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Madrid envoie des renforts policiers en Catalogne avant le référendum interdit

À une semaine de la consultation organisée par les indépendantistes catalans, les policiers et gardes civils mobilisés vont être logés dans des ferries amarrés dans les ports de la région. 

22/09/2017 | ACTUALITÉ

Le ministère espagnol de l’Intérieur ne relâche pas la pression sur les indépendantistes catalans. Trois ferries ont été affrétés pour loger les renforts policiers envoyés en Catalogne avant le référendum d’autodétermination du dimanche 1er octobre, interdit par la justice espagnole. Cette consultation dans la région autonome est convoquée par les dirigeants indépendantistes. “Trois bateaux sont arrivés et resteront dans les ports de Barcelone et de Tarragone, les policiers et gardes civils y seront logés”, a annoncé une source à la préfecture de Catalogne. Deux de ces bateaux mouillent au port de Barcelone, un autre à Tarragone, à 100 kilomètres au sud de la capitale catalane. Il est prévu qu’ils restent en Catalogne au moins jusqu’au 3 octobre, a indiqué un porte-parole du port de Barcelone. Les trois ferries peuvent accueillir au total 6 600 passagers. Le ministère de l’Intérieur a par ailleurs annoncé dans un communiqué qu’il suspendait les permissions des policiers et des gardes civils, “qui garantissent le respect de la décision de la Cour constitutionnelle (de suspendre) le référendum illégal en Catalogne”. Ces deux corps ont intensifié ces derniers jours les actions destinées à empêcher le référendum convoqué par le gouvernement de Catalogne, présidé par l’indépendantiste Carles Puigdemont. Lourdes amendes Mercredi 20 septembre, 14 hauts responsables du gouvernement catalan ont été arrêtés, 8 ont depuis été remis en liberté. Par ailleurs, près de 10 millions de bulletins de vote ont été saisis. Ces actions ont suscité l’indignation en Catalogne parmi les partisans de l’indépendance ou simplement du vote, dont plusieurs milliers ont encore manifesté jeudi 21 septembre dans le centre de Barcelone. Les dockers de Barcelone et de Tarragone ont annoncé dans un communiqué qu’ils n’interviendraient pas sur les bateaux où sont logés les renforts policiers. D’autre part, la Cour constitutionnelle espagnole a annoncé ce jeudi avoir infligé des amendes de 6 000 à 12 000 euros par jour à 24 organisateurs du référendum d’autodétermination de la Catalogne, prévu le 1er octobre. (avec AFP)


Bruxelles réforme l’initiative citoyenne européenne

Pour relancer l’outil de démocratie participative de l’Union européenne, qui n’a jamais vraiment fonctionné, la Commission européenne propose un site pour soutenir les associations et souhaite abaisser l’âge minimum de la signature de 18 ans à 16 ans. 

21/09/2017 | ACTUALITÉ

“Notre Europe a besoin d’un saut démocratique”, avait lancé Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, dans son discours annuel sur l’état de l’Union à la mi-septembre. Dont acte, avec la future simplification de l’initiative citoyenne, destinée à rapprocher les institutions bruxelloises des 500 millions d’Européens. Instaurée par le traité de Lisbonne et lancée le 1er avril 2012, l’initiative citoyenne européenne (ICE) permet aux citoyens de demander une nouvelle loi européenne à la Commission de Bruxelles dès lors qu’1 million de signatures provenant d’au moins un quart des États membres ont été collectées en un an et que la proposition entre dans le champ de compétence de la Commission. La Commission européenne propose qu’il n’y ait plus à l’avenir que deux types de formulaires de soutien, contre 13 à l’heure actuelle, en raison de l’existence de règles différentes au niveau national. La Commission, dont la proposition doit encore recevoir l’aval du Parlement européen et du Conseil européen, souhaite également abaisser de 18 à 16 ans l’âge requis pour soutenir une initiative. La Commission proposera enfin aux organisateurs un service gratuit de collecte de données en ligne, ainsi que la traduction de l’ensemble des initiatives dans toutes les langues de l’Union européenne. 3 pétitions à plus d’1 million de signatures En cinq ans d’existence, le bilan des initiatives citoyennes est maigre. Sur les 40 pétitions qui ont été déposées, seulement 3 ont dépassé le million de signatures requises. Elles portaient sur la protection juridique de l’embryon humain, sur le droit à l’eau et à l’assainissement et sur l’arrêt de la vivisection. Ces 3 initiatives citoyennes ont été lancées en 2013. Depuis, aucune des 9 dernières pétitions n’a réuni 1 million de signatures ou plus.  Il faut dire que les règles du jeu pour le lancement d’une initiative citoyenne ont toujours été d’une opacité certaine. En effet, le dépôt d’une proposition de la part d’un collectif de citoyens suppose que celle-ci s’inscrive dans le champ de compétences de la Commission européenne, comme l’agriculture, l’environnement, la recherche ou la santé publique. Le problème, pour les collectifs citoyens, est que la Commission peut refuser une proposition sans justifier ses raisons. La complexité administrative, elle, s’apparente à celle du dépôt d’une proposition de loi : une démarche longue pour des petits groupes de gens. Le recueil des signatures, notamment, constitue un véritable parcours du combattant car il doit être fait dans plusieurs pays et langues différentes, autant d’obstacles supplémentaires. Au moment de l’adoption du traité de Lisbonne, l’initiative citoyenne européenne avait pourtant suscité de grands espoirs, avec 16 propositions d’ICE la première année. Depuis l’entrée en fonction de la Commission Juncker, en 2014, une seule initiative a été refusée : il s’agissait d’une demande appelant à empêcher le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne (“Stop Brexit”)… qui n’entrait pas dans le champ de travail de l’UE. La Commission, qui ne voulait pas enregistrer l’initiative citoyenne “Stop TTIP”, contre le traité de libre-échange transatlantique, a dû faire marche arrière à la suite de l’annulation de sa décision par la Cour de justice de l’UE. Jean-Bernard Gallois


Forte tension autour du référendum interdit en Catalogne

Madrid mène des opérations de police tous azimuts pour empêcher l’organisation d’un référendum d’autodétermination, interdit par la justice, le 1er octobre prochain. Des perquisitions ont été conduites au siège de l’exécutif catalan à Barcelone.

20/09/2017 | ACTUALITÉ

Madrid accroît la pression sur les indépendantistes catalans, alors que la région autonome maintient son intention d’organiser un référendum d’autodétermination le 1er octobre prochain, bien que la consultation ait été interdite par la justice.  La garde civile a arrêté, mercredi 20 septembre, Josep Maria Jove, secrétaire général de la vice-présidence de Catalogne. Des perquisitions ont eu lieu dans plusieurs départements de l’exécutif de la Catalogne à Barcelone. “La police militaire espagnole est entrée dans les bureaux du gouvernement de Catalogne”, a annoncé un porte-parole de la Generalitat, en évoquant les départements des affaires économiques, extérieures et de la présidence. Ces perquisitions interviennent alors que les opérations de police se sont intensifiées depuis le week-end dernier, avec la multiplication de saisies de matériel électoral, notamment des affiches et de la propagande électorale. Mercredi 20 septembre, des milliers de personnes se sont rassemblées dans le centre de Barcelone pour protester contre les arrestations. « Les forces d'occupation dehors ! », criaient certains manifestants à Barcelone. « Nous voterons pour être libres », lisait-on sur des pancartes. 3 maires entendus par des magistrats Mardi 19 septembre, la garde civile s’est en outre félicitée d’avoir saisi 45 000 convocations destinées aux assesseurs des bureaux de vote qui doivent être en place pour le référendum prévu le 1er octobre et jugé anticonstitutionnel par la Cour constitutionnelle. Selon un communiqué diffusé mardi soir, cela représente “80 % des convocations nécessaires” pour doter les bureaux des assesseurs nécessaires. Ces saisies sont intervenues dans plusieurs locaux de l’entreprise de courrier privé Unipost, précise la garde civile. À Terrassa, à 28 kilomètres au nord-ouest de Barcelone, des militants indépendantistes s’étaient postés devant les bureaux de cette entreprise, tentant de bloquer l’accès au représentant de la justice qui venait délivrer un ordre de perquisition. Ils ont finalement été délogés par la police. Par ailleurs, des maires de Catalogne, qui avaient annoncé vouloir participer à l’organisation du référendum, ont été interrogés, mardi 19 septembre, par des magistrats du parquet sans être inculpés, selon l’Association des municipalités pour l’indépendance (AMI). Les 3 élus du parti PDeCAT (conservateur et indépendantiste) ont refusé de signer la moindre déposition. Favorables au référendum, pas forcément à l’indépendance Les séparatistes sont majoritaires en sièges au Parlement régional depuis septembre 2015. Mais la société catalane est très partagée sur la question de l’indépendance, selon les sondages. Aux élections régionales en 2015, les indépendantistes avaient obtenu 47,6 % des suffrages et le camp soutenant le maintien en Espagne, 51,28 %. Plus de 70 % des Catalans souhaitent cependant pouvoir s’exprimer à travers un référendum en bonne et due forme, selon tous les sondages. (avec AFP)


