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Interrogations au Brésil après la mort d’un magistrat anticorruption

Un juge brésilien de la Cour suprême, Teori Zavascki, est mort, jeudi 19 janvier, dans l’accident d’un avion privé. Les principaux responsables de l’enquête sur le scandale Petrobras se montrent perplexes alors que l’enquête devait franchir un pas important courant février. 

20/01/2017 | ACTUALITÉ

Un accident troublant. Le juge brésilien de la Cour suprême Teori Zavascki, qui jouait un rôle majeur dans l’enquête sur le vaste scandale de corruption Petrobras, est mort jeudi 19 janvier dans l’accident d’un avion privé. L’appareil s’est abîmé en mer près de Paraty (sud-est) pour une raison indéterminée. Selon les médias brésiliens citant les pompiers sur place, 3 des 4 passagers sont décédés, mais leurs identités n’ont pas été divulguées. Cet avion d’une capacité de 8 places avait décollé de la région de São Paulo en début d’après-midi à destination de la petite ville de Paraty, où le magistrat devait prendre quelques jours de repos. Le juge Zavascki était en charge du volet politique du scandale de corruption Petrobras, qui ébranle toute la classe politique brésilienne et éclabousse les plus puissants groupes de construction du pays, qui s’étaient associés en cartel pour truquer les appels d’offres du géant étatique pétrolier Petrobras.  Ces derniers jours, le magistrat travaillait activement, dans le plus grand secret, à la validation des accords de collaboration avec la justice contre remises de peine, conclus entre les enquêteurs et 77 dirigeants et cadres supérieurs d’Odebrecht, le premier groupe de BTP du Brésil, qui se trouve au cœur de ce scandale de corruption politico-financier. 130 personnalités politiques visées Les révélations détaillées de l’état-major d’Odebrecht viseraient au moins 130 hommes politiques de tous bords. Parmi les politiciens visés, figurent des personnalités de premier plan, dont le Président Michel Temer. Le juge Zavascki devait valider ces accords courant février, une perspective qui semait la panique dans les cercles du pouvoir à Brasília. Sa mort brutale porte un coup dur à la plus vaste enquête anticorruption jamais menée au Brésil. Le Tribunal fédéral suprême (STF) va devoir lui désigner un successeur, qui aura besoin de plusieurs semaines, voire de mois, pour prendre connaissance en profondeur de cette enquête tentaculaire. Le Président Michel Temer a décrété un deuil officiel de trois jours en mémoire de ce juge “à la trajectoire impeccable”. Il a présenté ses condoléances à la famille, dans une brève allocution télévisée. Les principaux responsables de l’enquête Petrobras ont manifesté leur consternation. “J’ai appris la mort de Teori Zavascki dans un accident d’avion. Je suis perplexe”, a réagi le juge fédéral Sergio Moro, en charge du volet non politique de l’enquête. L’un des principaux responsables policiers de l’enquête, le commissaire de la police fédérale Marcio Anselmo, a réclamé une enquête sur les causes de l’accident. “Le juge Teori a surpris tout le monde par le zèle extrême avec lequel il a supporté toute cette période troublée. Maintenant, à la veille de l’homologation de l’accord de collaboration Odebrecht, cet « accident » doit faire l’objet d’une enquête approfondie”, a-t-il commenté sur sa page Facebook. (avec AFP)  


Antonio Tajani prend la tête d’un Parlement européen divisé

C’est après de complexes négociations que l’Italien a été élu à la présidence du Parlement européen le 17 janvier. Sans programme politique déclaré, l’ancien commissaire à l’Industrie présidera durant deux ans un hémicycle divisé où la grande coalition droite-gauche brodée par son prédécesseur a explosé. Il a indiqué qu’il maintiendrait le siège du Parlement européen à Strasbourg.

19/01/2017 | ACTUALITÉ

Quatre tours. Il a fallu quatre tours de scrutin, le maximum possible, pour élire Antonio Tajani, le nouveau président du Parlement européen, mardi 17 janvier. L’Italien l’a emporté par 351 voix contre 282 à son adversaire de gauche, Gianni Pittella, un autre Italien. À couteaux tirés – du jamais vu depuis 1982 –, le candidat de la droite européenne (PPE) a gagné le perchoir grâce à un pacte signé avec les libéraux (ADLE). Les tractations à huis clos ont permis au leader libéral, le Belge Guy Verhofstadt, un rôle plus actif dans ses fonctions de négociateur du Brexit pour le Parlement européen et, pour son groupe, des postes d’influence au sein de l’hémicycle. La droite règne désormais sur les trois principales institutions européennes : le Parlement donc, la Commission et le Conseil de l’Union européenne. Fin de la “grande coalition” L’élection de l’ancien proche de Silvo Berlusconi a fait voler en éclats la “grande coalition” entre la droite européenne (PPE) et la gauche (S & D, sociaux et démocrates) qui avait été patiemment construite par le précédent président du Parlement européen, le socialiste allemand Martin Schulz. Le groupe S & D a promis de ne pas se joindre à la coalition et pourrait être tenté de former une alliance avec les groupes de gauche comme les Verts. Sa vice-présidente, Tanja Falon, a indiqué que les S & D feraient partie de l’opposition. Selon une source proche des socialistes français, les eurodéputés socialistes seraient “satisfaits d’avoir récupéré leur liberté d’expression en refusant de participer à une grande coalition”. Député européen depuis 1994 et commissaire européen de 2008 à 2014, Antonio Tajani va se démarquer de son prédécesseur au perchoir du Parlement. Il a répété qu’il n’avait pas de programme politique et que ses décisions suivraient la volonté du Parlement et les priorités de la Commission. Interrogé en conférence de presse sur l’hypothèse d’un déménagement du siège du Parlement européen de Strasbourg vers Bruxelles, Antonio Tajani a déclaré : “En ce qui concerne le siège de Strasbourg, il y a un traité, il y a la Cour de justice qui a dit ce qu’il faut faire, donc il faut respecter les règles.” Cependant, l’Italien, comme les 6 autres candidats à la présidence du Parlement européen, s’était ouvertement prononcé pour un seul siège de l’institution… à Bruxelles. Strasbourg : obligation de modifier les traités La controverse, qui dure depuis plusieurs années, bute sur les traités européens. Ils indiquent que le Parlement a son siège à Strasbourg, où se tiennent 12 sessions plénières par an. Le reste de l’année, les 751 eurodéputés travaillent à Bruxelles. Les bâtiments strasbourgeois, occupés seulement quatre jours par mois, coûteraient 200 millions d’euros par an, selon un rapport d’eurodéputés, principalement en raison des déplacements des élus européens et de leur entourage, soit 3 000 personnes environ. Les eurodéputés, avaient adopté en novembre 2013, à une immense majorité, un rapport visant à se libérer de l’obligation de siéger à Strasbourg. Cependant, le déplacement du siège du Parlement européen suppose la modification des traités. Seul le Conseil de l’Union européenne – c’est-à-dire les 28 chefs d’État et de gouvernement – peut décider, à l’unanimité, de changer le siège d’une institution européenne. Ce qui est impossible, vu l’opposition constante de la France, quoi que votent les eurodéputés et quoi qu’en pense le président du Parlement européen. Jean-Bernard Gallois


En Tunisie, les projets industriels sacrifiés sur l’autel de la bureaucratie

7 548 projets d’investissement industriel, totalisant la création de 236 000 emplois, sont tombés à l’eau entre 2005 et 2015. En cause principalement, la complexité des démarches administratives et l’hostilité du climat d’affaires dans le pays.

