Quantcast

Votre journal Acteurs Publics

international

THEMES

TYPES D'ARTICLES

JOURNALISTES




L’Algérie recrute massivement des enseignants

Le ministre de l’Éducation algérien est exceptionnellement autorisé à embaucher du personnel afin de pallier les déficits en matière d’encadrement pédagogique. Depuis 2014, le pays a gelé les recrutements dans tous les autres secteurs de la fonction publique pour des raisons budgétaires. 

28/03/2017 | ACTUALITÉ

Le ministère algérien de l’Éducation organisera en juin prochain un concours pour l’embauche de 5 500 enseignants. Le nombre de postes à pourvoir est modeste par rapport aux quotas des trois années précédentes, qui avaient totalisé 71 000 offres d’emploi. Mais globalement, la poursuite des recrutements montre que les déficits en matière d’encadrement pédagogique ne sont pas encore tout à fait réglés. Actuellement, on compte 495 000 enseignants pour environ 9 millions d’élèves scolarisés dans les cycles primaire, moyen et secondaire en Algérie. Le nombre des inscrits augmente chaque année alors que celui du personnel pédagogique est en régression. En septembre 2016, 28 000 nouveaux élèves ont rejoint l’école primaire contre 10 000 l’année d’avant. Le boom des effectifs scolarisés contraste avec les départs massifs des enseignants arrivés à l’âge de la retraite. Recrutements en urgence Le pic a été atteint l’année dernière, lorsque le gouvernement a annoncé la suppression de la retraite anticipée. Le ministère de l’Éducation, qui a croulé sous les demandes (plus de 30 000), a dû embaucher dans l’urgence des remplaçants. Sept mille nouvelles recrues ont été déployées dans les établissements les plus affectés par le manque d’effectifs. En outre, la tutelle a dû faire appel à sa réserve de contractuels. Mais le nombre total des enseignants mobilisés est resté très dérisoire. Des sources syndicales estiment les besoins en effectifs dans l’éducation nationale à 60 000 enseignants, 10 000 adjoints d’éducation, 1 000 censeurs, 1 500 proviseurs et directeurs d’établissement scolaire. Rassemblées dans le cadre d’une vaste coordination, des associations d’enseignants se mobilisent régulièrement afin de réclamer la consolidation des effectifs. “Le ministère parle d’une moyenne de 26 élèves par classe, mais c’est faux. La plupart des classes comptent entre 40 et 50 élèves !” révèle Sadek Dziri, porte-parole de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF). En novembre dernier, cette organisation a initié avec d’autres syndicats un mouvement de grève pour pousser les autorités à améliorer la qualité de l’encadrement dans les écoles. Manifestations violentes De leur côté, des associations de parents d’élèves ne cessent d’interpeller publiquement la ministre de l’Éducation, Nouria Benghabrit, sur le sort de leurs enfants. Les élèves ont exprimé eux-mêmes leur colère en organisant des rassemblements devant leurs établissements. Certaines localités de l’intérieur du pays, où le problème d’encadrement se pose avec une plus grande acuité, ont été le théâtre de manifestations assez violentes au début de l’année scolaire. Des lycéens se plaignant de l’absence d’enseignants dans des matières importantes notées au baccalauréat avaient défilé dans les rues et brûlé des pneus. En réaction à ces événements, la ministre a tenté une fois encore de rassurer la communauté scolaire sur son engagement à pourvoir les 26 000 écoles, collèges et lycées du pays du nombre suffisant d’encadreurs. “Grâce à l’exploitation de la plate-forme numérique de recrutement et l’autorisation exceptionnelle accordée par la fonction publique pour l’exploitation des listes de réserve des candidats lauréats du concours de recrutement des enseignants, nous avons recruté 64 000 enseignants, tout en réussissant à réduire, considérablement le nombre des enseignants contractuels qui est, cette année, de 4 000, au lieu de près de 40 000 ces dernières années”, a-t-elle précisé lors d’une audition par le Sénat en décembre dernier. Par ailleurs, Nouria Benghabrit a promis d’accorder une attention spécifique aux villes du sud du pays, où l’enseignement des langues étrangères est encore très aléatoire. La pénurie de personnel se répercute également sur l’enseignement de matières essentielles comme les mathématiques et la physique, y compris dans les grandes agglomérations du nord. Selon Faycel Fadhel, directeur des ressources humaines du ministère de l’Éducation, l’épuisement de la réserve d’admis constituée lors des récents concours va conduire à l’organisation d’un concours spécifique. Samia Lokmane-Khelil


L’Union européenne proteste après des arrestations en Russie

Plusieurs milliers de personnes ont été arrêtées, pour la plupart brièvement, après des manifestations dans plusieurs villes de Russie contre la corruption. L’opposant Alexeï Navalny a, lui, été condamné ce lundi 27 mars à 15 jours de prison ferme.

27/03/2017 | ACTUALITÉ

L’Union européenne et les États-Unis ont eu beau appeler à relâcher les manifestants arrêtés dimanche 26 mars à Moscou et dans plusieurs villes de Russie, le Kremlin a dénoncé une “provocation”. “Ce que nous avons vu hier dans de nombreux endroits, et peut-être plus qu’ailleurs à Moscou, était une provocation et un mensonge”, a dénoncé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, ajoutant que l’opposant Alexeï Navalny, condamné ce lundi 27 mars à 15 jours de détention et à 20 000 roubles (environ 325 euros) d’amende, avait “franchement menti” en disant que ces manifestations étaient “légales”. Pour autant, “le Kremlin analyse avec sobriété l’ampleur des manifestations d’hier et n’est enclin ni à les sous-estimer ni à les surestimer”, a assuré le porte-parole. Plus d’un millier de personnes ont été arrêtées lors de ces manifestations contre la corruption, pour la plupart interdites par les autorités, qui ont rassemblé des dizaines de milliers de personnes à travers le pays. Élection présidentielle de 2018 Alexeï Navalny, à l’origine du mouvement de protestation, avait été arrêté dès le début du rassemblement à Moscou et a passé la nuit en détention. Celui qui veut défier Vladimir Poutine lors de l’élection présidentielle de début 2018 avait obtenu en octobre 2013 le score inattendu de 27,2 % à l’élection municipale à Moscou.  La très grande majorité des personnes arrêtées dimanche a été libérée dans la nuit après s’être vue signifier une “infraction administrative” pour participation à une manifestation non autorisée. Au moins 120 personnes restaient toujours détenues par la police lundi matin, selon la même source. Le mouvement de contestation de dimanche a été marqué par deux faits nouveaux : les manifestations étaient nombreuses dans des villes de province d’habitude plutôt calmes et l’âge moyen des participants a considérablement rajeuni, les opposants historiques au Kremlin étant rejoints par des lycéens nés au début du siècle et qui n’ont connu que Vladimir Poutine comme Président. Le Kremlin a de son côté accusé les organisateurs d’avoir promis des “récompenses financières” aux mineurs s’ils se faisaient arrêter par la police, en refusant toutefois d’avancer dans l’immédiat des preuves de ses accusations. Selon le ministère de l’Intérieur, un policier a été hospitalisé après avoir été blessé à la tête par un manifestant et une enquête a été ouverte. (avec AFP)  


La question russe domine les élections législatives en Bulgarie

Les Bulgares élisent un nouveau Parlement dimanche 26 mars. Bien que membre de l’Union européenne, Sofia n’arrive pas à trancher la nature de ses futures relations avec la Russie.

