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FMI, ministères, banques centrales : les femmes économistes de plus en plus en vue

12 oct. 2018, PAR Acteurs Publics
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Firdia Lisnawati/AP/SIPA

Les femmes ont-elles percé le plafond de verre de la finance ? Dans la lignée de la directrice du FMI, Christine Lagarde, de plus en plus de femmes accèdent à des postes clés dans les grandes institutions financières.


Le monde de la finance internationale est-il disposé à laisser plus de place aux femmes ? Le Fonds monétaire international (FMI), qui tient cette semaine sa réunion annuelle dans l’île indonésienne de Bali, vient de nommer l’Indo-Américaine Gita Gopinath au poste de cheffe économiste. Première femme à occuper cette fonction, elle succède à Maurice Obstfeld, retraité à la fin de l’année.

À 46 ans, cette professeure d’économie à Harvard et coéditrice de la prestigieuse American Economic Review pourrait bousculer un consensus profondément ancré. Alors que le FMI préconise traditionnellement le flottement des taux de change pour amortir les chocs économiques, elle s’est fait précisément connaître pour ses travaux… qui remettent en cause les bénéfices des taux de change flottants.

“Gita Gopinath a acquis une réputation très solide avec ses travaux sur le rôle du dollar dans les transactions internationales et les rigidités que cela implique”, a observé, jeudi 11 octobre, la patronne du FMI, Christine Lagarde. Cette “brillante économiste” amènera le FMI à “explorer davantage” des pistes inédites, quitte à faire bouger l’institution issue de Bretton Woods, a-t-elle reconnu.

Les banques centrales, bastions masculins

En avril, c’est la Grecque Pinelopi Koujianou qui héritait du poste de cheffe économiste à la Banque mondiale. Cette chercheuse établie aux États-Unis, qui a décroché un doctorat à Stanford et enseigné à Yale, avait également été rédactrice en chef de l’American Economic Review. Et en juin, Laurence Boone, économiste du groupe d’assurance AXA et ex-conseillère du Président François Hollande, était nommée cheffe économiste de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE).

À l’instar de la Française Christine Lagarde, devenue en juin 2007 la première femme ministre de l’Économie et des Finances d’un pays du G7, plusieurs femmes en charge de ce portefeuille sont présentes à Bali, parmi lesquelles Sri Mulyani Indrawati, la très respectée ministre des Finances indonésienne. Cette économiste de 56 ans exerce son deuxième mandat de ministre après avoir fait une belle carrière à la Banque mondiale.

En revanche, les banques centrales apparaissent encore largement comme des bastions masculins, à quelques exceptions notables. Janet Yellen, aux États-Unis, avait ainsi été choisie comme présidente de la Fed par Barack Obama, ce qui en faisait alors la voix la plus influente au monde dans la politique monétaire.

(avec AFP)