Report “sine die” des élections municipales en Tunisie

Ces élections devaient être les premières depuis la chute du régime de Ben Ali en 2011. Depuis plusieurs mois, les municipalités tunisiennes sont administrées par des fonctionnaires.

19/09/2017 | ACTUALITÉ

Les premières élections municipales tunisiennes de l’après-révolution n’auront finalement pas lieu le 17 décembre prochain. Comme prévu depuis plusieurs jours, l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) a annoncé, dimanche 17 septembre, le report sine die du scrutin. Cette décision a été prise à l’issue d’une réunion tenue en présence des représentants de l’administration et des partis politiques. “La majorité des participants était pour le report des élections municipales”, a révélé Anouar Ben Hassen, président par intérim de l’ISIE, dans une conférence de presse. Huit formations, dont certaines font partie de la coalition gouvernementale, ont réclamé l’ajournement du scrutin pour plusieurs raisons, estimant globalement que les délais étaient très courts et que personne n’était encore prêt, pas même l’État [lire notre article du 6 septembre 2017]. Certains représentants de la classe politique considèrent par exemple qu’il est impossible d’organiser des municipales tant que le code des collectivités locales n’est pas voté. “On ne peut se baser sur la loi de 1975. Car dans ce cas, les conseils municipaux resteront sous le contrôle du pouvoir régional, ce qui est en contradiction avec la Constitution”, a affirmé il y a quelques jours Hasouna Nafsi, député de Machrou Tounes. Cet élu a évoqué par ailleurs l’absence, pour l’instant, de représentants du tribunal administratif dans toutes les régions. La création de ces annexes a été décidée en mai dernier. Elles ont pour mission de superviser sur le plan légal l’opération électorale, en prenant en charge les recours des candidats aux municipales. Statut précaire de l’instance d’organisation Plus que tout, les partis ayant obtenu le report du scrutin estiment qu’il n’y a pas encore suffisamment de garanties sur la neutralité de l’administration. La démission fracassante, en mai dernier, de l’ancien président de l’ISIE a décrédibilisé davantage le scrutin. Sans expliciter précisément les raisons de son départ, Chafik Sarsar avait indiqué qu’il ne pouvait plus honorer son serment “d’œuvrer à des élections libres et transparentes”. Depuis, l’ISIE est dirigée par des intérimaires. Ce qui lui confère un statut précaire et justifie les réserves des partis politiques à son égard. Des représentants de l’opposition ont d’ailleurs dénoncé à plusieurs reprises le report du vote pour l’élection d’une nouvelle direction. Désigné en urgence pour suppléer au départ de Sarsar, Anouar Ben Hassen a bien tenté pour sa part de se montrer rassurant sur le déroulement des préparatifs pour la tenue des élections locales. Il avait, tout au long de l’été, affirmé que le scrutin se tiendrait à la date indiquée. Encore aujourd’hui, il ne désespère pas de pouvoir convaincre les partis politiques de choisir ensemble une nouvelle échéance. Le 25 mars 2018 ? “Nous sommes tous d’accord sur le fait que le report à une date indéterminée porte atteinte à l’opération électorale. Les reports successifs bousculent les échéances électorales, usent les électeurs et désorganisent le scrutin”, a-t-il prévenu, annonçant qu’une nouvelle réunion se tiendrait dans les prochains jours avec tous les participants à l’opération électorale. Le président par intérim de l’ISIE a même laissé entendre que le scrutin pourrait se tenir le 25 mars prochain. Mais rien n’est encore certain. Lassé par ce qu’il considère comme des tergiversations, le gouvernement a de son côté vivement réagi à l’ajournement des élections locales. “Reporter les élections municipales est une mauvaise chose, quelles qu’en soient les raisons objectives, mais finir une réunion sans fixer une nouvelle date, c’est encore pire”, a déploré à chaud Mehdi Ben Gharbia, ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles et la société civile. Actuellement, les 350 municipalités tunisiennes sont administrées par des fonctionnaires qui ont été désignés il y a six mois, à titre provisoire, afin d’expédier les affaires courantes, en perspective des municipales. Auparavant, toutes les localités du pays étaient dirigées par des délégations spéciales formées par des représentants de la société civile. 345 000 euros de frais par mois L’État avait improvisé cette forme de gestion afin de pallier le départ forcé en 2011 des élus de l’ère du Président Ben Ali. Or très souvent, ces mandats ont été très mal assurés, provoquant des retards importants de développement social et économique local. Pour l’État, il est devenu impératif de pourvoir les assemblées locales de pouvoirs plus adaptés. Le Président Bedji Caid Essebssi a estimé pour sa part que les élections municipales devront couronner le processus de transition démocratique. Mais rien n’est encore fait. En attendant qu’une date de scrutin plus consensuelle soit décidée, l’État devra prendre en charge les frais du report. Selon, le président par intérim de l’ISIE, le retard va couter 345 000 euros par mois. Cette somme servira à couvrir les dépenses de fonctionnement de son instance, qui emploie plus d’un millier d’agents… au chômage technique, forcément ! Samia Lokmane-Khelil  


L’Allemagne veut combler son retard sur l’Internet haut débit

Durant la campagne pour les élections générales allemandes, les partis politiques ont rivalisé de promesses pour moderniser le réseau Internet sur tout le territoire. Mais l’opérateur historique, Deustche Telekom, dont l’un des actionnaires demeure l’État fédéral, réclame des conditions spéciales pour investir dans la fibre optique. 