24/03/2017 | ACTUALITÉ

Membre de l’Otan depuis 2004 et de l’Union européenne depuis 2007, la Bulgarie élit son Parlement dimanche 26 mars. La campagne électorale a été marquée par des clivages sur le degré de proximité à cultiver avec Moscou. Les deux formations données au coude-à-coude en tête des sondages, le Parti socialiste (PSB) et le parti conservateur Gerb de l’ex-Premier ministre Boïko Borissov, ont des avis divergents dans ce dossier. Héritier du Parti communiste bulgare et traditionnellement proche de Moscou, le PSB plaide notamment pour une levée des sanctions européennes contre la Russie, à l’instar du Président, Roumen Radev, élu en novembre avec le soutien de ce parti. À l’inverse, le Gerb insiste sur la nécessité de renforcer l’ancrage européen du pays, mais sans chercher à froisser Moscou. “J’aime bien la Russie, mais c’est de l’Union européenne que viennent les milliards d’euros de subventions”, a résumé Boïko Borissov, dont le pays est le plus pauvre de l’UE. Liens économiques avec Moscou Créditée d’une troisième place dans les sondages et considérée comme un partenaire incontournable pour former une majorité, la coalition nationaliste Patriotes unis affiche, elle, une ligne clairement prorusse. Selon un récent sondage de l’institut Gallup, 42 % des Bulgares comptent sur la Russie pour les protéger en cas de guerre, contre à peine 17 % faisant confiance aux États-Unis, un pays pourtant allié, au sein de l’Otan. Aux temps communistes, Sofia était l’allié le plus fidèle de Moscou, même si l’évaluation de cette époque divise l’opinion publique. Malgré l’appartenance de la Bulgarie à l’Union européenne, son économie demeure étroitement liée à la Russie. Le poids des entreprises bulgares liées à ce pays a été évalué à 22 % du produit intérieur brut par l’institut de recherche américain CSIS. Par ailleurs, la Bulgarie dépend presque exclusivement de la Russie pour son approvisionnement en gaz. Sa seule centrale nucléaire est de fabrication russe et son unique raffinerie appartient au géant russe Lukoil. 49 % d’euro-optimistes Alors que Sofia avait renoncé, sous la pression de Washington et de Bruxelles, à la construction d’une seconde centrale nucléaire russe et au projet de gazoduc South Stream, les principaux partis souhaitent une relance de ces projets. Aucun parti ne remet toutefois en cause l’appartenance de la Bulgarie à l’UE ni à l’Otan et “quel que soit le vainqueur des élections, il ne pourra pas sortir la Bulgarie des rails européens pour la placer sur les rails russes”, souligne l’analyste bulgare Evgueni Daïnov. Les Bulgares demeurent euro-optimistes à 49 %, bien au-dessus de la moyenne européenne, pour 34 % seulement d’eurosceptiques. (avec AFP)


La Belgique menace de faire échouer la taxe sur les transactions financières

Également appelée “taxe Tobin”, cette mesure est négociée depuis 2013 par 10 pays européens, dont la Belgique. Mais le gouvernement belge, qui veut notamment éviter les effets d’un nouvel impôt sur l’économie réelle, compromet la signature d’un accord avant les élections françaises en mai et allemandes à l’automne.

23/03/2017 | ACTUALITÉ

“Arrêtez de jouer la montre !” C’est l’appel lancé à la Belgique par le CNCD-11.11.11, regroupant près de 90 associations et syndicats européens. L’action de la plate-forme, baptisée “l’horloge tourne”, met l’accent sur le fait qu’il ne reste plus qu’une semaine pour que la Belgique fasse avancer la taxe sur les transactions financières (TTF). Cette taxe, communément appelée “taxe Tobin”, s’appliquerait à toute transaction portant sur des instruments financiers : elle s’élèverait à 0,1 % sur les actions et obligations et à 0,01 % sur les produits dérivés. Les revenus qui pourraient être générés par la TTF sont évalués à environ 20 milliards d’euros par an pour les pays signataires. Ils pourraient financer la lutte contre la pauvreté et les inégalités. Lancée en 2012, l’idée n’a pas recueilli de consensus entre l’ensemble des 28 États membres. Le mécanisme de “coopération renforcée” s’est alors déclenché. Il permet à 9 pays de lancer un processus de coopération entre pays européens volontaristes sur un sujet sans attendre le reste des partenaires. Slovénie et Belgique restent à convaincre Aujourd’hui, ce sont 10 États membres qui négocient et il reste la Slovénie et la Belgique à convaincre d’aller de l’avant. La Slovénie estime que les propositions ne sont pas assez ambitieuses. Quant au point qui embarrasse la Belgique, “la question s’est posée de savoir si les fonds de pension devaient être taxés ou non, exonérés ou non de la taxe sur les transactions financières”, a expliqué Michel Sapin, le ministre français de l’Économie et des Finances.  Depuis novembre 2016, un groupe de lobbyistes belges, menés par la Fédération des entreprises de Belgique et la Fédération belge du secteur financier, ont lancé la contre-attaque avec un message clair : dans un contexte post-Brexit instable, la Belgique doit stopper les négociations sur la TTF, qui risque de perturber l’économie du pays et de faire fuir les capitaux. Des arguments aussitôt repris par les personnalités politiques du royaume. Plus récemment, la Belgique a exigé que le Luxembourg et les Pays-Bas, places financières concurrentes de Bruxelles, participent à cette taxe. Or cela ne se fera pas, car les deux voisins de la Belgique sont opposés à la taxe Tobin. Taxe populaire Il y a quinze jours, Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, indiquait que tous les paramètres économiques étaient réunis pour signer la taxe. “La question est maintenant politique. Si les 10 États membres le décident, elle verra la jour”, a-t-il conclu. La prochaine réunion du Conseil des ministres de l’Économie et des Finances doit avoir lieu fin mars à Bruxelles. “Elle devrait être la dernière”, affirme le commissaire français. Cette taxe est assez populaire auprès des citoyens français : dans un sondage réalisé en octobre 2016 pour l’ONG Oxfam, elle est soutenue par 73 % des personnes interrogées en France. Jean-Bernard Gallois


Quand le Parlement suédois simule l’état de guerre

La “délégation de guerre” composée d’une cinquantaine de parlementaires ne s’était pas réunie depuis 1997. La Suède tient ainsi compte de la montée des tensions avec la Russie.

22/03/2017 | ACTUALITÉ

Le Parlement de Suède (Riksdag) s’est réuni pour la première fois depuis vingt ans en session restreinte afin de simuler un état de guerre, dans un contexte de tensions accrues avec la Russie, a annoncé mardi son président. La “délégation de guerre”, constituée de 50 députés de tous les partis représentés au Riksdag, de la gauche qui soutient le gouvernement jusqu’à l’extrême droite, en passant par l’opposition de centre-droit, s’est retrouvée lundi 20 mars dans un endroit tenu secret. Aucun détail sur les conditions de l’exercice n’a filtré. “Ce sont des scénarios secrets (…). Nous étions mis sous pression”, a simplement indiqué à l’AFP le président du Parlement, Urban Ahlin. Ce comité de crise resserré peut se réunir en cas de guerre ou de menace de guerre et remplacer provisoirement le Parlement. Et il ne s’était pas rassemblé depuis 1997. Sa convocation était prévue depuis 2014, mais Urban Ahlin reconnaît que “la dégradation du climat” diplomatique et sécuritaire dans le monde avait pesé. “Nous constatons une tendance à l’augmentation des capacités militaires”, a-t-il souligné. Sous-marin non identifié La Suède, qui n’a pas connu de conflit armé sur son territoire depuis plus de deux siècles, ne fait pas partie de l’Otan, mais souscrit au Partenariat pour la paix lancé en 1994 pour développer la coopération militaire entre l’Alliance atlantique et les pays non membres. Si elle n’a pas de frontière terrestre avec la Russie, les deux pays sont riverains de la mer Baltique et Moscou dispose d’une base navale à Baltiïsk, dans la région de Kaliningrad. La crainte représentée par la Russie a été ravivée par l’incursion d’un sous-marin non identifié dans l’archipel de Stockholm à l’automne 2014. Stockholm a annoncé début mars le rétablissement du service militaire dès cet été, sept ans après l’avoir supprimé. “Nous sommes dans un contexte dans lequel la Russie a annexé la Crimée. Elle fait plus d’exercices dans notre voisinage proche”, expliquait alors le ministre suédois de la Défense, Peter Hultqvist, à l’AFP. (avec AFP)


Le processus du Brexit sera lancé le 29 mars

Deux années de négociations seront nécessaires pour que la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne soit effective. Le Parlement écossais devrait demander un nouveau référendum sur l’indépendance.

