Quantcast

Deux députés se penchent sur la radicalisation dans les services publics

3 oct. 2018, PAR Emilie Coste
  • 02
    MIN
  • 0

Twitter


Prendre le pouls de la radicalisation dans les services publics français. Telle est la mission qui a été confiée, par la commission des lois de l’Assemblée nationale, aux députés LREM de la Gironde Éric Poulliat et LR des Bouches-du-Rhône Éric Diard.

“Il est clair que dans le contexte de radicalisation qui s’impose à nous depuis plusieurs années, il y a des traductions dans le service public”, explique ainsi le député Éric Poulliat, membre du groupe de travail sur la fonction publique du Palais-Bourbon, qui souhaite que la mission observe cette problématique, tant du côté des agents que des usagers. “Quel est le rapport du service public face au fondamentalisme religieux ?” questionne-t-il, ajoutant qu’“il faut s’interroger sur la façon dont la radicalisation vient bousculer les valeurs républicaines”.

À terme, l’élu de Gironde n’exclut pas que les travaux de cette mission, dont la durée initiale est d’environ six mois, puissent faire l’objet de dispositions dans le futur projet de loi sur la réforme de la fonction publique, prévu pour le premier semestre 2019.

Éric Poulliat (photo), 44 ans, est arrivé à l’Assemblée nationale avec la vague LREM de 2017. En poste, juste avant son élection, à la direction de la culture de la ville de Mérignac, en Gironde, où il exerçait en tant que chef de projet en médiathèque, cet ancien adhérant du Parti socialiste a également été, entre 2008 et 2014, directeur de cabinet de Serge Lamaison lorsque ce dernier était maire socialiste de Saint-Médard-en-Jalles, dans le département.

Éric Diard, 53 ans, a été député des Bouches-du-Rhône une première fois entre 2002 et 2012 et réélu à ce siège en 2017. Consultant en gestion de profession, cet élu a été maire de Sausset-les-Pins, dans le département dont il est aujourd’hui député, de 2001 à 2017. À l’Assemblée nationale, il a notamment présidé la mission d’information commune sur les procédures de poursuite des infractions fiscales, entre fin 2017 et mai 2018.