18/01/2017 | ACTUALITÉ

Six cents projets de création d’entreprises en moyenne par an ont échoué en Tunisie entre 2005 et 2015. Selon une étude que vient de rendre publique l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII), ces investissements dont le coût est estimé à environ 4 milliards d’euros, totalisent 236 000 emplois. Plus d’un tiers concerne le secteur de l’agroalimentaire. Le reste a ciblé les industries mécaniques et électriques. À l’origine de cet énorme gâchis, la machine bureaucratique qui entrave l’initiative économique et affecte l’ensemble des acteurs, même les plus imposants. L’étude révèle à ce sujet que plus de la moitié des projets non réalisés porte sur des investissements importants dont le coût est égal ou supérieur à 2 millions d’euros. La plupart (70 %) devaient aussi voir le jour dans les régions de l’est du pays, qui ont ainsi perdu la chance de régler leurs problèmes de sous-développement et de chômage. Cette partie du territoire tunisien a d’ailleurs connu les plus violentes manifestations qui ont conduit à la chute du régime de Ben Ali il y a six ans. Depuis, la situation s’est enlisée. Le bilan de l’APII montre que le taux d’échec des projets industriels a augmenté avec une moyenne de 900 par an entre 2011 et 2015. Durant cette période de grande instabilité politique, 2 000 entreprises ont par ailleurs fermé leurs portes dont un quart dirigé par des étrangers. Résultat : le chômage a connu une hausse importante en 2016. Le nombre des sans-emploi a dépassé les 600 000 pour une population active de 4,5 millions de personnes.  Lenteur des procédures Même s’il ne s’est pas exprimé publiquement sur l’étude de l’APII, le gouvernement partage néanmoins le constat qui y est fait. Saida Ounissi, ministre d’État en charge de la Formation professionnelle et de l’Initiative privée, assure que 80 % des projets d’entreprenariat se trouvent bloqués à cause de la lenteur des procédures. Le ministre de l’Investissement, du Développement et de la Coopération internationale, Fadhel Abdelkefi, a reconnu pour sa part, lors d’une audition parlementaire en octobre dernier, qu’outre la situation sécuritaire, la corruption et la lourdeur bureaucratique ont de profondes répercussions sur l’activité économique. “L’investissement pourrait évoluer de 10 % si l’administration se débarrasse des obstacles qui l’empêchent de jouer pleinement son rôle”, a-t-il précisé. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, estime de son côté que les fonctionnaires tunisiens ont l’obligation d’améliorer leurs rapports avec le monde de l’entreprise, en brisant les carcans qui brident leurs actions. Pour mieux les aiguiller, l’État a mis en place un dispositif de simplification des démarches administratives et fiscales qui a abouti à la suppression de dizaines de procédures, jugées superflues. Selon un sondage réalisé pour le compte d’une organisation de jeunes patrons il y a quelques semaines, la totalité des interrogés (un peu plus de 400 dirigeants de PME) pense que le gouvernement doit faire mieux en matière de lutte contre la bureaucratisation, estimant qu’elle constitue la première source d’inquiétude, devant l’instabilité du climat politique et social dans le pays. Corruption Autre problème capital : les pratiques de prévarication largement répandues dans le secteur des marchés publics et qui nuisent à l’économie. Chawki Tabib, qui préside depuis peu la Commission nationale de lutte contre la corruption, estime que 25 % du volume des marchés finance les opérations de pots-de-vin et les commissions. L’ampleur de la corruption est d’ailleurs l’une des raisons qui ont empêché les hommes d’affaires étrangers de revenir. Résultat : les investissements directs étrangers (IDE) sont en chute libre. Ils ont diminué de 5 % en 2015. Durant la même période, le taux global d’investissement a été estimé à 19,4 % du PIB. Tablant sur une relance de l’économie en 2017, le gouvernement multiplie les gestes de bonne volonté. Devant les participants à la conférence internationale sur l’investissement organisée à Tunis début décembre, Le Premier ministre, Youssef Chahed, s’est engagé à rendre la Tunisie plus attractive pour les investisseurs étrangers. “Nous finirons par améliorer le climat d’affaires et vaincre toutes les difficultés”, a-t-il réitéré ces derniers jours, devant des chefs d’entreprises allemandes en visite dans le pays. Samia Lokmane-Khelil


Theresa May souligne que le Royaume-Uni “quitte l’Union européenne mais pas l’Europe”

Tout en confirmant le scénario d’un Brexit clair et net et une sortie du marché unique, la Première ministre britannique a insisté sur la nécessité d’un retrait par étapes et d’un accord de libre-échange avec l’Union européenne.

17/01/2017 | ACTUALITÉ

C’est le scénario d’un “hard” Brexit qu’a dessiné, ce mardi 17 janvier, Theresa May dans un discours très attendu. Le Brexit signifiera la sortie du Royaume-Uni du marché unique, a ainsi clairement affirmé la Première ministre britannique en dévoilant point par point son plan de sortie, près de sept mois après le vote historique. “Ce que je propose ne peut pas signifier une appartenance au marché unique”, qui nous empêcherait de négocier “nos propres accords commerciaux”, a-t-elle déclaré à Londres.  Le résultat des négociations de sortie du pays de l’Union européenne sera soumis au Parlement, qui se prononcera par un vote, a aussi annoncé Theresa May. “Le gouvernement soumettra l’accord final à un vote des deux chambres du Parlement”, a-t-elle souligné, tout en insistant sur la nécessité d’une sortie par étapes pour éviter un “changement trop brutal déstabilisant”. Accord douanier avec l’UE La cheffe du gouvernement britannique a plaidé pour un nouvel accord douanier entre le Royaume-Uni et l’Union européenne. Elle souhaite ainsi la signature d’un accord de libre-échange “large et ambitieux” avec Bruxelles alors que 44 % des exportations britanniques sont allées vers le continent européen en 2015. “Je ne veux pas que le Royaume-Uni soit membre de la politique commerciale commune (de l’UE) et je ne veux pas que nous soyons liés aux tarifs extérieurs communs, ce sont des éléments de l’union douanière qui nous empêcheraient de conclure nos propres accords commerciaux avec d’autres pays, a-t-elle prévenu. Mais je veux que nous ayons un accord douanier avec l’UE.” “Nous quittons l’Union européenne mais pas l’Europe (…). Il faudra des compromis demandant de l’imagination des deux côtés”, a poursuivi la locataire du 10 Downing Street. Theresa May a également annoncé une reprise en main dans le domaine judiciaire, notamment via un départ de la Cour de justice de l’Union européenne et un renforcement des liens avec l’Écosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord, peu favorables au Brexit. (avec AFP)


La réforme du pouvoir présidentiel en Turquie passe un premier cap

Selon la nouvelle Constitution turque, le Président aura le pouvoir de nommer ou de limoger les ministres, tandis que le poste de Premier ministre sera supprimé, pour la première fois dans l’histoire de la Turquie. 

16/01/2017 | ACTUALITÉ

Le Parlement turc a approuvé, dimanche 15 janvier en première lecture, une nouvelle Constitution renforçant les pouvoirs du Président Recep Tayyip Erdogan. Le Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir a recueilli plus des 330 voix – soit une majorité des trois cinquièmes – nécessaires pour l’adoption de ce texte afin qu’il puisse être soumis à un référendum, probablement en avril.  Cette réforme constitutionnelle doit être soumise en deuxième et dernière lecture au Parlement à partir de mercredi 18 janvier. Les 18 articles de la nouvelle Constitution, qui vise à étendre les pouvoirs du président de la République, y seront de nouveau débattus l’un après l’autre. La semaine dernière, une rixe avait éclaté au Parlement lors de l’examen du texte.  Ce projet de présidentialisation du système politique turc est rejeté par l’opposition, qui dénonce une dérive autoritaire du Président Erdogan, en particulier depuis la tentative de coup d’État du 15 juillet dernier et les vastes purges qui ont suivi.  Un ou plusieurs vice-présidents Le Président aura le pouvoir de nommer ou de limoger les ministres, tandis que le poste de Premier ministre sera supprimé, et ce pour la première fois dans l’histoire de la Turquie. Le projet de nouvelle Constitution prévoit un poste de vice-président, ou éventuellement plusieurs vice-présidents.  Les élections législatives et présidentielle se dérouleront simultanément. Le projet de Constitution fixe la date du scrutin au 3 novembre 2019. La durée du mandat présidentiel est fixée à cinq ans et le chef de l’État ne pourra exercer que deux mandats au maximum.  Le projet de nouvelle Constitution est notamment critiqué par le principal parti d’opposition, le Parti républicain des peuples (CHP, social-démocrate), qui boycotte le vote, une dizaine de ses députés, accusés de soutenir le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste), étant en détention.  Fin de l’indépendance de la justice L’AKP, qui dispose de 317 sièges sur les 550 du Parlement, a eu besoin des voix d’un quatrième parti, la formation de droite nationaliste MHP, pour obtenir la majorité requise pour faire adopter le texte.  La réforme constitutionnelle permettrait au Président d’intervenir directement dans le fonctionnement de la justice alors que l’actuelle Constitution, adoptée en 1982 dans la foulée du coup d’État militaire de 1980, garantit l’indépendance des juges. (avec AFP)


Le Canada change de ministre des Affaires étrangères avant l’investiture de Trump

Stéphane Dion paye directement ses propos très critiques à l’égard de la prochaine administration américaine. Il est remplacé par l’ancienne ministre du Commerce international, Chrystia Freeland, jugée plus “compatible”.