21/03/2017 | ACTUALITÉ

Le 29 mars, le gouvernement britannique déclenchera le processus historique de divorce avec l’Union européenne, coup d’envoi de deux années de négociations complexes qui mettront un terme à plus de quarante ans d’une relation tourmentée. Le Royaume-Uni devrait ainsi se retrouver en 2019 hors de l’UE, devenant le premier pays à quitter le “club”, après le référendum du 23 juin dernier, qui a décidé du Brexit et a laissé le pays profondément divisé. Le représentant du Royaume-Uni auprès de l’UE a informé le bureau du président du Conseil de l’UE, Donald Tusk, que son pays avait l’intention d’activer l’article 50 du traité de Lisbonne le 29 mars, a annoncé le porte-parole de Downing Street lors d’un point presse. Un sommet de dirigeants européens se tiendra dans les “quatre à six semaines” suivantes, a annoncé dans la foulée une source européenne à l’AFP, le déclenchement fin mars du divorce ne laissant pas “suffisamment temps” pour un sommet dans la première semaine d’avril, comme initialement prévu. Les 27 devront fixer le cap et les “lignes rouges” dans les pourparlers, face à des Britanniques susceptibles d’exploiter les divisions au sein du bloc. “J’ai fixé mes objectifs. Il s’agira notamment d’obtenir un accord de libre-échange satisfaisant et de continuer à coopérer sur les questions telle que la sécurité”, a affirmé lundi la Première ministre, Theresa May, lors d’un déplacement au pays de Galles. Négociations ardues Le déclenchement du Brexit ouvre une période de négociations de sortie de l’UE qui doit durer deux ans. Il interviendra après la date hautement symbolique du 25 mars, jour du 60e anniversaire du traité de Rome qui a fondé la Communauté européenne, et au moment où l’Union est en pleine réflexion sur son avenir. Les pourparlers ne devraient véritablement débuter que six à huit semaines après le déclenchement du Brexit, une fois que la Commission aura donné son feu vert et que son négociateur, le Français Michel Barnier, aura reçu un mandat des 27 autres pays de l’UE. Très sensibles politiquement, les négociations s’annoncent aussi ardues du point de vue légal, au vu de l’étendue des dossiers qu’elles couvriront. Le Parlement britannique avait, lui, donné son feu vert au déclenchement du Brexit le 13 mars. Le même jour, la Première ministre d’Écosse, Nicola Sturgeon, avait ajouté à la complexité de la situation en annonçant son intention de demander pour fin 2018 ou début 2019 un nouveau référendum d’indépendance, mettant ainsi en jeu l’unité du pays. Le cas écossais Le Parlement régional écossais doit se prononcer sur cette demande ce mercredi 22 mars et devrait l’entériner. Le précédent référendum, en septembre 2014, s’était soldé par un maintien dans le Royaume-Uni, avec 55 % des voix en faveur de cette option. Nicola Sturgeon a justifié sa demande par “le mur d’intransigeance” opposé par le gouvernement de Theresa May alors que les Écossais avaient voté à 62 % pour rester dans l’Union européenne et souhaitent au moins rester membres du marché unique européen. Theresa May a répondu que ce n’était “pas le bon moment” pour un tel référendum. (avec AFP)


Le roi du Maroc désigne un nouveau Premier ministre

Le numéro deux du Parti de la justice et du développement, Saad Eddine Al Othmani, a été chargé de former au plus vite un gouvernement. L’échec des tractations engagées par son prédécesseur, Abdelilah Benkirane, a provoqué une situation de blocage politique qui a duré cinq mois, un record dans l’histoire du pays.

20/03/2017 | ACTUALITÉ

Retour à la case départ au Maroc. Cinq mois après les élections législatives gagnées par le Parti de la justice et du développement (PJD), le roi Mohamed VI a écarté Abdelilah Benkirane et nommé Saad Eddine Al Othmani, numéro deux de la formation islamiste. Le nouveau chef de l’exécutif, reçu en audience, vendredi 17 mars après-midi par Mohamed VI, a été chargé de former au plus vite son gouvernement, une mission dans laquelle son prédécesseur a échoué, en raison de tractations politiques difficiles et interminables. Mis devant le fait accompli, le PJD a estimé, lors d’une réunion samedi, que la désignation d’un nouveau Premier ministre ne changerait rien à la situation car ce sont, d’après lui, les conditions posées par les partis politiques devant intégrer le cabinet qui font perdurer le statu quo. Islamiste modéré Dans la presse marocaine pourtant, on compte beaucoup sur la capacité du successeur de Benkirane à convaincre ses partenaires politiques, grâce notamment à son esprit de compromis et à ses talents de diplomate. Psychiatre de formation et figure emblématique du PJD, dont il est l’un des membres fondateurs, Saad Eddine Al Othmani est réputé pour être l’homme du consensus. Entre 2012 et 2013, il a occupé le poste de ministre des Affaires étrangères et s’est illustré, notamment, par un voyage en Algérie, un pays avec lequel le Maroc entretient des relations très conflictuelles. Le nouveau Premier ministre dispose par ailleurs d’un réseau de relations étendu dans les pays du Golfe. En Europe, cet homme qui fait figure d’islamiste modéré plaît à beaucoup de chancelleries. Il prône une politique économique libérale et se distingue par des positions tolérantes sur certains sujets de société. Il s’est prononcé par exemple en faveur de l’avortement lorsque la santé de la mère est mise en danger et pour l’évolution de la législation sur le cannabis. Lors des législatives d’octobre 2016, Al Othmani a raflé la majorité des suffrages à El Mohamadia, une ville du nord-ouest du Maroc dont il a été le député depuis 2011. Il entend user de la même popularité et ratisser le plus grand nombre d’appuis politiques pour former son gouvernement. Consultations élargies à tous les partis Les consultations qu’il a entamées dimanche ont d’ailleurs été élargies à tous les partis. Selon des sources officielles, le roi a fixé à son nouveau Premier ministre un délai de deux semaines pour faire connaître la composante de son cabinet et mettre fin à la longue période de transition que son prédécesseur a gérée bon gré mal gré. Incapable de réunir une majorité pour gouverner, Abdelilah Benkirane avait, pour rappel, dû maintenir à leurs postes certains des ministres figurant dans la précédente législature. D’autres (une douzaine au total), élus à la députation, avaient été remplacés. Comme leurs collègues, les nouveaux admis au cabinet ont hérité du statut d’intérimaires, qui les a réduits, conformément à la loi, à expédier les affaires courantes et à veiller au fonctionnement régulier des services publics. Le Parlement lui-même a été mis en situation de chômage technique. Les 515 députés et sénateurs qui ont rejoint la chambre des représentants et celle des conseillers (Assemblée nationale et Sénat) en octobre dernier se sont réunis une seule fois en séance plénière, il y a quelques semaines, pour voter l’acte constitutif de l’Union africaine, qui avait précédé le retour du Maroc dans cette organisation. Dossier des retraites L’élection du président de l’Assemblée, restée en suspens pendant une longue période, avait été d’ailleurs été précipitée par le Palais royal, qui a demandé expressément aux membres de l’Assemblée de désigner leur représentant au perchoir. Habib El Malki, numéro deux de l’Union socialiste des forces populaires (USFP) a été finalement choisi, mais s’est trouvé très vite comme ses collègues, en situation de désœuvrement, se contentant d’officier dans des cérémonies protocolaires. Pourtant, les sujets qui inquiètent les Marocains ne manquent pas. La grave situation financière de la caisse nationale des retraites a conduit à la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire qui vient tout juste de livrer ses conclusions en dévoilant des failles dans la gestion de l’organisme. Le relèvement de l’âge de la retraite décidé par le gouvernement Benkirane pour améliorer la situation financière et corriger les déficits de la caisse a d’ailleurs donné lieu à de violentes manifestations en 2016. Ces derniers temps, le pays a été secoué par des grèves organisées par les enseignants et les médecins, pour protester contre leurs conditions de travail. Samia Lokmane-Khelil


Diplomatie et écologie font les frais du premier budget Trump

Le projet de budget présenté jeudi 16 mars aux États-Unis prévoit une baisse de 28 % des ressources du département d’État et de 31 % des fonds alloués à l’Agence de protection de l’environnement (EPA). Le budget de la défense bondit, lui, de 10 %.

