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Les technocrates arrivent en force dans le nouveau gouvernement algérien

L’Algérie a changé de gouvernement à la suite des élections législatives du 4 mai dernier. Le Premier ministre qui était en poste depuis 2012 a cédé la place à son ancien ministre de l’Habitat. Plusieurs cadres supérieurs de l’administration sont placés à des postes névralgiques.

29/05/2017 | ACTUALITÉ

Abdelmalek Sellal et de grosses pointures de son gouvernement, comme le ministre de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb, celui des Finances, Hadj Baba Ammi, et celui des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, ont quitté leurs départements respectifs jeudi 25 mai, à la suite du changement de gouvernement décidé par le Président Abdelaziz Bouteflika. Dans son choix de ministres, le chef d’État algérien n’a aucunement pris en compte les résultats du scrutin. Au lieu de récompenser les partis de l’alliance présidentielle qui ont obtenu la majorité absolue à l’Assemblée populaire nationale (APN), il a choisi aux postes névralgiques, dans le secteur économique notamment, des cadres supérieurs de l’administration. Quatre d’entre eux sont d’anciens walis (préfets) au curriculum vitae très fourni. Ils ont été affectés à l’Habitat, au Commerce, aux Transports, aux Travaux publics et à l’Agriculture. Le nouveau ministre de l’Habitat, Youssef Chorfa, a par exemple cumulé plusieurs responsabilités depuis 2001 en qualité de secrétaire général de wilayas et de wali de deux villes du Sud et de l’Est algérien, Laghouat et Souk Ahras. Il succédé à Abdelmadjid Tebboune, promu au poste de Premier ministre. Le remplaçant d’Abdelmalek Sellal a lui-même commencé sa carrière dans l’administration locale avant de gravir les échelons et d’occuper un premier poste gouvernemental en 1991, en tant que ministre délégué aux Collectivités locales. En arrivant au pouvoir en 1999, le Président Bouteflika lui a confié le département de la Communication, puis celui de l’Habitat. À cette période, avait éclaté en Algérie un grand scandale d’escroquerie impliquant un jeune homme d’affaires et banquier, Moumene Khalifa. Abdelmadjid Tebboune avait lui-même été cité dans cette affaire, ce qui ne l’a pas empêché de retourner au ministère de l’Habitat en 2012. Lourds chantiers Le nouveau ministre en charge de ce portefeuille, sensible en Algérie, aura à gérer la mise en œuvre de tous les programmes de construction de logements, dont le dispositif d’Amélioration et du développement du logement (ADL), destiné aux classes moyennes. Youssef Chorfa devra également veiller au parachèvement du chantier pharaonique de la grande mosquée d’Alger, qui a coûté jusqu’ici à l’État plusieurs centaines de millions d’euros. Ce projet dispendieux cristallise le mécontentement social en Algérie, d’autant plus que les dépenses de l’État dans beaucoup d’autres domaines ont été revues à la baisse. Depuis la chute des prix des hydrocarbures en 2015, les pouvoirs publics ont décidé de faire de grandes coupes dans les différents budgets afin d’amortir les pertes de ressources. Dans le même temps, ils se sont employés sans grand succès à relancer l’économie. Le départ d’Abdeslam Bouchouareb du département de l’Industrie témoigne de cet échec. Cet ancien ministre, qui était en charge de créer une cinquantaine de parcs industriels à travers les différentes régions du pays, n’est pas parvenu à atteindre les objectifs fixés. Pour certains, son rôle au sein du gouvernement s’est limité à favoriser les milieux d’affaires. En avril 2016, Abdeslam Bouchouareb avait été cité dans le scandale d’évasion fiscale des “Panamas Papers”. Il avait pourtant conservé sa place dans l’exécutif… Travaux législatifs Aujourd’hui, son remplaçant, Mahjoub Bedda, devra rattraper le retard enregistré dans la relance industrielle, notamment dans le tourisme et les énergies renouvelables, secteurs encore en friche. Très au fait de la législation – il a dirigé la commission du budget et des finances au Parlement –, le nouveau ministre aura également pour mission d’alléger l’arsenal juridique qui freine les investissements et l’initiative privée. Toujours au plan législatif, le premier argentier du pays, fraîchement nommé lui aussi, devra revoir les textes de loi qui empêchent l’État d’augmenter le volume de ses recettes, dans le domaine fiscal en particulier. Avant de devenir ministre des Finances, Mohamed Raouya était directeur général des impôts. Samia Lokmane-Khelil


Des mesures d’urgence pour réformer l’administration au Maroc

Plusieurs initiatives du nouveau gouvernement marocain visent la simplification et la numérisation des démarches administratives, une meilleure prise en charge des réclamations des usagers, la lutte contre la corruption et une plus grande transparence dans le recrutement des fonctionnaires, y compris en CDD.  

24/05/2017 | ACTUALITÉ

Le tout nouveau ministre marocain de la Réforme de l’administration et de la Fonction publique, Mohamed Ben Abdelkader, n’a pas de temps à perdre. Quelques semaines après sa nomination dans le gouvernement El Othmani, il a dévoilé sa stratégie pour l’amélioration de la qualité du service public. Certaines mesures très urgentes font partie du plan d’action des cent premiers jours de l’exécutif, formé début avril. “Dans la nouvelle vision du gouvernement, la réforme de l’administration est un levier transversal pour le développement. C’est aussi un élément fondamental dans les aspirations du Maroc comme puissance émergente. Nous ne pouvons faire face aux défis technologiques et à la mondialisation avec une telle administration”, a expliqué le ministre à la presse. Pour frapper les esprits et créditer sa politique, il a décidé de placer le bien-être des usagers au rang de priorité absolue. “Réformer et moderniser sans que cela ne touche le citoyen ne veut rien dire”, a fait remarquer le membre du gouvernement.   Dans les faits, cet engagement se traduit par un ensemble d’actions, comme la mise en place d’un cadre réglementaire pour la simplification et la numérisation des démarches administratives, l’approbation du projet de loi relatif au droit d’accès à l’information, l’élaboration de la Charte de la déconcentration administrative et l’adoption d’un système de gestion et de traitement des réclamations. Réactivité et exemplarité Sur ce dernier point, le ministère a annoncé l’ouverture d’un centre d’appels et d’orientation administrative, également joignable par courrier électronique et sur la page Facebook Idarati (mon administration). “Nous sommes en train de mettre en place un modèle commun pour l’ensemble de l’administration publique avec la même procédure de réception, de traitement et de réponses aux réclamations”, a précisé Mohamed Ben Abdelkader. La réactivité attendue de la part des services publics devra profiter également aux acteurs de l’économie, qui endurent la lourdeur bureaucratique au même titre que les particuliers. D’autres fléaux rongent l’administration marocaine, comme la corruption. Dans ce domaine, le ministère de la Fonction publique a annoncé la création d’une commission nationale qui sera chargée de prévenir les pratiques de prévarication qui ternissent l’image du service public. “L’intégrité, la transparence et la reddition des comptes constituent des valeurs essentielles pour la réussite des chantiers de réforme de l’administration publique”, a souligné pour sa part, le chef du gouvernement, Saâdeddine El Othmani, dans une réunion de coordination tenue à la mi-mai avec les secrétaires généraux des différents départements ministériels. Dans l’objectif de garantir l’exemplarité des agents publics, le nouveau cabinet marocain veut changer ses méthodes de recrutement. Afin d’y parvenir, il envisage de revoir entièrement la législation. “Nous avons besoin d’une refonte et non d’une nouvelle modification des statuts de la fonction publique. Ce qui signifie qu’il faut adopter de nouveaux statuts qui soient en phase avec la révolution numérique et les nouveaux concepts de management et de gestion des ressources humaines”, a fait savoir le ministre de la Réforme de l’administration et de la Fonction publique. Recours accru aux contractuels Actuellement, l’administration marocaine compte un peu plus d’un demi-million d’agents. Ce personnel pléthorique est critiqué, y compris par le roi Mohamed VI. En septembre dernier, le souverain avait inauguré la session d’automne du Parlement en axant son discours sur l’incapacité des fonctionnaires à prendre en charge les besoins de la population. Selon le ministre, ce manque de performance s’explique par des embauches anarchiques et opérées sur fond de népotisme. Aussi lui semble-t-il nécessaire de revoir les conditions d’accès aux concours de recrutement, qui doivent selon lui “se dérouler dans un climat optimal de transparence”. Par souci d’économie, le gouvernement El Othmani compte par ailleurs recourir aux contrats à durée déterminée (CDD). “Avec la contractualisation, il sera possible d’embaucher des profils et des experts dont nous avons besoin, pour des missions ponctuelles et des périodes limitées. Seul le contrat pourrait faciliter ce genre de recrutements”, a encore fait savoir Mohamed Ben Abdelkader. Anticipant la colère des syndicats, le ministre a affirmé que l’application de la contractualisation dans la fonction publique ne se ferait pas sans l’approbation des partenaires sociaux. Lorsque ce projet a fait son apparition il y a un an, l’Union marocaine du travail (UMT) avait dénoncé la fragilisation de l’emploi dans la fonction publique et la création de deux collèges de salariés : les durables et les temporaires.   Samia Lokmane-Khelil


L'“anéantissement professionnel” des fonctionnaires turcs limogés

L’ONG accuse dans un rapport la Turquie de procéder à des limogeages “arbitraires” et “injustes” depuis le coup d’État manqué de l’été dernier. “Interdire à 100 000 personnes l’accès au travail est comparable à un anéantissement professionnel de grande échelle”, estime Amnesty.