19/09/2017 | ACTUALITÉ

Au cours des dernières semaines de la campagne électorale en Allemagne - les élections fédérales se tiendront ce dimanche 24 septembre -, tous les débats ont évoqué la modernisation du réseau Internet. Selon des données de l’OCDE, seulement 1,8 % des clients Internet allemands disposent de la fibre optique, ce qui classe le pays 30e sur les 35 pays membres de l’organisation. À titre de comparaison, 70 % des Coréens et des Japonais sont reliés à la fibre optique et 7 % des Français. Au pouvoir depuis douze ans, la CDU d’Angela Merkel veut étendre l’expansion de l’infrastructure à grande échelle en fibre de verre d’ici 2025 tandis que le parti socialiste, le SPD, prévoit de relier “plus de 90 % de tous les bâtiments” aux réseaux haut débit à la même échéance. Les Verts demandent la fibre optique à chaque porte. Quant au parti libéral démocrate, il prévoit de privatiser complètement les participations de l’État dans les actions de Telekom pour renforcer la “société du gigabit”. Ces promesses de campagne interviennent après que le gouvernement fédéral a présenté, en mars dernier, un plan d’investissement de 80 milliards d’euros dans la couverture Internet haut débit sur tout le territoire allemand. En 2014, Angela Merkel avait déjà présenté un “agenda numérique” similaire, qui fixait, entre autres, l’objectif de relier la totalité du territoire à l’Internet haut débit (50 mégabits par seconde), d’ici 2018. Les investissements étaient alors estimés à 20 milliards d’euros, mais le plan n’avait pas été déployé faute de propositions concrètes. Échapper aux règles antimonopoles Au-delà des promesses politiques non tenues, le rôle de la Deutsche Telekom est déterminant dans l’accès au haut débit en Allemagne. La société dispose des deux tiers des abonnements Internet en Allemagne, la plupart sur des connections bas débit. Dans la majorité des cas, la transmission se fait par fil téléphonique au lieu de passer par le câble ou la fibre optique. La société, dont l’État allemand est encore actionnaire à 30 %, s’est montrée très hésitante, ces derniers mois, à construire un réseau à fibre optique sur tout le territoire, à moins que le gouvernement accepte qu’elle soit exclue des règles européennes antimonopoles. Et qu’elle ne soit donc pas obligée d’ouvrir le réseau à la concurrence. Ce blocage de Deutsche Telekom a aussi empêché ses concurrents de progresser sur leur couverture car ils doivent louer les infrastructures de l’opérateur historique. Vodafone a promis d’investir 2 milliards d’euros pour équiper 14 millions de foyers allemands et d’entreprises en Internet à haut débit dans les quatre ans. La société a indiqué qu’elle relierait 1 million de foyers ruraux en construisant des réseaux à fibre optique en coopération avec les municipalités qui investiront dans les infrastructures depuis les échangeurs jusqu’aux maisons, le “dernier mile”, considéré comme la partie la plus coûteuse d’un réseau à haut débit. 50 milliards d’euros de dette De nombreux experts en télécommunications indiquent que c’est le monopole relatif de Deutsche Telekom sur la fourniture d’Internet qui est le principal problème. Le journal allemand Handelsblatt cite des villes où les entreprises privées de fibre optique ont offert des services de télévision et d’Internet groupés, tels que M-Net à Munich et Net-Cologne, et où Deutsche Telekom a rapidement répondu en offrant un service concurrent en fibre optique. Valentina Daiber, membre du conseil d’administration de Telefonica, a soutenu qu’“aucun fournisseur ne peut réaliser l’expansion de la fibre optique seule”, en particulier Deutsche Telekom, qui a une dette de 50 milliards d’euros. Valentina Daiber a déclaré espérer qu’une solution pourra être trouvée “après les élections législatives”. Jean-Bernard Gallois    


Le Président sénégalais critiqué pour avoir nommé son frère à un poste important

Aliou Sall, maire d’une ville proche de Dakar et frère cadet du chef de l’État sénégalais, Macky Sall, a été nommé à la tête de la Caisse des dépôts. L’opposition accuse le Président de renier ses engagements en matière d’éthique. 

18/09/2017 | ACTUALITÉ

Un poste très convoité aux mains du clan familial du président de la République : la nomination d’Aliou Sall à la tête de la Caisse des dépôts sénégalaise, le 11 septembre dernier [lire lecompte rendu du Conseil des ministres], a du mal à passer alors que le pays pensait avoir tourné la page du népotisme. La désignation du frère du Président Macky Sall a suscité la consternation dans les rangs de l’opposition. Aliou Sall n’est pourtant pas totalement étranger à la vie publique, ni même à la gestion des collectivités locales, puisqu’il est à la tête du département de Guédiawaye, près de la capitale, Dakar, et président de l’association des maires du Sénégal. Ancien journaliste, Aliou Sall a notamment fait partie des élèves étrangers de l’ENA, en France, de 2003 à 2005 (promotion Romain Gary), avant de partir travailler au bureau des affaires économiques de l’ambassade du Sénégal à Pékin, puis de se reconvertir dans les affaires. Le cas Karim Wade Sa nomination à la Caisse des dépôts résonne comme un reniement pour Macky Sall, qui avait affirmé en décembre dernier dans Jeune Afrique que “jamais”, il ne mêlerait “[sa] famille à la gestion du pays”. Il y a un an, Aliou Sall avait fait les titres de la presse sénégalaise dans l’affaire Pétro-Tim. L’actuel patron de la Caisse des dépôts avait dû démissionner de son poste d’administrateur de la société pétrolière en contrat avec l’État après les vives critiques de l’opposition dénonçant “l’implication manifeste” du frère du chef de l’État dans le domaine des hydrocarbures au Sénégal. “Si mon frère a été amené à être cité dans des affaires de sociétés privées, c’est parce je lui avais justement indiqué très clairement, dès ma prise de fonctions, qu’il ne bénéficierait jamais de ma part d’un décret de nomination, notamment en raison de l’histoire récente du Sénégal et parce que je ne voulais pas être accusé de népotisme”, avait indiqué le chef de l’État dans l’interview à Jeune Afrique. Une allusion très claire à la famille Wade. Sous la Présidence d’Abdoulaye Wade (de 2000 à 2012), le fils de ce dernier, Karim, avait endossé de nombreuses fonctions officielles, dont plusieurs fois celles de ministre.    


Les fonctionnaires représentent 60 % des salaires versés en Algérie

Les mesures de reclassement des personnels ainsi que les augmentations de salaires ont dopé le volume des rémunérations. Deux tiers du budget de fonctionnement de l’État servent à payer les agents de la fonction publique. 

14/09/2017 | ACTUALITÉ

Le chiffre est étourdissant. En 2016, 3 085,5 milliards de dinars (soit l’équivalent de 25 milliards d’euros) ont été alloués par l’État algérien au règlement des salaires des fonctionnaires. Dans une étude très exhaustive rendue publique récemment, l’Office national (algérien) des statistiques (ONS) révèle que le montant des rémunérations dans l’administration a augmenté d’environ 25 % depuis 2011 et représente plus de 59 % du volume global des salaires versés dans le pays. À titre de comparaison, la somme réservée au paiement des travailleurs du secteur économique hors agriculture est largement moins importante. Elle constitue 35,9 % de l’ensemble des salaires. Dans l’agriculture, cette part est dérisoire et ne dépasse pas 5,1 % du volume global des émoluments versés par l’État. Déjà réputée comme budgétivore, l’administration algérienne confirme, à travers cette répartition très déséquilibrée des salaires, sa propension à engloutir des dépenses de fonctionnement colossales pour un rendement très discutable. L’État est accusé, dans ce domaine, de financer la bureaucratie au lieu de se servir de ses ressources pour le développement du secteur économique créateur de richesses et l’amélioration du bien-être de la population. Dans certains départements ministériels stratégiques, les budgets de fonctionnement sont quasiment entièrement consacrés au règlement des salaires. La ministre de l’Éducation, Nouria Benghebrit, vient de rappeler à cet égard que 85 % des ressources de son département servent à payer l’ensemble des effectifs. Elle a apporté cette précision au moment où une grève des syndicats enseignants se profile à l’horizon et alors qu’une polémique enfle sur les déficits du secteur en matière d’équipements et d’encadrement. L’éducation et la santé recrutent encore À l’inverse de la majorité des autres secteurs de la fonction publique, l’éducation nationale a pourtant obtenu – avec le ministère de la Santé – l’autorisation de continuer à recruter des enseignants. À la fin de l’année 2014, la chute du prix des hydrocarbures (principale ressource financière du pays) avait amené les autorités algériennes à geler les embauches dans l’administration. Sur les recommandations des institutions monétaires internationales, l’État avait même envisagé de dégraisser les effectifs de la fonction publique. En 2015, l’ex-ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, avait annoncé l’intention de l’État de se séparer d’1 million de fonctionnaires. Mais ce projet n’a jamais été mis à exécution. Officiellement, l’Algérie compte 2 millions d’agents de la fonction publique (1 608 964 permanents et 411 208 contractuels). À ces chiffres arrêtés en 2015, il faut néanmoins rajouter les quelques dizaines de milliers de recrues de l’éducation nationale. Le ministère de la Santé s’apprête lui aussi à embaucher du personnel paramédical pour pallier le manque des effectifs dans les hôpitaux. La police a également annoncé son intention de consolider ses rangs en rendant public un vaste programme de recrutement. Ces dernières semaines, la direction générale de la fonction publique a révélé de son côté avoir autorisé les administrations à régulariser la situation de près de 44 200 fonctionnaires qui travaillent dans le cadre des programmes d’insertion professionnelle et de préemploi. Le but étant de combler les postes laissés vacants après les départs en retraite. À plus long terme, le gouvernement n’exclut par l’éventualité de lever le gel des recrutements des fonctionnaires afin, dit-il, de répondre aux besoins des administrations. Une perspective qui devrait faire enfler encore la masse salariale. La rémunération des fonctionnaires absorbe actuellement deux tiers du budget de fonctionnement de l’État. Samia Lokmane-Khelil


Jean-Claude Juncker veut un superministre des Finances européen

Lors son intervention “sur l’état de l’Union européenne”, mercredi 13 septembre, le président de la Commission européenne a livré ses priorités d’action, à deux ans de la fin de son mandat.  

