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L’Afrique veut se réserver un meilleur accès à Internet

L’indice de développement du numérique sur ce continent est le moins élevé du monde. Pour y remédier, des financements ont été dégagés au niveau régional afin d’aider les États les moins nantis à relever le défi du numérique. 

27/02/2017 | ACTUALITÉ

En Afrique, 900 millions de personnes n’ont pas accès au Web. Cette région du monde est actuellement la moins développée dans le domaine des technologies de l’information et de la communication. Il a été démontré au cours d’une conférence organisée le 13 février dernier à Alger, sur la gouvernance d’Internet sur le continent, que 23,2 % d’Africains en moyenne ont l’opportunité de surfer sur la Toile contre 84 % d’Européens de l’Ouest et 88 % d’Américains du Nord. La comptabilisation en temps réel du nombre de connections révèle par ailleurs de grandes disparités dans la région. Une minorité de pays, dont l’Algérie, le Maroc, le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Kenya, l’Égypte, le Soudan et l’Ouganda, concentre la plupart des individus (80 %) qui disposent d’une connexion réseau contre 2 % en Érythrée et au Burundi. À cause du coût exorbitant des équipements, d’autres pays à l’instar du Tchad, du Cameroun, du Mali, du Niger, du Lesotho, de la Guinée-Bissau, du Burkina Faso, du Bénin, des Comores et du Togo, ont encore beaucoup de mal à passer à l’ère du numérique. Certains États plus chanceux, comme le Ghana ou la Somalie, sont favorisés par leur frontière maritime, qui les rend proches des câbles de la fibre optique et leur permet par conséquent d’avoir des liaisons haut débit rapides et moins chères. Mais celles-ci restent limitées dans l’espace. Décalage numérique S’exprimant au cours de la conférence sur la gouvernance d’Internet, la ministre algérienne des TIC, Imane Houda Feraoun, a estimé que la coopération régionale doit aussi intégrer le volet numérique. “Nous devons nous mobiliser davantage et ensemble, pour favoriser l’avènement d’un mode de gouvernance du cyberespace qui soit équitable, multilatéral et transparent, avec la contribution de toutes les parties prenantes, et ce dans le but de garantir et de promouvoir une connectivité fiable et profitable à tous”, a plaidé la ministre devant ses homologues africains. Cette exigence a été relayée par d’autres participants à la conférence. Amadou Touré, qui dirige le projet Smart Africa (la construction d’ici 2020 d’une infrastructure télécom clé pour le subcontinent), a insisté de son côté sur la nécessité de corriger le décalage numérique entre le nord de l’Afrique et sa partie subsaharienne en lançant des initiatives communes qui permettront à l’ensemble des pays d’être connectés. Le projet Smart Africa apparaît, à ce titre, comme un modèle à suivre. Il a été lancé en 2013 a l’initiative de 9 États – le Burkina Faso, le Gabon, le Kenya, le Mali, le Rwanda, le Sénégal, le Soudan du Sud, le Tchad et l’Ouganda – qui ont décidé de lever la somme de 284 milliards de dollars pour financer leur transformation numérique. Depuis, des démarches similaires ont été initiées. E-administration et télémédecine En août dernier, l’Algérie et des pays limitrophes de la bande sahélienne se sont mis d’accord pour se doter d’une dorsale transsaharienne de fibre optique. Ce projet inscrit dans le cadre du Nouveau Partenariat pour le développement en Afrique (Nepad) sera financé par la Banque africaine de développement (BAD). Selon Boubakar Sidiki Traoré, représentant de cette institution à Alger, l’investissement servira à diminuer les coûts d’accès aux services des TIC qui restent inaccessibles pour les populations locales et à promouvoir de nouvelles activités comme l’e-commerce, des services financiers mobiles, l’administration électronique, la télémédecine et l’enseignement en ligne. Le déploiement d’Internet en Afrique constitue aussi un bon filon pour les États les plus développés du continent. Maroc Telecom, par exemple, dispose de filiales dans 9 pays. Sa position de leader pourrait néanmoins être disputée par l’Algérie, qui a décidé de commercialiser pour la première fois ses services Internet dans la région subsaharienne. Le premier bénéficiaire est le Mali, avec lequel elle vient de signer un contrat pour la fourniture d’une liaison haut débit, via le satellite algérien Alcomsat 1, qui sera bientôt mis sur orbite. Le directeur général d’Algérie Télécom, Mohamed Benabdeouahad, a affirmé que ce contrat permettra la connectivité des zones enclavées du Mali, de plusieurs sites gouvernementaux, ainsi que des entreprises publiques et privées dans le pays. À moyen terme, la compagnie algérienne des télécommunications compte conquérir d’autres marchés africains, en participant aux différents appels d’offres pour le déploiement de la fibre optique.  Samia Lokmane-Khelil  


Espagne : l'ex-directeur du FMI Rodrigo Rato condamné à quatre ans de prison

L’ancien ministre de l’Economie est le troisième ancien dirigeant du FMI mis en cause par la justice en quelques années. Il a été condamné pour détournement de fonds au sein des banques espagnoles qu'il a présidées de 2010 à 2012.

24/02/2017 | ACTUALITÉ

Rodrigo Rato, été condamné jeudi 23 février à l'issue du procès de l'affaire dite des "cartes Black", où étaient jugés 65 anciens dirigeants et membres des conseils d'administration de la banque Caja Madrid puis du conglomérat Bankia, né en 2011 de la fusion de sept caisses d'épargne. Tous étaient accusés d'avoir détourné au total plus de 12 millions d'euros entre 2003 et 2012, en utilisant à leur guise des cartes bancaires "occultes" pour régler des dépenses personnelles, sans contrôle ni déclarations au fisc. Les frais acquittés mêlaient pleins d'essence, courses au supermarché, coûteux voyages, achat de sacs de luxe ou soirées en discothèque. L'affaire avait fait scandale dans l'Espagne en crise, alors que la banque avait finalement dû être sauvée de la faillite, en 2012, quand l'Etat avait injecté plus de 22 milliards d'euros de fonds publics. Pas d’incarcération s’il fait appel Rodrigo Rato, 67 ans, a été le ministre de l'Économie du pays et un pilier du Parti Populaire (PP) conservateur de Mariano Rajoy, actuellement au pouvoir. Vice-président du gouvernement de José Maria Aznar de 1996 à 2004, il avait ensuite dirigé le FMI jusqu'en 2007. Il pourrait échapper à une incarcération immédiate, s'il fait appel de cette décision, comme le beau-frère du roi d'Espagne, Inaki Urdangarin, laissé libre, jeudi, après avoir été condamné à plus de six ans de prison dans une retentissante affaire de corruption. Cependant, la justice espagnole a décidé en janvier de faire incarcérer cinq ex-dirigeants d'une Caisse d'épargne en région, condamnés à deux ans de prison pour détournements et poursuivis dans d'autres dossiers. L'affaire qui pourrait envoyer Rodrigo Rato derrière les barreaux n'est qu'un volet de l'énorme dossier judiciaire Bankia. L'homme est par ailleurs poursuivi pour escroquerie, abus de biens sociaux, faux en écriture et usage de faux, de même que pour fraude fiscale. Rodrigo Rato est le troisième ancien dirigeant du FMI mis en cause par la justice en quelques années. L'actuelle directrice, Christine Lagarde, a été condamnée en décembre en France pour "négligence" lorsqu'elle était ministre de l'Économie dans une affaire d'arbitrage dont a résulté un détournement de fonds publics. Elle a toutefois été dispensée de peine. Dominique Strauss-Kahn avait démissionné en 2011 de la direction du FMI pour une accusation d'agression sexuelle. Mis en cause dans différentes affaires, il a toujours bénéficié de non-lieux ou relaxes. (avec AFP)


L’Europe renforce son arsenal antiterroriste

Les députés européens ont décidé de multiplier les contrôles aux frontières extérieures de l’Union européenne en rendant obligatoire le contrôle de l’identité de tous les citoyens qui entrent ou sortent du territoire européen.

23/02/2017 | ACTUALITÉ

Une nouvelle directive antiterroriste a été adoptée le 16 février dernier. Rédigé peu après les attentats de Paris en novembre 2015, ce texte, sur lequel le Parlement et le Conseil s’étaient mis d’accord de façon informelle en novembre 2016, comporte deux volets. Il a d’abord étendu la liste des actes préparatoires, qui seront criminalisés. Une dizaine d’actes sont recensés, dont le fait de voyager à l’étranger pour rejoindre un groupe terroriste et/ou de revenir sur le territoire de l’Union européenne (UE) afin de commettre une attaque terroriste, de recruter à des fins de terrorisme. Le fait de former ou d’être formé au terrorisme, l’apologie du terrorisme ou le financement de groupes terroristes sont également criminalisés. En second volet, le Parlement a aussi approuvé un nouveau règlement – loi qui s’applique à tous les membres de l’UE – qui modifie le “code frontières Schengen”. Il oblige les États à mener des contrôles systématiques sur toutes les personnes qui franchissent les frontières extérieures de l’UE, grâce à des vérifications dans les bases de données sur les documents de voyage volés ou perdus ou dans le système d’information Schengen. “Bouclier solide” “La sécurisation de nos frontières externes signifie que nous allons construire un bouclier solide contre le terrorisme en Europe, en préservant le droit à la vie, le plus primordial”, a déclaré l’eurodéputée de centre-droit Monica Macovei, rapporteure du texte. Le site du Parlement européen présente la mesure comme une réponse “aux menaces terroristes en Europe, illustrées par les attentats de Berlin, Bruxelles et Paris, et au phénomène des « combattants étrangers », tels que les citoyens de l’UE qui rejoignent des groupes terroristes dans des zones de conflit, comme le groupe État islamique en Syrie et en Irak”. Selon les estimations européennes, cela représenterait quelque 5 000 personnes, dont 20 à 30 % retourneraient en Europe. Le texte s’appliquera vingt jours après sa parution dans le journal officiel et les États membres auront dix-huit mois pour transposer cette directive dans leur législation nationale. Jean-Bernard Gallois


L’Autriche va dissuader le recrutement de travailleurs détachés

La coalition centriste au pouvoir à Vienne a présenté un projet de prime à la création d’emplois pour des salariés installés durablement dans le pays. Objectif : limiter le recrutement de travailleurs détachés d’autres pays de l’Union européenne.