23/05/2017 | ACTUALITÉ

Un rapport accablant déplore les conséquences de la purge chez les fonctionnaires turcs depuis le coup d’État manqué de l’été dernier. Dans ce document, intitulé “Pas de fin en vue”, l’organisation Amnesty International dénonce le fait que les personnes concernées ne reçoivent aucune explication individuelle, les licenciements collectifs étant “effectués arbitrairement sur la base de motifs vagues et généralisés de liens avec des organisations terroristes”. Depuis la tentative de putsch de juillet 2016, plus de 100 000 perosnnes ont été limogées par des décrets-lois en vertu de l’état d’urgence instauré par le pouvoir. Le rapport intitulé “No end in sight : Purged public sector workers denied a future in Turkey” [cliquez ici pour lire le rapport en anglais] révèle que des dizaines de milliers de personnes, parmi lesquelles des médecins, des policiers, des enseignants, des universitaires et des soldats, qualifiés de “terroristes” et bannis de la fonction publique, luttent désormais pour joindre les deux bouts.  Les purges continuent “de ruiner la vie de nombreuses personnes qui ont perdu leur emploi et ont vu leur vie professionnelle et familiale anéantie”, selon Andrew Gardner, chercheur sur la Turquie à Amnesty International. “Déshonorés par le qualificatif de « terroristes » et privés de leurs moyens de subsistance, de nombreux citoyens en Turquie ne peuvent plus poursuivre leur carrière et leurs perspectives de retrouver un autre emploi sont bloquées.” Interdiction de travailler Selon Amnesty, de nombreux fonctionnaires licenciés se voient interdire de travailler à titre privé dans des professions réglementées par l’État, comme le droit et l’enseignement. De même, des policiers et des militaires limogés se voient interdire par décret de reprendre des emplois analogues dans le secteur privé. “Interdire à 100 000 personnes l’accès au travail est comparable à un anéantissement professionnel de grande échelle et s’inscrit clairement dans la vaste purge lancée contre les opposants politiques réels ou présumés”, souligne Andrew Gardner. De plus, selon le rapport, “les administrations publiques n’ont fourni aucune justification individualisée pour les renvois. Les personnes licenciées ont été incapables d’en obtenir”, ce qui accentue un peu plus leur mise à l’écart. Selon Amnesty International, 33 000 employés du ministère de l’Éducation ont notamment été limogés, de même que 24 000 policiers, 8 000 membres de l’armée, 5 000 universitaires et employés de l’éducation supérieure, et quelque 4 000 juges, procureurs et autres membres du ministère de la Justice. (avec AFP)


Déficits : la France et l’Espagne, seules mauvaises élèves de la zone euro

Si la politique économique prévue jusqu’ici reste inchangée, la France devrait être le seul pays de la zone euro à afficher un déficit public au-dessus des 3 % du PIB en 2018. 

22/05/2017 | ACTUALITÉ

Ces avis de la Commission européenne étaient attendus depuis la publication, le 11 mai, des prévisions de printemps de l’exécutif européen. Bruxelles a recommandé, lundi 22 mai, la sortie du Portugal de la procédure de déficit excessif, alors que l’Espagne et la France y demeurent. À terme, une procédure de déficit excessif peut aboutir à des sanctions et des amendes, mais jusqu’ici, aucun pays de la zone euro ne s’en est vu infliger. Selon les pronostics du 11 mai, l’Espagne et la France restent, en 2016 comme en 2017, toutes deux au-dessus du seuil de 3 % du PIB de déficit public (pour la France à exactement 3,0 % en 2017), limite fixée par les règles européennes, alors que le Portugal est en dessous ces deux années-là. Sacrifices récompensés Pour 2018, la France, – si la politique économique prévue jusqu’ici reste inchangée – devrait être le seul pays de la zone euro à afficher un déficit public au-dessus des 3 % du PIB (à 3,2 %), tandis que l’Espagne devrait descendre à 2,6 %, donc passer en dessous du seuil limite.  Le Portugal devrait afficher quant à lui un déficit public de 1,9 % du PIB l’an prochain, après 1,8 % cette année et 2,0 % en 2016. Des chiffres loués par la Commission, gardienne des règles européennes que se sont fixées les États membres.  “L’abrogation de la procédure de déficit excessif pour le Portugal est une reconnaissance des efforts faits”, a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, lors d’une conférence de presse à Bruxelles. Le Président portugais Marcelo Rebelo de Sousa, un conservateur modéré, a salué cette “décision importante qui renforce la confiance dans le Portugal, notamment de la part des investisseurs”, avant de souligner qu’elle a été rendue possible “grâce aux sacrifices faits par les Portugais durant de nombreuses années”. Efforts demandés à la France sur le marché du travail Au nouveau gouvernement français d’Emmanuel Macron – à qui Pierre Moscovici avait déjà réclamé, le 9 mai, de ramener le déficit public en dessous des 3 % en 2018 –, la Commission européenne a demandé de faire des efforts sur le front de l’emploi. “Il faut faire plus pour améliorer l’accès au marché du travail”, écrit-elle dans une recommandation à plusieurs pays, dont la France, “notamment pour l’intégration des migrants et des personnes issues de l’immigration”. Le Président français souhaite présenter dès cet été un projet de loi pour simplifier le droit du travail par ordonnances et décentraliser la négociation sociale. Pour 2017, la Commission européenne prévoit en France un taux de chômage de 9,9 %, contre 9,4 % en moyenne dans la zone euro. Quant à l’Italie, également dans le viseur de Bruxelles pour le niveau élevé de sa dette publique (la deuxième la plus forte après celle de la Grèce parmi les pays de la zone euro), l’exécutif européen a insisté sur le besoin d’appliquer les réformes économiques. (avec AFP)


Bras de fer entre les régions et Bruxelles sur les fonds structurels européens

Les régions d’Europe craignent de perdre 10 milliards d’euros de fonds sur 450 milliards dans le prochain budget 2020-2026 alors que vont débuter les négociations du Brexit et que l’Europe annonce de nouvelles priorités. Elles prônent une simplification, avec une gestion plus directe des acteurs locaux. 

22/05/2017 | ACTUALITÉ

Simplifier, oui, transformer, non. C’est le message porté dans l’avis du Comité des régions de l’Union européenne, qu’il a adopté le 11 mai dernier sur l’avenir des fonds structurels. Préparé par Michael Schneider, secrétaire d’État du Land de Saxe-Anhalt (PPE), cet avis indique tout d’abord que la politique de cohésion menée lors des dix dernières années a été un succès. “Plusieurs ministres européens ont déclaré que la cohésion a été un succès en créant 1 million d’emplois, en soutenant plus de 400 000 PME et en construisant 4 900 kilomètres de routes”, indique Markku Markkula, le président du Comité des régions. L’Union européenne a investi 454 milliards d’euros entre 2014 et 2020 pour réduire les disparités régionales et soutenir un développement durable. Visant à réduire les écarts de richesse et de développement entre les régions, cette politique est la plus proche des citoyens et celle qui apporte les résultats les plus concrets. Sécurité, défense, les nouvelles priorités Mais les élus locaux et régionaux de l’Union européenne ont rappelé qu’ils craignaient que de nouvelles priorités, comme les contrôles aux frontières, la sécurité ou la défense, amputent le financement des régions. Sans parler du coût que fera porter le Brexit sur le budget européen, dont ils estiment les économies à quelque 10 milliards d’euros sur la politique de cohésion dans le prochain budget (2020-2026). Échaudé par la parution en mars dernier du livre blanc sur l’avenir de l’Union européenne, où la politique de cohésion est appauvrie dans deux scénarios sur les cinq envisagés par la Commission européenne, le Comité des régions tire donc la sonnette d’alarme. Il plaide pour une simplification du management des fonds. “Le bon dosage entre le recours aux instruments financiers et aux subventions devrait être décidé sur le terrain par les autorités locales et régionales”, souligne l’avis. Il en appelle à un “renforcement de la dimension territoriale” de cette politique et du rôle des collectivités locales dans sa gestion. Discours plutôt contradictoires Ces derniers mois, la commissaire européenne à la Politique régionale, Corina Cretu, a tenu des discours plutôt contradictoires à ce sujet. Elle a répété vouloir défendre la politique de cohésion en continuant à s’adresser à toutes les régions, mais a sous-entendu qu’elle pourrait supprimer son articulation en catégories “Régions plus développées”, “Régions en transition” et “Régions moins développées”. Comme l’indique Marjorie Jouen, analyste au groupe de réflexion Institut Jacques Delors et spécialiste des questions régionales, “la Commission européenne s’est concentrée sur la convergence entre les régions mais n’a pas été assez attentive aux régions fragilisées et aux zones périphériques à l’intérieur même des régions qui n’ont pas accès aux aides”. Le Comité des régions est le premier acteur à adopter sa position officielle. La Commission européenne devrait présenter le bilan d’une consultation publique qu’elle a lancée sur ce sujet en juin, avant de publier à l’automne le septième rapport sur la politique de cohésion, ce qui devrait donner les grandes lignes de sa stratégie à sept ans. Jean-Bernard Gallois


Hulot, une “bouffée d’oxygène” pour les négociateurs climatiques

Le nouveau ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, en charge de l’Énergie, est attendu sur les orientations énergétiques de la France, notamment sur le sort du nucléaire.