13/01/2017 | ACTUALITÉ

Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a procédé cette semaine à un remaniement de son gouvernement avec le remplacement du chef de la diplomatie canadienne, Stéphane Dion, très critique à l’encontre du Président américain élu. La nouvelle ministre des Affaires étrangères s’appelle Chrystia Freeland. Ancienne ministre du Commerce international, elle garde ses prérogatives sur les échanges commerciaux avec les États-Unis, selon le communiqué du chef du gouvernement. À ce titre, la nouvelle ministre devra renégocier l’accord de libre-échange nord-américain (Aléna) entre les États-Unis, le Mexique et le Canada, que Donald Trump a promis de mettre à plat. Stéphane Dion paye directement ses propos peu amènes à l’égard de la prochaine administration américaine. Abandonnant la traditionnelle réserve des diplomates, il avait ouvertement critiqué Donald Trump lors de la campagne électorale américaine. Stéphane Dion avait notamment jugé que le Canada “ne (pouvait) pas accepter” la proposition du milliardaire antimondialisation d’interdire l’entrée des États-Unis aux musulmans. De son côté, Chrystia Freeland, 48 ans, s’était illustrée cet automne par son abnégation lors des négociations pour conclure l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada (Ceta). Sanctions russes Polyglotte et ancienne journaliste financière, notamment à Washington et Moscou, Chrystia Freeland est la cible de sanctions russes depuis 2014 et sa participation, en tant que députée, à une manifestation pro-Ukraine. Autre poste clé du gouvernement canadien, l’Immigration revient à Ahmed Hussen, né en Somalie, qui succède à John McCallum, lequel devient pour sa part ambassadeur du Canada en Chine. Il aura notamment la responsabilité de piloter les discussions avec Pékin en vue d’un accord de libre-échange. Le remaniement s’est traduit par 6 changements parmi les 30 membres du gouvernement, qui reste à la parité avec 15 femmes et 15 hommes, a annoncé Justin Trudeau. (avec AFP)


Les fonctionnaires ont fait grève toute la semaine en Côte d’Ivoire

Dans un climat politique et sécuritaire crispé, les 200 000 fonctionnaires ivoiriens étaient appelés à la grève du 9 au 13 janvier pour protester notamment contre la montée en puissance de la réforme des retraites de 2012.

12/01/2017 | ACTUALITÉ

Les fonctionnaires ivoiriens ont observé, du lundi 9 au vendredi 13 janvier, un mouvement de grève de cinq jours pour dénoncer une réforme des retraites en Côte d’Ivoire qui baisse les pensions de 30 à 50 %, et réclamer une revalorisation salariale. “La grève touche tous les secteurs, notamment l’éducation, la santé, avec un service minimum, et l’administration territoriale”, expliquait mardi 10 janvier à l’AFP le responsable du mouvement, Théodore Gnagna Zadi. Les grévistes protestaient contre une réforme intervenue en 2012 mais dont les premiers effets se sont véritablement fait sentir en 2016 avec la mise à la retraite de fonctionnaires touchés par la loi. Cette réforme fait passer l’âge de la retraite de 55 à 60 ans, voire 65 ans pour les grades les plus élevés. Les cotisations augmentent de 6 à 8,33 % du salaire, alors que les pensions ont été réduites de 30 à 50 % selon les catégories. La plate-forme des organisations professionnelles du secteur public – regroupant 50 syndicats de la fonction publique – à l’origine de cette grève réclame aussi le “paiement des arriérés des revalorisations salariales d’un montant global de 243 milliards de francs CFA (environ 371 millions d’euros) et le respect des libertés syndicales” dans le pays. Chefs de l’armée, de la gendarmerie et de la police limogés Les grévistes souhaitent “des réponses immédiates” à leurs revendications, malgré une proposition du gouvernement d’organiser en février prochain un forum pour débattre de ces problèmes. “La plate-forme considère ce forum comme (une manœuvre) dilatoire”, a répondu son président, Théodore Gnagna Zadi, rappelant que la première grève de trois jours organisée en novembre de l’année dernière n’avait pas abouti à la “satisfaction de leurs revendications”. L’administration ivoirienne compte plus de 200 000 fonctionnaires, selon les chiffres officiels. Cette grève des fonctionnaires est intervenue dans un climat politique et sécuritaire tendu en Côte d’Ivoire. Le Président ivoirien, Alassane Ouattara, a démis de leurs fonctions, lundi 9 janvier, ses chefs de l’armée, de la gendarmerie et de la police suite à une récente mutinerie à Bouaké, deuxième ville du pays. Au début de la grève, le pays était également dans l’attente du nom du nouveau Premier ministre après la démission, lundi 9 janvier, de Daniel Kablan Duncan et de son gouvernement près d’un mois après les législatives remportées par la coalition au pouvoir. Mardi 10 janvier, Alassane Ouattara a nommé comme chef du gouvernement, Amadou Gon Coulibaly, auparavant ministre d’État et secrétaire général de la présidence de la République. Le chef de l'État a également annoncé qu’il désignait nommait Daniel Kablan Duncan vice-président de la République, un poste créé par la nouvelle Constitution. (avec AFP)


Bruxelles serait devenue la capitale mondiale du lobbying

Le Public Affairs Council a interrogé 61 entreprises sur leur pratique du lobby dans la capitale européenne. Près des deux tiers d’entre elles ont implanté leur cabinet de lobbying en Belgique ou en utilisent un pour mieux approcher les institutions européennes. Mais seules 16 % d’entre elles ont installé leur siège social en Belgique. 

12/01/2017 | ACTUALITÉ

Des entreprises bien représentées à Bruxelles mais pas plus impliquées. C’est la conclusion rapide qui transparaît du rapport de l’association Public Affairs Council, qui vient de paraître. Première du genre, car jamais aucune étude précise n’est parue sur les lobbies depuis la création de l’Union européenne, cette publication d’une cinquantaine de pages émane “d’une agence créée aux États-Unis, qui vend des formations et du conseil en lobbying”, indique Martin Pigeon, chercheur à l’Observatoire de l’Europe industrielle, une organisation non gouvernementale qui étudie les lobbies. Limitée dans sa taille, car seules 61 entreprises ont été interrogées – sur les 15 000 à 20 000 lobbies présents à Bruxelles –, l’étude apporte quelques éléments intéressants dans le détail. Son axe est anglo-saxon car un tiers des sociétés interrogées sont américaines, 13 % sont britanniques et 16 % sont belges. Sur les quasi-deux tiers qui annoncent faire du lobbying à Bruxelles, 40 % d’entre elles appartiennent au secteur industriel et 10 % à celui de la finance et de l’assurance. Registre européen de transparence Côté budget, la moitié d’entre elles consacrent entre 200 000 et 500 000 euros à leur budget “affaires publiques”, un budget qui a augmenté pour 42 % d’entre elles lors des deux dernières années. “Les budgets mentionnés me paraissent dans la moyenne de ce que les entreprises déclarent dans le registre européen de transparence du lobbying”, poursuit Martin Pigeon. Quant aux problèmes que rencontre la profession de lobbyiste, la confusion créée par le Brexit et la transparence sont les réponses les plus souvent citées. Lancée fin septembre, la dernière proposition de la Commission européenne pour instaurer un “registre de transparence” obligatoire pour les lobbies avec données précises vise à instaurer davantage de transparence. Tous les lobbies voulant accéder aux bureaux des commissaires européens, des eurodéputés et des diplomates des délégations nationales devront remplir une fiche précise : adresse, nom des responsables de leur bureau bruxellois et les sommes d’argent consacrées à leur influence. En cas de contournement des règles, ils s’exposent à des sanctions allant de l’avertissement à la suspension des visites. Cette proposition suscite quelques interrogations. Perçue comme une parade aux récentes polémiques notamment celle sur le passage dans le privé de l’ex-président de la Commission européenne José Manuel Barroso, elle ne concerne que le haut de la pyramide des institutions européennes et permet aux lobbies de se rapprocher discrètement des chefs d’unité de la Commission européenne, dont l’influence sur les sujets techniques est cruciale. Au 12 janvier 2017, on comptait 10 939 lobbyistes inscrits sur le registre. Jean-Bernard Gallois  


Le Liban se dote d’un ministère anticorruption

Le pays compte parmi les États les plus corrompus du monde, selon l’ONG Transparency International. Ce fléau a donné naissance à un collectif baptisé “Nous réclamons des comptes” qui lutte depuis deux ans pour une plus grande transparence dans la gestion des affaires publiques. 