22/02/2017 | ACTUALITÉ

Face à la hausse du chômage, la coalition centriste au pouvoir en Autriche a décidé de cibler les travailleurs détachés. Une mesure présentée par le gouvernement prévoit de diviser par deux les charges des entreprises, durant trois ans, sur des créations de postes réservés à des travailleurs et demandeurs d’emploi résidant en Autriche plutôt qu’à de nouveaux entrants sur le marché du travail national. L’Autriche, longtemps habituée au plein emploi, connaît une tendance à la hausse du chômage, actuellement à 10,6 % de la population selon la norme nationale et à 5,7 % selon la norme de l’Union européenne. Le chômage augmente malgré les créations d’emplois “car nous sommes confrontés en permanence, en tant que pays voisin, au va-et-vient des travailleurs des pays d’Europe de l’Est”, avait estimé récemment le chancelier social-démocrate Christian Kern. 180 000 travailleurs non résidents Alors que selon le gouvernement, 180 000 travailleurs non résidents sont employés dans le pays – qui compte 8,7 millions d’habitants –, la coalition au pouvoir a présenté, mardi 21 février, un projet de prime à la création d’emploi pour des salariés installés durablement dans le pays. Cette disposition, que le gouvernement veut appliquer dès juillet, cible directement la directive européenne sur les travailleurs détachés venus d’autres pays de l’Union européenne. L’Autriche, comme la France, l’Allemagne ou les Pays-Bas, lui reproche de tirer les conditions de travail vers le bas. La prime à l’embauche vise à créer 160 000 emplois pour un budget de 2 milliards d’euros et s’appliquera aussi pour l’embauche de diplômés formés en Autriche et de travailleurs “très qualifiés” de pays non membres de l’UE, possédant un titre de séjour. Plusieurs experts ont mis en garde dans la presse autrichienne contre ce nouveau dispositif, qui pourrait contrevenir aux règlements européens. (avec AFP)  


Un Système national anticorruption voit le jour au Mexique

Le comité de participation citoyenne qui chapeautera le Système national anticorruption est formé. C’est le premier acte de la mise en place d’un modèle qui sera répliqué dans chacun des 32 États du Mexique pour une entrée en vigueur simultanée prévue le 19 juillet prochain.

21/02/2017 | ACTUALITÉ

Une nouvelle ère dans la lutte anticorruption au Mexique ? Le 30 janvier dernier, la sociologue Jacqueline Peschard a été nommée présidente du tout nouveau comité de participation citoyenne du Système national anticorruption (SNA) des États unis du Mexique. Elle est entourée de 4 autres experts de l’accès à l’information publique et des droits de l’Homme, comme elle non issus de partis politiques quoique choisis par le Sénat du Mexique parmi une soixantaine de candidats, dont 15 présélectionnés interrogés en direct sur Internet. Ce comité aura la lourde tâche de coordonner les efforts du SNA pour prévenir, surveiller et sanctionner tous les actes de corruption commis par des fonctionnaires, des entreprises et des particuliers. C’est en quelque sorte l’acte de naissance du SNA, puisque ce corps administratif en gestation n’était jusqu’alors guère davantage qu’un vœu pieux, c’est-à-dire un paquet de 7 lois promulguées par le Président mexicain Enrique Peña Nieto en juillet 2016, dont une “loi générale des responsabilités administratives des fonctionnaires”, qui les oblige à déclarer leur patrimoine et leurs impôts. La corruption, 10 % du PIB Selon Maria Marvan, de l’association Transparence mexicaine, “il faut traiter le phénomène de la corruption tel qu’il est, comme un système de réseaux finement tissés entre fonctionnaires et hommes d’affaires. Pour le neutraliser, il faut donc le prévenir, le détecter et le punir”, dit-elle. “Avec ce nouveau système, la marge des corrupteurs et des corrompus sera réduite. Dorénavant, même le maire qui reçoit un pot-de-vin pour favoriser une entreprise de collecte d’ordures pourra aller en prison [dixit]. Oui, admet-elle, la corruption au Mexique est une façon d’être. Elle coûte au contribuable environ 10 % de notre PIB national”, assure-t-elle… soit quelque 200 milliards d’euros par an. Un chiffre que Dante Preisser, conseiller en chef au secrétariat d’État à la Fonction publique, ne s’aventure pas à confirmer au vu de la complexité du sujet. “Le Système national anticorruption ne fonctionne pas encore, reconnaît-il. L’étape suivante de sa mise en marche sera la nomination par le Sénat d’un procureur fédéral anticorruption, avant le 30 avril prochain.” Le SNA doit entrer en vigueur intégralement dès le 19 juillet prochain, aussi bien niveau fédéral que dans chacun des 32 États unis du Mexique. “Ce système instaure un changement de paradigme radical dans la lutte contre la corruption, ajoute Dante Preisser, car elle sera menée par un comité citoyen et s’exercera localement dans tous les États de notre pays. Après avoir étudié différents modèles mis en place à l’étranger, nous avons abandonné l’idée d’une commission parlementaire de lutte contre la corruption pour privilégier celle d’une structure horizontale chapeautée par un groupe de citoyens éclairés. Ce modèle est innovant et unique”, dit-il avec fierté. Création d’un poste de procureur spécialisé Ainsi, le contrôle administratif externe de la corruption sera exercé par la Cour supérieure de la fédération – l’équivalent de la Cour des comptes française –, dont les pouvoirs ont été accrus. Le contrôle interne sera appliqué par le secrétariat d’État à la Fonction publique et la poursuite des délits de corruption, jusqu’à présent sous la seule responsabilité du procureur général de la République, sera renforcée par la création d’un poste de procureur spécialisé dans les affaires de corruption et autonome, qui aura ses propres collaborateurs. Cette structure créée au niveau fédéral sera répliquée dans les 32 États du Mexique, qui auront désormais chacun leurs propres procureur anticorruption, secrétariat de la fonction publique, institut de la transparence et comité de participation citoyenne. “Cette déclination au niveau des États permettra une homologation des processus”, explique Dante Preisser. Par ailleurs, “les requêtes du procureur anticorruption porteront sur le budget en cours d’exécution, ce qui dissuadera davantage les cas de corruption”, affirme-t-il. Le système anticorruption a été critiqué dès sa promulgation par nombre d’ONG mexicaines à cause de l’immunité dont jouiront encore les élus parlementaires et membres des pouvoirs exécutifs fédéral et locaux. “Ce nouveau système anticorruption prévoit des mécanismes pour lever l’immunité des élus, mais il existe aussi un risque qu’il soit fait un usage politique de cet arsenal anticorruption comme cela fut le cas récemment au Brésil avec la destitution de Dilma Rousseff”, analyse Maria Marvan, de l’association Transparence mexicaine. Marc-Henry André


De nouveaux ministres en Égypte pour juguler la crise

Une dizaine de départements ministériels égyptiens est concernée par un remaniement gouvernemental qui intervient dans une conjoncture économique difficile, marquée par une inflation galopante et de graves pénuries. 