18/05/2017 | ACTUALITÉ

Dans les couloirs des négociations climatiques, à Bonn, l’arrivée dans le gouvernement français de Nicolas Hulot a été saluée, jeudi 18 mai, comme une “bouffée d’oxygène”, signe positif, selon certains des participants, que Paris entend tenir sa place dans la transition énergétique mais aussi peser sur les politiques européennes.  Parmi les centaines de délégués réunis depuis dix jours en Allemagne, ils ne sont toutefois pas nombreux à connaître celui dont François Hollande avait fait son “envoyé spécial pour la planète” avant la COP21 organisée fin 2015 en France et qui est depuis mercredi 17 mai le nouveau ministre français en charge de l’environnement. “Il a une réputation plutôt francophone”, résume un négociateur européen, même si, comme envoyé spécial de François Hollande, il fit le tour de la planète de la Pologne au Canada, en passant par les Philippines. Selon la Guadeloupéenne Yamide Dagnet, ex-négociatrice “climat” pour le Royaume-Uni puis pour l’Union européenne, aujourd’hui au think tank américain WRI, “il peut apporter de la créativité, de l’imagination. C’était fantastique de voir Emmanuel Macron évoquer le climat” dans ses premières prises de parole, ajoute-t-elle. Trump et l’accord de Paris Aux prochains sommets du G7 puis du G20, face à un Président Trump indécis sur un maintien des États-Unis dans l’accord de Paris, “il faudra défendre cet enjeu diplomatique, et je pense qu’avec un ministre comme Nicolas Hulot, on pourra compter sur la France”, ajoute-t-elle. Pour le négociateur malien Seyni Nafo, “c’est une bouffée d’oxygène”, a fortiori dans le contexte présent. “On a besoin de bonnes volontés et d’hommes politiques pour l’incarner, car aujourd’hui, ce leadership manque”, estime le président du groupe des pays africains. Nicolas Hulot à l’international, c’est l’encyclique Laudato Si’ du pape François sur l’environnement, dont il a rédigé la préface de l’édition française, et la tenue du “Sommet des consciences”, qui avait réuni des dignitaires de toutes religions avant la COP21, retient pour sa part Pierre Cannet, responsable “climat” du WWF France. Le nouveau ministre d’État, de la Transition écologique et solidaire, en charge de l’Énergie, est notamment attendu sur les orientations énergétiques de son pays – le sort du nucléaire, la fermeture anticipée des dernières centrales à charbon –, souligne Célia Gautier, du Réseau Action Climat. Parler à la société civile Nicolas Hulot est également attendu au niveau européen, où se décident les engagements et la politique climatiques, apanage des ministres de l’Environnement. Depuis l’accord de Paris, le combat climatique prend un tour nouveau. Il est certes diplomatique, mais aussi beaucoup dans les solutions, l’implication de la société civile, des entreprises, des villes… “Il faut entretenir un dialogue rapproché sur la mise en œuvre, avec les pays du G7 comme avec les pays en développement, qu’il faut rassurer”, explique Célia Gautier. Et, issu lui-même de la société civile, l’ancien animateur de télévision “peut être un très bon ambassadeur”. (avec AFP)


Forte baisse de la productivité dans les administrations tunisiennes

Selon une étude récente, les fonctionnaires tunisiens travailleraient 105 jours en moyenne par an, soit huit minutes par jour. Leur baisse de rendement contraste avec l’augmentation importante du nombre des effectifs.

17/05/2017 | ACTUALITÉ

Les administrations tunisiennes ne travaillent pas assez. Leur rendement a gravement décliné depuis sept ans, soit depuis la chute du régime de Ben Ali. Au cours d’une audition devant la commission de législation générale de l’Assemblée des représentants du peuple (chambre basse du Parlement) dernièrement, Slim Azzabi, directeur du cabinet de la présidence de la République, a affirmé que cette productivité a chuté de 50 %. Il s’est appuyé dans son rapport sur les résultats d’une étude commandée au Centre (tunisien) de supervision des études et de développement. Sans trop détailler les raisons de la baisse spectaculaire du rendement des administrations, Slim Azzabi a mis en exergue le poids de la bureaucratie et le manque de réactivité des responsables, surtout au niveau des régions. “L’État alloue de l’argent au développement mais ces sommes ne sont pas dépensées car certains hésitent encore à prendre les bonnes décisions”, a fait savoir le responsable de la Présidence, en précisant que les dotations consacrées aux projets de relance économique n’excédaient pas 35 % du budget des collectivités. En matière de bureaucratie, Slim Azzabi s’est contenté de pointer du doigt un phénomène largement dénoncé mais face auquel les autorités tunisiennes semblent impuissantes. Résultat : tout le monde dans le pays dénonce la mauvaise qualité du service public dans de nombreux secteurs, comme les télécommunications, le transport, la santé, l’éducation, la formation, les services professionnels, la douane, les collectivités locales et la justice. Complexité des démarches administratives Pendant les mouvements sociaux qui ont secoué plusieurs villes de Tunisie en avril dernier, les manifestants étaient nombreux à protester contre les lenteurs et la complexité des démarches administratives dans les services de l’état civil, les agences de l’emploi et les caisses d’allocations familiales. Le prix exorbitant de certaines prestations a été, en outre, largement dénoncé. Dans le domaine économique, la détresse des investisseurs lève davantage le voile sur l’inefficacité des administrations publiques. En prenant la tête du gouvernement il y a près d’un an, Youssef Chahed avait pourtant promis de réduire l’ampleur de la bureaucratie, en mettant en place une série de garde-fous réglementaires. Le cabinet précédant s’était engagé, quant à lui, à créer une agence de lutte contre ce fléau. Mais rien n’a été fait, en dépit des injonctions répétées du Fonds monétaire international (FMI). Liée à la Tunisie par un prêt de 2,6 milliards d’euros, cette institution a demandé expressément au gouvernement de faire sauter les verrous administratifs qui bloquent l’activité économique. Réduction de la masse salariale Sur un autre registre, elle recommande vivement la réduction de la masse salariale dans la fonction publique, où l’on compte un peu plus de 800 000 agents. Le nombre des fonctionnaires a explosé après la chute de l’ancien régime, grâce à des recrutements massifs et irréfléchis. Aujourd’hui, les administrations sont encombrées par des personnels sous-qualifiés et sans expérience. La plupart ont été affectés à des postes subalternes de guichetiers, de chauffeurs et de factotums. Selon des statistiques, le nombre de fonctionnaires par habitant en Tunisie (56 pour 1 000) est beaucoup plus important que la moyenne mondiale. En revanche, leur assiduité est très discutable. Une étude réalisée par l’Institut tunisien de la compétitivité et des études quantitatives a révélé que les fonctionnaires travaillent en moyenne 105 jours par an, soit 8 minutes par jour. Pour lutter contre l’absentéisme, les pouvoirs locaux ont tenté jusque-là plusieurs remèdes. L’ex-ministre de la Gouvernance et de la Fonction publique Kamel Ayadi avait mis en place une série de mesures, comme l’installation de pointeuses à l’entrée des administrations et l’organisation d’opérations de contrôle. L’ONG I Watch avait également lancé une campagne il y a un an, demandant aux internautes de poster des photos et des vidéos d’administrations désertées par leurs employés en dehors des horaires de travail légaux. Samia Lokmane-Khelil  


L’Allemagne priée par le FMI de dépenser plus

Les marges budgétaires dont dispose l’Allemagne “devraient être utilisées pour des initiatives renforçant le potentiel de croissance”, préconise le Fonds monétaire international dans un rapport qui critique une nouvelle fois les excédents outre-Rhin.