13/09/2017 | ACTUALITÉ

Voici les principaux points de l’intervention du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker “sur l’état de l’Union européenne” devant les eurodéputés à Strasbourg. Un discours parsemé de métaphores maritimes sur les “vents favorables” dont doit profiter l’Europe pour avancer. Superministre des Finances Jean-Claude Juncker s’est prononcé en faveur de la création d’un superministre européen des Finances et de l’Économie. Il s’agit d’une idée ancienne, récemment reprise par le Président français, Emmanuel Macron. Le président de la Commission européenne a souhaité “que le commissaire (européen) chargé de l’Économie et des Finances devienne ce ministre” et qu’il soit aussi “le président de l’Eurogroupe (qui réunit les grands argentiers de la zone euro)”. “Je n’ai pas de sympathie pour l’idée d’un Parlement spécifique de la zone euro”, a-t-il en revanche précisé. Superprésident Sur le plan institutionnel, Jean-Claude Juncker a proposé de fusionner à l’avenir son propre poste avec celui de Donald Tusk, président du Conseil européen, dont le rôle est de regrouper les 28 chefs d’État de l’Union européenne. Cybersécurité et terrorisme “Les cyberattaques sont parfois plus dangereuses pour la stabilité des démocraties et des économies que les fusils et les chars”, a mis en garde Jean-Claude Juncker, qui propose la création d’une “Agence européenne de cybersécurité, pour mieux nous défendre contre ces attaques”. Afin de renforcer la lutte antiterroriste, la Commission suggère la création “d’une cellule européenne de renseignement chargée de veiller à ce que les données relatives aux terroristes et aux combattants étrangers soient automatiquement échangées entre les services de renseignement et la police”. Jean-Claude Juncker veut par ailleurs que le futur parquet européen, spécialisé dans la lutte contre les fraudes au budget européen, soit aussi chargé “de poursuivre les auteurs d’infractions terroristes transfrontalières” Investissements étrangers Jean-Claude Juncker a également annoncé un “cadre” européen sur le contrôle des investissements étrangers dans l’Union européenne pour protéger les secteurs stratégiques, ce qui répond principalement aux inquiétudes sur les acquisitions chinoises en Europe. Espace Schengen et migrants “Si nous voulons renforcer la protection de nos frontières extérieures, nous devons laisser la Bulgarie et la Roumanie rejoindre immédiatement l’espace Schengen” de libre circulation, a dit le président de la Commission, plaidant aussi pour que la Croatie en devienne “un membre à part entière, une fois qu’elle en remplira tous les critères”. Jean-Claude Juncker a indiqué que la Commission présenterait “avant la fin du mois” des “propositions centrées sur les retours, la solidarité avec l’Afrique et l’ouverture de voies de migration légales”, notamment par des réinstallations de réfugiés depuis l’Afrique. Le chef de l’exécutif a par ailleurs rendu un hommage appuyé à l’Italie, “qui sauve l’honneur de l’Europe en Méditerranée”.  (avec AFP)  


L’Union européenne alloue 120 millions d’euros pour développer le wifi gratuit

À partir de 2018, 6 000 à 8 000 communes dans tous les États membres pourront demander des “bons d’achat” de 20 000 euros, permettant de réaliser les travaux d’installation de bornes wifi.  

12/09/2017 | ACTUALITÉ

L’Union européenne va débloquer 120 millions d’euros, à partir de 2018, pour permettre l’installation de milliers de bornes wifi gratuites partout en Europe, dans des lieux publics comme les parcs, les hôpitaux ou les bibliothèques, en vertu d’un texte approuvé mardi 12 septembre par le Parlement européen. “On se demande toujours ce que fait l’Europe, concrètement, pour ses citoyens”, a souligné, lors du débat préalable au vote, l’élue française Anne Sander (LR, groupe PPE). Cette initiative “est justement un exemple d’une Europe visible et utile dans le quotidien des Européens”, s’est-elle félicitée. Liste d’entreprises agréées Ce programme, dont le principe avait été annoncé il y a un an par le président de la Commission, Jean-Claude Juncker, dans son discours sur l’“état de l’Union”, vise à distribuer à 6 000 à 8 000 villes et villages, dans tous les États membres, des “bons d’achat” de 20 000 euros, permettant de réaliser les travaux d’installation de bornes wifi. Pour demander ces bons, les représentants des collectivités locales pourront se connecter à un site Web dédié, où ils trouveront également une liste d’entreprises habilitées à effectuer les travaux d’installation. Les entreprises, munies du bon, se tourneront ensuite vers les autorités européennes pour être payées. Il reviendra aux communes de déterminer quels lieux leur semblent les plus indiqués pour installer une borne wifi : “une bibliothèque publique, l’hôtel de ville, les centres de soin locaux, un square...” a énuméré, à titre d’exemples, la commissaire chargée de l’Économie numérique, Mariya Gabriel. Maintenance des bornes et abonnement à la charge des collectivités Les collectivités qui souhaitent bénéficier du dispositif devront s’engager, en échange, à financer pendant au moins trois ans la maintenance des bornes et le coût de l’abonnement aux opérateurs qui fourniront le flux Internet. Pour les usagers, l’accès à Internet sera entièrement gratuit et sera facilité par un identifiant de connexion unique, qu’ils pourront utiliser partout en Europe, sur toutes les bornes mises en place dans ce même cadre. Les bons seront distribués aux communes suivant le principe du “premier arrivé, premier servi”, mais la Commission a prévu un mécanisme pour s’assurer d’une répartition géographique équitable du service dans tous les États membres. “L’enjeu du texte est de favoriser les zones rurales et celles qui en ont le plus besoin”, car “encore trop de villages ruraux n’ont pas de connexion de qualité”, a souligné Anne Sander. (avec AFP)  


Paris, Berlin, Madrid et Rome font cause commune sur la taxation des Gafa

Quatre capitales européennes se sont entendues sur un texte commun demandant notamment à la Commission de Bruxelles “d’explorer les options compatibles avec le droit européen” pour mettre en place une taxe appliquée sur le chiffre d’affaires généré dans chaque pays européen par les groupes du numérique.