20/02/2017 | ACTUALITÉ

L’État égyptien n’a pas le choix. Pour obtenir la totalité de l’aide financière (12 milliards de dollars échelonnés sur trois ans) que le Fonds monétaire international (FMI) lui a promise, en vertu d’un accord conclu l’automne dernier, il doit poursuivre l’exécution de réformes douloureuses qui impliquent des mesures d’austérité drastiques et la relance rapide de de l’économie. Pour y parvenir, le Président, Abdelfattah al-Sissi, vient de remanier le gouvernement, en ciblant des portefeuilles stratégiques. Une dizaine en tout, dont les Transports, l’Agriculture, l’Approvisionnement, le Commerce intérieur, la Planification et le Développement local, ont changé de titulaires le 14 février dernier. Sahar Nasr, une ancienne enseignante en économie à l’université américaine du Caire, qui dirigeait depuis 2015 le ministère de la Coopération internationale, hérite également de celui de l’Investissement. Le but de ce rapprochement : centraliser la décision économique et faire revenir rapidement les capitaux étrangers qui ont fui depuis quelques années, à cause de l’insécurité et du climat d’instabilité politique. L’arme de la dévaluation Au plan interne, les autorités ambitionnent de relancer la machine de la production et de rééquilibrer à terme la balance commerciale. Pour passer à un régime de change flottant que doivent favoriser les exportations, le gouvernement a d’ailleurs entrepris, sur les conseils du FMI, de dévaluer sa monnaie. Cette démarche a néanmoins accentué le climat de malaise social. Le taux d’inflation ne cesse d’augmenter, atteignant 30 % en janvier 2017. Les prix de certaines denrées de base, comme la farine, le sucre ou le riz, sont passés du simple au double en quelques mois. La hausse de la facture des importations provoque, en outre, des pénuries récurrentes qui ajoutent au désarroi et au mécontentement des Égyptiens. Sur un autre plan, La colère est entretenue pas la réduction de certaines allocations sociales. En janvier dernier, le ministre des Finances, Amro El Garchi, toujours en poste, a annoncé une nouvelle baisse de la subvention au carburant, nécessaire selon lui afin de réduire le budget de l’État. De son côté, le nouveau ministre de l’Approvisionnement, Ali Molsehy, aura la charge difficile de revoir le régime de distribution des aides alimentaires, qui profitent actuellement à 80 % de la population. Tentant tant bien que mal d’amortir le choc d’une coupe sévère, exigée par le FMI, le gouvernement prévoit dans un premier temps d’assainir la liste des bénéficiaires, en écartant les moins nécessiteux. Importations de sucre Mais d’ores et déjà, cette démarche est contestée par les partis d’opposition. Des associations d’aide aux plus démunis ont pour leur part expliqué qu’il est difficile de cerner tous les critères d’éligibilité à l’aide de l’État. À la place, elles demandent prestement au gouvernement de régler le problème des pénuries. Il y a quelques semaines, le pays a importé 120 000 tonnes de sucre de la France et du Brésil. Pour sa part, l’armée vient d’être autorisée à investir dans le secteur pharmaceutique, afin de pallier le manque de médicaments dont souffre aussi le pays.  Les militaires contrôlent déjà des pans entiers de l’économie. Ils sont également fortement présents dans les arcanes du pouvoir depuis l’arrivée du maréchal al-Sissi à la tête de l’État, en 2014. Le général de réserve Magdy Abdelghafar, un ancien directeur de la sécurité nationale, a d’ailleurs été maintenu comme ministre de l’Intérieur. Il avait été promu à ce poste en mars 2015, à la suite d’un premier remaniement ministériel qui avait ciblé d’autres départements comme l’Habitat, le Tourisme, et les Télécommunications. Deux départements, l’Éducation et l’Enseignement, qui étaient également concernés, viennent à nouveau de changer de locataires.  Samia Lokmane-Khelil


Avis de tempête dans les ports espagnols

Le gouvernement espagnol est sommé de transposer une directive européenne qui menace d’enflammer les docks. Jusqu’à présent, le gouvernement Rajoy a réussi à éviter le conflit en temporisant. 

17/02/2017 | ACTUALITÉ

La grève massive initialement prévue pour la semaine prochaine, qui devait paralyser l’ensemble des ports espagnols, n’aura, pour l’instant, pas lieu. C’est in extremis que les estibadores, les dockers espagnols, ont levé leur menace après que le gouvernement a décidé de repousser l’approbation du décret-loi sur la réforme de leur profession prévue ce vendredi 17 février à l’ordre du jour du Conseil des ministres. Les deux parties se donnent une semaine pour résoudre les divergences. Ce conflit a pour origine l’application de la directive européenne sur la libéralisation des services portuaires. Un véritable casse-tête pour le gouvernement de centre droit, qui traîne des pieds depuis trois ans pour mener à bien cette restructuration dans un secteur crucial pour l’économie (85 % des importations et 65 % des exportations). Depuis décembre 2014, Madrid est en effet sommée par l’Europe de réformer le système d’embauche privilégié des employés au déchargement et chargement des navires, considéré comme contraire au libre marché du travail et incompatible avec le droit communautaire. L’exécutif au pied du mur Une demande qui est jusqu’ici restée lettre morte. L’ex-ministre de l’Équipement Ana Pastor s’est bien réunie en février 2015 avec le syndicat majoritaire de la manutention Coordinadora Estatal de los Trabajadores del Mar, mais aucun sujet fâcheux n’a été abordé lors de cette rencontre. Le Parti populaire au pouvoir, en chute dans les sondages, n’avait à l’époque aucun intérêt à déclencher la colère des dockers, qui se serait soldée par une grève alors que la campagne préélectorale pour les élections régionales et municipales venait tout juste de commencer. La réforme retombait ainsi dans l’oubli jusqu’au prochain scrutin présidentiel de décembre 2015. Or ces élections législatives n’ont permis de dégager aucune majorité stable au Parlement. L’Espagne entrait alors dans une année d’instabilité politique avec un gouvernement intérimaire durant près de dix mois et sans qu’aucune réforme ou loi majeure ne soit adoptée. À nouveau aux commandes de l’État depuis novembre dernier, l’exécutif de Mariano Rajoy est cette fois au pied du mur. Et Bruxelles a perdu patience. Faute de réponse des autorités espagnoles, c’est le Tribunal de justice de l’Union européenne qui a été saisi du dossier en septembre dernier. L’Espagne a déjà été condamnée à une amende de 24 millions d’euros. Une autre amende, cette fois de 134 000 euros par jour, pourrait tomber si les autorités espagnoles n’appliquent pas immédiatement la norme européenne. Sous la pression de cette condamnation, le gouvernement a mis les bouchées doubles, au risque de provoquer un conflit sérieux avec les dockers. 65 000 euros de salaire annuel Ces derniers demandent un assouplissement du décret-loi afin de garantir l’emploi des 6 156 salariés. “Avec l’excuse de la norme européenne, le gouvernement veut précariser notre emploi. Nous exigeons la création d’un registre national des travailleurs portuaires”, fulmine Antolin Goya, porte-parole de la Coordinadora, le syndicat majoritaire du secteur. Une exigence impossible à satisfaire selon les règles européennes. Les dockers espagnols bénéficient d’un statut particulier en Europe, qui ne permet pas aux entreprises de manutention d’autres États membres de s’établir dans les ports espagnols. Actuellement, tous les manutentionnaires de plusieurs ports dits d’intérêt national (Barcelone, Valence, Algesiras, Bilbao) doivent passer par les sociétés de gestion de main-d’œuvre (Sagep) pour recruter le personnel. Enfin, les conditions d’embauche, avec un salaire annuel de 65 000 euros en moyenne, sont considérées comme un privilège, qui oblige à élever les coûts de manutention, bien plus élevés que ceux appliqués dans les autres ports d’Europe. C’est justement sur ce point que les dockers espagnols ne veulent pas céder. Diane Cambon  


Les eurodéputés demandent une politique de défense commune

Une résolution du Parlement européen réclame que 2 % du PIB soient investis dans la défense d’ici 2030. Face à une volonté isolationniste accrue des États-Unis, l’Allemagne devrait présenter dans les prochains jours un projet de création d’une flotte commune d’avions de transport militaire avec la France.  

16/02/2017 | ACTUALITÉ

Ce n’est qu’un texte préliminaire, mais il fait avancer un peu plus la perspective d’une coopération européenne en matière de défense. Les commissions des affaires constitutionnelles et des affaires étrangères de l’Union européenne ont adopté, le 9 février dernier, une résolution qui a souligné la nécessité d’approfondir et d’encourager la coopération en matière de défense entre les États membres. Voté à une large majorité, ce texte s’appuie sur une disposition du traité de Lisbonne (actif depuis 2009), nommée la “coopération structurée permanente”. Elle permet à certains pays de l’Union européenne de renforcer leur coopération sur les affaires militaires.  Les eurodéputés des commissions affaires étrangères et constitutionnelles souhaiteraient fixer un objectif d’investissement de 2 % du PIB européen dans la défense, soit 100 milliards d’euros supplémentaires d’ici la fin de la prochaine décennie. Ils proposent également de traiter l’Agence européenne de défense et la coopération structurée permanente comme des institutions de l’UE et qu’elles soient financées par une section spécifique du budget européen.  Défis sécuritaires Créée en 2004, l’Agence européenne de défense est l’instrument de coopération sur les capacités de défense et sert aussi à renforcer la base industrielle et technologique européenne. Cependant, avec son petit budget de fonctionnement de 31 millions d’euros, elle a bien du mal à faire passer la coopération à une vitesse supérieure. La commission “Budget” du Parlement européen soutient également les visées d’une coopération renforcée au niveau de l’UE. En pleine préparation du budget 2018, elle a rédigé un projet de texte indiquant qu’“une coopération renforcée dans le domaine de la défense est nécessaire pour faire face aux défis sécuritaires qui découlent d’une instabilité prolongée dans le voisinage de l’Union européenne”. Annexion de la Crimée par la Russie, positions isolationnistes du nouveau Président américain… Les pays membres de l’Otan sont instamment priés par Donald Trump d’augmenter leurs dépenses militaires afin d’atteindre l’objectif de l’alliance atlantique nord visant à consacrer 2 % du PIB à ses dépenses militaires. Coïncidence ou non, l’Allemagne devrait présenter dans les prochains jours un projet pour créer une flotte d’avions de transport militaire commune avec la France. Selon l’agence Reuters, qui a révélé l’information, elle devrait également intégrer une flotte européenne de tankers dont le commandement est exercé par les Pays-Bas et qui regroupe 220 appareils de transport de 7 pays européens, tous membres de l’Union européenne et de l’Otan. Équilibres menacés par le Brexit Cette initiative, tout comme celle des commissions du Parlement européen, font écho à la volonté de coopération exprimée par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, depuis son élection en 2014. Très volontariste en matière de défense européenne, celui-ci a abandonné depuis quelques mois le rêve d’une armée européenne. Mais il pousse les États membres à renforcer leurs liens militaires. En novembre 2016, les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de l’Union européenne se sont accordés sur un plan global qui prévoit une structure permanente pour planifier les opérations militaires et civiles de l’UE.  Récemment, Jean-Claude Juncker a indiqué qu’une “réflexion plus profonde” serait aussi nécessaire en ce qui concerne les futures relations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni dans le domaine militaire. Si le Brexit prend forme en 2018, de nombreux domaines seront à revoir et pourraient même être menacés étant donné que le Royaume-Uni est l’acteur militaire le plus performant de l’UE. La résolution adoptée le 9 février par le Parlement européen sera mise au vote en séance plénière au mois de mars. Jean-Bernard Gallois


Le Parlement européen approuve l’accord commercial UE-Canada

Malgré de vives contestations, le Parlement européen s’est prononcé, mercredi 15 février, en faveur du Ceta, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada.