16/05/2017 | ACTUALITÉ

Le Fonds monétaire international (FMI) s’en est de nouveau pris, lundi 15 mai, aux excédents allemands, jugés trop élevés, enjoignant le pays à baisser les impôts et à investir pour stimuler à la fois sa demande intérieure et les économies de ses partenaires commerciaux. Les marges budgétaires dont dispose l’Allemagne “devraient être utilisées pour des initiatives renforçant le potentiel de croissance, comme des investissements dans les infrastructures physiques et numériques, l’aide à l’enfance, l’intégration des réfugiés et l’allègement du poids fiscal sur le travail”, a énuméré le Fonds monétaire international dans son rapport régulier sur l’économie allemande (Chapitre IV). Le FMI suggère aussi une politique incitant les Allemands à travailler plus longtemps, ce qui pourrait encourager la population vieillissante à consommer plus au lieu d’épargner pour la retraite.  Possibles baisses d’impôts après les élections L’Allemagne a engrangé un excédent record de son budget l’an passé, de près de 24 milliards d’euros, ce qui correspond à un excédent de 0,8 % du produit intérieur brut (PIB), tandis que la plupart de ses voisins européens, dont la France, se débattent avec des déficits. Le grand argentier allemand, Wolfgang Schäuble, adepte de l’orthodoxie budgétaire, avait certes évoqué de possibles baisses d’impôts, mais seulement après les élections générales prévues à l’automne et si le parti conservateur d’Angela Merkel l’emporte de nouveau. Dans son rapport, le FMI préconise aussi “une hausse continue des salaires et de l’inflation” dans le pays “pour augmenter l’inflation dans la zone euro et faciliter la normalisation de la politique monétaire”. Critiques récurrentes Le FMI a réitéré aussi ses critiques contre l’excédent des comptes courants allemands (solde des échanges commerciaux et financiers). En 2016, ce surplus “était le plus élevé au monde en dollars” et représentait plus de 8 % du PIB allemand, a-t-il rappelé. L’Allemagne est la cible de critiques récurrentes des institutions internationales ou de ses partenaires commerciaux tels que les États-Unis et la France, qui l’accusent de ne pas suffisamment importer et investir afin de faire profiter par ricochet d’autres économies de son succès. (avec AFP)


Vers des législatives anticipées à l’automne en Autriche

Le Parti conservateur autrichien, qui a désigné à sa tête, dimanche 14 mai, le jeune ministre des Affaires étrangères, Sebastian Kurz, 30 ans, va sortir de la coalition au pouvoir. Des élections législatives anticipées seront convoquées le 15 octobre prochain.

15/05/2017 | ACTUALITÉ

Le chancelier autrichien, Christian Kern, a indiqué, dimanche 14 mai, s’attendre à des élections législatives anticipées après l’été compte tenu de la volonté du Parti conservateur (ÖVP), qui gouverne avec les sociaux-démocrates (SPÖ), de mettre fin à la coalition au pouvoir depuis plusieurs années. Le chef de l’exécutif considère que son partenaire de gouvernement “a mis fin de facto à la coalition” lorsqu’un de ses chefs de file, le jeune ministre des Affaires étrangères, Sebastian Kurz, a déclaré vouloir provoquer des élections anticipées. Moins d’un an après une présidentielle à suspense qui avait vu l’emporter le Vert Alexander Van der Bellen face au candidat l’extrême droite, un scrutin législatif braquerait de nouveau l’attention vers la petite République alpine. La mandature du Parlement actuel court jusqu’à l’automne 2018, mais les spéculations sur un scrutin anticipé vont bon train depuis plusieurs mois, dans un contexte de paralysie croissante de l’action gouvernementale, émaillée de différends politiques et de querelles de personnes. Sociaux-démocrates et extrême droite au coude-à-coude Le calendrier s’est accéléré avec la démission surprise, mercredi 10 mai, du vice-chancelier et chef de l’ÖVP depuis 2014, Reinhold Mitterlehner, usé par les luttes de pouvoir au sein de la coalition et de sa formation. Le parti s’est réuni dimanche 14 mai à Vienne et a placé à sa tête le chef de la diplomatie autrichienne, Sebastian Kurz, star de la politique nationale à tout juste 30 ans. “Selon moi, la première étape est de faire une proposition commune en vue de prochaines élections”, a déclaré Sebastian Kurz lors de la convention de l’ÖVP. Or le ministre avait fait savoir dès vendredi que s’il prenait la tête de son camp, il abrègerait l’agonie de la coalition gouvernementale en demandant au Parlement de voter en faveur d’élections anticipées. Les conservateurs devraient trouver une majorité de députés pour voter cette proposition. Sociaux-démocrates et extrême droite sont donnés au coude-à-coude dans les intentions de vote, devançant significativement le Parti conservateur, qui compte sur le populaire ministre des Affaires étrangères pour séduire l’électorat. (avec AFP)


Le nouveau Président coréen veut réguler les conglomérats du pays

Ces groupes qui incarnent la richesse de la Corée du Sud ont acquis une influence politique considérable. Le nouveau chef de l’État, Moon Jae-in, a promis la création d’un gendarme chargé de veiller à l’équité entre ces conglomérats et les entreprises plus modestes.

12/05/2017 | ACTUALITÉ

Le premier fabricant mondial de smartphones, Samsung, comme les autres conglomérats géants de Corée du Sud, sont dans le viseur du nouveau Président, Moon Jae-in. Et il pourrait réussir à les réformer là où d’autres ont échoué, jugent les analystes. La quatrième économie d’Asie est dominée par quelques chaebols, empires familiaux tentaculaires qui ont joué un rôle crucial dans le miracle économique des années 1960 et 1970. Ces groupes ont acquis une influence politique considérable, mais étouffent selon leurs détracteurs l’innovation et la diversité économique à cause de leur position dominante. Les familles dirigeantes sont accusées de se maintenir à leur tête à coups de pratiques corrompues.  Les accointances malsaines entre élites politiques et économiques ont été soulignées par le scandale de corruption qui a provoqué la chute de la Présidente conservatrice Park Geun-hye. Son successeur, Moon Jae-in, qui a entamé le 10 mai son mandat de Président, entend faire pression sur les 4 grands : Samsung, Hyundai, SK et LG. “Richesse” et “clan” Ce n’est pas la première fois que le pouvoir promet le changement. Park Geun-hye l’avait fait elle-même, comme le propre Parti démocratique du nouveau chef de l’État. Mais vu la colère de l’opinion publique, qui a exigé, outre le départ de l’ex-Présidente, la réforme des chaebols, le vent du changement souffle désormais plus fort. Les “chances de réformes significatives se sont nettement renforcées”, dit ainsi Gareth Leather, analyste chez Capital Economics. Le terme chaebol résulte de la combinaison des caractères signifiant “richesse” et “clan”. Nombre de familles régnantes ne détiennent qu’une petite fraction de leur compagnie. Mais elles les contrôlent via un écheveau complexe de participations croisées et les promotions rapides dont bénéficient les membres du clan. Le Président Moon a promis d’injecter de la transparence dans la gouvernance des entreprises, afin d’interrompre les lignées dynastiques. Le nouveau gouvernement a également promis la création d’un gendarme chargé de veiller à l’équité entre conglomérats et entreprises plus modestes, constitué de procureurs, de policiers, d’inspecteurs des impôts et de membres de la Commission du commerce équitable. Moon Jae-in entend aussi limiter le nombre de grâces présidentielles octroyées aux capitaines d’industrie. (avec AFP)


Sur le déficit public, Bruxelles attend Emmanuel Macron au tournant

Dans ses prévisions de printemps, annoncées jeudi 11 mai, la Commission européenne table sur un déficit public pour la France de 3 % cette année et de 3,2 % en 2018. Jean-Claude Juncker, le président de l’exécutif européen, a insisté sur le respect de la promesse de rigueur budgétaire faite par le candidat d’En marche ! durant la campagne électorale.

11/05/2017 | ACTUALITÉ

À peine élu et déjà rappelé à ses engagements, Emmanuel Macron ne bénéficie d’aucun état de grâce sur la scène européenne. Dès le lendemain de l’élection, après avoir chaleureusement félicité le vainqueur, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a déclaré : “Les Français dépensent trop.” Il a engagé le nouveau Président français à réduire la dépense publique, jugeant que son niveau actuel n’était pas tenable à long terme. Jeudi 11 mai, lors de ses prévisions économiques de printemps, l’exécutif européen a revu sa prévision de déficit public de la France à 3 % du produit intérieur brut (PIB) en 2017, soit le chiffre limite du pacte de stabilité européen. Pour 2018, la Commission prévoit un déficit public à 3,2 % du PIB. “Mon message n’est pas un message de pression, en aucun cas un message de sanction, c’est un message de confiance et de bienvenue”, a indiqué Pierre Moscovici, le commissaire européen aux Affaires économiques, qui a présenté ces chiffres. “Quand nous présentons les chiffres 2018, ils sont à politique inchangée, cela veut dire qu’avec un effort minime, il peut y avoir un passage durable sous les 3 %, c’est jouable”, a-t-il estimé. Marge de manœuvre financière étroite Seul candidat à la présidentielle à s’être engagé à rester dans “l’épure des 3 %” en 2017, Emmanuel Macron est donc sous pression avant même son entrée en fonction, le 14 mai. En effet, la France est l’un des 4 membres de la zone euro, avec le Portugal, l’Espagne et la Grèce, à faire l’objet d’une procédure des “déficits publics excessifs”, une surveillance sous laquelle elle est depuis 2009 et qui use la patience de ses partenaires européens, l’Allemagne en premier lieu. La marge de manœuvre financière du nouveau Président est étroite. Il ne pourra pas demander de nouveau délai car la France en a déjà obtenu trois. Il devrait pouvoir s’appuyer sur une légère hausse de la croissance, que la Commission estime à 1,4 % en 2017 et à 1,7 % en 2018, mais il devra proposer un budget 2018 sous strict contrôle. Pour cela, Emmanuel Macron a prévu dans son programme une réduction des dépenses publiques, passant, entre autres, par la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires. Il prévoit également la création d’un “ministre de la Zone euro”. Budget de la zone euro Interrogé lors d’un débat tenu le 9 mai à Bruxelles, le président de la Commission s’est dit favorable au “principe” d’un ministre des Finances européen et d’un budget de la zone euro, avant d’aussitôt nuancer cette idée. “Est-ce qu’un ministre central européen peut interférer dans les choix budgétaires des Parlements nationaux ?” s’est-il demandé. Il semble plus intéressé par la question d’un budget de la zone euro, une deuxième idée lancée par Emmanuel Macron. “Je crois que nous avons besoin d’un instrument financier pour pouvoir mieux résister aux chocs” provoqués par les crises financières, a-t-il déclaré. Le président de la Commission européenne est, en revanche, opposé, à l’idée d’un parlement de la zone euro, autre proposition du Président français. Jean-Bernard Gallois


Onde de choc à Washington après le limogeage du patron du FBI

La police fédérale est notamment chargée de l’enquête sur les liens éventuels entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie, accusée d’avoir interféré dans la présidentielle américaine.