11/01/2017 | ACTUALITÉ

Le gouvernement d’union nationale formé au Liban en décembre dernier dispose de 5 nouveaux portefeuilles, dont un ministère d’État dédié à la Lutte contre la corruption, véritable fléau dans le pays. Le titulaire du poste, Nicolas Tueni, a révélé que cette pratique avait fait perdre au Liban en moyenne 3 millions d’euros par an. “En récupérant ces sommes, nous allons augmenter nos gains et fortifier l’économie”, assure-t-il, précisant que l’éradication de la corruption se traduirait par un bond annuel de la croissance de 5 %. De son côté, le nouveau chef du gouvernement, Saad Hariri, estime que la lutte contre la corruption est un facteur de stabilité dans le pays. “Mon objectif est de ramener la confiance dans le Liban afin que les gens reviennent et investissent”, a-t-il fait savoir au lendemain de sa nomination, à la mi-décembre. Selon lui, la numérisation pourrait réduire les pratiques de prévarication qui sclérosent l’administration. Il pense par ailleurs qu’en employant plus de femmes, les valeurs d’éthique et de transparence seront mieux défendues dans la fonction publique. Le chef de l’État lui-même, Michel Aoun, est intervenu dans le débat sur la lutte contre la corruption, en appelant les citoyens “à garder les yeux ouverts”. Le Président libanais a dans ce cadre promis d’offrir une protection de la part de l’État pour tous ceux qui dénoncent les personnes corrompues. Déliquescent et clientéliste L’instabilité politique qui mine le pays depuis plusieurs années a affaibli tous les dispositifs de contrôle. Selon le dernier classement de l’ONG Transparency International, rendu public en janvier 2016, le Liban compte parmi les États les plus corrompus du monde. Il occupe la 123e position sur un ensemble de 168 pays. Ce résultat désastreux a été confirmé quelques mois plus tard par une étude de la même organisation sur la perception de la corruption dans les pays arabes. Au Liban, 92 % des personnes interrogées ont affirmé que cette pratique a progressé. Affligés par le délabrement des services publics et doutant de la volonté de la classe politique d’endiguer le phénomène, des citoyens ont créé en 2015 un collectif baptisé “Nous réclamons des comptes”. Il a émergé au moment où le pays était confronté à une grave crise de gestion des ordures domestiques, qui s’est enlisée en partie à cause d’une guerre d’intérêts pour le contrôle du marché du traitement des déchets. Cette crise que les autorités ont eu du mal à régler est, pour beaucoup de Libanais, le symbole d’un État déliquescent et clientéliste. D’autres problèmes, comme les coupures récurrentes d’électricité et le coût exorbitant des communications, ont également poussé à la révolte citoyenne. Contrôles rigoureux des fonctionnaires Ces derniers jours, un nouveau collectif qui se bat contre les pratiques commerciales d’Alfa, la seule compagnie de téléphonie mobile dans le pays, a demandé aux clients de suspendre leurs communications. Selon ce groupe, les secteurs de l’énergie et des télécommunications sont les principaux foyers de corruption au Liban.   De leur côté, les animateurs de Nous demandons des comptes ont organisé, à la fin de l’année 2016, une nouvelle manifestation devant les locaux de l’inspection générale des Finances dans la capitale, Beyrouth. Ce rassemblement, qui s’est tenu à la veille de la formation du nouveau gouvernement, avait pour principale revendication la mise en place de contrôles rigoureux des fonctionnaires au niveau des ministères et des différentes administrations. Le collectif veut aussi que les opérations d’audit soient élargies aux hauts responsables de l’État, dont certains sont éclaboussés par différents scandales. C’est notamment le cas de ministres ayant siégé dans l’ex-gouvernement dirigé par Tammam Salam entre 2014 et 2016. Ce cabinet assimilé par les médias libanais à un club d’affairistes et de commissions avait souvent défrayé la chronique pour des méfaits liés à des marchés publics douteux. La gabegie au sommet de l’État a d’ailleurs entraîné le retrait d’un des partis de la coalition (les phalangistes) du gouvernement en 2015.  Un autre ministre, celui de la Santé, s’est quant à lui démarqué en menant la guerre contre la corruption dans son propre secteur, où un tiers du budget serait régulièrement détourné. Wael Abou Faour, qui vient d’être remplacé, avait aussi rendu publique une “liste de la honte” incluant les noms de grandes surfaces et de restaurants qui ne respectent pas les règles sanitaires, et ce en totale connivence avec les services d’hygiène. Samia Lokmane-Khelil  


Premier jugement de militaires lié au putsch raté en Turquie

Un tribunal turc a condamné à la prison à vie, jeudi 5 janvier, deux soldats reconnus coupables d’implication dans le putsch avorté de juillet. C’est le premier jugement du genre depuis cette tentative de coup d’État.

10/01/2017 | ACTUALITÉ

La main du Président Erdogan ne tremble pas en Turquie, six mois après la tentative de coup d’État dans le pays. Un tribunal turc a condamné à la prison à vie, jeudi 5 janvier, deux gendarmes reconnus coupables d’implication dans le putsch raté de la mi-juillet dernière. C’est le premier jugement du genre depuis cette tentative de coup d’État. Les deux hommes, un colonel et un major, qui faisaient partie de la gendarmerie dans la ville d’Erzurum (au nord-est de la Turquie), ont écopé de cette peine après avoir été reconnus coupables de violation de la Constitution. Avant cette tentative de coup d’État contre le Président turc Recep Tayyip Erdogan, le corps de gendarmerie était rattaché à l’armée, mais il a depuis été placé sous le contrôle du ministère de l’Intérieur. 41 000 arrestations Le putsch avorté a été imputé par Ankara au prédicateur Fethullah Gülen, qui vit en exil aux États-Unis et dont des milliers de partisans ont été arrêtés en Turquie lors de vastes purges menées depuis juillet. Selon les derniers chiffres publiés par l’agence progouvernementale Anadolu, quelque 41 000 personnes soupçonnées de liens avec les réseaux gulénistes ont été arrêtées et des procès viennent de s’ouvrir dans plusieurs villes. L’un de ces procès s’est ouvert le 29 décembre à Istanbul contre 29 policiers accusés d’avoir refusé de défendre le Président Erdogan. Au-delà des putschistes présumés, les purges engagées après le 15 juillet visent les milieux prokurdes et les médias, ce qui a conduit des ONG à accuser le pouvoir de profiter de l’état d’urgence pour étouffer toute voix critique. (avec AFP)      


Le métro de Londres paralysé par la grève

Les conflits sociaux se multiplient dans le métro londonien, entièrement privé, comme l’ensemble des chemins de fer britanniques. Lundi 9 janvier, des millions de personnes étaient affectées par une nouvelle grève.

09/01/2017 | ACTUALITÉ

Le plus vieux métro du monde, inauguré en 1863, est presque entièrement paralysé depuis dimanche 8 janvier au soir. La plupart des stations de la zone 1 du centre de la capitale britannique devaient rester fermées et seuls quelques trains ont circulé ce lundi 9 janvier, avant un retour à la normale espéré pour mardi matin. Le métro londonien assure quelque 4,8 millions de trajets par jour. Le conflit, qui empoisonne les relations entre la régie transport of London (TFL) et les syndicats depuis de longs mois, porte sur la suppression de postes et de guichets dans les stations, prévue dans le cadre de la modernisation du réseau. Les grévistes dénoncent particulièrement la suppression des bureaux de vente de billets dans les stations, remplacés par des distributeurs automatiques. Selon les deux syndicats ayant appelé à ce mouvement, plus de 800 postes “cruciaux pour la sécurité dans les stations” ont été supprimés et les promesses de nouvelles embauches ne sont pas suffisantes. “Les Londoniens dans la misère”, selon le maire Sadiq Khan “Ce mouvement social nous a été imposé par des suppressions d’emplois sauvages qui ont transformé le métro londonien en piège mortel”, a souligné le secrétaire général du puissant syndicat RMT, Mick Cash. Plusieurs grèves ont déjà eu lieu depuis 2014 pour dénoncer ces réformes initiées par l’ancien maire conservateur de Londres, Boris Johnson. Rattrapé à son tour par le conflit, son successeur, le travailliste Sadiq Khan, a qualifié la grève de “totalement inutile” et déploré qu’elle “plonge dans la misère des millions de Londoniens”. Cette “misère” pourrait se poursuivre mardi, mercredi et vendredi puisque les employés de Southern Railways, la compagnie qui relie Londres au sud-est de l'Angleterre, a appelé à une nouvelle grève pour protester contre la volonté de la direction de confier aux seuls conducteurs la fermeture des portes des trains. Ce réseau, privé comme l’ensemble des chemins de fer outre-Manche, avait déjà été touché par une série de grèves en décembre dernier. (avec AFP)


Europol bientôt doté de pouvoirs supplémentaires

Spécialisé dans la lutte contre la criminalité, l’Office européen de police poursuit aussi la cybercriminalité et le terrorisme en ligne et devrait voir ses pouvoirs augmenter en mai prochain.