17/03/2017 | ACTUALITÉ

Le Président américain reste fidèle à sa ligne. Donald Trump a proposé, jeudi 16 mars, dans son premier budget, une baisse drastique des ressources allouées à la diplomatie et au climat pour compenser une hausse spectaculaire de dépenses de défense. Ce budget n’a que très peu de chances d’être adopté en l’état par le Congrès, mais décline en chiffres le programme du nouveau Président des Etats-Unis, qui se résume en un slogan : “l’Amérique d’abord”. La hausse de 54 milliards de dollars prévue pour la défense (près de 10 %) et les dépenses allouées à la sécurisation de la frontière avec le Mexique s’accompagneront d’une baisse marquée des ressources de la plupart des autres ministères et agences fédérales. À 3,3 % du produit intérieur brut (PIB), soit près de 600 milliards de dollars, les dépenses militaires américaines restent à ce jour, de loin, les plus importantes du monde : elles sont près de trois fois supérieures à celles de la Chine, deuxième puissance militaire mondiale. Contribution à l’ONU réduite Le budget prévoit une baisse de 28 % des ressources du département d’État, en charge de la diplomatie de la première puissance mondiale. La Maison Blanche assure que la réduction portera essentiellement sur l’aide internationale et que “les fonctions diplomatiques essentielles” du département d’État, qui compte quelque 70 000 employés et 250 ambassades et consulats, ne seront pas remises en cause. Selon le document, la contribution des États-Unis aux Nations unies “serait réduite”.   Le projet de budget table aussi sur une réduction spectaculaire – de 31 % – des fonds alloués à l’Agence de protection de l’environnement (EPA), en pointe dans la lutte contre le changement climatique. Donald Trump propose d’amputer le budget de cette agence de 2,6 milliards de dollars, en particulier en supprimant quelque 3 200 postes, soit environ un cinquième du total. Il suggère par ailleurs de mettre fin à la participation américaine au Fonds vert de l’ONU pour le climat (Green Climate Fund). Longue bataille avec le Congrès Selon ce projet de budget, le financement de nombre de programmes fédéraux, tels que le Fonds national pour les arts (National Endowment for the Arts), serait purement et simplement supprimé. Le budget des centres nationaux de santé, la plus grosse institution gouvernementale en charge de la recherche médicale, subirait quant à lui une baisse de 5,8 milliards de dollars. Le document budgétaire mentionne aussi les premiers chiffres pour la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique destiné à freiner l’afflux de clandestins. Une somme de 2,6 milliards de dollars est prévue pour le budget 2018. La publication du document ne marque cependant que le début d’une longue bataille avec le Congrès car c’est ce dernier, et non la Maison Blanche, qui tient les cordons de la bourse. Or si les deux chambres sont contrôlées par les Républicains, la majorité et le Président ne sont pas, loin s’en faut, à l’unisson. (avec AFP)


L’Allemagne veut créer un Fonds monétaire européen

La chancelière Angela Merkel et son ministre des Finances plaident pour une nouvelle institution européenne qui gérerait des programmes d’assistance pour les pays de la zone euro en difficultés, sur le modèle du Fonds monétaire international. Le commissaire européen Pierre Moscovici est opposé à cette idée car il estime que cette tâche demeure du ressort du Mécanisme européen de stabilité, dépendant de la Commission européenne.

16/03/2017 | ACTUALITÉ

Créer un Fonds monétaire européen ? L’idée n’est pas neuve, elle a été lancée par l’Allemagne en 2010. Revenant régulièrement sur le devant de la scène européenne au gré des soubresauts financiers, elle vient d’être relancée par les mêmes promoteurs, Angela Merkel et son ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, à l’occasion de la question très actuelle d’une possible Europe à plusieurs vitesses. Dans le cadre où certains pays pourraient approfondir l’intégration européenne, l’idée allemande serait de créer un “FME” sur le modèle du Fonds monétaire international. Composé de salariés indépendants des institutions européennes et d’un conseil d’administration où siègeraient les représentants des 19 pays de la zone euro, ce FME pourrait créer, financer et gérer des programmes d’assistance pour les pays de la zone euro en difficultés financières, voire surveillerait les finances de ces pays. Or, souligne Pierre Moscovici, commissaire européen à la Fiscalité – opposé à ce projet –, la supervision des budgets de la zone euro relève déjà de la compétence de la Commission européenne. Dette grecque L’Allemagne apporte la principale contribution financière au budget du Mécanisme européen de stabilité (MES), qui a été créé durant la crise financière, en septembre 2012, pour pouvoir prêter aux pays membres de l’Union européenne en difficulté. Le MES a déjà prêté 136 milliards d’euros à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal. Par ailleurs, il supervise les 312 milliards d’euros de prêts de la zone euro à la Grèce avec les autres prêteurs que sont la Banque centrale européenne et le FMI. Tandis que le FMI souhaitait il y a quelques semaines une restructuration de la dette grecque, Wolfgang Schäuble s’oppose à toute mesure d’allègement ou d’allongement de la dette. Il estime que “le fardeau de la dette de la Grèce” peut être soutenable si “les réformes convenues sont pleinement mises en œuvre”. La Commission jugée trop laxiste Le ministre allemand des Finances compte, pour ce faire, sur la création d’un Fonds monétaire européen qui aurait, par ailleurs, une autre qualité majeure : faire appliquer de manière plus stricte les critères du pacte de stabilité et de croissance de l’Union européenne, au contraire de la Commission, qu’il juge beaucoup trop laxiste notamment envers les dépassements de la France, de l’Italie ou encore de l’Espagne. Candidat à l’élection présidentielle française, François Fillon s’est également prononcé en faveur d’un futur FME lors d’une visite à Angela Merkel, le 24 janvier dernier. Favorable, dans son programme électoral, à des actions communes avec l’Allemagne et à la mise en place d’un Trésor européen, voire à la mise en commun, à terme, des dettes des États membres, le candidat de la droite et du centre à l’Élysée a ainsi déclaré : “Nous devrons nous doter d’un véritable fonds monétaire européen, ayant vocation à s’assurer de la mise en œuvre rigoureuse de la politique des États concernés et assurant à l’Europe son autonomie face au FMI.” Jean-Bernard Gallois


L’OCDE recommande à l’Espagne d’augmenter les impôts

Dans son rapport biennal, l’organisation internationale s’inquiète de la précarité qui s’accroît en Espagne, en dépit du retour spectaculaire de la croissance. Elle conseille à Madrid d’augmenter la pression fiscale pour dégager des marges budgétaires.

15/03/2017 | ACTUALITÉ

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) préconise que l’Espagne centre ses efforts sur la réduction de la précarité, source de pauvreté en dépit d’une “solide” reprise, tout en augmentant la pression fiscale directe et indirecte. Dans son rapport biennal sur l’Espagne publié mardi 14 mars [cliquez ici pour lire le document], l’OCDE note que 25 % des travailleurs, dans la quatrième économie de la zone euro, ont un contrat de travail temporaire. Selon l’organisation, c’est le deuxième taux le plus élevé parmi ses 35 membres, après la Pologne. Un chiffre d’autant plus inquiétant que seul un travailleur sur 10 occupant un emploi temporaire peut espérer être ensuite embauché à durée indéterminée. “La pauvreté aussi a augmenté, faute essentiellement d’emploi de qualité qui fournisse assez d’heures de travail rémunéré et des revenus corrects”, souligne l’OCDE dans ce rapport. Même si elle améliore ses prévisions de croissance – de 2,3 à 2,5 % – pour l’Espagne en 2017, s’alignant sur celles de Madrid, l’OCDE souligne que le pays doit “se concentrer sur la qualité de l’emploi afin de s’assurer que les avantages de la croissance soient mieux partagés parmi la population”. 3,2 % de croissance Après une profonde crise entre 2008 et 2013, l’Espagne est l’une des économies les plus dynamiques de la zone euro, avec un taux de croissance de son produit intérieur brut (PIB) de 3,2 % en 2015 et 2016. Mais le chômage reste le grand point noir, avec un taux de 18,6 % à la fin 2016. Il est particulièrement élevé parmi les jeunes (42,7 %, selon l’OCDE). L’organisme international déplore une trop faible productivité, liée au faible taux d’innovation et aux obstacles à la création d’entreprises. L’OCDE se félicite en revanche de réformes du marché de l’emploi menées depuis 2011 qui ont rendu les licenciements plus faciles et moins coûteux. Elle trouve positive la réforme fiscale, qui a réduit l’impôt sur les sociétés de 30 à 25 %, ou encore celle d’un système bancaire assaini. “L’Espagne est la preuve que les réformes fonctionnent”, a déclaré le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, lors de la présentation du rapport à Madrid. L’organisation estime en revanche que le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy devrait augmenter la pression fiscale pour avoir davantage de marge budgétaire, alors que sa dette publique atteint 100 % du PIB. L’OCDE vise en particulier les exemptions, réductions et crédits d’impôts sur le revenu et certains impôts indirects (TVA, taxes sur les carburants, le tabac et l’alcool). (avec AFP)


Des réformes constitutionnelles provoquent la colère de la rue en Mauritanie

Des manifestations sont organisées à l’appel de l’opposition mauritanienne pour protester contre la suppression d’institutions importantes comme le Sénat, la Haute Cour de justice et le bureau du médiateur de la République. On soupçonne le Président de visées totalitaires, dans la perspective d’un troisième mandat à la tête du pays. 