10/05/2017 | ACTUALITÉ

“Aujourd’hui marquera un nouveau départ pour l’agence phare de notre appareil judiciaire.” Donald Trump a décidé de taper fort en limogeant, mardi 9 mai, le patron du FBI, James Comey. Cette décision a aussitôt provoqué une onde de choc à Washington, où des élus ont évoqué le spectre du Watergate. “Si j’ai apprécié que vous m’ayez informé, en trois occasions distinctes, du fait que je ne faisais pas l’objet d’une enquête, je suis cependant d’accord avec l’analyse du ministère de la Justice selon laquelle vous n’êtes pas capable de diriger de manière efficace le Bureau”, a ajouté sèchement le Président américain dans un courrier à l’intéressé rendu public. La raison officiellement avancée par l’administration Trump pour ce limogeage est la gestion du dossier des emails de la candidate démocrate à la présidentielle, Hillary Clinton. James Comey est accusé d’avoir mal traité cette dernière en dévoilant de nombreux détails de l’enquête… que le candidat républicain avait pourtant lui-même utilisés quotidiennement pour pilonner sa rivale. Investigations sur les emails d’Hillary Clinton Le 28 octobre 2016, James Comey provoquait une déflagration dans la dernière ligne droite de la campagne : il annonçait au Congrès la découverte de nouveaux messages justifiant une relance des investigations sur ces emails, closes en juillet. Ce n’est que deux jours avant le scrutin du 8 novembre que le patron du FBI annonce n’avoir finalement à nouveau rien trouvé de pénalement répréhensible. Selon Hillary Clinton, sans cette initiative, elle aurait emporté l’élection. Le limogeage surprise de James Comey a fait l’effet d’une bombe au Congrès. Le sénateur démocrate Patrick Leahy a trouvé “absurde” la justification selon laquelle Hillary Clinton aurait été traitée avec partialité. “Ce n’est rien de moins que nixonien”, a-t-il tonné, allusion à la décision de Richard Nixon de remercier en 1973 le magistrat indépendant Archibald Cox enquêtant sur le scandale du Watergate, qui allait entraîner sa chute. “Le Président a révoqué le patron du FBI au milieu d’une des enquêtes de sécurité nationale les plus critiques dans l’histoire de notre pays, celle qui implique des hauts fonctionnaires dans la campagne et l’administration Trump”, a-t-il ajouté. Nommé en 2013 par Barack Obama Le malaise a gagné également les républicains. Le chef de la puissante commission du renseignement du Sénat, Richard Burr, s’est déclaré “troublé” par le timing et les raisons avancées pour ce départ forcé. Ancien vice-ministre de la Justice, James Comey a longtemps été encarté chez les républicains mais avait été nommé à son poste actuel pour dix ans en juillet 2013 par Barack Obama. Une nomination alors confirmée par le Sénat avec 93 voix pour et une contre. Fin mars, lors d’une audition publique devant le Congrès, il avait infligé un double revers à Donald Trump. Il avait d’une part confirmé le lancement fin juillet 2016 d’investigations sur une éventuelle “coordination” entre des membres de son équipe de campagne et Moscou. James Comey avait également rejeté l’idée que Barack Obama aurait placé sur écoutes la Trump Tower, rumeur lancée par Donald Trump lui-même sur Twitter deux semaines auparavant. (avec AFP)


Les législatives algériennes entachées de fraude

L’administration est accusée d’avoir favorisé l’élection des candidats du principal parti au pouvoir, le FLN, en bourrant les urnes et en manipulant le registre d’émargement des votants. La défection de la population a par ailleurs atteint un seuil record, avec un taux d’abstention de 64 %.

09/05/2017 | ACTUALITÉ

Si le Conseil constitutionnel algérien manque de preuves, la Toile pourrait lui en fournir. Plusieurs vidéos circulent en effet depuis quelques jours sur les réseaux sociaux, montrant des opérations de fraude électorale un peu partout en Algérie jeudi 4 mai, à l’occasion de la tenue des élections législatives. Des agents de l’administration ont été pris en flagrant délit de tricherie, à travers la manipulation des registres d’émargement des électeurs et le bourrage des urnes au profit du principal parti au pouvoir, le Front de libération nationale (FLN). Le trafic des suffrages a même été constaté dans les circonscriptions électorales à l’étranger, notamment en France, où des responsables consulaires sont accusés d’avoir gonflé les résultats. Des candidats de l’opposition ont d’ailleurs déposé des recours auprès de la commission nationale de surveillance des élections, pour l’annulation du scrutin dans plusieurs bureaux décentralisés (se trouvant hors des enceintes consulaires), où la fraude a été massive. Essoufflement du régime En Algérie, plusieurs partis, à l’instar du Front des forces socialistes (FFS), du Rassemblement pour la culture et de la démocratie (RCD), du Mouvement de la société pour la paix (MSP) et du Parti des travailleurs (PT), s’attèlent à recueillir l’ensemble des preuves qui soutiendront leurs recours auprès du Conseil constitutionnel. “Tout le monde a vu la fraude généralisée dont nous avons été victimes, nous et d’autres formations politiques”, constate amèrement Karim Djoudi, porte-parole du PT. La responsable de ce parti, Louiza Hanoune, a quant à elle dénoncé, dès la publication des résultats, un hold-up électoral. “Cette dérive est l’expression de l’essoufflement total du régime, incapable de se régénérer car en rupture avec la majorité du peuple, pour se mettre au service de parvenus, nouveaux riches prédateurs”, s’est-elle insurgée. Le président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, est allé plus loin dans la contestation en organisant une grève de la faim pour s’élever contre “le détournement des voix” et pousser les autorités à annuler les résultats des élections. Comme les autres formations politiques de l’opposition, le FNA a vu sa représentation au sein de l’Assemblée populaire nationale (chambre basse du parlement) amoindrie. Le parti n’a obtenu qu’un seul siège à l’issue des dernières élections, contre 9 en 2012 et 13 en 2007. Réaménagement constitutionnel À l’opposé, le FLN et ses alliés ont conservé la majorité absolue au sein de l’hémicycle en s’emparant de 263 sièges sur 462. “Ce résultat donne amplement raison à Djamel Ould Abbes, secrétaire général du parti, qui avait dit pendant la campagne électorale que l’État, c’est le FLN”, commente Chafia Mentalechta. Cette ex députée des Algériens de l’étranger vient d’être disqualifiée pour avoir, contrairement à 2012, choisi de se présenter en candidate indépendante. Pendant la précédente législature, elle s’était notamment distinguée en s’opposant à un réaménagement constitutionnel qui interdisait aux binationaux d’occuper de hautes fonctions au sein de l’État. “En donnant l’écrasante majorité à ses alliés politiques, le système en place a montré qu’il a besoin de tout verrouiller pour se préserver”, fait encore remarquer l’ancienne parlementaire. Abondant dans le même sens, les responsables des partis d’opposition en Algérie semblent d’ailleurs céder, pour la plupart, au défaitisme. Certains ne se font pas beaucoup d’illusions sur la réponse qui sera donnée par le Conseil constitutionnel à leurs recours. Lors des législatives précédentes, cette institution avait examiné 13 recours seulement sur un total de 167, estimant que les autres étaient infondés et non argumentés. Résultat : le nombre de sièges obtenu par chaque formation politique n’avait pratiquement pas bougé. Taux de participation historiquement bas Même si les recours sont cette fois beaucoup plus nombreux, on s’attend à un verdict similaire de la part du Conseil constitutionnel, qui disposera d’un délai d’une semaine pour statuer sur l’ensemble des requêtes. Il procèdera par la suite à la proclamation officielle et définitive des résultats. Jusqu’à présent, l’institution présidée par l’ancien ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci s’est contentée de confirmer le taux de participation, le plus faible dans l’histoire des élections en Algérie : 35,37 % des électeurs seulement se sont rendus aux urnes. Pour les médias nationaux, cette abstention record est la preuve que les Algériens n’ont plus foi dans leurs institutions. Samia Lokmane-Khelil  


La victoire d’Emmanuel Macron vue par la presse étrangère

C’est le soulagement qui prédomine dans les grands titres de la presse étrangère au lendemain de la victoire d’Emmanuel Macron. Tous insistent sur l’engagement européen du nouveau Président français.

