 et 2010, et président de la commission de sélection chargée de donner un avis sur les candidatures au grade d'inspecteur général de la jeunesse et des sports de 2ème classe, de 2014 à 2016.