15/02/2017 | ACTUALITÉ

C’est presque l’épilogue du tumultueux dossier de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (Ceta). Réunis en session plénière à Strasbourg, mercredi 15 février, les eurodéputés ont été 408 à se prononcer en faveur du texte, 254 à voter contre et 33 à s’abstenir. Avec ce vote favorable, une grande partie du texte devrait très prochainement être appliquée de manière provisoire, le temps qu’il soit ratifié par l’ensemble des Parlements nationaux et régionaux de l’Union européenne, ce qui prendra des années. Les adversaires du Ceta le jugent antidémocratique, trop favorable aux multinationales, léger sur l’environnement ou encore dangereux pour l’agriculture européenne. Environ 700 opposants – selon la police – ont manifesté dans Strasbourg jusqu’au Parlement européen. Plusieurs dizaines d’autres ont bloqué l’entrée du bâtiment dès le matin. Justin Trudeau à Strasbourg jeudi 16 février “En ces temps d’incertitude, avec un protectionnisme croissant à travers le monde, le Ceta souligne notre ferme engagement en faveur d’un commerce durable”, leur a répondu la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, à l’issue du vote. “Rien dans cet accord” n’affectera “la sûreté de la nourriture que nous mangeons ou des produits que nous achetons” ni n’entraînera “la privatisation” des services publics, avait-elle assuré un peu plus tôt aux eurodéputés, au cours d’un débat de trois heures, parfois houleux. Le Premier ministre libéral canadien, Justin Trudeau, doit, lui, s’exprimer dans l’hémicycle jeudi 16 février pour souligner “le caractère singulièrement progressiste de l’accord”, un “exemple pour les futurs accords commerciaux”, selon son cabinet. “Les échanges intenses sur le Ceta (…) témoignent du caractère démocratique de la prise de décision en Europe”, a pour sa part insisté le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker. Coopération en matière sociale, sanitaire et environnementale Le texte, dénommé Accord économique et commercial global (AECG, en anglais Ceta), supprimera 99 % des droits de douane. Mais il prône également la coopération en matière sociale, sanitaire et environnementale. L’accord était soutenu par les eurodéputés de droite, ainsi que par les libéraux et la plupart des socialistes. Le Parlement de la région belge de Wallonie s’en était vivement inquiété en octobre 2016, entraînant une minicrise diplomatique avec le Canada. Au final, la signature formelle du traité par Bruxelles et Ottawa avait été retardée de quelques jours. (avec AFP)


Échec du programme de mobilité des fonctionnaires marocains

260 000 salariés appartenant aux corps et cadres communs aux administrations marocaines sont concernés par ce dispositif qui devait accompagner la politique de lutte contre les disparités régionales dans la répartition des agents de l’État. Mais très peu d’administrations y ont souscrit, en partie par peur de la réaction des syndicats. 

14/02/2017 | ACTUALITÉ

Au Maroc, un projet portant la mise en place d’une bourse des fonctionnaires a été avalisé il y a un an par une commission multiministérielle composée principalement par l’Intérieur, la Fonction publique et les Finances. Cette bourse devait permettre à chaque administration marocaine, tant au niveau local que national, de mettre à la disposition des autres des profils de fonctionnaires dont elle est excédentaire et qui sont recherchés par ailleurs. Or selon un bilan qui vient d’être rendu public par les autorités, très peu de services administratifs, ministériels et territoriaux ont souscrit à ce dispositif de mobilité des fonctionnaires. Le décret, adopté par le gouvernement Benkirane en 2015, en vue de corriger les déséquilibres de répartition des effectifs, a été appliqué par 4 ministères uniquement. Ceux-ci ont bien fait valoir leurs besoins en personnels dans certains domaines, notamment techniques. Mais ils se sont bien gardés de proposer à leurs sureffectifs des réaffectations éventuelles. Ventilation des fonctionnaires en surplus “La première expérience, en 2016, nous a permis de découvrir combien il est difficile de cerner des opportunités de mobilité, en raison notamment d’un déséquilibre entre l’offre et la demande”, a constaté tout récemment le ministre délégué en charge de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, Driss Meroun, lors d’une une rencontre avec les directeurs des ressources humaines de la fonction publique. Le ministre a déploré le manque de disposition des administrations à régler leurs problèmes de sureffectifs, en permettant la ventilation des fonctionnaires en surplus dans d’autres services. En fait, presqu’aucun responsable d’administration ne veut prendre la décision de muter des fonctionnaires, et ce par peur de provoquer l’ire des syndicats. Ces derniers avaient donné le ton au lendemain de la promulgation du décret sur la mobilité des fonctionnaires, en dénonçant une décision unilatérale, ne prenant pas en compte les intérêts des agents. Mohamed Moubdi, qui dirigeait à l’époque le ministère de la Fonction publique, avait pourtant rassuré les partenaires sociaux en affirmant que l’opération se déroulerait de façon “équitable et transparente”. Il avait par ailleurs indiqué que plusieurs critères allaient être pris en compte lors des réaffectations. L'attribution d'indemnités forfaitaires à la limite de trois mois de salaire était enfin prévue afin d’encourager les plus récalcitrants à tenter l’aventure de la mobilité. Rétablir les équilibres régionaux En vertu du décret de 2015, les agents ont eux-mêmes la possibilité de demander leur réaffectation, avec l’accord de leur administration. Le dispositif vise les corps et cadres communs, qui représentent 260 000 fonctionnaires. Les agents concernés sont ingénieurs, médecins, vétérinaires, techniciens, adjoints administratifs, adjoints techniques, enseignants-chercheurs et cadres supérieurs. Beaucoup sont employés par des collectivités territoriales et des services publics de proximité. En redéployant les fonctionnaires, le gouvernement souhaitait donner un coup de pouce à sa politique de discrimination positive entre les régions. Actuellement, 4 territoires, les plus développées du Royaume (Rabat-Salé-Kénitra, Casablanca-Settat, Fès-Meknès et Marrakech-Safi), accaparent 70 % des effectifs de la fonction publique. Les inégalités sont flagrantes d’une ville à l’autre. Les plus défavorisées disposent de moins de 20 fonctionnaires pour 1 000 habitants. Conscient de l’urgence de rétablir les équilibres régionaux, l’actuel ministre de la Fonction publique vient de mettre en place une commission d’audit qui doit se pencher plus en profondeur sur les raisons qui ont entravé l’application du programme de mobilité. Celle-ci aura également pour mission d’évaluer les besoins réels des administrations et de les contraindre, le cas échéant, à gommer les sureffectifs.   Samia Lokmane-Khelil  


Le nouveau Président allemand s’en prend au “populisme”

Connu pour son franc-parler, Frank-Walter Steinmeier s’est distingué l’an dernier par ses saillies à l’encontre de Donald Trump.

13/02/2017 | ACTUALITÉ

L’Allemagne a désigné, dimanche 12 février, comme chef d’État son ancien chef de la diplomatie Frank-Walter Steinmeier, présenté par la presse comme un “anti-Trump” et qui a d’emblée promis de défendre la démocratie contre le “populisme”. À 61 ans, le social-démocrate Frank-Walter Steinmeier a été élu par 75 % des voix d’une assemblée composée de quelque 1 240 grands électeurs, parlementaires des deux chambres pour la plupart, ainsi que de quelques représentants de la société civile. En Allemagne, la fonction de Président est surtout honorifique, mais elle a valeur d’autorité morale. Dans son premier discours de Président, Frank-Walter Steinmeier s’est gardé de faire directement référence à la situation des États-Unis. Mais il a appelé à “défendre” la “démocratie et la liberté” au moment où elles sont mises en cause. “Lorsque les bases de la démocratie vacillent il nous faut plus que jamais les soutenir”, a-t-il ajouté. Proche de Gerhard Schröder Frank-Walter Steinmeier était assuré d’être élu en raison du soutien de son parti (le SPD) et des démocrates-chrétiens de la chancelière Angela Merkel (CDU), alliés au sein de la coalition gouvernementale actuelle. Celui qui fut ministre des Affaires étrangères pendant un peu plus de sept ans au total, jusqu’à la fin du mois dernier, succède à la Présidence à Joachim Gauck, un ancien pasteur dissident de la RDA communiste. Durant la campagne électorale américaine, Frank-Walter Steinmeier a qualifié Donald Trump de “prédicateur de haine”. Très apprécié en Europe de l’Ouest, ce proche de l’ex-chancelier Gerhard Schröder l’est moins en Europe de l’Est, où ses positions jugées parfois pro-Moscou ont suscité l’inquiétude. Il avait critiqué l’an dernier le renforcement de l’Otan à la frontière avec la Russie en parlant de “bruits de bottes” inutiles. Angela Merkel affaiblie Le Président russe, Vladimir Poutine, a félicité le Président Steinmier, se disant “certain” que sa nomination “contribuera au développement des relations russo-allemandes”. Le chef de la diplomatie française, Jean-Marc Ayrault, lui a dit pour sa part toute sa confiance “pour contribuer à l’unité de l’Union européenne”. Sur le plan intérieur, l’élection de Frank-Walter Steinmeier constitue un nouveau signe de l’affaiblissement politique d’Angela Merkel à moins de sept mois des élections législatives, cette fois face aux sociaux-démocrates. La chancelière conservatrice a dû se résigner, en fin d’année dernière, à le soutenir, faute d’avoir pu faire émerger de son camp un candidat suffisamment fort. (avec AFP)