08/05/2017 | ACTUALITÉ

Allemagne Pour le quotidien allemand conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung, “l’Europe évite le cauchemar. L’impensable a été évité : la France ne va pas être dirigée par une femme d’extrême droite. La victoire nette d’Emmanuel Macron donne de la confiance, mais l’Europe ne doit pas se faire d’illusions pour autant”. Le quotidien de gauche Tageszeitung écrit aussi que “la nette victoire d’Emmanuel Macron est un énorme soulagement pour la France”. Espagne “La France a choisi Macron et contient le populisme”, écrit le journal El Pais. “Et la France a dit non. La victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, un proeuropéen et un ex-banquier libéral, a contenu la vague du mécontentement populiste qui a triomphé en novembre à l’élection présidentielle américaine et avant le référendum britannique. Après le Brexit et Trump, il n’y aura pas Le Pen.” Russie Le quotidien Vedomosti estime que les Français ont fait le choix du “candidat qui représente les principes essentiels de la Ve République : le gouvernement par une élite qualifiée et l’engagement dans l’intégration européenne”. Le journal en ligne Gazeta.ru souligne que le nouveau Président “devra répondre à la demande de changement, ne luttant pas tant contre un programme conservateur que contre les attentes négatives et le risque de déjà-vu”. Royaume-Uni “Bonne chance M. Macron, vous allez en avoir besoin”, écrit The Guardian, qui s’inquiète du niveau record de l’extrême droite. “Tout autre résultat aurait été une catastrophe européenne et pour une fois, heureusement, les sondages avaient raison”, analyse le quotidien de centre gauche. Suisse “Un homme neuf” pour le journal Le Temps : “Emmanuel Macron a réussi son pari insensé. Au-delà du niveau de l’abstention, de la radicalisation des extrêmes à droite comme à gauche et du délitement des partis traditionnels, l’enseignement principal de ce 7 mai est que la France s’est choisie un homme neuf pour entamer sa transformation.” États-Unis Le New York Times voit dans la victoire d’Emmanuel Macron un “grand soulagement pour l’Europe”. Mais il avertit que le Président élu est confronté à “des défis considérables. Il prend la tête d’une nation profondément divisée, tout comme les États-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres grandes démocraties”. Le score de Marine Le Pen au second tour prouve, pour le quotidien, l’importance “du désespoir de ceux qu’elle appelle les oubliés”. Selon le Washington Post, “la France a ignoré les sirènes du populisme de droite qui ont enchanté les électeurs aux États-Unis et en Grande-Bretagne”. Ce résultat est “un nouveau signe que la progression du Président Trump n’est pas précurseure d’une nouvelle forme inconnue de nationalisme. Pour l’instant, le centre résiste, le pluralisme résiste et l’extrême droite est encore sous contrôle”. Pour la chaîne de télévision Fox News, en revanche, “la France a pris la solution la plus facile et a voté pour la même chose”.   (avec AFP)


Les grandes entreprises publiques marocaines fragilisées par le crédit TVA

La TVA due par l’État marocain aux entreprises et aux établissements publics a atteint le seuil mirobolant des 2 milliards d’euros en 2015. La Cour des comptes tire la sonnette d’alarme dans son rapport annuel, rendu public fin avril.

08/05/2017 | ACTUALITÉ

La presse marocaine a longuement commenté ces jours-ci le nouveau rapport de la Cour des comptes publié fin avril [cliquez ici pour lire le rapport]. Parmi tous les dysfonctionnements signalés par l’institution que dirige l’ancien Premier ministre Driss Jettou, figure la tendance de l’État à accumuler les sommes dues aux établissements et entreprises publics (EEP) en matière de TVA. Le total des impayés pour l’année 2015 a atteint l’équivalent de 2 milliards d’euros, soit trois fois le montant enregistré en 2010. Il représente aussi près de la moitié des recettes revenant au budget de l’État. “Ces montants constituent des dettes de l’État qu’il se doit de rembourser, du fait qu’elles concernent de grands établissements du secteur public jouant un rôle important dans le développement économique et social de notre pays”, prévient la Cour des comptes. Son constat rejoint celui qui vient d’être dressé par la Banque mondiale sur l’augmentation de l’endettement public au Maroc. Dans son “mémorandum économique pays 2017”, elle s’est inquiétée du niveau actuel de la dette estimant qu’il constituait “une contrainte à une croissance de long terme tirée par la demande publique”. Échéancier sur trois ans Il y a deux ans, l’État avait pourtant pris des dispositions pour rembourser les crédits TVA selon un échéancier établi sur trois ans. Les banques publiques ont été même mises à contribution pour financer les crédits non encore remboursés. Parmi les compagnies auprès de qui l’État a accumulé le plus de dettes au titre de la TVA, figurent des mastodontes de l’économie marocaine, comme l’Office chérifien du phosphate (OCP), l’Office national de l’électricité et de l’eau (ONEE), l’Office national des chemins de fer (ONCF), Autoroutes du Maroc (ADM) et Royal Air Maroc (RAM). En juin dernier, la Cour des comptes avait déjà attiré l’attention sur l’ampleur des crédits TVA et la menace qu’ils faisaient peser sur la solvabilité de ces compagnies. Les juges financiers avaient alors demandé à l’État de traiter rapidement le problème. Pour leur part, ils ont préconisé la mise en place de mécanismes d’apurement de la dette par la titrisation ou le rééchelonnement des remboursements. La Cour des comptes a proposé enfin “de mener une réflexion sur l’opportunité d’exonérer de la TVA les investissements des EEP et de respecter le principe d’égalité entre les entreprises publiques et les entreprises privées en matière de fiscalité”. Jusque-là, aucune de ces solutions n’a été prise en compte. Faisant montre d’indifférence, l’État a tout bonnement laissé les impayés s’accumuler. Discipline budgétaire et financière Sa passivité à ce niveau lève le voile sur une gabegie plus généralisée. La mauvaise gestion de l’argent public a d’ailleurs été largement mise en évidence, cette année encore, par la Cour des comptes. La presse marocaine a conclu à “une volée de bois vert sur le secteur public”. Une vingtaine d’établissements ont été priés de prendre des mesures urgentes afin de mettre fin aux dysfonctionnements qui les empêchent d’accomplir convenablement leurs missions. Les juges financiers ont par ailleurs pris des dizaines d’arrêtés en matière de discipline budgétaire et financière. Ces décisions ciblent des administrations et des établissements importants, comme Barid El Maghrib (la poste marocaine), les archives nationales et l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE). Des ministères défaillants sont également cités dans le rapport. Les critiques les plus acérées visent les ministères de la Santé, de la Formation professionnelle et de la Culture. Ils sont accusés de mauvais management et de grand cafouillage dans l’administration des deniers publics. Des remarques similaires ont été portées sur la gestion des municipalités. Les magistrats régionaux de la Cour ont élaboré des rapports distincts, mais qui dévoilent tous les mêmes travers. La déliquescence des services publics est plus apparente dans les communes rurales, où les plans de développement sont souvent bâclés. Les juges financiers ont également mis en évidence des faiblesses dans le recouvrement des taxes. Samia Lokmane-Khelil


NOMINATIONS

Jean-Yves Le Drian nomme son cabinet au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a dévoilé son cabinet. Parmi les conseillers nommés, plusieurs évoluaient déjà dans son ancien cabinet au ministère de la Défense. Comme nous l’écrivions le 22 mai dernier, Emmanuel Bonne a été nommé directeur de cabinet de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. À ses côtés, Luis Vassy (photo) – qui devait prendre le poste d’ambassadeur de France au sultanat d’Oman – devient directeur adjoint du cabinet de Jean-Yves Le Drian. Luis Vassy travaillait auprès de Jean-Yves Le Drian depuis 2014, il était alors son conseiller diplomatique au ministère de la Défense. Avant cela, il avait été le conseiller, puis le directeur du cabinet du ministre délégué aux Anciens Combattants Kader Arif (2012-2014). Jean-Claude Mallet a, lui, été nommé conseiller spécial du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Ce conseiller d’État en détachement et énarque (1985, promotion Léonard de Vinci) occupait les fonctions de conseiller auprès du ministre de la Défense depuis l’alternance de 2012, alors Jean-Yves Le Drian. Comme chef de cabinet, le ministre a rappelé Jean-Christophe Le Minh, qui exerçait déjà ces fonctions à son cabinet du ministère de la Défense entre mai 2012 et mai 2017. Titulaire d’un DEA de relations internationales et d’un DESS de maîtrise des armements, Jean-Christophe Le Minh avait notamment été directeur des ressources humaines, chargé du projet “Campus”, puis directeur de la coordination à la direction des collectivités territoriales d’EDF en 2011-2012. Les conseillers Conseiller pour les affaires européennes au cabinet du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian depuis avril 2016, Jay Dharmadhikari rempile à ses côtés comme conseiller “affaires globales, développement et Afrique”. Cet énarque (2005, promotion Romain Gary), diplomate du Quai d’Orsay, a officié comme conseiller politique à l’ambassade de France en Allemagne, à Berlin (2011-2013), puis comme conseiller au Comité politique et de sécurité (COPS) de la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne à Bruxelles (2013- 2015). Conseillère des affaires étrangères (Orient), Myriam Pavageau devient, elle, conseillère “affaires stratégiques, Asie, Europe continentale”, au cabinet du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian. Elle était jusqu’alors conseillère de coopération et d’action culturelle adjointe de l’ambassade de France au Tchad. Détaché par le ministère des Affaires étrangères au Washington Institute for Near East Policy depuis 2015, Olivier Decottignies a pour sa part été nommé conseiller “Afrique du Nord, Moyen-Orient, Amériques” de Jean-Yves Le Drian. Formé à Sciences-Po Paris et à l’École d’études supérieures en sciences sociales (EHESS), Olivier Decottignies était conseiller principal de l’ambassade de France en Iran entre 2012 et 2015. Il y avait notamment supervisé le portefeuille nucléaire et les politiques régionales de l’Iran. Première secrétaire au sein de la mission permanente de la France auprès des Nations unies, Margaux Bergeon-Dars rejoint également le cabinet de Jean-Yves Le Drian, au poste de conseillère “Nations unies et organisations internationales, affaires juridiques et consulaires”. Conseillère des affaires étrangères (Orient) depuis 2010, elle a été formée sur les bancs de Sciences-Po Paris. Pour le conseiller sur les questions politiques et diplomatiques, Jean-Yves Le Drian a rappelé Laurent Naves, qui travaillait déjà à ses côtés au ministère de la Défense depuis 2013. D’abord chargé de mission pour les affaires industrielles au cabinet du ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian en 2013-2014, il avait ensuite été son conseiller technique en charge des relations avec le Parlement et les élus (2014-2016), puis le chef adjoint de son cabinet civil entre juin 2016 et mai 2017. Enfin, Véronique Le Goff rempile aussi au côté de Jean-Yves Le Drian au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères comme conseillère “communication et presse”. Cette ancienne élève de l’École française des attachés de presse (Efap) était déjà conseillère pour la communication et les relations avec la presse au cabinet de Jean-Yves Le Drian au ministère de la Défense entre juin 2015 et mai 2017. Elle a été conseillère “presse et communication” pour la campagne de Pierre Gattaz (pour l’élection à la présidence du Medef) d’avril à août 2013.