11/09/2017 | ACTUALITÉ

La France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont signé une proposition commune pour une taxation nouvelle des géants du numérique (Gafa), en prévision du conseil informel des ministres des Finances de l’Union européenne le 16 septembre en Estonie, a appris, le 9 septembre, l’AFP. Le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, et ses 3 homologues, dont l’Allemand Wolfgang Schaüble, ont fait parvenir leur proposition à la Commission européenne et à l’Estonie, qui préside actuellement le Conseil européen, selon des documents que l’AFP a pu consulter le 9 septembre. Cette “initiative commune” demande notamment à la Commission “d’explorer les options compatibles avec le droit européen” pour mettre en place une taxe appliquée sur le chiffre d’affaires généré dans chaque pays européen par les groupes du numérique, selon la déclaration politique signée par les 4 ministres. Actuellement, c’est le bénéfice qui sert de référence à l’impôt sur les sociétés payé par les entreprises, et chaque pays applique ses propres taux d’imposition et sa propre assiette servant de base au calcul. Pratiquant un taux d’imposition autour de 12,5 %, l’un des plus bas d’Europe, l’Irlande accueille ainsi un grand nombre de filiales de ces groupes. Les grands groupes du numérique, dont les Gafa (acronyme de Google, Apple, Facebook et Amazon), sont régulièrement accusés de faire de l’optimisation fiscale grâce à des montages financiers qui minimisent leurs impôts. Recherche d’un consensus plus large “Une communication est prévue à Tallinn [au conseil informel des ministres des Finances de l’UE, ndlr] et l’objectif est que la Commission donne sa réponse sur cette proposition au sommet des chefs d’État fin septembre”, sommet dédié au numérique, indique-t-on à Bercy, ajoutant que d’autres pays soutiennent cette proposition. Le soutien de l’Allemagne à cette initiative de Paris était jusqu’ici incertain, Berlin étant actuellement concentré sur les élections législatives du 24 septembre. Une initiative en matière de fiscalité nécessite en outre de consulter les 16 États-régions (Länder) du pays. Pour Paris, Berlin, Madrid et Rome, cette proposition “ne remet pas en cause” les travaux européens en cours sur une harmonisation de la fiscalité européenne des grandes entreprises (projets de directives Acis et Accis), écrivent-ils. En juillet, Paris et Berlin s’étaient engagés à adopter une position commune d’ici la fin de l’année sur ce projet de réforme. L’objectif de Paris est que les Gafa soient inclus dans ces directives, ce qui n’est pas le cas actuellement, précise-t-on à Bercy. La Présidence estonienne de l’UE s’est pour sa part donné pour but d’arriver à une position commune des États membres de l’Union en matière de taxation de l’économie numérique d’ici la fin de l’année. Avec AFP


Des failles dans la sécurité informatique pour les élections allemandes

Le logiciel qui va enregistrer les résultats des prochaine législatives en Allemagne est tellement mauvais qu’“il n’aurait jamais dû être utilisé”, selon l’une des organisations de hackers les plus influentes en Europe.

08/09/2017 | ACTUALITÉ

Des experts en sécurité informatique ont découvert de graves failles dans un logiciel utilisé pour enregistrer les résultats des élections législatives du 24 septembre en Allemagne, a révélé, jeudi 7 septembre, l’hebdomadaire Die Zeit. Selon l’organisation Chaos Computer Club (CCC), l’une des organisations de hackers les plus influentes en Europe, citée par le magazine, la transmission des données électorales des communes à la commission électorale n’est pas protégée par un système d’encodage ou par un système d’authentification efficient. Ce logiciel est tellement mauvais qu’“il n’aurait jamais dû être utilisé” pour les élections allemandes, selon un porte-parole de CCC, Linus Neumann, cité par Die Zeit. Il n’y a “pas de réel système d’encodage mais seulement un système de masquage”, a-t-il ajouté. “Les possibilités d’attaque et les faiblesses sont telles qu’elles ont dépassé nos pires craintes”, a-t-il souligné. Les résultats “papier” feraient foi… L’inventeur de ce programme PC-Wahl, Volker Berninger, a néanmoins écarté l’hypothèse selon laquelle les élections législatives, à l’issue desquelles la chancelière Angela Merkel pourrait entamer un quatrième mandat, puissent être manipulées par ce biais. “Dans le pire des cas, quelqu’un pourrait juste susciter la confusion”, a-t-il insisté. “Il y aurait alors des résultats faux sur Internet mais sur le papier nous aurions toujours les bons”, a-t-il ajouté. Le piratage et l’espionnage informatiques sont au cœur d’un vaste débat en Allemagne alors que la chambre des députés (Bundestag) a été victime par le passé de cyberattaques de grande ampleur. Selon Die Zeit, la commission électorale s’active actuellement à combler les déficits informatiques. (avec AFP)


La Catalogne prépare son administration fiscale à l’indépendance

En adoptant la loi qui convoque le référendum sur l’indépendance de la région pour le 1er octobre prochain, la majorité indépendantiste du parlement régional catalan et le gouvernement autonome sont décidés à aller jusqu’au bout, malgré les rappels à la loi du gouvernement espagnol. 

07/09/2017 | ACTUALITÉ

Les indépendantistes catalans ont franchi un pas décisif vers la rupture avec Madrid en adoptant la loi sur le référendum d’autodétermination dans la soirée du mercredi 6 septembre, après des débats houleux qui ont duré plus de onze heures. Ce référendum, que le gouvernement de Catalogne entend organiser le 1er octobre, est refusé depuis des mois par le gouvernement espagnol, qui argue que la Constitution ne permet pas à un territoire de se prononcer sur l’unité de l’Espagne. Après le vote du 6 septembre, la vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Sáenz de Santamaría, a dénoncé “un coup de force” et annoncé la saisine de la Cour constitutionnelle. Mariano Rajoy, le chef du gouvernement, décidé à empêcher ce scrutin qu’il considère comme illégal, n’a cessé de répéter qu’il “n’y aura pas d’urnes le 1er octobre”. Il doit rencontrer d’ici la fin de semaine les chefs de file des partis pour sceller l’unité face au défi indépendantiste. 19 perceptions ouvertes d’ici la fin de l’année Le gouvernement séparatiste de Catalogne est si certain du résultat de la consultation qu’il se prépare déjà à être un État indépendant. Avant même le vote du texte de convocation du référendum, le président de la Generalitat, Carles Puigdemont, et son ministre des Finances, Oriol Junqueras, ont présenté leur nouveau Trésor public lundi 4 septembre. Il aura, selon eux, les capacités nécessaires pour recouvrir la plupart des recettes rétrocédées ou autorisées par l’État central depuis la division de l’Espagne en 17 régions autonomes, dotées chacune de leur propre statut administratif et fiscal.   Le Trésor catalan ne prélève jusqu’ici que 5 % des impôts en Catalogne sur un montant total estimé à 2,5 milliards d’euros annuels. Le reste est ponctionné par les agences locales de l’État ou des agences privées sous contrat qui remontent les recettes à l’administration centrale, laquelle redistribue ensuite les fonds à l’ensemble des régions espagnoles. La Generalitat a annoncé l’ouverture de 19 perceptions et la formation de 800 employés d’ici la fin de l’année, recrutés des anciennes agences publiques ou privées depuis 2015. Par ailleurs, le gouvernement catalan a embauché 40 administrateurs fiscaux et 24 percepteurs et a même remplacé le programme informatique installé par le gouvernement espagnol. Quand et comment l’administration fiscale lèvera-t-elle la totalité de la TVA, de l’impôt sur le revenu et des autres taxes partagées avec l’administration espagnole ? “Il va falloir négocier quand et comment les impôts massifs seront transférés à l’administration catalane, cela dépendra du contexte politique à venir”, a répondu le ministre catalan des Finances. Les séparatistes ont également prévu la mise en place d’une sécurité sociale et d’une diplomatie propres. Jean-Bernard Gallois


Plusieurs partis politiques veulent le report des municipales en Tunisie

Alors que le Président tunisien doit officialiser la tenue, le 17 décembre, de ces premières élections locales depuis la révolution de 2011, 8 formations politiques appellent à un report de quelques mois.