05/01/2017 | ACTUALITÉ

C’est un calendrier de l’avent pour le moins original. Du 1er au 23 décembre, l’Office européen de police, Europol, a posté sur son site une fiche par jour présentant un fugitif recherché dans l’un des 23 pays membres. À chaque jour, donc, son pays membre de l’Union européenne. Très médiatisée, l’opération, nommée “EU most wanted”, a permis l’arrestation d’un agresseur sexuel britannique.  Pas novice dans ce fait d’armes, Europol avait lancé, en janvier 2016, le site www.eumostwanted, afin d’obtenir tous les renseignements dans la traque, par les polices des États membres de l’Union européenne, d’une cinquantaine d’auteurs de braquages, cambriolages ou meurtres. Une mise à contribution de la population européenne qui porte ses fruits. L’office précise que sur 24 arrestations au total (dont le terroriste des attentats de Paris Salah Abdeslam), 9 d’entre eux ont été mis hors d’état de nuire millions grâce à la médiatisation de leur identité. Budget de 100 d’euros Europol, créé en 1995 et basé à La Haye, est l’organe en charge de faciliter les opérations de lutte contre la criminalité au sein de l’Union européenne, entre autres, en facilitant l’échange de renseignements entre police nationales, en matière de stupéfiants, de terrorisme, de criminalité internationale et de pédophilie. Des officiers de liaison sont détachés par les États membres auprès de l’office, qui coordonne et centralise des enquêtes. Agence communautaire depuis 2010, composée de plus de 900 personnes dont 185 officiers de liaison, Europol est financé par le budget de l’Union européenne. Son budget s’élève à 100 millions d’euros pour 2016. D’ordinaire très discret, Europol communique volontiers sur ses succès. Parmi ses réussites récentes, les polices de 28 pays à travers le monde ont annoncé, début décembre, avoir démantelé un vaste réseau de cybercriminalité sévissant dans 180 pays. Sous le nom “Avalanche”, ce réseau procédait à des attaques en ligne à l’aide de logiciels malveillants, a indiqué Europol, qui assurait l’opération avec l’unité de coopération judiciaire européenne Eurojust, Interpol et le FBI. Les pertes des victimes enregistrées s’élèvent à des “centaines de millions d’euros” et l’opération est l’une des “plus grandes à ce jour” menées dans ce domaine par les autorités policières. Autre opération d’ampleur annoncée début décembre, la saisie de 4 500 noms de domaines de sites spécialisés dans la vente de contrefaçons sur Internet. Trafic d’êtres humains et d’organes Toujours en ligne, Europol a lancé en juillet 2015 une unité de signalement Internet à la suite des attentats contre Charlie Hebdo. Cette unité négocie avec les plates-formes Web les contenus qu’ils doivent retirer de leurs plates-formes. Mise sur pied pour “combattre la propagande terroriste et les activités extrémistes violentes liées sur Internet”, l’unité a évalué environ 15 000 messages sur 70 plates-formes et les contenus ont été retirés dans 90 % des cas. Gérant des téraoctets de données sensibles et confidentielles, l’agence connaît aussi des ratés. Le 30 novembre dernier, elle a reconnu que des informations sur de nombreuses enquêtes terroristes avaient été divulguées en ligne “de manière non malveillante” par un ancien employé et policier néerlandais qui avait apporté chez lui 700 pages de données confidentielles. En dépit de cet épisode malheureux, les compétences d’Europol devraient être étendues en mai prochain et s’élargir à la lutte contre le trafic d’êtres humains, le commerce illégal d’organes, d’armes et de drogues. Jean-Bernard Gallois


Débat sensible en Allemagne sur la centralisation de la sécurité

L’attentat de Berlin suscite en Allemagne un débat sur le rôle de l’État fédéral en matière de renseignements et de lutte antiterroriste. Le ministre de l’Intérieur a dénoncé, mardi 3 janvier, un éclatement des compétences.

04/01/2017 | ACTUALITÉ

Les critiques étaient latentes depuis l’attentat de Berlin, le 19 décembre, mais c’est le ministre de l’Intérieur allemand qui a mis les pieds dans le plat mardi 3 janvier. Dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, Thomas de Maizière insiste sur la nécessité de renforcer les pouvoirs de l’État fédéral en matière de renseignements intérieurs, actuellement partagés par les 16 États régionaux. Il propose en outre de renforcer les compétences, jusqu’ici limitées, de la police fédérale et de mettre sur pied un centre de crise qui chapeauterait l’ensemble des services concernés par les questions de sécurité liées aux migrants et à l’antiterrorisme. “L’État fédéral n’est pas compétent pour des catastrophes d’ampleur nationale”, comme l’attentat du 19 décembre, qui a fait 12 morts, écrit Thomas de Maizière. “Les compétences en matière de lutte contre le terrorisme international sont éclatées”, a-t-il regretté. “Nous avons besoin de règles homogènes et d’une meilleure coordination”, a-t-il souligné, notamment pour la surveillance des individus classés “dangereux”, à l’instar du Tunisien Anis Amri, auteur présumé de l’attaque à Berlin, tué après plus de trois jours de cavale en Italie. Campagne électorale Cet attentat au camion-bélier sur un marché de Noël très fréquenté a mis à jour des failles du système existant, au point que les autorités allemandes ont été accusées de négligences et de s’être laissées berner par un militant islamiste avéré. Anis Amri, qui avait fait allégeance à Daesh, est ainsi parvenu à passer entre les mailles du filet en profitant notamment de l’éclatement des responsabilités en Allemagne. Il a aussi pu s’enfuir au nez et à la barbe des polices allemandes après l’attentat. Bien qu’il ait été identifié de longue date comme individu susceptible de préparer un attentat, la police berlinoise avait cessé de s’intéresser à ses activités en septembre, faute d’éléments suffisants, alors que dans l’Ouest du pays, on le considérait encore comme une menace. Or, dans un pays bouleversé par l’arrivée de plus d’1 million de réfugiés depuis début 2015 et secoué par des attaques djihadistes, la sécurité promet d’être au cœur de la campagne électorale en vue des législatives prévues en septembre prochain. Horst Seehofer, le dirigeant de l’Union chrétienne-sociale (CSU), parti frère de la CDU de la chancelière Angela Merkel, assure ainsi que la sécurité est “comme une épée de Damoclès” et pourrait décider de l’issue du scrutin. “On a déjà vu bien d’autres choses moins importantes décider d’une élection”, a martelé le président de la CSU, qui réclame depuis des mois un tour de vis sur les questions migratoires et de sécurité. (avec AFP)


La fonction publique argentine sous haute tension

Récession, inflation à deux chiffres et déficit budgétaire incitent le gouvernement libéral du Président Macri à raboter dans les effectifs des fonctionnaires en Argentine. Mais face à la forte mobilisation syndicale, la main tremble.