29/05/2017 | NOMINATION FRANCE

Gaël Veyssière en piste pour diriger un cabinet ministériel

Sous-directeur des relations extérieures de l’Union européenne à la direction de l’Union européenne au Quai d’Orsay depuis août 2016, Gaël Veyssière, conseiller des affaires étrangères, devrait prendre la direction du cabinet de la ministre chargée des Affaires européennes, Marielle de Sarnez. Âgé de 45 ans, Gaël Veyssière, qui est entré au Quai d’Orsay en 1997 comme secrétaire adjoint des affaires étrangères, a notamment travaillé comme conseiller pour la coopération à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne à Bruxelles en 2001. Conseiller technique à la cellule diplomatique du cabinet du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin en 2004, il devient, l’année suivante, chargé de mission auprès du directeur général des affaires politiques et de sécurité au Quai d’Orsay. Premier secrétaire à la mission permanente française auprès de l’Organisation des Nations unies à New York de 2007 à 2010, Gaël Veyssière a été nommé dans le corps des conseillers des affaires étrangères (cadre général) en 2008. Entre 2010 et 2014, il dirige le porte-parolat et la chefferie du service de presse à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne, à Bruxelles, puis il officie comme sous-directeur de la presse à la direction de la communication et de la presse du Quai d’Orsay jusqu’en 2016.

23/05/2017 | NOMINATION FRANCE

Jean-Yves Le Drian choisit un ambassadeur pour diriger son cabinet

Ambassadeur de la République française au Liban depuis 2015, Emmanuel Bonne, conseiller des affaires étrangères hors classe, devrait être nommé directeur de cabinet de Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères. Emmanuel Bonne connaît l’exercice en cabinet ministériel :  il avait conseillé le président de la République François Hollande sur les questions d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient et des Nations unies de 2012 à 2015. Avant cela, il était conseiller politique à la mission permanente française auprès des Nations unies à New York entre 2009 et 2012. Âgé de 46 ans, titulaire d’un DEA de sciences politiques comparatives et ancien élève de l’IEP de Grenoble, Emmanuel Bonne a débuté sa carrière comme chercheur au centre d’études et de recherches sur le Moyen-Orient contemporain à Beyrouth, au Liban (1996-1999). Nommé rédacteur à la direction d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient au ministère des Affaires étrangères en 2000, il prend les fonctions de conseiller en charge des affaires stratégiques et de la politique étrangère à l’ambassade de France à Téhéran (Iran) en 2003. Il y évolue jusqu’en 2006. Emmanuel Bonne a occupé le poste de conseiller, adjoint du chef de mission à l’ambassade de France à Riyad (Arabie Saoudite) de 2006 à 2009.

22/05/2017 | NOMINATION FRANCE

Alexandre Escorcia va rejoindre l’administration centrale du Quai d’Orsay

Conseiller en charge des affaires stratégiques, de la Russie et de la CEI au cabinet du ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, depuis février 2016, Alexandre Escorcia va prendre les fonctions de directeur adjoint du centre d’analyse, de prévision et de stratégie au Quai d’Orsay, à compter de juin prochain. Il va succéder à Paul Zajac, en poste depuis 2015. Âgé de 37 ans, normalien (Ulm) et diplômé de Sciences-Po Paris, Alexandre Escorcia a débuté comme chef de bureau à la Politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne (CFSP), au ministère des Affaires étrangères (2005-2009). Conseiller politique adjoint au sein du commandement allié transformation de l’Otan entre 2009 et 2012, il avait ensuite exercé comme diplomate d’échange au ministère des Affaires étrangères allemand, en 2012-2013. Pendant les trois années qui ont suivi, Alexandre Escorcia était premier secrétaire à l’ambassade de France en Allemagne.

17/05/2017 | NOMINATION FRANCE


Vincent Floreani part au Vietnam

Consul général de France à Chicago depuis 2014, Vincent Floreani, conseiller des affaires étrangères hors classe, a été nommé consul général de France à Hô Chi Minh-Ville (Vietnam). Il remplace Emmanuel Ly-Batallan, en poste depuis 2014. Directeur adjoint et porte-parole adjoint à la direction de la communication et du porte-parolat du ministère des Affaires étrangères, puis directeur adjoint de la communication et de la presse au Quai d’Orsay entre 2012 et 2014, Vincent Floreani officiait à la direction de la communication depuis septembre 2011, d’abord comme sous-directeur de la presse, puis comme porte-parole adjoint. Âgé de 54 ans, ce diplomate a débuté comme attaché de consulat à Bucarest, en Roumanie (1989-1990), puis comme attaché de consulat puis vice-consul à Jakarta, en Indonésie, jusqu’en 1993. Vincent Floreani effectue ensuite un passage à la direction du personnel du Quai d’Orsay pendant deux ans (1993-1995). À sa sortie de la promotion Cyrano de Bergerac de l’ENA, en 1999, il est affecté à la direction des Nations unies et des organisations internationales du Quai d’Orsay. Il a ensuite été premier secrétaire à la mission permanente de la France auprès de l’organisation des Nations unies à New York, de 2002 à 2005. Premier secrétaire, puis conseiller de presse à l’ambassade de France à Londres en 2005, il a été détaché comme diplomate d’échange en Grande-Bretagne en 2007. Vincent Floreani a ensuite été deuxième conseiller à Abou Dabi (Émirats arabes unis) de 2008 à 2011.

16/05/2017 | NOMINATION FRANCE

Un premier poste de consule pour Pascale Trimbach

Sous-directrice des questions multilatérales et sectorielles (groupe III) à la direction de la coopération de sécurité et de défense au ministère des Affaires étrangères depuis 2014, Pascale Trimbach, conseillère des affaires étrangères hors classe (cadre d’Orient), a été nommée consule générale de France à Francfort (Allemagne). Elle remplace Sophie Lovy-Laszlo, en poste depuis 2013. Chargée d’affaires ad interim (a.i.), déléguée permanente adjointe au sein de la délégation permanente de la France à l’Unesco entre 2012 et 2014, Pascale Trimbach était coordinatrice de la cellule interministérielle pour la gestion civilo-militaire des crises au ministère des Affaires étrangères de 2010 à 2012. Formée sur les bancs de Sciences-Po Paris et de l’Inalco, Pascale Trimbach, 49 ans, a d’abord été attachée d’administration centrale à la direction des services financiers du ministère de la Défense (1993-1995). Rédactrice géographique “Europe centrale” au ministère des affaires étrangères de 1995 à 1998, elle avait ensuite exercé comme conseillère à l’ambassade de France à Ljubljana (Slovénie), jusqu’en 2000. À cette date, Pascale Trimbach rejoint la préfectorale. Nommée sous-préfète de Château-Chinon, dans la Nièvre, en 2000, elle officie ensuite comme sous-préfète de Dole, dans le Jura, entre janvier et septembre 2002, puis elle intègre un cabinet ministériel. Conseillère technique au cabinet du ministre des Sports Jean-François Lamour en 2002-2003, elle devient cheffe de service, chargée des relations avec les étrangers et de la gestion administrative et financière à l’ENA, pendant deux ans (2003-2005), puis elle prend le pilotage de sa première sous-direction : celle en charge des accords et des traités à la direction des affaires juridiques du Quai d’Orsay, jusqu’en 2010.