06/09/2017 | ACTUALITÉ

Plusieurs partis politiques ont demandé, mardi 5 septembre, le report des élections municipales prévues le 17 décembre prochain, réclamant notamment une loi pour l’organisation de ces élections locales. D’ici le 9 septembre, le Président Béji Caïd Essebsi doit émettre un décret appelant les électeurs à participer aux municipales. Huit partis, dont Afek Tounes, membre de l’actuel gouvernement, et Al Badil, présidé par l’ancien Premier ministre Mehdi Jomaa, ont dit lors d’une conférence de presse être favorables à la tenue de ces élections à “une date ultérieure”. Postes vacants au sein de l’instance organisatrice Selon le chef d’Afek Tounes, Yassine Brahim, son parti “a des doutes sur la capacité de l’Isie (l’instance chargée d’organiser les municipales) à organiser ces élections dans les conditions les plus favorables”. “C’est une opinion partagée par 8 partis”, a-t-il assuré, précisant que “fin mars [leur] paraît une bonne date” pour les municipales. Pour Yassine Brahim, ces élections ne peuvent se tenir sans que n’aient été pourvus au préalable les postes vacants au sein de l’Isie et sans l’adoption au Parlement d’une loi électorale permettant l’organisation administrative et financière des municipales. Le président de l’Isie, Chafik Sarsar, une personnalité respectée qui a mené à bien les élections législatives de 2014, a démissionné avec fracas en mai, ainsi que deux autres membres de l’instance, laissant entendre qu’il ne pouvait plus travailler de manière “transparente” et “impartiale”. Les islamistes d’Ennahda favorables au maintien de la date Cette instance et le mouvement islamiste Ennahda, considéré par des observateurs comme étant le parti “le plus préparé” aux municipales, tiennent au maintien de la date prévue. Après l’adoption d’une Constitution et le succès en 2014 des élections législatives et présidentielle, ces municipales doivent permettre d’ancrer le processus démocratique à l’échelle locale. Ces premières élections locales depuis la chute de la dictature en 2011 pourraient aussi permettre d’améliorer le cadre de vie des Tunisiens, qui s’est nettement dégradé depuis la dissolution des municipalités et leur remplacement par des équipes provisoires. (avec AFP)


Le Maroc renforce sa lutte contre les emplois fictifs dans l’administration

Le ministère marocain de la Fonction publique entend consolider le dispositif de contrôle déjà existant en donnant plus de pouvoir aux inspecteurs des finances publiques. La moitié des fonctionnaires “fantômes” se trouverait à l’éducation nationale.

05/09/2017 | ACTUALITÉ

Les chiffres globaux restent encore approximatifs mais ils révèlent suffisamment l’ampleur du fléau. Au Maroc, le nombre des emplois fictifs dans la fonction publique se situe entre 70 000 et 90 000. Depuis quelques années, le gouvernement local s’efforce de déloger les fonctionnaires fantômes en renforçant les dispositifs de contrôle à tous les niveaux de l’administration. Des statistiques qui viennent d’être rendues publiques par le ministère de la Fonction publique et de la Réforme de l’administration montrent néanmoins que la guerre est encore loin d’être gagnée. Entre 2012 et 2015, à peine 2 299 agents ont été débusqués, soit une goutte d’eau dans l’océan… La trésorerie générale du ministère des Finances a diligenté une enquête qui vient de montrer qu’une vingtaine de départements ministériels n’avaient pas listé leurs effectifs de manière convenable en livrant le nombre des absentéistes – un peu plus de 3 000 – répartis entre l’éducation nationale, l’enseignement supérieur, l’intérieur, l’économie et les finances. À son arrivée au ministère de la Fonction publique en avril dernier, Mohamed Ben Abdelkader avait annoncé qu’il allait s’atteler davantage à combattre les emplois fictifs, en consolidant les pouvoirs des inspecteurs et en mettant des filtres à chaque niveau de l’administration, afin de recouper l’ensemble des informations concernant la masse salariale. Une circulaire datant de 2012 oblige chaque administration à élaborer deux listes collectives du personnel. Sur la première figure le nombre des fonctionnaires présents effectivement sur leur lieu de travail. La seconde doit comporter, quant à elle, les noms des salariés qui ne font pas acte de présence pour de longues durées et sans justification. L’Éducation nationale, ministère le plus touché Ces listes sont envoyées à la fin du mois de février de chaque année au ministère de la Fonction publique et à la trésorerie générale du royaume qui doivent, dans le cadre d’une commission commune, confirmer le nombre de salaires indument perçus. Les services des ressources humaines des administrations sont chargés, pour leur part, de veiller à l’application de la législation sanctionnant l’absentéisme injustifié. Un peu moins de 800 décisions disciplinaires ont été rendues depuis 2012 et 223 personnes ont été radiées de la fonction publique. Le département le plus touché par les emplois fictifs est l’éducation nationale, où 50 % des fonctionnaires “fantômes” hantent le secteur, déjà très budgétivore. Le ministère de l’Intérieur est également concerné par le fléau. L’ancien ministre, Mohamed Hassad, avait demandé aux responsables des collectivités territoriales et locales de se montrer plus sévères à l’égard des absentéistes, avec davantage de ponctions de salaires et de traductions en conseil de discipline. Son collègue de l’Éducation nationale n’avait pas hésité à rendre publique la liste des fonctionnaires incriminés. La même démarche avait été suivie par le ministre de la Santé, qui a de son côté cité les noms de médecins qui officient dans le privé alors qu’ils sont employés par les hôpitaux… Le scandale des emplois fictifs a également ébranlé les arcanes du Parlement, où 250 agents absentéistes ont été débusqués il y un an. À la même période, les autorités avaient annoncé des projets pour chasser les fonctionnaires fantômes des administrations. Il était question de mettre en place des pointeuses horaires aux entrées des administrations et un système de notation permettant d’évaluer l’assiduité de chaque employé. Le gouvernement a aussi fait appel au sens civique des fonctionnaires en leur demandant de dénoncer anonymement, sur un site Web (www.stopabsence.ma), les absences injustifiées de leurs collègues.  Samia Lokmane-Khelil 


Vers une vaste réforme de la fonction publique en Grèce

Sous la pression des créanciers internationaux, le gouvernement d’Athènes a présenté un plan triennal visant à réformer le secteur public. La fonction publique grecque sera indépendante et dépolitisée d’ici 2020, promet l’exécutif.

04/09/2017 | ACTUALITÉ

La grève de 24 heures très suivie en Grèce le 13 juillet dernier, à l’appel de la puissante centrale Adedy, qui représente toutes les confédérations syndicales du service public, n’a pas impressionné le gouvernement d’Alexis Tsipras. L’exécutif grec a présenté, mercredi 30 août, un plan sur trois ans de réforme de l’administration publique. Athènes, qui a bénéficié depuis 2010 de 3 programmes d’aide financière internationale, a promis à ses créanciers une cure d’amaigrissement et de modernisation de son administration. En filigrane, il s’agit de rendre celle-ci moins coûteuse et plus efficace, mais surtout de mettre un terme à une vieille habitude : les emplois de complaisance. La fonction publique grecque a gonflé au fil des décennies, notamment en raison du clientélisme des partis politiques distribuant les emplois en échange des votes. Un phénomène de grande ampleur puisqu’en 2010, lorsque la Grèce a dû faire appel une première fois à une aide financière internationale, l’État a dû procéder à un recensement pour découvrir qu’il employait quasiment un actif sur cinq… Évaluation et formation Avec sa réforme, le gouvernement dit vouloir mettre l’accent sur l’évaluation et la formation des fonctionnaires, répartir les effectifs en fonction des besoins et favoriser les compétences numériques dans les critères d’embauche, tout en développant les bases de données sur Internet et en simplifiant les réglementations d’ici 2019. Les départs en préretraite et le plafonnement des embauches ont, depuis 2010, fait fondre les effectifs de la fonction publique d’environ 18 %, selon les statistiques gouvernementales, et ce malgré une forte résistance syndicale. Les agents de l’État sont protégés contre le licenciement par la Constitution, un droit établi il y a plus d’un siècle, et ces départs involontaires peuvent être contestés devant les tribunaux grecs.


NOMINATIONS

Un premier poste d’ambassadeur pour Terence Wills

Premier conseiller à l’ambassade de France au Nigéria depuis 2013, Terence Wills, conseiller des affaires étrangères, a été nommé ambassadeur de France au Liberia. Il succède à Joël Godeau, en poste depuis 2013. Âgé de 48 ans, formé sur les bancs de Sciences-Po Bordeaux, Terence Wills est admis au concours pour le recrutement de secrétaires adjoints des affaires étrangères en 1987. Vice-consul de France à Brazzaville (Congo) en 1987-1988, il est ensuite troisième, puis deuxième secrétaire, toujours à Brazzaville, jusqu’en 1990. Affecté au cérémonial du protocole au Quai d’Orsay entre 1990 et 1992, ce diplomate repart en ambassade, au Burundi, comme deuxième secrétaire (1992-1995), avant d’officier comme premier secrétaire à l’ambassade de France à Maputo (Mozambique) pendant trois ans (1995-1998). Premier secrétaire à l’ambassade de France au Ghana entre 1998 et 2001, Terence Wills repart ensuite en administration centrale comme chargé de mission au centre d’analyse et de prévision du ministère des Affaires étrangères, jusqu’en 2004. Deuxième conseiller à l’ambassade de France en Tanzanie (2004-2007), puis consul général de France au Congo (2007-2010), il avait ensuite été chargé de la mission “Coopération et développement” auprès du directeur d’Afrique et de l’océan Indien du ministère des Affaires étrangères, jusqu’en 2013 et son départ pour le Nigéria.