03/01/2017 | ACTUALITÉ

“L’entourage de golden boys de Mauricio Macri plaît bien aux investisseurs étrangers”, a remarqué l’ambassadeur de France à Buenos Aires, Pierre-Henri Guignard, au lendemain de sa rencontre avec le Président argentin. Le nouveau gouvernement, formé il y a un an, essentiellement d’anciens directeurs de multinationales, suscite aussi la méfiance, voire le rejet d’une partie de la population dans un contexte de récession et, surtout, d’inflation, vieux démon de l’économie argentine, étonnement jamais dompté. Par ricochet, cette inflation chronique confère aux syndicats de travailleurs un rôle politique majeur car tout au long de l’année, ils négocient un pourcentage de hausse salariale à deux chiffres, accordé en fonction de la hausse générale des prix. Ce taux a fortiori controversé fut de 20 à 40 % en 2016, selon les sources syndicales. Or la loi de finances argentine pour 2017 prévoit pour cette année-ci un taux de 17 %. L’Association des travailleurs de l’État (ATE), principal syndicat de fonctionnaires de l’administration nationale – 700 000 agents –, a déjà fait savoir qu’elle réclamerait une hausse de salaires supérieure à 17 % lors des négociations paritaires de mai prochain. Critères de rentabilité Dans ce rapport de force, le débat tourne autour de la réduction du déficit budgétaire et du maintien des emplois publics. Jusqu’ici, les syndicalistes ont remporté une manche sur les “golden boys”. Ils ont réussi à freiner la vague de licenciements dans la fonction publique en organisant notamment une manifestation monstre devant la Casa Rosada, le palais présidentiel, le jour même où Mauricio Macri y recevait François Hollande [voir article]. Par ailleurs, les 75 000 agents contractuels de l’administration, qui n’ont pas le statut de fonctionnaires malgré leur ancienneté, pourront participer en 2017 à des concours qui leur seront réservés, débouchant sur 8 700 postes fixes, selon le secrétaire général de l’ATE, Hugo Godoy, interrogé par Acteurs publics le 27 décembre dernier, au sortir d’une réunion avec les conseillers techniques du ministère de la Modernisation de l’État. Sur quoi repose ce pouvoir syndical ? Au-delà des manifestations de rue colorées au rythme des tambours avec le soutien d’associations de quartier de lutte contre la pauvreté ou la violence conjugale, il y a une certitude : “L’Argentine est un pays riche. C’est notre conviction, notre consigne. Ici, l’argent abonde. Le problème n’est pas le manque de ressources, mais leur distribution”, martèle Hugo Godoy. La question des déficits publics servirait d’argument pour justifier les bas salaires et les attaques contre la fonction publique. “Manque de gestion et de formation des agents” Un avis que ne partage pas la Présidence argentine. Pour le chef de cabinet du président, Marcos Peña, “le poids élevé des dépenses en emplois publics et le déficit budgétaire sont deux problèmes historiques de l’Argentine qui sont liés. Nous dépensons plus que nous ne gagnons. Nous devons réduire ce déficit qui doit passer de 4,8 % en 2016 à 4,2 % en 2017”. Mais, a-t-il reconnu, “le surdimensionnement de l’État est moins problématique que le manque de gestion et de formation des agents”. Le secrétaire général de l’ATE n’en démord pas : “Le gouvernement veut appliquer dans l’administration des critères de rentabilité et de gestion du personnel propres au secteur privé.” Et de citer le cas du “réseau de chemins de fer, privatisé puis démantelé dans les années 1990 avec les conséquences que l’on sait, les morts sur la route, notre pitoyable aménagement du territoire et la compétitivité cassée des entreprises de province”. Pourtant, quoi qu’en disent les syndicats, la politique conduite n’est pas 100 % libérale. Le Président Macri a conservé les programmes d’aide sociale et la nationalisation d’entreprises opérée par l’ancien gouvernement. Il a promulgué une loi d’urgence sociale qui prévoit 2 milliards d’euros sur trois ans, renoncé à rabaisser le seuil minimum imposable de l’impôt sur le revenu et mis un terme à la vague de licenciements dans la sphère publique. Marc-Henry André


L’administration algérienne prise en défaut dans la gestion des marchés publics

Quatre mille dossiers en appel concernant les marchés publics ont été traités par le Conseil d’État algérien ces deux dernières années. Dans beaucoup de cas, l’État fait supporter aux cocontractants des frais d’exécution supplémentaires des projets ou résilie carrément les contrats, sans dédommagement. 

02/01/2017 | ACTUALITÉ

En Algérie, le Conseil d’État a dû recruter tout récemment 12 nouveaux magistrats pour traiter plus rapidement les contentieux liés à l’exécution des marchés publics. Ce genre d’affaires a connu une augmentation vertigineuse ces deux dernières années, passant de quelques dossiers en 2014 à 4 000 en 2015 et en 2016. “Nous n’avions qu’une seule section dédiée aux marchés publics, mais le nombre important des contentieux enregistrés nous a conduit à créer une deuxième section”, vient de révéler Soumia Abdessadok, présidente du Conseil d’État. Selon cette dernière, la plupart des recours émanent de parties cocontractantes, à savoir les fournisseurs, les entrepreneurs ou des bureaux d’études, qui estiment avoir subi des abus de la part de l’administration. “Ces opérateurs agissent soit parce qu’ils n’ont pas été payés, soit parce que l’administration a méconnu leurs droits et leur a appliqué des pénalités qui ne leur sont pas imputables”, a expliqué la haute magistrate, faisant savoir que dans ce genre de cas, le Conseil d’État se prononçait en faveur de l’indemnisation des plaignants. Coûts supplémentaires Acculés, les pouvoirs publics justifient leur mauvaise conduite par des compétences encore approximatives dans l’élaboration de l’offre publique. “Quand on n’évalue pas avec précision tous les éléments quantitatifs, des difficultés apparaissent lors de l’exécution, analyse Gherissi Mahmoud, sous-directeur des marchés et des contrats au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. Les services contractants de l’État procèdent alors à des rectifications aléatoires, obligeant en conséquence les cocontractants à prendre en charge des coûts supplémentaires qu’ils n’ont pas envisagés.” Il estime à ce propos que, dans leur majorité, les personnes qui élaborent la procédure de passation de marchés publics ne sont pas spécialisées. Le même constat s’applique selon lui aux candidats aux appels d’offres, comme les entreprises de BTP, qui hésitent parfois à solliciter l’avis de juristes.   Pour désengorger le Conseil d’État, les pouvoirs publics viennent de mettre en place des commissions pour le traitement des litiges, au niveau de chaque wilaya (préfecture) et d’un organe central qui dépend du ministère de l’Intérieur. Cette double initiative entre dans le cadre de l’application du nouveau code des marchés, promulgué il y a trois mois. Le texte vise à responsabiliser davantage les agents de l’administration, à travers une plus grande décentralisation dans la gestion de la commande publique. Code de conduite Le Président, Abdelaziz Bouteflika, a précisé, lors d’un Conseil des ministres en juillet dernier, qu’il revenait désormais aux délégations ministérielles, locales et régionales, de diligenter les procédures de lancement des programmes et des chantiers publics et de prévenir, à l’avenir, les réévaluations financières coûteuses ainsi que les retards dans la livraison des projets. Pour que la réglementation soit scrupuleusement respectée, le texte prévoit par ailleurs l’élaboration d’un code de conduite qui implique de la part des acteurs publics un traitement égalitaire des candidats à l’offre publique et une totale transparence dans la mise en œuvre des procédures de passation des marchés.   En insistant sur le respect des principes d’éthique et de déontologie, les autorités veulent insuffler de la probité à une pratique largement discréditée par les scandales de corruption, surtout à l’international. Les plus importants concernent les marchés douteux conclus par la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach, et dans le cadre du projet l’autoroute est-ouest (qui a couté 2 milliards de dollars de plus que prévu). Dans beaucoup de cas, la procédure de gré à gré, tolérée dans la nouvelle législation, a permis de masquer les dérives. Samia Lokmane-Khelil 


NOMINATIONS

Patrizianna Sparacino-Thiellay rejoint le cabinet d’Anne Hidalgo

Ambassadrice pour les droits de l’Homme, en charge de la dimension internationale de la Shoah, des spoliations et du devoir de mémoire depuis 2013, Patrizianna Sparacino-Thiellay a été nommée conseillère diplomatique, déléguée aux relations internationales au cabinet de la maire de Paris, Anne Hidalgo. Lors du Conseil des ministres du 18 janvier, elle avait été remplacée par François Croquette aux fonctions d’ambassadrice pour les droits de l’Homme, en charge de la dimension internationale de la Shoah, des spoliations et du devoir de mémoire. Conseillère diplomatique et juridique de la ministre des Droits des femmes, porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem en 2012-2013, Patrizianna Sparacino-Thiellay était auparavant cheffe de secteur au pôle “Justice et affaires intérieures” du secrétariat général des affaires européennes (SGAE), en charge des dossiers relatifs à l’asile et aux migrations (2009-2012). Formée sur les bancs de l’ENA (promotion Victor Schœlcher, 1996), Patrizianna Sparacino-Thiellay a rejoint le Quai d’Orsay à sa sortie de la prestigieuse école d’administration. En poste à la direction d’Europe continentale au ministère des Affaires étrangères (1996-1998), elle poursuit sa carrière au sein de la direction de la coopération européenne, chargée des relations extérieures de l’Union européenne avec les pays en développement d’Asie et d’Amérique latine, comme conseillère, de 1998 à 2001. Elle est ensuite détachée au Conseil d’État, aux fonctions de maître des requêtes, pendant deux ans (2001-2003), avant de devenir deuxième conseillère à l’ambassade de France en Italie entre 2003 et 2006. Jusqu’en 2009, Patrizianna Sparacino-Thiellay était conseillère auprès du directeur des affaires juridiques du ministère des Affaires étrangères.  