La Roumanie à l’épreuve de la lutte anticorruption

Depuis une semaine, le gouvernement de Bucarest fait face à de vastes mouvements de protestation alors que l'exécutif a retiré un décret qui assouplissait la législation anticorruption. Le ministre de la Justice a démissionné. La Commission européenne se réjouit de ce retrait, mais annonce que le rapport sur la corruption dans l’Union européenne, qui devait sortir dans les prochaines semaines, ne paraîtra pas.

10/02/2017 | ACTUALITÉ

Plus de 500 000 personnes, dimanche 5 février, dans les rues roumaines, 10 000 personnes encore lundi dernier sous les fenêtres du siège du gouvernement… La population roumaine proteste désormais contre le Premier ministre social-démocrate, Sorin Grindeanu. Tout remonte au 2 février, lorsque le gouvernement a fait paraître un décret révisant le code pénal sans l’accord du Parlement. Cette révision prévoyait une réduction des peines encourues pour abus de pouvoir et introduisait un seuil minimum de préjudice de 44 000 euros pour entamer des poursuites dans la majorité des affaires de corruption. Les protestataires y ont vu une régression de la lutte contre la corruption en Roumanie, où le sentiment de corruption est précisément un des plus importants de l’Union européenne, selon le dernier rapport de l’ONG Transparency International, en janvier dernier. Démission du ministre de la Justice Après le retrait du décret, le dimanche 5 février, les manifestants en appellent désormais à la démission du gouvernement, ce que Sorin Grindeanu a exclu de faire, assurant avoir “une responsabilité envers les Roumains” qui ont massivement voté pour les sociaux-démocrates aux législatives du 11 décembre dernier. Le 9 février pourtant, le ministre roumain de la Justice, Florin Iordache, l’un des artisans du décret, a fini par annoncer sa démission. Le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a pour sa part salué l’abrogation du décret. “Je voudrais que la Roumanie se ressaisisse, je crois qu’elle est en train de se ressaisir”, a-t-il estimé, relevant que le pays s’était métamorphosé en élève modèle de la lutte anticorruption ces dernières années. Ce mouvement s’est déclenché sous la pression de l’Union européenne et l’action de magistrats très offensifs, comme la cheffe du parquet national anticorruption, Laura Codruta Kövesi, la nouvelle héroïne des manifestants. Totalement indépendant du ministère de la Justice, ce poste, créé en 2002, a connu une exposition médiatique quand la magistrate a mis en examen l’ancien Premier ministre socialiste Victor Ponta, en juillet 2015. Forte d’une équipe d’une centaine de procureurs, elle représente la figure publique de la lutte anticorruption et s’appuie sur un nouveau code pénal et de procédure pénale, entrés en vigueur en 2014, qui s’avèrent efficaces avec des réductions de peine pour les repentis qui coopèrent. 8 États suivis de près Juste avant la parution du fameux décret roumain, une lettre du Premier vice-président de l’exécutif européen, Frans Timmermans, envoyée fin janvier au Parlement européen, annonçait la non-parution du rapport de la Commission européenne sur la corruption dans l’Union européenne qui devait sortir dans quelques semaines. Le vice-président a précisé que la Commission suivrait toujours la corruption dans les États européens scrutés de près pour leurs réformes économiques. Mais cela ne concerne que 8 États en 2016 alors que le rapport, paru pour la première fois en 2014, balayait les 28 États de l’UE. Écrit dans un langage très bureaucratique, le rapport de quelque 300 pages, était loué par tous et présenté comme le signe “qu’il n’y a pas de zone libre pour la corruption en Europe”, par la commissaire aux Affaires intérieures de l'époque, Cecilia Malmström. Trois ans plus tard, l’absence de parution envoie un message clair, selon Transparency International UE. “Combattre la corruption n’est plus une priorité politique et la corruption est seulement un problème sérieux dans une minorité d’États membres”, estime Carl Dolan, directeur de l’ONG. Il appelle la Commission européenne à développer dans les prochains mois une stratégie anticorruption claire et compréhensible et de la traduire en mots et en actions cohérentes. Jean-Bernard Gallois


Les députés britanniques disent “oui” au Brexit

Le Royaume-Uni a franchi, le 9 février, une étape clé dans la mise en œuvre de son départ de l’Union européenne, avec l’adoption par les députés du projet de loi gouvernemental autorisant la Première ministre, Theresa May, à lancer la procédure de séparation.

09/02/2017 | ACTUALITÉ

Un feu vert net. Après des semaines d’incertitude, les députés de la Chambre des communes ont largement approuvé, le 9 février, la mise en œuvre du Brexit en adoptant le projet de loi gouvernemental autorisant la Première ministre, Theresa May, à lancer la procédure de séparation. Le texte a été adopté en première lecture par 494 voix contre 122, au terme de plusieurs jours de débats consacrés à l’étude de quelque 140 pages d’amendements. Le projet de loi, soumis au Parlement après que le gouvernement y a été contraint par la Cour suprême en janvier, doit maintenant être examiné par la Chambre des lords, la chambre haute du parlement britannique, qui devrait également l’approuver. Déclenchement de l’article 50 Intitulé “Projet de loi de l’Union européenne (notification de retrait)”, le texte donne à Theresa May le pouvoir d’activer l’article 50 du traité de Lisbonne, qui lancera deux années de négociations sur les modalités de sortie de l’UE. Si l’adoption définitive ne devrait pas intervenir avant plusieurs semaines, le vote de mercredi constitue une victoire pour la Première ministre conservatrice, qui s’est engagée à déclencher cet article 50 avant le 31 mars. Pour étouffer toute rébellion dans les rangs de la majorité conservatrice, Theresa May a promis, mardi, que le Parlement se prononcerait sur les termes du Brexit avant le résultat final des négociations entre Londres et Bruxelles, sans toutefois que cela puisse remettre en cause la sortie de l’UE. Lundi, dans ce même souci d’éviter toute rébellion chez les élus conservateurs avant le vote de mercredi, Theresa May avait mis en garde les députés tentés de voter certains amendements visant à réduire la marge de manœuvre du gouvernement. Pas de droit de veto ni de référedum Mardi soir, la chambre des Communes a rejeté un amendement des travaillistes qui souhaitaient voir accorder au Parlement un droit de veto sur le futur accord entre Londres et Bruxelles. Les parlementaires ont également rejeté, mercredi, un amendement du parti libéral-démocrate réclamant la tenue d’un référendum sur l’accord de sortie de l’UE. Si plus des deux tiers des députés se sont opposés au Brexit lors de la campagne du référendum du 23 juin 2016, la majorité d’entre eux estiment désormais difficile de s’opposer à la volonté des électeurs qui se sont prononcés à 52 % pour une sortie de l’UE. Le projet de loi avait d’autant plus de chances d’être adopté que le Labour, principal parti d’opposition, avait promis de ne pas le bloquer, même si 47 de ses 229 députés ont défié la ligne officielle, la semaine dernière, en votant contre la poursuite de l’examen du texte. Une cinquantaine de députés du Labour ont fait de même lors du vote de mercredi. Avec AFP


Encore 4 500 fonctionnaires limogés en Turquie

Les purges se poursuivent avec l’annonce de l’expulsion de 4 500 agents de la fonction publique turque, parmi lesquels des employés du ministère de l’Éducation, de la gendarmerie, de la Cour de cassation. Depuis le coup d’État manqué de juillet dernier, plus de 100 000 personnes ont été limogées ou suspendues.