22/09/2017 | NOMINATION FRANCE


Sujiro Seam part aux Fidji

Consul général de France à Houston (États-Unis) depuis 2013, Sujiro Seam, conseiller des affaires étrangères hors classe, a été nommé ambassadeur de France aux îles Fidji. Il remplace Michel Djokovic, en poste depuis 2014. Âgé de 45 ans, Sujiro Seam a rejoint le Quai d’Orsay à sa sortie de la promotion Valmy de l’ENA, en 1998. Rédacteur à la direction des affaires juridiques, il devient expert à la direction générale du commerce de la Commission européenne en 2001, puis conseiller à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne à Bruxelles entre 2004 et 2009. Sujiro Seam a aussi piloté la sous-direction de la sécurité alimentaire et du développement économique au Quai d’Orsay de 2009 à 2011, puis il a été nommé directeur adjoint du développement et des biens publics mondiaux à la direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats au ministère des Affaires étrangères, où il a évolué jusqu’en 2013.

21/09/2017 | NOMINATION FRANCE

Jean-Claude Tribolet retourne dans l’administration du Quai d’Orsay

Ministre conseiller à l’ambassade de France à Berlin depuis 2013, Jean-Claude Tribolet, conseiller des affaires étrangères hors classe (Orient), a été nommé sous-directeur, directeur adjoint de l’Union européenne au ministère des Affaires étrangères. Il remplace Laurence Auer, qui avait été nommée dans ces fonctions en août 2016. Cette dernière officie comme directrice de la culture, de l’enseignement, de la recherche et du réseau au sein de la direction générale de la mondialisation, de la culture, de l’enseignement et du développement international du Quai d’Orsay, depuis août dernier. Titulaire d’une licence ès lettres spécialité journalisme et techniques de l’information et d’une licence de langues étrangères vivantes en allemand, Jean-Claude Tribolet, 59 ans, a notamment été attaché d’ambassade à Bonn (Allemagne) en 1993 et premier secrétaire, chef du service de presse et d’information à l’ambassade de France à Berlin de 1999 à 2003. Rédacteur à la direction d’Europe, puis à la sous-direction d’Europe centrale et du Sud à la direction de la coopération européenne de 1993 à 1996, ce diplomate avait ensuite officié comme deuxième, puis premier secrétaire à Canberra, en Australie (1997-1999), puis comme deuxième conseiller, conseiller de coopération et d’action culturelle à New Delhi, en Inde, de 2003 à 2006. Affecté à l’administration centrale du Quai d’Orsay, à Paris, en 2006, Jean-Claude Tribolet a piloté la sous-direction de la communication pendant deux années avant de repartir en ambassade comme deuxième conseiller, chef du service d’information et de presse à l’ambassade de France à Londres (2008-2011). De retour en Allemagne en 2011, il avait pris son premier poste de consul général à Francfort, des fonctions qu’il a occupées jusqu’en 2013.

21/09/2017 | NOMINATION FRANCE

Jean-Yves Le Drian recrute le conseiller parlementaire de Christophe Castaner

Conseiller parlementaire au cabinet du secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, depuis juin dernier, Baptiste Prudhomme a été nommé conseiller politique et parlementaire au cabinet du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Il remplace Laurent Navès, en poste depuis mai dernier et qui a, lui, rejoint le cabinet d’études Elabe comme directeur “conseil”. Lors du quinquennat précédent, Baptiste Prudhomme évoluait déjà en cabinet ministériel. Conseiller parlementaire au cabinet du secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen entre 2014 et 2016, il avait ensuite conservé ces mêmes fonctions auprès de son successeur, André Vallini, jusqu’à l’alternance de mai dernier. Baptiste Prudhomme, 30 ans, titulaire d’un master 2 professionnel “affaires publiques” en science politique, a auparavant été le collaborateur parlementaire du sénateur des Côtes-d’Armor Yannick Botrel, en 2011-2012, puis du sénateur du Loiret et ex-président de la commission des lois du Sénat, Jean-Pierre Sueur (2012-2014).

20/09/2017 | NOMINATION FRANCE


Le secrétaire général adjoint du Quai d’Orsay de retour à Bercy

Chef de service, secrétaire général adjoint à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères depuis septembre 2016 – parallèlement administrateur général des données du Quai d’Orsay depuis janvier dernier – Laurent Garnier, administrateur général, a été titularisé dans le grade d’administrateur général des finances publiques de première classe et nommé directeur départemental des finances publiques de la Charente-Maritime. Il succède à Daniel Dubret, en poste depuis 2015. Âgé de 49 ans, Laurent Garnier, administrateur civil, avait rejoint l’administration du Quai d’Orsay en 2010 comme directeur des affaires financières, des fonctions qu’il a occupées jusqu’en 2013, puis il a été ambassadeur de France auprès de la république de Maurice de 2013 à septembre 2016. Avant cela, cet énarque de la promotion Antoine de Saint-Exupéry (1994) a effectué presque toute sa carrière à la direction du budget à Bercy. Il a d’abord officié comme adjoint au chef du bureau du suivi du ministère des Affaires sociales et de la Santé et de la politique des transferts sociaux en 1994. Il est détaché comme attaché financier à la mission permanente de la France auprès de l’Organisation des Nations unies à New York en 1998. De retour à Bercy à la direction du budget deux ans plus tard, Laurent Garnier est chef du bureau de la défense de 2000 à 2002, puis il devient chef du bureau des transports et de la mer entre 2002 et 2006. Toujours à la direction du budget, il est ensuite promu sous-directeur de l’action extérieure de l’État, de l’aide publique au développement, des prêts à des États étrangers, de l’agriculture en 2006, avant de piloter, à cette direction, la sous-direction de la performance de la dépense publique (2008-2010).

19/09/2017 | NOMINATION FRANCE

Matthieu Philippot rejoint le Quai d’Orsay

Adjoint au chef du bureau des relations bilatérales et des instruments financiers européens à la direction générale du Trésor, à Bercy, depuis 2015, Matthieu Philippot, ingénieur des Mines, a été nommé conseiller “questions financières, budgétaires et économiques” au cabinet de Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, auprès du ministre des Affaires étrangères. Ancien élève de l’École nationale supérieure des mines de Paris, diplômé de Sciences-Po Paris et de la London School of Economics and Political Science, Matthieu Philippot a d’abord été analyste chez BNP Paribas (2010-2012), avant d’exercer comme adjoint au chef du bureau de l’économie des réseaux à la direction générale du Trésor, à Bercy, entre 2013 et 2015.