20/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Une nouvelle mission d’ambassadeur pour Maxime Lefebvre

Ambassadeur en mission au ministère des Affaires étrangères depuis 2015, Maxime Lefebvre, conseiller des affaires étrangères hors classe, a été nommé – en Conseil des ministres – ambassadeur pour les commissions intergouvernementales, la coopération et les questions frontalières. Il remplace Gilles Favret, qui a occupé ces fonctions en 2015-2016. Depuis décembre dernier, Gilles Favret est ambassadeur de France au Vanuatu. Ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), à Vienne, de 2013 à 2015, Maxime Lefebvre exerçait en tant que secrétaire général pour la Conférence des ambassadeurs entre avril et août 2013. Avant cela, il était directeur adjoint de la direction de la prospective au ministère des Affaires étrangères (2012-2013). Formé sur les bancs de l’ENA (promotion Antoine de Saint-Exupéry, 1994), Maxime Lefebvre, 49 ans, a débuté sa carrière à la sous-direction du désarmement à la direction des affaires stratégiques du ministère des Affaires étrangères en 1994. Après un passage à la sous-direction de la non-prolifération à cette même direction du Quai d’Orsay (1995-1997), il conseille, sur les questions stratégiques, les Balkans et des pays de l’ex-URSS, le ministre des Affaires étrangères du gouvernement Jospin, Hubert Védrine (1997-2000). Conseiller à l’ambassade de France à Berlin en 2000, Maxime Lefebvre est ensuite chargé des affaires européennes à l’Institut français des relations internationales, en 2002. Conseiller “Europe orientale et Asie centrale” (pays de l’ex-URSS) à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne en 2005, il a aussi été chargé de mission à la direction de la prospective du ministère des Affaires étrangères, en charge de la mise en place de l’Institut diplomatique et consulaire en 2009-2010. Pendant les deux années qui ont suivi, Maxime Lefebvre a exercé au poste de directeur des relations internationales de l’ENA (2010-2012).

18/01/2017 | NOMINATION FRANCE

François Croquette prend son premier poste d’ambassadeur

Conseiller de coopération et d’action culturelle à Londres et directeur de l’Institut français du Royaume-Uni, depuis 2014, François Croquette, conseiller des affaires étrangères hors classe, a été nommé – en Conseil des ministres – ambassadeur pour les droits de l’Homme, chargé de la dimension internationale de la Shoah, des spoliations et du devoir de mémoire. Il remplace Patrizianna Sparacino-Thiellay, en poste depuis 2013. Directeur de cabinet du ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères, chargé du Développement, Pascal Canfin, en 2013-2014, François Croquette exerçait préalablement les fonctions de conseiller diplomatique au cabinet du président du Sénat Jean-Pierre Bel (2011-2013). Auparavant, cet ancien élève de Sciences-Po Paris âgé de 50 ans a débuté sa carrière comme premier secrétaire à l’ambassade de France à Kinshasa (1988-1990), avant d’être chargé du suivi de la transition démocratique en Afrique du Sud à la sous-direction d’Afrique australe et de l’océan Indien à la direction des affaires africaines et malgaches, jusqu’en 1992. Chargé de mission au service culturel, scientifique et de coopération du consulat général de France à Québec (1992-1993), puis rédacteur “Canada-Québec” auprès de la direction des Amériques à la direction d’Amérique au ministère des Affaires étrangères entre 1993 et 1996, François Croquette devient ensuite deuxième (1996-1997), puis premier secrétaire à l’ambassade de France à Moscou, en Russie (1997-2000). Consul général adjoint à Londres en 1999-2000, il entre en cabinet ministériel l’année suivante. Chef de cabinet du ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie Charles Josselin de 2000 à 2002, François Croquette retourne à Londres après l’élection présidentielle de mai 2002 comme diplomate d’échange au Foreign Office, chef de section pour la corne de l’Afrique. Nommé deuxième conseiller à l’ambassade de France à Londres, au Royaume-Uni, chargé de la politique intérieure et des questions de développement, en 2003, il rejoint ensuite le Québec au poste de chef du service de coopération et d’action culturelle, au sein de l’antenne montréalaise (2006-2010). Après cela, François Croquette a piloté la sous-direction pour l’Amérique du Nord à la direction des Amériques et des Caraïbes du ministère des Affaires étrangères (2010-2011).

18/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Antoine Joly part au Suriname

Ambassadeur chargé de la coopération et des partenariats dans le domaine des mobilités au ministère des Affaires étrangères depuis 2015, Antoine Joly a été nommé ambassadeur de France au Suriname. Il succède à Michel Prom, en poste depuis 2013. Antoine Joly, énarque de la promotion Droits de l’Homme (1981), a débuté sa carrière comme chef du bureau de la fiscalité et du potentiel économique de la ville de Paris en 1981. Directeur général de la ville de Cannes de 1985 à 1989, il est ensuite élu député de la Sarthe entre 1993 et 1997 et conseiller général de ce même département de 1994 à 2001. De retour dans l’administration de la ville de Paris en 1997, Antoine Joly est chargé de mission à la direction des ressources humaines (1997), inspecteur à l’inspection générale (1997-1998), puis directeur de la vie locale et régionale de la ville de Paris (1998-2001). Délégué général pour l’action extérieure des collectivités locales au ministère des Affaires étrangères entre 2003 et 2011, il avait ensuite pris son premier poste d’ambassadeur de France au Nicaragua (2011-2015).

18/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Vincent Sciama retourne dans l’administration centrale du Quai d’Orsay

Directeur adjoint, puis directeur de cabinet du secrétaire d’État chargé de la Francophonie, alors André Vallini, entre mars et décembre 2016, Vincent Sciama a été nommé chargé de mission auprès du directeur des Nations unies, des organisations internationales, des droits de l’Homme et de la francophonie, Jean-Pierre Lacroix. Né en 1974, Vincent Sciama, ancien élève de Sciences-Po Paris, a été reçu au concours pour l’accès à l’emploi de secrétaire des affaires étrangères en 2007 et affecté à la direction “Asie et Océanie” du ministère des Affaires étrangères, comme rédacteur. Nommé ensuite premier secrétaire et attaché de presse à l’ambassade de France à Singapour (2010-2013), il devient conseiller diplomatique à la représentation permanente de la France auprès des Nations unies à Genève, en charge des questions de santé, de 2013 à 2015. Après cela, Vincent Sciama avait officié comme adjoint au porte-parole du Quai d’Orsay et adjoint au sous-directeur de la presse (2015-2016).  

12/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Mouvements

Alice Rufo, conseillère “sommets internationaux et Asie”, puis “sommets internationaux, Nations unies, Amériques et Asie” au cabinet du président de la République, François Hollande, a été nommée conseillère référendaire à la Cour des comptes – Paul Baudoin, premier vice-président au tribunal de grande instance de Montpellier, est placé en position de détachement auprès du groupement d’intérêt public “Justice Coopération internationale”, pour exercer les fonctions d’expert dans le cadre du programme d’appui à la réforme de la justice en faveur de l’Algérie, financé par l’Union européenne – Paul Michelet, ingénieur général des Ponts, des eaux et des forêts, devient directeur général adjoint de l’Agence française pour la biodiversité (AFB).  

05/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Nomination de la directrice des affaires européennes et internationales de l’Écologie

Experte de haut niveau, adjointe au directeur de l’eau et de la biodiversité, au sein de la direction générale de l’aménagement, du logement et de la nature à l’administration centrale du ministère de l’Écologie depuis janvier 2016, Virginie Dumoulin-Wieczorkiewicz, administratrice civile hors classe, a été nommée – en Conseil des ministres – directrice des affaires européennes et internationales au sein du même ministère. Elle succède à Sylvie Lemmet, en poste depuis 2013. Sous-directrice de l’action territoriale et de la législation de l’eau et des matières premières, au sein de la direction de l’eau et de la biodiversité à l’administration centrale du ministère de l’Écologie de 2012 à 2015, Virginie Dumoulin-Wieczorkiewicz était auparavant la cheffe du secteur “Infrastructure, énergie, environnement, transport” à la mission économique de l’ambassade de France en Pologne (2007-2012) Formée sur les bancs de Sciences-Po Paris et de l’ENA (1999, promotion Cyrano de Bergerac), Virginie Dumoulin-Wieczorkiewicz a débuté sa carrière comme chargée de mission “Europe” au ministère de l’Équipement (1999-2002). Entre 2002 et 2007, elle a exercé les fonctions de conseillère “transport” au sein de la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne.

04/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Christophe Farnaud reprend un poste d’ambassadeur

Vice-président “Afrique” du groupe Thales depuis 2014, Christophe Farnaud, conseiller des affaires étrangères hors classe, a été nommé ambassadeur de France auprès de la République d’Afrique du Sud. Il remplace Élisabeth Barbier, en poste depuis 2013. Christophe Farnaud, 51 ans, ancien élève de l’ENA (1994, promotion Antoine de Saint-Exupéry), conseiller des affaires étrangères, a débuté à l’ambassade de France au Caire (Égypte) en 1994 comme deuxième puis premier secrétaire. Conseiller de l’envoyé spécial de l’Union européenne pour le processus de paix au Moyen-Orient, Miguel Ángel Moratinos, de 1996 à 1999, Christophe Farnaud a ensuite exercé en tant que premier secrétaire à Amman, en Jordanie, jusqu’en 2002. Conseiller pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, les Nations unies et les droits de l’Homme au cabinet du ministre des Affaires étrangères Dominique de Villepin entre 2002 et 2004, Christophe Farnaud suit ensuite le ministre place Beauvau comme conseiller diplomatique (2004-2005), puis à Matignon, aux mêmes fonctions, jusqu’en 2007. À cette date, il est promu ambassadeur de France en Grèce, des fonctions qu’il a occupées jusqu’en 2011.