14/03/2017 | ACTUALITÉ

Les rues de Nouakchott, la capitale mauritanienne, sont le théâtre de manifestations populaires massives, organisées depuis samedi 11 mars à l’appel de l’opposition pour contester le vote, mardi par l’Assemblée nationale, de réformes constitutionnelles qualifiées d’antidémocratiques. La majorité parlementaire du Président Mohamed Ould Abdel Aziz a approuvé la suppression d’institutions importantes comme le Sénat – et son remplacement par des conseils régionaux –, la Haute Cour de justice, le bureau du médiateur de la République et le Haut Conseil islamique. L’Assemblée (121 voix sur 147) a par ailleurs donné son feu vert au changement de l’emblème national. Le drapeau actuel (un croissant et une étoile jaunes sur un fond vert) devra être rehaussé de deux bandes rouges horizontales, symbolisant le sang versé par les “martyrs de la résistance” anticoloniale française. Pour beaucoup, le chef de l’État entend obtenir un gage supplémentaire de légitimité, en jouant sur la fibre nationaliste des Mauritaniens. On le soupçonne par ailleurs de vouloir utiliser la caution populaire pour se maintenir au pouvoir. Coup d’État La prochaine élection présidentielle aura en effet lieu dans deux ans. Arrivé à la tête du pays à la suite d’un coup d’État qu’il avait organisé en 2008 contre son prédécesseur, Mohamed Oul Abdel Aziz a gagné les deux scrutins organisés successivement en 2009 et en 2014. Aujourd’hui, ses détracteurs ont peur qu’il verrouille le jeu démocratique afin de se garantir un troisième mandat. L’opposition radicale, qui englobe une quinzaine de partis rassemblés dans le Forum national pour l’unité et la démocratie (Fnud), craint notamment que la révision en cours de la Constitution ne conforte les visées totalitaires du régime. Dans un entretien à RFI, Yahia Ould Ahmed El Ouaghef, président du Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD), a notamment dénoncé l’absence de concertation autour du projet de révision constitutionnelle. Symboles et valeurs Cet ancien Premier ministre qui était en poste avant le push de 2008 a également mis en exergue la proximité de ces réformes qui amputent l’État d’une partie de ses institutions avec la prochaine présidentielle. De son côté, Moussa Fall, porte-parole du Fnud, a évoqué des amendements qui menacent “les symboles et les valeurs” de la République et a demandé au peuple de les rejeter. Il a adressé un second appel aux membres du Sénat, qui ont commencé à examiner, lundi 13 mars, les textes portant modification de la Constitution. “Les sénateurs doivent nous permettre de relever la tête et de rejeter la mascarade”, a réclamé l’opposant. Pourtant, il est peu probable que sa requête soit prise en compte. Comme à l’Assemblée, les occupants de la chambre haute du Parlement sont, dans leur extrême majorité, des partisans du Président. Ce dernier a reçu tout récemment les sénateurs les plus hostiles à la réforme constitutionnelle pour les convaincre de l’intérêt de son projet. Élections transparentes La révision de la Constitution mauritanienne – la dernière version date de 1991 – est le fruit d’un dialogue dit inclusif, conduit entre septembre et décembre 2016 par le pouvoir avec l’opposition dite modérée. Officiellement, ce changement vise à décentraliser la décision politique en dotant les wilayas (départements) de conseils régionaux en mesure de prendre en charge la gestion des questions d’éducation, de santé, de développement… Un référendum devait d’ailleurs être organisé pour permettre aux Mauritaniens de s’exprimer directement sur la réforme. Mais le régime s’est finalement ravisé, compte tenu de l’ampleur de la contestation populaire, encouragée par les tenants de l’opposition politique radicale. Pour ces derniers, l’urgence consiste surtout à préparer des élections libres et transparentes qui déboucheraient sur un gouvernement légal. Samia Lokmane-Khelil


La réélection de Donald Tusk à la tête du Conseil européen attise les tensions entre l’UE et la Pologne

Le gouvernement conservateur au pouvoir à Varsovie s’opposait vivement à la reconduction du Polonais à la présidence du Conseil européen. Un conflit de politique intérieure qui a fait échouer le sommet européen du jeudi 9 mars. 

14/03/2017 | ACTUALITÉ

La reconduction du Polonais Donald Tusk, jeudi 9 mars, à la tête de la présidence du Conseil européen a encore élargi la fracture entre l’Union européenne (UE) et la Pologne, qui était farouchement opposée à ce nouveau mandat et qui a fustigé un “dangereux précédent”. L’ex-Premier ministre libéral polonais a été élu par “27 voix contre une”, selon deux sources diplomatiques, confirmant l’écrasant soutien témoigné par les dirigeants des pays de l’UE, France et Allemagne en tête. En représailles, la Pologne a décidé de “ne pas accepter les conclusions de ce sommet”, a lancé la cheffe du gouvernement conservateur nationaliste polonais, Beata Szydlo. Le sommet européen qui se déroulait à Bruxelles jeudi 9 mars avait débuté par la reconduction de Donald Tusk. En l’absence de consensus, les conclusions, qui portaient aussi sur des points de migration, d’économie, de défense ou encore sur la situation dans les Balkans occidentaux, ont finalement été faites au nom du président du Conseil européen, avec le “soutien de 27 États membres”. Une tournure qui juridiquement n’engage pas le Conseil européen en lui-même puisqu’il n’y a pas eu unanimité. Le document “n’a pas fait consensus, pour des raisons sans lien avec sa substance”, est-il précisé sur la première page. Vif mécontentement Certains pays, comme le Luxembourg ou la Belgique, ont fait part de leur vif mécontentement de voir un problème “interne” déboucher sur un “blocage” de l’Union, a rapporté une source européenne. Le gouvernement nationaliste et conservateur au pouvoir à Varsovie, qui considère Donald Tusk comme un ennemi politique, a qualifié de “dangereux précédent” ce vote qui, à ses yeux, ignore la volonté d’un État membre, pays d’origine du candidat de surcroît. “Nous savons maintenant que c’est une UE sous le diktat de Berlin”, a ainsi réagi le ministre des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski, interrogé par le site Internet wpolityce.pl. Varsovie reproche à Donald Tusk d’avoir abusé de ses fonctions en s’impliquant “personnellement” dans la vie politique de la Pologne, où certaines réformes récentes ont été critiquées par Bruxelles, qui a dénoncé des atteintes à l’État de droit. Le blocage polonais ne remet pas en cause la réélection de Donald Tusk. “Nous avons atteint un bon résultat ce jour, même si nous n’avons pas l’unanimité. Mais nous avons prolongé (le mandat) du président du Conseil. Avec ça, nous sommes capables de travailler”, a observé la chancelière allemande, Angela Merkel. (avec AFP)  


Le déclenchement du Brexit de plus en plus proche

Le divorce entre le Royaume-Uni et l’Union européenne pourrait être décidé dès le vote des députés britanniques, lundi 13 ou mardi 14 mars. La Première ministre Theresa May a jusqu’ici refusé de communiquer une date précise, se contentant de répéter qu’elle activerait avant fin mars l’article 50 du traité de Lisbonne.

13/03/2017 | ACTUALITÉ

Les députés britanniques examinent, lundi 13 mars en deuxième lecture, le projet de loi autorisant leur gouvernement à activer le Brexit. S’ils l’adoptent dans la foulée, le divorce pourrait intervenir dès mardi. Approuvé en première lecture par les mêmes députés début février et amendé depuis par les Lords, le texte, sauf examen prolongé à la chambre des Communes, pourrait être adopté définitivement par les deux chambres du Parlement dès lundi soir. “Je demanderai aux députés de renvoyer le texte à la chambre des Lords dans sa forme originale, afin que nous puissions commencer à bâtir une Grande-Bretagne tournée vers le monde et un nouveau partenariat fort avec l’UE”, a déclaré, samedi 11 mars, le ministre du Brexit, David Davis. Deux ans de négociations à suivre Les Lords, membres de la chambre haute du Parlement, ont déposé deux amendements : l’un réclamant la protection des droits des 3 millions d’Européens vivant au Royaume-Uni. l’autre demandant que le Parlement ait le dernier mot sur l’accord final avec Bruxelles. Mais il est probable que les députés les annulent, signifiant un possible déclenchement du Brexit dès mardi. La Première ministre, la conservatrice Theresa May, a jusqu’ici refusé de communiquer une date précise, se contentant de répéter qu’elle activerait avant fin mars l’article 50 du traité de Lisbonne qui lancera deux années de négociations de sortie de l’Union européenne. “Nos partenaires européens m’ont fait clairement comprendre qu’ils voulaient aller de l’avant avec les négociations, et moi également”, a-t-elle simplement dit jeudi à Bruxelles, huit mois et demi après le référendum ayant décidé le Brexit. Le Premier ministre irlandais, Enda Kenny, a assuré que Bruxelles se préparait à un déclenchement du Brexit dès mercredi, et le responsable du dossier Brexit du parti d’opposition travailliste, Keir Starmer, a réaffirmé dimanche que Theresa May entendait activer l’article 50 mercredi ou jeudi. Facture de sortie de l’UE Les dirigeants des 27 autres États membres pourraient dès lors se réunir le 6 avril pour un sommet visant à définir des “lignes directrices” des négociations à venir. Les Européens chercheront à faire corps, face à des Britanniques susceptibles d’exploiter les divisions au sein du bloc. Parmi les sujets brûlants, figurera notamment la facture de sortie de l’UE : Bruxelles pourrait exiger des Britanniques jusqu’à 60 milliards d’euros, selon plusieurs sources européennes, un montant correspondant aux engagements déjà pris par Londres en termes de contribution au budget européen. (avec AFP)