08/02/2017 | ACTUALITÉ

Recep Tayyip Erdoğan maintient la pression. Les autorités turques ont limogé près de 4 500 fonctionnaires supplémentaires dans le cadre des purges lancées après la tentative de coup d’État en juillet, selon un décret-loi publié au Journal officiel le 7 février. Parmi les 4 464 personnes expulsées de la fonction publique, figurent notamment 2 585 employés du ministère de l’Éducation, 893 de la gendarmerie, 10 de la Cour de cassation, 10 autres du Haut Conseil électoral et 88 de la chaîne de télévision publique TRT. Au nombre des fonctionnaires limogés, se trouvent également 330 universitaires membres du Conseil de l’enseignement supérieur (YÖK), dont Ibrahim Kaboglu, l’un des spécialistes de droit constitutionnel les plus réputés du pays. Ces mesures sont prises dans le cadre de l’état d’urgence instauré après la tentative de putsch du 15 juillet. Les autorités turques accusent Fethullah Gülen, un prédicateur exilé aux États-Unis, d’avoir ourdi le coup de force, ce que l’intéressé dément. Révision constitutionnelle en préparation Depuis le coup d’État manqué, plus de 41 000 personnes ont été arrêtées en Turquie et plus de 100 000 limogées ou suspendues, notamment des professeurs, des policiers et des magistrats. Des dizaines de médias et d’associations ont par ailleurs été fermés et de nombreux journalistes licenciés. D’une ampleur inédite en Turquie, ces purges suscitent l’inquiétude des partenaires occidentaux d’Ankara et d’organisations de défense des droits de l’Homme, qui redoutent que l’état d’urgence, actuellement en vigueur, ne serve de prétexte pour réprimer toute voix dissidente. Cette inquiétude est d’autant plus forte que la Turquie se prépare à un référendum, sans doute en avril, sur une révision constitutionnelle renforçant considérablement les pouvoirs du Président Recep Erdogan. L’opposition dénonce un contexte défavorable au débat démocratique. Les autorités turques affirment pour leur part que ces mesures d’exception sont nécessaires pour éliminer les risques de sédition et faire face à la double menace “terroriste” du groupe État islamique (EI) et du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Le pays a été frappé depuis plus d’un an et demi par une vague sans précédent d’attentats, qui ont notamment frappé Istanbul et Ankara et tué des centaines de personnes. Avec AFP


La Commission européenne lance trois mois de débat public sur l’avenir de la politique agricole commune

Les citoyens pourront remplir un questionnaire en ligne leur permettant de donner leur avis sur la politique agricole commune (PAC). Une initiative qui intervient dans la perspective de nouvelles négociations européennes dans ce domaine.

07/02/2017 | ACTUALITÉ

Trois mois de débat. La Commission européenne vient de lancer une consultation publique sur l’avenir de la politique agricole commune (PAC). “En lançant cette consultation publique, nous demandons à toutes les parties prenantes et à tous ceux qui s’intéressent à l’avenir de l’alimentation et de l’agriculture européennes de participer à l’élaboration d’une politique pour tous les citoyens d’Europe”, a indiqué, le 2 février, lors de l’annonce du processus de consultation, Phil Hogan, commissaire européen chargé de l’Agriculture et du Développement rural. “Cette consultation publique influera directement sur la feuille de route de la future politique agricole commune annoncée par le Président Juncker en décembre, a poursuivi le commissaire européen (…). En traçant une feuille de route pour l’avenir, je suis convaincu que nous pourrons bénéficier encore davantage de cette politique. Mais pour cela nous devons l’affiner, la redynamiser et, bien entendu, la financer comme il se doit.” Bilan et lignes d’action avant la fin de l’année La consultation doit offrir aux agriculteurs, aux citoyens, aux organisations et à toute autre partie intéressée l’occasion de s’exprimer sur le sujet. La Commission promet de s’appuyer sur les résultats pour élaborer une communication, prévue avant la fin de l’année, qui fera le bilan du fonctionnement actuel de la politique agricole commune et présentera différentes lignes d’action envisageables dans l’avenir, fondées sur des données fiables. Cette initiative intervient dans la perspective de futures négociations entre les états sur la politique agricole commune (PAC) après 2020. Inaugurée en 1962, la PAC est l’une des politiques communautaires les plus anciennes de l’Union européenne. 33 questions Les résultats de la consultation publique seront publiés en ligne et présentés par le commissaire Hogan lors d’une conférence à Bruxelles en juillet 2017, a indiqué la Commission. En pratique, tout un chacun pourra remplir un questionnaire en ligne [cliquez ici pour le consulter]. Parmi les 33 questions posées : “Quelles sont les principales contributions des agriculteurs à notre société ?” “Quels sont les principaux défis environnementaux auxquels est confrontée l’agriculture ?” “Quels sont les principaux obstacles au choix du métier d’agriculteur ?” “Dans quels domaines la PAC devrait-elle renforcer sa contribution aux zones rurales ?” ou encore, “Parmi les critères suivants, lesquels sont les plus pertinents pour l’allocation d’un soutien direct ?”


NOMINATIONS

Nicolas Sarkozy rejoint le conseil d’administration d’un groupe hôtelier

L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy a rejoint le conseil d’administration du géant hôtelier AccorHotels, afin d’“accompagner la vision internationale” du groupe, a annoncé, le 21 février, AccorHotels dans un communiqué. Candidat malheureux de la primaire de la droite, éliminé dès le premier tour le 20 novembre dernier, il a été coopté “à l’unanimité” en tant qu’administrateur indépendant et va présider un comité de “stratégie internationale” – dont les missions seront précisées lors d’un prochain conseil d’administration –, a précisé le groupe. Le patron du groupe hôtelier, Sébastien Bazin, un proche de l’ex-chef de l’État, a estimé que “l’expertise internationale de Nicolas Sarkozy et sa parfaite connaissance des enjeux géopolitiques mondiaux seront de formidables atouts pour le groupe”. Ce poste d’administrateur indépendant serait le premier poste de cette nature occupé par l’ancien Président. AccorHotels exploite sous ses 20 marques, dont Sofitel, Pullman, Novotel, Mercure, Ibis, HotelF1 mais aussi Raffles, Fairmont et Swissôtel, plus de 4 000 hôtels, dans 95 pays. Président de la République française entre 2007 et 2012, Nicolas Sarkozy, titulaire d’une maîtrise de droit privé, est avocat de profession et a exercé jusqu’à la fin des années 1980. Sur le plan politique, Nicolas Sarkozy a débuté sa carrière à Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine, ville dont il a été conseiller municipal (1977-1983), puis maire RPR (Rassemblement pour la République) entre 1983 et 2002. Parallèlement, il fut également conseiller régional RPR d’Île-de-France de 1983 à 1988 et vice-président du département des Hauts-de-Seine de 1985 à 1988. Il préside d’ailleurs ce même département entre 2004 et 2007 sous l’étiquette UMP (Union pour un mouvement populaire, qui a succédé au RPR en 2002). Il a aussi été député des Hauts-de-Seine de 1988 à 1993, puis de 1995 à 2002 et entre mars et juin 2005. Nommé ministre du Budget, porte-parole du gouvernement Balladur en 1993, il occupe ces fonctions pendant deux ans. Député européen entre juillet et septembre 1999, Nicolas Sarkozy assurait avant cela l’intérim à la présidence du RPR, entre avril et juin 1999. En 2002, il redevient ministre, cette fois de Jacques Chirac, d’abord à l’Intérieur, de 2002 à 2004. Il prend ensuite la tête du ministère de l’Économie, entre mars et novembre 2004. Après avoir repris son siège de député à l’Assemblée nationale entre mars et juin 2005, Nicolas Sarkozy est de retour au gouvernement et il reprend la tête du ministère de l’Intérieur, jusqu’en 2007 et sa candidature, sous les couleurs de l’UMP, à l’élection présidentielle, qu’il va remporter. Il se représente en 2012, mais est battu par François Hollande au second tour. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a été le président de l’UMP de 2004 à 2007 puis, à nouveau, entre 2014 et 2016. Le parti a entretemps été rebaptisé Les Républicains (LR), en juin 2015.

22/02/2017 | NOMINATION FRANCE

Un diplomate français nommé chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a choisi de nommer un diplomate français pour assurer le pilotage des opérations de maintien de la paix des Nations unies : Jean-Pierre Lacroix, nommé à cet effet secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de maintien de la paix, remplace un autre Français : Hervé Ladsous. Ce dernier occupait ces fonctions depuis 2011 et ne souhaitait pas “proroger son contrat qui prendra fin le 31 mars 2017”, ont indiqué les Nations unies par communiqué. Rompu à l’exercice diplomatique, Jean-Pierre Lacroix était directeur des Nations unies, des organisations internationales, des droits de l’Homme et de la francophonie à la direction générale des affaires politiques et de sécurité du Quai d’Orsay depuis 2014. Avant cela, il avait exercé les fonctions d’ambassadeur de France en Suède, pendant trois ans (2011-2014). Cet énarque (promotion Michel de Montaigne, 1988) rejoint l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères dès sa sortie de l’ENA. Il a notamment officié comme premier secrétaire à la mission permanente de la France auprès de l’ONU à New York, entre 1990 et 1993, avant de rejoindre le cabinet du Premier ministre Édouard Balladur, où il s’occupe notamment des relations Asie-Amérique et des Nations unies (1993-1995). Ce diplomate est ensuite nommé premier secrétaire, puis deuxième conseiller à Washington D.C. (1996-1998), puis il prend le poste de deuxième conseiller à Prague, en République tchèque, en 1998. Sous-directeur des affaires politiques à la direction des Nations unies et des organisations internationales du Quai d’Orsay en 2002, Jean-Pierre Lacroix est désigné directeur adjoint des Nations unies et des organisations internationales trois ans plus tard (2005-2009). Il était le chef du protocole et introducteur des ambassadeurs au ministère des Affaires étrangères en 2009-2010.