18/09/2017 | NOMINATION FRANCE


Nomination de l'ambassadeur aux investissements internationaux

Nommé président du conseil d’administration de Business France le 24 août dernier, Pascal Cagni, ex-patron d’Apple Europe, a été nommé ambassadeur délégué aux investissements internationaux lors du Conseil des ministres du 14 septembre. Pascal Cagni succède à Muriel Pénicaud, actuelle ministre du Travail d’Emmanuel Macron et ex-directrice générale de Business France, au poste d’ambassadeur délégué aux investissements internationaux. Pour rappel, c’est le diplomate Christophe Lecourtier qui occupe désormais les fonctions de directeur général de Business France, en remplacement de Muriel Pénicaud. Il avait été proposé à ce poste par le gouvernement et sa nomination a été entérinée par un décret paru au Journal officiel ce 15 septembre. Le nouvel ambassadeur chargé de promouvoir les investissements internationaux en France est un spécialiste de l’économie numérique. Âgé de 55 ans, Pascal Cagni est le fondateur et directeur général du fonds de capital-risque C4 Ventures depuis 2013. Avant cela, ce diplômé de Science-Po Paris et de HEC a été vice-président d’Apple Europe, Moyen-Orient, Inde et Afrique (EMEIA) pendant douze ans (2000-2012). Pascal Cagni a également évolué, au début de sa carrière, chez Compaq Computers, où il a notamment créé Software Publishing France (1995-1997), avant d’évoluer chez Packard Bell jusqu’en 2000. Le président de Business France nommé ambassadeur délégué aux investissements internationaux Nommé président du conseil d’administration de Business France le 24 août dernier, Pascal Cagni, ex-patron d’Apple Europe, a été nommé ambassadeur délégué aux investissements internationaux lors du Conseil des ministres du 14 septembre. Pascal Cagni succède à Muriel Pénicaud, actuelle ministre du Travail d’Emmanuel Macron et ex-directrice générale de Business France, au poste d’ambassadeur délégué aux investissements internationaux. Pour rappel, c’est le diplomate Christophe Lecourtier qui occupe désormais les fonctions de directeur général de Business France, en remplacement de Muriel Pénicaud. Il avait été proposé à ce poste par le gouvernement et sa nomination a été entérinée par un décret paru au Journal officiel ce 15 septembre. Le nouvel ambassadeur chargé de promouvoir les investissements internationaux en France est un spécialiste de l’économie numérique. Âgé de 55 ans, Pascal Cagni est le fondateur et directeur général du fonds de capital-risque C4 Ventures depuis 2013. Avant cela, ce diplômé de Science-Po Paris et de HEC a été vice-président d’Apple Europe, Moyen-Orient, Inde et Afrique (EMEIA) pendant douze ans (2000-2012). Pascal Cagni a également évolué, au début de sa carrière, chez Compaq Computers, où il a notamment créé Software Publishing France (1995-1997), avant d’évoluer chez Packard Bell jusqu’en 2000.

15/09/2017 | NOMINATION FRANCE

Jacqueline Bassa-Mazzoni part aux Comores

Chargée de mission à l’administration centrale du ministre des Affaires étrangères depuis avril dernier, Jacqueline Bassa-Mazzoni, conseillère des affaires étrangères hors classe, a été nommée ambassadrice de France aux Comores. Elle remplace Robby Judes, en poste depuis 2014. Ancienne élève de Sciences-Po Paris, Jacqueline Bassa-Mazzoni, 61 ans, a notamment officié comme deuxième, puis première secrétaire à Tel-Aviv, en Israël (1983-1986). Première secrétaire à Vientiane, au Laos, en 1986, elle est aussi première secrétaire à l’ambassade de France à Moscou, en Russie (1991-1994), puis deuxième conseillère à l’ambassade de France à Tananarive (Madagascar) en 1994. Jacqueline Bassa-Mazzoni est ensuite première conseillère à Stockholm, en Suède, en 2002, puis deuxième conseillère et conseillère de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France à Belgrade (Serbie) de 2005 à 2008. Elle a ensuite été cheffe de la mission pour la politique des visas à la direction des Français de l’étranger au Quai d’Orsay, en 2008-2009, puis cette diplomate a été chargée de mission “ONU, organisations internationales, droits de l’Homme et francophonie” à Paris en 2009. Pendant les trois années qui ont suivi, Jacqueline Bassa-Mazzoni était conseillère d’ambassade de première classe à l’ambassade de France à Libreville, au Gabon (2010-2013).

15/09/2017 | NOMINATION FRANCE

Cécile Longé prend son premier poste d’ambassadrice

Chargée de mission à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères depuis mai dernier, Cécile Longé, conseillère des affaires étrangères hors classe, a été nommée ambassadrice de France auprès du royaume de Bahreïn. Elle remplace Bernard Regnauld-Fabre, qui occupait ces fonctions depuis 2014. Titulaire d’une maîtrise de droit international et européen, Cécile Longé a notamment été rédactrice à la sous-direction d’Europe occidentale et nordique, à la direction de coopération européenne, à la direction générale des affaires européennes et économiques du Quai d’Orsay en 1991, avant d’exercer comme experte nationale auprès de l’unité responsable des relations juridiques avec les pays d’Europe centrale et orientale à la Commission européenne à Bruxelles, entre 1994 et 1997. À cette date, cette diplomate est nommée première secrétaire à l’ambassade de France en Bulgarie (1997-2001), puis elle part travailler dans la préfectorale. Cécile Longé officie alors comme sous-préfète d’Argelès-Gazost (Hautes-Pyrénées) de 2002 à 2004, puis exerce comme sous-préfète et chargée de mission pour la politique de la ville auprès du préfet de la région Midi-Pyrénées en 2004-2005. Sous-préfète de Pithiviers (Loiret) entre 2005 et 2007, Cécile Longé est de retour au ministère des Affaires étrangères en 2007 et y pilote la sous-direction de la coordination géographique à la direction générale de la coopération internationale et du développement pendant deux ans. Secrétaire générale du conseil culturel de l’Union pour la Méditerranée (UPM) en 2009-2010, elle a ensuite été promue directrice adjointe du centre de crise du Quai d’Orsay (2010-2013), avant de prendre son premier poste de consule générale à Beyrouth (Liban), en 2013. Elle a occupé ces fonctions jusqu’en mai dernier.

14/09/2017 | NOMINATION FRANCE

Mouvements

Sujiro Seam, conseiller des affaires étrangères hors classe, est nommé ambassadeur de France aux Fidji, en remplacement de Michel Djokovic – Jacqueline Bassa-Mazzoni, conseillère des affaires étrangères hors classe, devient ambassadrice de France aux Comores, en remplacement de Robby Judes – Julie Creuseveau est désignée conseillère technique “presse” au cabinet du Premier ministre, Édouard Philippe, en remplacement de Mathilde Michel – Jacques Ranchère, sous-préfet hors classe, est nommé sous-préfet de Redon (Ille-et-Vilaine) – Hélène Girardot, sous-préfète, devient secrétaire générale de la préfecture du Lot-et-Garonne – Edwige Darracq, ingénieure du génie sanitaire détachée en qualité de sous-préfète, prend les fonctions de directrice de cabinet du préfet des Pyrénées-Orientales.

14/09/2017 | NOMINATION FRANCE

Graham Paul prend son premier poste d’ambassadeur

Chef de service, directeur des immeubles et de la logistique (groupe II) à la direction générale de l’administration et de la modernisation à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères depuis 2014, Graham Paul, ministre plénipotentiaire de deuxième classe, est nommé ambassadeur de France en Islande. Il succède à Philippe O’Quin, en poste depuis 2014. Titulaire d’une maîtrise de droit, diplômé de Sciences-Po Bordeaux, Graham Paul, 59 ans, a débuté comme vice-consul (1984-1986), puis comme troisième secrétaire à Yaoundé, au Cameroun (1986-1987). Deuxième secrétaire à Berlin en 1989, il a ensuite officié comme consul adjoint à Hambourg, en Allemagne, en 1990. Premier secrétaire à la représentation permanente de la France aux négociations de Vienne, puis à la représentation permanente de la France auprès de l’OSCE (1994-1999), Graham Paul a aussi été adjoint au sous-directeur des affaires stratégiques à la direction des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement à la direction générale des affaires politiques et de sécurité au ministère des Affaires étrangères en 1999. Deuxième conseiller à Tokyo de 2002 à 2004, puis directeur des relations internationales de la mairie de Bordeaux de 2004 à 2006, ce diplomate devient consul général de France à Munich en 2006. Graham Paul était conseiller à l’ambassade de France à Berlin entre 2007 et 2009. Il a ensuite officié comme consul général de France à Chicago, de 2010 à 2014.

13/09/2017 | NOMINATION FRANCE