Les régions inquiètes pour l’avenir de la politique de cohésion européenne

Le Brexit, qui risque d’amputer annuellement le budget européen de 10 milliards d’euros, pèsera lourdement sur les choix politiques que fera l’Union européenne après 2020. Le Comité des régions d’Europe craint une forte baisse de la politique de cohésion et de la politique agricole commune.

09/03/2017 | ACTUALITÉ

Ce n’est pas la douche écossaise, mais la douche anglaise. La parution du “livre blanc sur l’avenir de l’Europe”, présenté par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, le 1er mars dernier, a refroidi les élus locaux européens. Ce livre blanc propose 5 scénarios sur le type d’Union que souhaitent les États membres à l’horizon 2025. L’un des scénarios, le n° 4, où l’UE se concentre sur des domaines jugés prioritaires, ne fait pas la part belle aux régions. Il prévoit que “l’Union européenne cesse d’agir ou intervient moins dans des domaines où son action est perçue comme ayant une valeur ajoutée plus limitée ou n’étant pas à même d’apporter les résultats promis. Il s’agit notamment des domaines du développement régional, de la santé publique ou des volets de la politique sociale et de l’emploi qui ne sont pas directement liés au fonctionnement du marché unique”. Procédures trop compliquées À cause du Brexit et des contraintes budgétaires, l’Europe doit faire des choix, a expliqué Jean-Claude Juncker. Elle pourrait sacrifier la politique de cohésion, la principale politique d’investissement de l’Union européenne, qui vise à réduire les écarts de richesses et de développement entre les régions de l’UE. Pour mener à bien ses missions, la politique de cohésion dispose d’un budget de 351 milliards d’euros sur la période 2014-2020, soit un tiers du total du budget européen. Cette politique est la plus proche des citoyens, celle qui apporte les résultats les plus concrets, mais les fonds tardent à être débloqués en raison de procédures trop compliquées. Réunis les 2 et 3 mars dernier à Varsovie, les représentants de la commission de la politique de la cohésion territoriale du Comité des régions se sont alarmés de la menace qui pèse sur le budget de la politique de cohésion. Intervenante à Varsovie avec d’autres chercheurs, Marjorie Jouen, analyste au groupe de réflexion Institut Jacques Delors, souligne que “le livre blanc a créé un effet de choc parmi les participants du sommet. Quand on le lit avec attention, on s’aperçoit qu’aucun des 5 scénarios présentés par la Commission n’est vraiment attractif pour les collectivités ou les citoyens”. Elle note par ailleurs qu’au fil des ans, la Commission européenne s’est concentrée sur la convergence entre les régions, mais que la solidarité envers les régions fragilisées a été oubliée. “Objectivement, les disparités sont de moins en moins au niveau régional mais au niveau infrarégional, ajoute Marjorie Jouen. Nous constatons l’émergence de zones périphériques à l’intérieur des régions qui n’ont pas accès aux aides. Les régions manquent de visibilité et de repères européens pour s’attaquer à ces écarts… La politique de cohésion doit se renouveler.” Discussion théorique  En fin de compte, “l’intérêt du scénario 4 du livre blanc est de noircir le trait, poursuit Marjorie Jouen. Le fait que la suppression de la politique de cohésion soit explicitement écrite devrait réveiller un certain nombre de pays européens et les faire réfléchir à leurs engagements”. Dans un entretien le 7 mars dernier au magazine allemand Der Spiegel, Vera Jourova, la commissaire européenne à la Justice, aux Consommateurs et à l’Égalité des genres, évoque la fin de la politique de cohésion telle qu’elle a été prévue dans le scénario 4 du livre blanc. “Il pourrait au moins y avoir des changements”, dit-elle en ajoutant : “Peut-être que nous allons redéfinir si les fonds seront décaissés sous forme de subventions ou de prêts. Mais actuellement, cela est, bien sûr, une discussion théorique.” Prochaine étape de cette “discussion théorique”, les chefs d’État et de gouvernement se réuniront à Rome le 25 mars pour le 60e anniversaire des traités de Rome, où ils adopteront une déclaration commune. Jean-Bernard Gallois  


Le maire de Dakar inculpé et écroué pour détournement de fonds

Les avocats de Khalifa Sall estiment que l’arrestation du maire de la capitale sénégalaise vise à freiner ses ambitions politiques, notamment pour les législatives de juillet prochain et la présidentielle de 2019.

08/03/2017 | ACTUALITÉ

Coup dur pour le maire de Dakar et ses ambitions présidentielles. Khalifa Sall, dissident de la majorité au pouvoir, a été inculpé, mardi 7 mars dans la soirée. Il a été placé sous mandat de dépôt, ont annoncé ses avocats [lire le communiqué]. Les chefs d’accusation retenus à son encontre sont ceux “d’escroquerie portant sur des deniers publics, de détournement de deniers publics, d’association de malfaiteurs, de blanchiment de capitaux”, a détaillé Me Bamba Cissé. Cinq de ses collaborateurs ont aussi été mis sous écrou. Le 3 mars, le procureur de la République de Dakar, Serigne Bassirou Guèye, avait fait savoir lors d’une conférence de presse qu’une information judiciaire allait être ouverte contre Khalifa Sall, évoquant un détournement de plus de 2,7 millions d’euros. En rupture avec la majorité présidentielle Un rapport de l’Inspection générale d’État (IGE) affirme que des fonds d’un montant de 1,83 milliard de francs CFA ont été “pris des caisses” de la ville, “sans justification”, avait expliqué le magistrat. “On demande que ce soit justifié” parce que les pièces censées le faire n’ont pas été produites, avait ajouté le procureur. Ancien ministre, Khalifa Sall est le maire de la capitale du Sénégal depuis 2009. Il est l’un des responsables du Parti socialiste (PS). Le PS, formation qui a dirigé le pays de 1960 à 2000, est membre de la coalition autour de l’actuel Président, Macky Sall, mais Khalifa Sall, en dissidence dans son parti et au sein de la majorité, a annoncé qu’il présenterait sa propre liste de candidats aux législatives du 30 juillet. Entendu par la police judiciaire Khalifa Sall a régulièrement réfuté, ces derniers jours, les accusations de détournement portées à son encontre. Il a été convoqué et entendu les 21 et 22 février, pendant plusieurs heures d’affilée, par la division des investigations criminelles (DIC, police judiciaire) sur sa mauvaise gestion présumée. Après son inculpation et son incarcération, ses avocats ont dénoncé une manœuvre politique. “Cette arrestation et cette détention n’ont pour but que de freiner Khalifa Sall dans ses ambitions politiques”, ont-ils assuré dans une déclaration lue devant la presse au tribunal, évoquant les élections législatives de juillet prochain et la présidentielle de 2019. (avec AFP)


NOMINATIONS




Mouvements

Brigitte Collet est nommée ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique, pour les énergies renouvelables et la prévention des risques climatiques – Julien Boucher, directeur des affaires juridiques au secrétariat général des ministères du Logement et de l’Environnement, maître des requête au Conseil d’État, a été statutairement promu au grade de conseiller d’État en service ordinaire (hors tour) – Thomas Campeaux, directeur des libertés publiques et des affaires juridiques (DLPAJ) du ministère de l’Intérieur, maître des requête au Conseil d’État, a été statutairement promu au grade de conseiller d’État en service ordinaire (hors tour) – Francis Donnat, secrétaire général de France Télévisions, maître des requêtes au Conseil d’État, a été statutairement promu conseiller d’État en service ordinaire (hors tour).