15/02/2017 | NOMINATION FRANCE

Un deuxième poste d’ambassadeur pour Roland Galharague

Ambassadeur, chargé de mission pour la stratégie et la prospective auprès du directeur général des affaires politiques et de sécurité à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères, Nicolas de Rivière, depuis 2015, Roland Galharague reprend un poste d’ambassadeur de France à Prague, en République tchèque. Il remplace Charles Malinas, en poste depuis août dernier. Roland Galharague avait pris son premier poste d’ambassadeur en 2012, auprès de la république de Hongrie, où il a évolué pendant trois ans. Avant cela, ce diplomate de 55 ans assumait, au Quai d’Orsay, les fonctions de directeur général adjoint des affaires politiques et de sécurité (2010-2012). Normalien et agrégé de russe, Roland Galharague avait débuté comme rédacteur à la cellule de la Conférence sur la sécurité en Europe à la direction d’Europe, en 1990. Rédacteur à la sous-direction des affaires politiques à la direction des Nations unies et des organisations internationales en 1993, il est nommé premier secrétaire à Washington en 1996. Adjoint au directeur du centre d’analyse et de prévision du Quai d’Orsay de 1999 à 2002, Roland Galharague part ensuite à Londres comme deuxième conseiller et chef du service d’information et de presse à l’ambassade de France au Royaume-Uni (2002-2005). Il a aussi occupé les fonctions de premier conseiller à l’ambassade de France à Pretoria, en Afrique du Sud, entre 2005 et 2008. Jusqu’en 2010, Roland Galharague a piloté la direction de l’Europe continentale du Quai d’Orsay.

14/02/2017 | NOMINATION FRANCE

Rémy Tirouttouvarayane intègre le cabinet de Jean-Marc Ayrault

Adjoint au porte-parole au ministère des Affaires étrangères depuis 2015, Rémy Tirouttouvarayane a été nommé conseiller adjoint “presse et communication” au cabinet du ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault. Formé sur les bancs de l’IEP de Grenoble, Rémy Tirouttouvarayane a débuté sa carrière comme coordinateur de projets européens pour l’espace culturel L’Autre canal en 2006. Chef du service de presse et de communication au ministère des Affaires étrangères en 2008-2009, il devient ensuite chargé d’analyses budgétaires au bureau “Agriculture” dans l’administration centrale de Bercy (2010-2011). Nommé conseiller-négociateur chargé des énergies renouvelables à la direction des affaires européennes et internationales du ministère des Affaires étrangères en 2011, Rémy Tirouttouvarayane occupe ensuite les mêmes fonctions à la direction des entreprises et de l’économie internationale du même ministère (2013-2014), puis au sein du pôle “Opérateurs”, toujours au Quai d’Orsay, jusqu’en 2015.

14/02/2017 | NOMINATION FRANCE


Le Quai d’Orsay nomme un administrateur général des données

Chef de service, secrétaire général adjoint à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères depuis septembre 2016, Laurent Garnier a été nommé administrateur général des données à l’issue du premier hackathon organisé par le Quai d’Orsay, qui s’est terminé le 26 janvier dernier. “Sa mission, dans la lignée du hackathon, sera de coordonner l’ouverture des données du ministère au public et de favoriser leur exploitation au bénéfice de tous”, précise le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Âgé de 49 ans, Laurent Garnier, administrateur civil, avait rejoint l’administration du Quai d’Orsay en 2010 comme directeur des affaires financières, des fonctions qu’il a occupées jusqu’en 2013, puis il a été ambassadeur de France auprès de la République de Maurice, de 2013 à septembre 2016. Avant cela, cet énarque de la promotion Antoine de Saint-Exupéry (1994) a effectué presque toute sa carrière à la direction du budget à Bercy. Il a d’abord officié comme adjoint au chef du bureau du suivi du ministère des Affaires sociales et de la Santé et de la politique des transferts sociaux en 1994. Il est détaché comme attaché financier à la mission permanente de la France auprès de l’Organisation des Nations unies à New York en 1998. De retour à Bercy à la direction du budget deux ans plus tard, Laurent Garnier est chef du bureau de la défense de 2000 à 2002, puis il devient chef du bureau des transports et de la mer entre 2002 et 2006. Toujours à la direction du budget, il est ensuite promu sous-directeur de l’action extérieure de l’État, de l’aide publique au développement, des prêts à des États étrangers, de l’agriculture en 2006, avant de piloter, à cette direction, la sous-direction de la performance de la dépense publique (2008-2010).

01/02/2017 | NOMINATION FRANCE

Jean-Marc Ayrault lance une mission sur l’internationalisation du numérique français

Adjoint à la maire de Lille, Martine Aubry, en charge de la jeunesse et de l’économie numérique et conseiller métropolitain délégué au schéma d’aménagement numérique et aux nouvelles technologies auprès de la Métropole européenne de Lille depuis 2014, Akim Oural, membre du comité de concertation “France très haut débit” et de la formation élargie du Conseil national du numérique (CNNum) depuis 2013,  a été chargé d’une mission – par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault – sur l’internationalisation du numérique français et la “promotion à l’international de la ville « servicielle » à la française”. “Grâce à la French Tech et après le sommet mondial pour un gouvernement ouvert, les territoires français sont désormais reconnus comme des producteurs d’innovation combinant technologie, social, économie et politique. Un modèle français de la ville « connectée » émerge”, explique Jean-Marc Ayrault dans la lettre de mission qu’il a adressée à Akim Oural. Ses conclusions sont attendues pour le 15 mars, date de la prochaine séance de la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD). En 2014, Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, avait déjà missionné Akim Oural, en lien avec le secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP), sur l’innovation territoriale. Il avait remis son rapport en mai 2015. Deux mois plus tard, il avait également remis à Axelle Lemaire, secrétaire d’État au Numérique, un rapport qui visait à promouvoir les clés de la réussite pour développer les politiques numériques sur les territoires. Âgé de 44 ans, Akim Oural est le directeur de l’information et de la communication du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Nord depuis 2006. Auparavant, ce titulaire d’un DEA en physique avait rejoint le cabinet de Bernard Derosier, président socialiste du département du Nord, en 2000, comme chargé de mission “Citoyenneté-jeunesse”. Élu et militant local, il a notamment créé, en 1998, l’association Actions Jeunes Europe et rédigé pour Lionel Jospin, alors Premier ministre, et Pierre Moscovici, alors ministre des Affaires européennes, la charte du jeune citoyen européen. Parallèlement, il crée les Jeunes Socialistes de la 2e circonscription du Nord, dont il prend la tête pour trois ans. Dès l’année 2000, Akim Oural devient successivement secrétaire de la section socialiste de Lille-Wazemmes, secrétaire fédéral en charge de l’égalité réelle, de la formation, de la justice et secrétaire de section de Lille-Bois Blancs. En 2004, il est candidat socialiste aux élections européennes sur la liste socialiste menée par Henri Weber pour le Nord-Ouest. En 2008, il rejoint les équipes municipales et métropolitaines de Martine Aubry, maire de Lille, où il aura en charge comme maire adjoint successivement la présidence du quartier des Bois-Blancs/Euratechnologies, puis le numérique, l’innovation et la jeunesse pour Lille et l’économie numérique pour la Métropole européenne de Lille.

01/02/2017 | NOMINATION FRANCE

Un conseiller d’État honoraire élu président de Transparency International France

Ex-directeur général adjoint du groupe La Poste, chargé de la stratégie de développement, des affaires juridiques et internationales et de la régulation, entre 2004 et 2015 et, parallèlement, président de Poste Immo et vice-président du conseil de surveillance de La Banque postale de 2007 à 2015, Marc-André Feffer, conseiller d’État honoraire, a été élu président de Transparency International France, la section française de l’ONG de lutte contre la corruption. Il remplacera Daniel Lebègue, ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, dont le mandat arrivera à échéance en mai prochain. Formé sur les bancs de Sciences-Po Paris et de l’ENA (1976, promotion Guernica), Marc-André Feffer, 67 ans, devient auditeur au Conseil d’État à sa sortie de la prestigieuse école. De 1976 à 1981, il y exerce les fonctions de rapporteur au contentieux, puis de responsable du centre de documentation. Entre 1981 et 1984, il évolue comme conseiller au cabinet de Gaston Thorn, alors président de la commission des communautés européennes à Bruxelles, chargé notamment des affaires juridiques et de concurrence, puis Marc-André Feffer devient administrateur délégué du Centre mondial informatique (1984-1985). Pendant les trois années qui ont suivi, Marc-André Feffer a dirigé le service juridique et technique de l’information, placé auprès du Premier ministre (1985-1998), puis il entre à Canal + comme secrétaire général. En 1994, il est nommé délégué général puis vice-président du conseil d’administration, à partir de 1995. De 2000 à 2003, Marc-André Feffer fut le vice-président du directoire du groupe Canal +.

31/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Karima Delli élue à la présidence d’une commission parlementaire européenne

Députée européenne écologiste depuis 2009, Karima Delli a été élue présidente de la commission “Transports” du Parlement européen, qui gère le quatrième budget de l’Union européenne. À 37 ans, elle est la plus jeune députée européenne à diriger une commission parlementaire européenne. Formée sur les bancs de l’IEP de Lille, Karima Delli a débuté comme assistante parlementaire de la sénatrice écologiste du Nord Marie-Christine Blandin, en 2005. Elle est candidate suppléante dans la 10e circonscription du Pas-de-Calais aux législatives de 2007 et devient secrétaire fédérale des Jeunes Verts cette même année. Elle est élue pour la première fois en 2009 au Parlement européen et en 2014, son mandat de parlementaire est renouvelé par les électeurs de l’euro-région Nord-Ouest. Au Parlement européen, Karima Delli est membre de la commission “Transports et tourisme” et suppléante en commission “Emploi et affaires sociales” et en commission “Droits de la femme et égalité des genres”. Elle est membre de la délégation pour les relations avec l’Inde.