02/01/2017 | NOMINATION FRANCE

Jean-Marie Paugam rejoint l’Organisation mondiale du commerce

Expert de haut niveau, conseiller spécial du directeur général du Trésor pour les affaires internationales, à l’administration centrale du ministère de l’Économie, depuis 2015, Jean-Marie Paugam a été nommé ministre conseiller pour les affaires économiques, délégué permanent de la France auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Il remplace Jean-Paul Thuillier, en poste depuis 2014. Directeur exécutif du Centre du commerce international à Genève entre 2011 et 2015, Jean-Marie Paugam officiait, avant cela, comme chef du service des relations bilatérales et du développement international des entreprises à la direction générale du Trésor, à Bercy (2008-2011). Âgé de 49 ans, énarque de la promotion Léon Gambetta, Jean-Marie Paugam a d’abord été adjoint au chef du bureau “Promotion des projets et financements multilatéraux” (1993-1995), adjoint au chef de bureau “Asie continentale”, jusqu’en 1997, à la direction des relations économiques extérieures (DREE) du ministère de l’Économie. Conseiller commercial, chef du service multilatéral et des affaires juridiques au poste d’expansion économique de Washington de 1997 à 1999, il avait ensuite été conseiller économique et commercial à Rabat, adjoint au chef de la mission économique et financière au Maroc, de 1999 à 2001. Après un passage en cabinet ministériel, comme conseiller technique au cabinet du ministre de l’Économie Laurent Fabius en 2001-2002, Jean-Marie Paugam a assuré la chefferie du bureau “Politique commerciale et Organisation mondiale du commerce” à la sous-direction des affaires multilatérales de la DREE de 2002 à 2004. À cette date, il est nommé chargé de mission auprès du directeur de l’Institut français des relations internationales (Ifri), responsable du pôle “Géopolitique des ressources”, jusqu’en 2006. Les deux années suivantes, Jean-Marie Paugam a piloté la sous-direction de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient à la direction générale du Trésor, dans l’administration centrale de Bercy (2006-2008).

21/12/2016 | NOMINATION FRANCE


Le Medef a désigné sa directrice “international”

Responsable de la mission PME au sein de la direction générale des douanes et des droits indirects, au ministère de l’Économie, Christine Lepage a été nommée directrice “international” du Mouvement des entreprises de France (Medef). Âgée de 53 ans, diplômée en droit des affaires et en finances, Christine Lepage a débuté comme assistante à la direction commerciale (1986-1987), puis responsable commerciale du service “Promotion audiovisuelle” du groupe de presse Marie-Claire, jusqu’en 1991. Elle rejoint ensuite la Banque Neuflize Schlumberger Mallet comme conseillère “clients institutionnels” (1994-1996), puis elle devient responsable de clientèle institutionnelle “France et Bénélux” au Crédit lyonnais Securities, pendant deux ans, avant d’exercer comme directrice “clientèle institutionnelle” de la Deutsche Bank Equities (1998-2003). En 2003-2004, Christine Lepage prend un autre virage et rejoint le cabinet du ministre de l’Éducation nationale Luc Ferry comme chargée de mission “jeunesse, formation et orientation”. De 2005 à 2008, elle était directrice adjointe des relations internationales de l’Institut national du cancer (Inca).

13/12/2016 | NOMINATION FRANCE

Ginette de Matha rejoint un opérateur

Ambassadrice de France auprès de la principauté d’Andorre de 2014 jusqu’en novembre dernier, Ginette de Matha a été nommée directrice adjointe de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), conseillère diplomatique et directrice des activités internationales. Elle succède à un autre ambassadeur, Nicolas Normand, qui occupait ces fonctions depuis 2013. L’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) a succédé au Collège des hautes études de défense nationale (Chem) en 1948. Il s’agit d’un établissement public administratif d’expertise et de sensibilisation en matière de défense. Âgée de 64 ans, Ginette de Matha a débuté dans le journalisme et a travaillé pendant neuf ans au quotidien régional Sud-Ouest. Elle intègre en 1993 la promotion René Char de l’ENA et est affectée au Quai d’Orsay comme secrétaire des affaires étrangères, affectée à la sous-direction d’Afrique centrale et orientale, en 1995. Cheffe du service de presse et d’information à La Haye en 1997, Ginette de Matha a aussi été première secrétaire chargée de la presse à la représentation permanente de la France auprès de l’ONU à New York (2000-2004). Elle a également occupé les fonctions de représentante permanente adjointe de la France auprès de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), en 2004-2005. Sous-directrice du cinéma, puis sous-directrice du cinéma et des technologies de l’information et de la communication à la Coopération internationale et développement, à la direction de l’audiovisuel extérieur et des techniques de communication au ministère des Affaires étrangères, de 2005 à 2007, Ginette de Matha avait ensuite été nommée consule générale de France à Turin et à Gênes (2007-2008). De retour dans l’administration centrale du Quai d’Orsay en 2008, pour exercer comme chargée de mission pour la justice pénale internationale auprès de la directrice des affaires juridiques du ministère des Affaires étrangères et européennes, Edwige Belliard, elle est promue ambassadrice en 2012 et rejoint la Jamaïque, jusqu’en 2014. Parallèlement, Ginette de Matha était également ambassadrice de la République française auprès du Commonwealth des Bahamas, en résidence à Kingston (2012-2014).

08/12/2016 | NOMINATION FRANCE

Changement d'ambassadrice de France à Andorre

Ambassadrice, représentante permanente de la France auprès du Conseil de l'Europe à Strasbourg, depuis 2013, Jocelyne Caballero a été nommée ambassadrice de France auprès de la Principauté d'Andorre. Elle remplace Ginette de Matha qui occupait ces fonctions depuis 2014. Représentante spéciale, chargée de la coordination de la lutte internationale contre la piraterie maritime, de 2010 à 2013, Jocelyne Caballero pilotait – avant cela – la sous-direction des questions multilatérales et sectorielles, à la direction de la coopération de sécurité et de défense du ministère des Affaires étrangères (2008-2010). Ancienne élève de Sciences Po Paris, Jocelyne Caballero, 57 ans, devient vice-consule à Québec en 1982. Conseillère à la mission de coopération et d'action culturelle à Bujumbura (Burundi), de 1985 à 1987, elle officie ensuite comme deuxième secrétaire à Bonn (Allemagne), jusqu'en 1989. Nommée première secrétaire (1992-1996), puis représentante adjointe à la représentation permanente de la France auprès du Conseil de l'Europe, de 1996 à 1999, Jocelyne Caballero a exercé en tant que conseillère pour la science et la technologie de 1999 à 2001, à la représentation permanente de la France auprès de l'Union européenne à Bruxelles. Dans la même ambassade, elle a ensuite officié comme deuxième conseillère, entre 2001 et 2003, avant d'être chargée de mission au secrétariat général pour les affaires régionales et européennes de préfecture de la région Alsace, jusqu'en 2005. Pendant les trois années qui ont suivies, Jocelyne Caballero était consule générale à Anvers, en Belgique (2005-2008).

25/11/2016 | NOMINATION FRANCE

Sybille Mert part en ambassade

Conseillère diplomatique au cabinet de la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, depuis février dernier, Sybille Mert a été nommée première conseillère de l’ambassade de France en Belgique. Elle remplace François-Xavier Reymond, en poste à Bruxelles depuis 2014. Ancienne élève de Sciences-Po Paris, Sybille Mert, 41 ans, a débuté sa carrière comme officier de protection à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra), en 2003. Rédactrice au service des affaires juridiques internes au ministère des Affaires étrangères de 2006 à 2008, elle est ensuite rédactrice à la sous-direction des politiques européennes, toujours dans l’administration centrale du Quai d’Orsay, jusqu’en 2010. À cette date, Sybille Mert est désignée conseillère pour les affaires européennes, deuxième secrétaire à l’ambassade de France à Berlin (2010-2011), puis elle retourne dans l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères comme rédactrice à la sous-direction des affaires économiques internationales, entre 2011 et 2014. Pendant les deux années qui ont suivi, elle exerçait en tant qu’adjointe au sous-directeur d’Afrique occidentale, au Quai d’Orsay (2014-2016).

24/11/2016 | NOMINATION FRANCE