15/03/2017 | NOMINATION FRANCE

Nicolas Sarkozy rejoint le conseil d’administration d’un groupe hôtelier

L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy a rejoint le conseil d’administration du géant hôtelier AccorHotels, afin d’“accompagner la vision internationale” du groupe, a annoncé, le 21 février, AccorHotels dans un communiqué. Candidat malheureux de la primaire de la droite, éliminé dès le premier tour le 20 novembre dernier, il a été coopté “à l’unanimité” en tant qu’administrateur indépendant et va présider un comité de “stratégie internationale” – dont les missions seront précisées lors d’un prochain conseil d’administration –, a précisé le groupe. Le patron du groupe hôtelier, Sébastien Bazin, un proche de l’ex-chef de l’État, a estimé que “l’expertise internationale de Nicolas Sarkozy et sa parfaite connaissance des enjeux géopolitiques mondiaux seront de formidables atouts pour le groupe”. Ce poste d’administrateur indépendant serait le premier poste de cette nature occupé par l’ancien Président. AccorHotels exploite sous ses 20 marques, dont Sofitel, Pullman, Novotel, Mercure, Ibis, HotelF1 mais aussi Raffles, Fairmont et Swissôtel, plus de 4 000 hôtels, dans 95 pays. Président de la République française entre 2007 et 2012, Nicolas Sarkozy, titulaire d’une maîtrise de droit privé, est avocat de profession et a exercé jusqu’à la fin des années 1980. Sur le plan politique, Nicolas Sarkozy a débuté sa carrière à Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine, ville dont il a été conseiller municipal (1977-1983), puis maire RPR (Rassemblement pour la République) entre 1983 et 2002. Parallèlement, il fut également conseiller régional RPR d’Île-de-France de 1983 à 1988 et vice-président du département des Hauts-de-Seine de 1985 à 1988. Il préside d’ailleurs ce même département entre 2004 et 2007 sous l’étiquette UMP (Union pour un mouvement populaire, qui a succédé au RPR en 2002). Il a aussi été député des Hauts-de-Seine de 1988 à 1993, puis de 1995 à 2002 et entre mars et juin 2005. Nommé ministre du Budget, porte-parole du gouvernement Balladur en 1993, il occupe ces fonctions pendant deux ans. Député européen entre juillet et septembre 1999, Nicolas Sarkozy assurait avant cela l’intérim à la présidence du RPR, entre avril et juin 1999. En 2002, il redevient ministre, cette fois de Jacques Chirac, d’abord à l’Intérieur, de 2002 à 2004. Il prend ensuite la tête du ministère de l’Économie, entre mars et novembre 2004. Après avoir repris son siège de député à l’Assemblée nationale entre mars et juin 2005, Nicolas Sarkozy est de retour au gouvernement et il reprend la tête du ministère de l’Intérieur, jusqu’en 2007 et sa candidature, sous les couleurs de l’UMP, à l’élection présidentielle, qu’il va remporter. Il se représente en 2012, mais est battu par François Hollande au second tour. Par ailleurs, Nicolas Sarkozy a été le président de l’UMP de 2004 à 2007 puis, à nouveau, entre 2014 et 2016. Le parti a entretemps été rebaptisé Les Républicains (LR), en juin 2015.

22/02/2017 | NOMINATION FRANCE

Un diplomate français nommé chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a choisi de nommer un diplomate français pour assurer le pilotage des opérations de maintien de la paix des Nations unies : Jean-Pierre Lacroix, nommé à cet effet secrétaire général adjoint des Nations unies pour les opérations de maintien de la paix, remplace un autre Français : Hervé Ladsous. Ce dernier occupait ces fonctions depuis 2011 et ne souhaitait pas “proroger son contrat qui prendra fin le 31 mars 2017”, ont indiqué les Nations unies par communiqué. Rompu à l’exercice diplomatique, Jean-Pierre Lacroix était directeur des Nations unies, des organisations internationales, des droits de l’Homme et de la francophonie à la direction générale des affaires politiques et de sécurité du Quai d’Orsay depuis 2014. Avant cela, il avait exercé les fonctions d’ambassadeur de France en Suède, pendant trois ans (2011-2014). Cet énarque (promotion Michel de Montaigne, 1988) rejoint l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères dès sa sortie de l’ENA. Il a notamment officié comme premier secrétaire à la mission permanente de la France auprès de l’ONU à New York, entre 1990 et 1993, avant de rejoindre le cabinet du Premier ministre Édouard Balladur, où il s’occupe notamment des relations Asie-Amérique et des Nations unies (1993-1995). Ce diplomate est ensuite nommé premier secrétaire, puis deuxième conseiller à Washington D.C. (1996-1998), puis il prend le poste de deuxième conseiller à Prague, en République tchèque, en 1998. Sous-directeur des affaires politiques à la direction des Nations unies et des organisations internationales du Quai d’Orsay en 2002, Jean-Pierre Lacroix est désigné directeur adjoint des Nations unies et des organisations internationales trois ans plus tard (2005-2009). Il était le chef du protocole et introducteur des ambassadeurs au ministère des Affaires étrangères en 2009-2010.

15/02/2017 | NOMINATION FRANCE

Un deuxième poste d’ambassadeur pour Roland Galharague

Ambassadeur, chargé de mission pour la stratégie et la prospective auprès du directeur général des affaires politiques et de sécurité à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères, Nicolas de Rivière, depuis 2015, Roland Galharague reprend un poste d’ambassadeur de France à Prague, en République tchèque. Il remplace Charles Malinas, en poste depuis août dernier. Roland Galharague avait pris son premier poste d’ambassadeur en 2012, auprès de la république de Hongrie, où il a évolué pendant trois ans. Avant cela, ce diplomate de 55 ans assumait, au Quai d’Orsay, les fonctions de directeur général adjoint des affaires politiques et de sécurité (2010-2012). Normalien et agrégé de russe, Roland Galharague avait débuté comme rédacteur à la cellule de la Conférence sur la sécurité en Europe à la direction d’Europe, en 1990. Rédacteur à la sous-direction des affaires politiques à la direction des Nations unies et des organisations internationales en 1993, il est nommé premier secrétaire à Washington en 1996. Adjoint au directeur du centre d’analyse et de prévision du Quai d’Orsay de 1999 à 2002, Roland Galharague part ensuite à Londres comme deuxième conseiller et chef du service d’information et de presse à l’ambassade de France au Royaume-Uni (2002-2005). Il a aussi occupé les fonctions de premier conseiller à l’ambassade de France à Pretoria, en Afrique du Sud, entre 2005 et 2008. Jusqu’en 2010, Roland Galharague a piloté la direction de l’Europe continentale du Quai d’Orsay.

14/02/2017 | NOMINATION FRANCE

Rémy Tirouttouvarayane intègre le cabinet de Jean-Marc Ayrault

Adjoint au porte-parole au ministère des Affaires étrangères depuis 2015, Rémy Tirouttouvarayane a été nommé conseiller adjoint “presse et communication” au cabinet du ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault. Formé sur les bancs de l’IEP de Grenoble, Rémy Tirouttouvarayane a débuté sa carrière comme coordinateur de projets européens pour l’espace culturel L’Autre canal en 2006. Chef du service de presse et de communication au ministère des Affaires étrangères en 2008-2009, il devient ensuite chargé d’analyses budgétaires au bureau “Agriculture” dans l’administration centrale de Bercy (2010-2011). Nommé conseiller-négociateur chargé des énergies renouvelables à la direction des affaires européennes et internationales du ministère des Affaires étrangères en 2011, Rémy Tirouttouvarayane occupe ensuite les mêmes fonctions à la direction des entreprises et de l’économie internationale du même ministère (2013-2014), puis au sein du pôle “Opérateurs”, toujours au Quai d’Orsay, jusqu’en 2015.