26/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Patrizianna Sparacino-Thiellay rejoint le cabinet d’Anne Hidalgo

Ambassadrice pour les droits de l’Homme, en charge de la dimension internationale de la Shoah, des spoliations et du devoir de mémoire depuis 2013, Patrizianna Sparacino-Thiellay a été nommée conseillère diplomatique, déléguée aux relations internationales au cabinet de la maire de Paris, Anne Hidalgo. Lors du Conseil des ministres du 18 janvier, elle avait été remplacée par François Croquette aux fonctions d’ambassadrice pour les droits de l’Homme, en charge de la dimension internationale de la Shoah, des spoliations et du devoir de mémoire. Conseillère diplomatique et juridique de la ministre des Droits des femmes, porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem en 2012-2013, Patrizianna Sparacino-Thiellay était auparavant cheffe de secteur au pôle “Justice et affaires intérieures” du secrétariat général des affaires européennes (SGAE), en charge des dossiers relatifs à l’asile et aux migrations (2009-2012). Formée sur les bancs de l’ENA (promotion Victor Schœlcher, 1996), Patrizianna Sparacino-Thiellay a rejoint le Quai d’Orsay à sa sortie de la prestigieuse école d’administration. En poste à la direction d’Europe continentale au ministère des Affaires étrangères (1996-1998), elle poursuit sa carrière au sein de la direction de la coopération européenne, chargée des relations extérieures de l’Union européenne avec les pays en développement d’Asie et d’Amérique latine, comme conseillère, de 1998 à 2001. Elle est ensuite détachée au Conseil d’État, aux fonctions de maître des requêtes, pendant deux ans (2001-2003), avant de devenir deuxième conseillère à l’ambassade de France en Italie entre 2003 et 2006. Jusqu’en 2009, Patrizianna Sparacino-Thiellay était conseillère auprès du directeur des affaires juridiques du ministère des Affaires étrangères.  

20/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Une nouvelle mission d’ambassadeur pour Maxime Lefebvre

Ambassadeur en mission au ministère des Affaires étrangères depuis 2015, Maxime Lefebvre, conseiller des affaires étrangères hors classe, a été nommé – en Conseil des ministres – ambassadeur pour les commissions intergouvernementales, la coopération et les questions frontalières. Il remplace Gilles Favret, qui a occupé ces fonctions en 2015-2016. Depuis décembre dernier, Gilles Favret est ambassadeur de France au Vanuatu. Ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), à Vienne, de 2013 à 2015, Maxime Lefebvre exerçait en tant que secrétaire général pour la Conférence des ambassadeurs entre avril et août 2013. Avant cela, il était directeur adjoint de la direction de la prospective au ministère des Affaires étrangères (2012-2013). Formé sur les bancs de l’ENA (promotion Antoine de Saint-Exupéry, 1994), Maxime Lefebvre, 49 ans, a débuté sa carrière à la sous-direction du désarmement à la direction des affaires stratégiques du ministère des Affaires étrangères en 1994. Après un passage à la sous-direction de la non-prolifération à cette même direction du Quai d’Orsay (1995-1997), il conseille, sur les questions stratégiques, les Balkans et des pays de l’ex-URSS, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Jospin, Hubert Védrine (1997-2000). Conseiller à l’ambassade de France à Berlin en 2000, Maxime Lefebvre est ensuite chargé des affaires européennes à l’Institut français des relations internationales, en 2002. Conseiller “Europe orientale et Asie centrale” (pays de l’ex-URSS) à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne en 2005, il a aussi été chargé de mission à la direction de la prospective du ministère des Affaires étrangères, en charge de la mise en place de l’Institut diplomatique et consulaire en 2009-2010. Pendant les deux années qui ont suivi, Maxime Lefebvre a exercé au poste de directeur des relations internationales de l’ENA (2010-2012).

18/01/2017 | NOMINATION FRANCE

François Croquette prend son premier poste d’ambassadeur

Conseiller de coopération et d’action culturelle à Londres et directeur de l’Institut français du Royaume-Uni, depuis 2014, François Croquette, conseiller des affaires étrangères hors classe, a été nommé – en Conseil des ministres – ambassadeur pour les droits de l’Homme, chargé de la dimension internationale de la Shoah, des spoliations et du devoir de mémoire. Il remplace Patrizianna Sparacino-Thiellay, en poste depuis 2013. Directeur de cabinet du ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement, Pascal Canfin, en 2013-2014, François Croquette exerçait préalablement les fonctions de conseiller diplomatique au cabinet du président du Sénat Jean-Pierre Bel (2011-2013). Auparavant, cet ancien élève de Sciences-Po Paris âgé de 50 ans a débuté sa carrière comme premier secrétaire à l’ambassade de France à Kinshasa (1988-1990), avant d’être chargé du suivi de la transition démocratique en Afrique du Sud à la sous-direction d’Afrique australe et de l’océan Indien à la direction des affaires africaines et malgaches, jusqu’en 1992. Chargé de mission au service culturel, scientifique et de coopération du consulat général de France à Québec (1992-1993), puis rédacteur “Canada-Québec” auprès de la direction des Amériques à la direction d’Amérique au ministère des Affaires étrangères entre 1993 et 1996, François Croquette devient ensuite deuxième (1996-1997), puis premier secrétaire à l’ambassade de France à Moscou, en Russie (1997-2000). Consul général adjoint à Londres en 1999-2000, il entre en cabinet ministériel l’année suivante. Chef de cabinet du ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie Charles Josselin de 2000 à 2002, François Croquette retourne à Londres après l’élection présidentielle de mai 2002 comme diplomate d’échange au Foreign Office, chef de section pour la corne de l’Afrique. Nommé deuxième conseiller à l’ambassade de France à Londres, au Royaume-Uni, chargé de la politique intérieure et des questions de développement, en 2003, il rejoint ensuite le Québec au poste de chef du service de coopération et d’action culturelle, au sein de l’antenne montréalaise (2006-2010). Après cela, François Croquette a piloté la sous-direction pour l’Amérique du Nord à la direction des Amériques et des Caraïbes du ministère des Affaires étrangères (2010-2011).

18/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Antoine Joly part au Suriname

Ambassadeur chargé de la coopération et des partenariats dans le domaine des mobilités au ministère des Affaires étrangères depuis 2015, Antoine Joly a été nommé ambassadeur de France au Suriname. Il succède à Michel Prom, en poste depuis 2013. Antoine Joly, énarque de la promotion Droits de l’Homme (1981), a débuté sa carrière comme chef du bureau de la fiscalité et du potentiel économique de la ville de Paris en 1981. Directeur général de la ville de Cannes de 1985 à 1989, il est ensuite élu député de la Sarthe entre 1993 et 1997 et conseiller général de ce même département de 1994 à 2001. De retour dans l’administration de la ville de Paris en 1997, Antoine Joly est chargé de mission à la direction des ressources humaines (1997), inspecteur à l’inspection générale (1997-1998), puis directeur de la vie locale et régionale de la ville de Paris (1998-2001). Délégué général pour l’action extérieure des collectivités locales au ministère des Affaires étrangères entre 2003 et 2011, il avait ensuite pris son premier poste d’ambassadeur de France au Nicaragua (2011-2015).

18/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Vincent Sciama retourne dans l’administration centrale du Quai d’Orsay

Directeur adjoint, puis directeur de cabinet du secrétaire d’État chargé de la Francophonie, alors André Vallini, entre mars et décembre 2016, Vincent Sciama a été nommé chargé de mission auprès du directeur des Nations unies, des organisations internationales, des droits de l’Homme et de la francophonie, Jean-Pierre Lacroix. Né en 1974, Vincent Sciama, ancien élève de Sciences-Po Paris, a été reçu au concours pour l’accès à l’emploi de secrétaire des affaires étrangères en 2007 et affecté à la direction “Asie et Océanie” du ministère des Affaires étrangères, comme rédacteur. Nommé ensuite premier secrétaire et attaché de presse à l’ambassade de France à Singapour (2010-2013), il devient conseiller diplomatique à la représentation permanente de la France auprès des Nations unies à Genève, en charge des questions de santé, de 2013 à 2015. Après cela, Vincent Sciama avait officié comme adjoint au porte-parole du Quai d’Orsay et adjoint au sous-directeur de la presse (2015-2016).  

12/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Mouvements

Alice Rufo, conseillère “sommets internationaux et Asie”, puis “sommets internationaux, Nations unies, Amériques et Asie” au cabinet du président de la République, François Hollande, a été nommée conseillère référendaire à la Cour des comptes – Paul Baudoin, premier vice-président au tribunal de grande instance de Montpellier, est placé en position de détachement auprès du groupement d’intérêt public “Justice Coopération internationale”, pour exercer les fonctions d’expert dans le cadre du programme d’appui à la réforme de la justice en faveur de l’Algérie, financé par l’Union européenne – Paul Michelet, ingénieur général des Ponts, des eaux et des forêts, devient directeur général adjoint de l’Agence française pour la biodiversité (AFB).  

05/01/2017 | NOMINATION FRANCE