16/05/2017 | NOMINATION FRANCE

Un ex-conseiller de François Hollande en partance pour Londres

Conseiller “affaires stratégiques, Russie, Europe orientale hors UE, Caucase, Asie centrale et politique extérieure de l’UE” au cabinet du président de la République François Hollande depuis mars 2016, François Revardeaux, conseiller des affaires étrangères, va prendre les fonctions de ministre-conseiller à l’ambassade de France de Londres, à compter d’août prochain. François Revardeaux avait intégré le cabinet de François Hollande à l’Élysée en août 2014, comme conseiller “affaires stratégiques”, après avoir passé deux années à conseiller Laurent Fabius au Quai d’Orsay sur les affaires stratégiques, la Russie et la CEI (2012-2014). Ce normalien et agrégé d’italien de 46 ans a débuté comme directeur adjoint du centre culturel français de Gênes (2001-2003), avant de devenir chargé de communication à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, de 2003 à 2006. Rédacteur à la sous-direction de la sécurité (2006-2008), puis à la sous-direction du désarmement et de la non-prolifération nucléaires à la direction des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement, à la direction générale des affaires politiques et de sécurité du ministère des Affaires étrangères jusqu’en 2010, François Revardeaux est ensuite chargé de mission auprès du directeur général des affaires politiques et de sécurité au Quai d’Orsay (2010-2012).

15/05/2017 | NOMINATION FRANCE

L’ex-dircab’ adjoint d’Audrey Azoulay part en Malaisie

Directeur adjoint de cabinet de la ministre de la Culture, Audrey Azoulay, depuis février 2016, Roland Husson, administrateur civil hors classe, va prendre le poste de conseiller de coopération et d’action culturelle (COCAC) à l’ambassade de France à Kuala Lumpur (Malaisie), à compter de septembre prochain. Diplômé de Sciences-Po Paris, Roland Husson a été affecté à la direction du développement des médias (DDM) en 2001, à sa sortie de l’ENA (promotion Nelson Mandela). Adjoint au chef du bureau de l’audiovisuel public à la sous-direction de la communication audiovisuelle, il a ensuite été chef de ce bureau. Rapporteur au sein de l’unité “médias” de la direction générale de la concurrence de la Commission européenne de 2005 à 2008, Roland Husson était, en 2008-2009, directeur des affaires européennes et internationales du Centre national du cinéma. Sous-directeur de la communication audiovisuelle à la direction du développement des médias dans les services du Premier ministre, puis à la direction générale des médias et des industries culturelles du ministère de la Culture pendant quatre ans (2010-2014), il avait ensuite été consultant au cabinet Analysys Mason de Londres, spécialisé dans le secteur des télécommunications et des médias (2014-2015), puis directeur adjoint de l’Établissement de communication et de production audiovisuelle de la Défense (Ecpad), en 2015-2016.  

15/05/2017 | NOMINATION FRANCE

Un conseiller de Bernard Cazeneuve devient le numéro deux d’une direction du Quai d’Orsay

Conseiller en charge des affaires européennes au cabinet du Premier ministre, Manuel Valls puis Bernard Cazeneuve, depuis 2015, Emmanuel Puisais-Jauvin, conseiller des affaires étrangères, a été nommé adjoint au directeur général de la mondialisation, de la culture, de l’enseignement et du développement. Il remplace Gautier Mignot, en poste depuis 2014 et récemment nommé ambassadeur de France en Colombie. Adjoint au chef du service (2011-2013), puis chef du service des politiques internes et des questions institutionnelles à la direction de l’Union européenne au ministère des Affaires étrangères jusqu’en 2015, Emmanuel Puisais-Jauvin était auparavant conseiller à la représentation permanente de la France auprès de l’Union européenne (2007-2011). Emmanuel Puisais-Jauvin, 46 ans, énarque (promotion Copernic, 2002), normalien et agrégé de philosophie, a débuté comme conseiller des affaires étrangères au sein de la sous-direction du droit international économique du ministère des Affaires étrangères (2002-2005), avant de conseiller, sur les questions institutionnelles et juridiques, les dossiers justice et affaires intérieures et la citoyenneté européenne, Catherine Colonna au ministère délégué aux Affaires européennes sous la Présidence Chirac (2005-2007).  Avant d’intégrer l’ENA, en 2000, Emmanuel Puisais-Jauvin avait enseigné la philosophie au lycée Montaigne, à Paris, en 1998.

12/05/2017 | NOMINATION FRANCE


Le conseiller diplomatique de Ségolène Royal promu ambassadeur

Conseiller diplomatique au cabinet de la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, depuis 2014, Stéphane Crouzat, conseiller des affaires étrangères hors classe, a été nommé ambassadeur de France en Irlande. Il remplace Jean-Pierre Thébault, en poste à Dublin depuis 2014. Ancien élève de l’ENA (2001, promotion Nelson Mandela) âgé de 53 ans, agrégé d’anglais, Stéphane Crouzat a réalisé la majeure partie de sa carrière au Quai d’Orsay. D’abord rédacteur à la sous-direction des affaires financières et internationales à la direction des affaires économiques et financières en 2001, il a aussi officié comme rédacteur à la sous-direction des relations extérieures de la Communauté à la direction de la coopération européenne de 2003 à 2005. Stéphane Crouzat part ensuite en ambassade, comme conseiller de coopération et d’action culturelle à Varsovie, en Pologne (2005-2008), puis comme premier secrétaire, conseiller de presse à la représentation permanente de la France auprès de l’organisation des Nations unies, à New York (2008-2011). De 2011 à 2014, il était sous-directeur de l’Europe centre-orientale et balte à la direction de l’Union européenne au ministère des Affaires étrangères. En mai 2014, ce diplomate rejoint le ministère de l’Écologie comme sous-directeur du changement climatique et du développement durable (groupe III) à la direction des affaires européennes et internationales, jusqu’en septembre 2014 et son entrée au cabinet de Ségolène Royal.

10/05/2017 | NOMINATION FRANCE

Mouvements

Yves Michel Daunar, ingénieur divisionnaire des travaux publics de l’État, est nommé directeur général de l’établissement public foncier et d’aménagement de Mayotte – Augustin de Romanet, président-directeur général d’Aéroports de Paris devient par ailleurs président du conseil d’orientation de l’établissement public du domaine national de Chambord – Roland Peylet, conseiller d’État honoraire, est désigné président de la mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques – Stéphane Le Tallec, vice-procureur de la République près le tribunal de grande instance de Paris, est placé en position de détachement auprès de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (Agrasc) afin d’exercer les fonctions de chef du pôle juridique – Karim Ben Cheikh, conseiller des affaires étrangères (cadre d’Orient), est nommé consul général de France à Beyrouth (Liban), en remplacement de Cécile Longe.

10/05/2017 | NOMINATION FRANCE

Un premier poste d’ambassadeur pour Ludovic Pouille

Directeur adjoint à la direction d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient au ministère des Affaires étrangères, en charge du suivi de l’Égypte-Levant depuis 2014, Ludovic Pouille a été nommé ambassadeur de France auprès de l’État des Émirats arabes unis. Il succède à Michel Miraillet, en poste à Abou Dabi depuis 2013. Ancien élève de l’IEP de Strasbourg et titulaire d’un diplôme d’études supérieures en relations internationales, Ludovic Pouille, 45 ans, prend ainsi son premier poste d’ambassadeur. Auparavant, il a débuté comme secrétaire des affaires étrangères (cadre d’Orient), en 1997, affecté à la direction d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères. Ce diplomate est ensuite nommé consul adjoint à l’ambassade de France à Jérusalem (2001-2004), puis il part pour New York aux fonctions de premier secrétaire à la mission permanente auprès des Nations unies, jusqu’en 2007. À cette date, Ludovic Pouille devient sous-directeur d’Égypte-Levant à la direction d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, à l’administration centrale du Quai d’Orsay (2007-2010), puis il exerce en tant que ministre conseiller à l’ambassade de France à Rabat (Maroc), jusqu’en 2014.

09/05/2017 | NOMINATION FRANCE

Christophe Penot part en Australie

Ambassadeur de la République française auprès de la Malaisie depuis 2014, Christophe Penot a été nommé ambassadeur de France auprès du Commonwealth d’Australie. Il remplace Christophe Lecourtier, qui occupait ces fonctions depuis 2014. Âgé de 61 ans, licencié en anglais et en chinois, Christophe Penot a été admis au concours pour le recrutement de secrétaires adjoints des affaires étrangères en 1983. Il a été, notamment, membre de l’antenne du protocole à la présidence de la République de 1988 à 1991, puis premier secrétaire à Tokyo jusqu’en 1995. Deuxième conseiller à Londres de 1995 à 2000, il est alors nommé chargé de mission auprès du préfet de la région Rhône-Alpes, Michel Besse. Premier conseiller à Ottawa de 2003 à 2005, Christophe Penot est ensuite ministre conseiller à Tokyo (2005-2010), puis il est nommé chef du service, puis directeur des immeubles et de la logistique de la direction générale de l’administration et de la modernisation, à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères, entre 2010 et 2014.

09/05/2017 | NOMINATION FRANCE