14/02/2017 | NOMINATION FRANCE


Le Quai d’Orsay nomme un administrateur général des données

Chef de service, secrétaire général adjoint à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères depuis septembre 2016, Laurent Garnier a été nommé administrateur général des données à l’issue du premier hackathon organisé par le Quai d’Orsay, qui s’est terminé le 26 janvier dernier. “Sa mission, dans la lignée du hackathon, sera de coordonner l’ouverture des données du ministère au public et de favoriser leur exploitation au bénéfice de tous”, précise le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Âgé de 49 ans, Laurent Garnier, administrateur civil, avait rejoint l’administration du Quai d’Orsay en 2010 comme directeur des affaires financières, des fonctions qu’il a occupées jusqu’en 2013, puis il a été ambassadeur de France auprès de la République de Maurice, de 2013 à septembre 2016. Avant cela, cet énarque de la promotion Antoine de Saint-Exupéry (1994) a effectué presque toute sa carrière à la direction du budget à Bercy. Il a d’abord officié comme adjoint au chef du bureau du suivi du ministère des Affaires sociales et de la Santé et de la politique des transferts sociaux en 1994. Il est détaché comme attaché financier à la mission permanente de la France auprès de l’Organisation des Nations unies à New York en 1998. De retour à Bercy à la direction du budget deux ans plus tard, Laurent Garnier est chef du bureau de la défense de 2000 à 2002, puis il devient chef du bureau des transports et de la mer entre 2002 et 2006. Toujours à la direction du budget, il est ensuite promu sous-directeur de l’action extérieure de l’État, de l’aide publique au développement, des prêts à des États étrangers, de l’agriculture en 2006, avant de piloter, à cette direction, la sous-direction de la performance de la dépense publique (2008-2010).

01/02/2017 | NOMINATION FRANCE

Jean-Marc Ayrault lance une mission sur l’internationalisation du numérique français

Adjoint à la maire de Lille, Martine Aubry, en charge de la jeunesse et de l’économie numérique et conseiller métropolitain délégué au schéma d’aménagement numérique et aux nouvelles technologies auprès de la Métropole européenne de Lille depuis 2014, Akim Oural, membre du comité de concertation “France très haut débit” et de la formation élargie du Conseil national du numérique (CNNum) depuis 2013,  a été chargé d’une mission – par le ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault – sur l’internationalisation du numérique français et la “promotion à l’international de la ville « servicielle » à la française”. “Grâce à la French Tech et après le sommet mondial pour un gouvernement ouvert, les territoires français sont désormais reconnus comme des producteurs d’innovation combinant technologie, social, économie et politique. Un modèle français de la ville « connectée » émerge”, explique Jean-Marc Ayrault dans la lettre de mission qu’il a adressée à Akim Oural. Ses conclusions sont attendues pour le 15 mars, date de la prochaine séance de la Commission nationale de la coopération décentralisée (CNCD). En 2014, Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique, avait déjà missionné Akim Oural, en lien avec le secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP), sur l’innovation territoriale. Il avait remis son rapport en mai 2015. Deux mois plus tard, il avait également remis à Axelle Lemaire, secrétaire d’État au Numérique, un rapport qui visait à promouvoir les clés de la réussite pour développer les politiques numériques sur les territoires. Âgé de 44 ans, Akim Oural est le directeur de l’information et de la communication du service départemental d’incendie et de secours (Sdis) du Nord depuis 2006. Auparavant, ce titulaire d’un DEA en physique avait rejoint le cabinet de Bernard Derosier, président socialiste du département du Nord, en 2000, comme chargé de mission “Citoyenneté-jeunesse”. Élu et militant local, il a notamment créé, en 1998, l’association Actions Jeunes Europe et rédigé pour Lionel Jospin, alors Premier ministre, et Pierre Moscovici, alors ministre des Affaires européennes, la charte du jeune citoyen européen. Parallèlement, il crée les Jeunes Socialistes de la 2e circonscription du Nord, dont il prend la tête pour trois ans. Dès l’année 2000, Akim Oural devient successivement secrétaire de la section socialiste de Lille-Wazemmes, secrétaire fédéral en charge de l’égalité réelle, de la formation, de la justice et secrétaire de section de Lille-Bois Blancs. En 2004, il est candidat socialiste aux élections européennes sur la liste socialiste menée par Henri Weber pour le Nord-Ouest. En 2008, il rejoint les équipes municipales et métropolitaines de Martine Aubry, maire de Lille, où il aura en charge comme maire adjoint successivement la présidence du quartier des Bois-Blancs/Euratechnologies, puis le numérique, l’innovation et la jeunesse pour Lille et l’économie numérique pour la Métropole européenne de Lille.

01/02/2017 | NOMINATION FRANCE

Un conseiller d’État honoraire élu président de Transparency International France

Ex-directeur général adjoint du groupe La Poste, chargé de la stratégie de développement, des affaires juridiques et internationales et de la régulation, entre 2004 et 2015 et, parallèlement, président de Poste Immo et vice-président du conseil de surveillance de La Banque postale de 2007 à 2015, Marc-André Feffer, conseiller d’État honoraire, a été élu président de Transparency International France, la section française de l’ONG de lutte contre la corruption. Il remplacera Daniel Lebègue, ancien directeur général de la Caisse des dépôts et consignations, dont le mandat arrivera à échéance en mai prochain. Formé sur les bancs de Sciences-Po Paris et de l’ENA (1976, promotion Guernica), Marc-André Feffer, 67 ans, devient auditeur au Conseil d’État à sa sortie de la prestigieuse école. De 1976 à 1981, il y exerce les fonctions de rapporteur au contentieux, puis de responsable du centre de documentation. Entre 1981 et 1984, il évolue comme conseiller au cabinet de Gaston Thorn, alors président de la commission des communautés européennes à Bruxelles, chargé notamment des affaires juridiques et de concurrence, puis Marc-André Feffer devient administrateur délégué du Centre mondial informatique (1984-1985). Pendant les trois années qui ont suivi, Marc-André Feffer a dirigé le service juridique et technique de l’information, placé auprès du Premier ministre (1985-1998), puis il entre à Canal + comme secrétaire général. En 1994, il est nommé délégué général puis vice-président du conseil d’administration, à partir de 1995. De 2000 à 2003, Marc-André Feffer fut le vice-président du directoire du groupe Canal +.

31/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Karima Delli élue à la présidence d’une commission parlementaire européenne

Députée européenne écologiste depuis 2009, Karima Delli a été élue présidente de la commission “Transports” du Parlement européen, qui gère le quatrième budget de l’Union européenne. À 37 ans, elle est la plus jeune députée européenne à diriger une commission parlementaire européenne. Formée sur les bancs de l’IEP de Lille, Karima Delli a débuté comme assistante parlementaire de la sénatrice écologiste du Nord Marie-Christine Blandin, en 2005. Elle est candidate suppléante dans la 10e circonscription du Pas-de-Calais aux législatives de 2007 et devient secrétaire fédérale des Jeunes Verts cette même année. Elle est élue pour la première fois en 2009 au Parlement européen et en 2014, son mandat de parlementaire est renouvelé par les électeurs de l’euro-région Nord-Ouest. Au Parlement européen, Karima Delli est membre de la commission “Transports et tourisme” et suppléante en commission “Emploi et affaires sociales” et en commission “Droits de la femme et égalité des genres”. Elle est membre de la délégation pour les relations avec l’Inde.

26/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Patrizianna Sparacino-Thiellay rejoint le cabinet d’Anne Hidalgo

Ambassadrice pour les droits de l’Homme, en charge de la dimension internationale de la Shoah, des spoliations et du devoir de mémoire depuis 2013, Patrizianna Sparacino-Thiellay a été nommée conseillère diplomatique, déléguée aux relations internationales au cabinet de la maire de Paris, Anne Hidalgo. Lors du Conseil des ministres du 18 janvier, elle avait été remplacée par François Croquette aux fonctions d’ambassadrice pour les droits de l’Homme, en charge de la dimension internationale de la Shoah, des spoliations et du devoir de mémoire. Conseillère diplomatique et juridique de la ministre des Droits des femmes, porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem en 2012-2013, Patrizianna Sparacino-Thiellay était auparavant cheffe de secteur au pôle “Justice et affaires intérieures” du secrétariat général des affaires européennes (SGAE), en charge des dossiers relatifs à l’asile et aux migrations (2009-2012). Formée sur les bancs de l’ENA (promotion Victor Schœlcher, 1996), Patrizianna Sparacino-Thiellay a rejoint le Quai d’Orsay à sa sortie de la prestigieuse école d’administration. En poste à la direction d’Europe continentale au ministère des Affaires étrangères (1996-1998), elle poursuit sa carrière au sein de la direction de la coopération européenne, chargée des relations extérieures de l’Union européenne avec les pays en développement d’Asie et d’Amérique latine, comme conseillère, de 1998 à 2001. Elle est ensuite détachée au Conseil d’État, aux fonctions de maître des requêtes, pendant deux ans (2001-2003), avant de devenir deuxième conseillère à l’ambassade de France en Italie entre 2003 et 2006. Jusqu’en 2009, Patrizianna Sparacino-Thiellay était conseillère auprès du directeur des affaires juridiques du ministère des Affaires étrangères.  

20/01/2017 | NOMINATION FRANCE