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La gestion des données au cœur de la réussite des Jeux Olympiques 2024

Par Daniel de Prezzo, Head of Technologies Southern Europe chez Veritas Technologies

12/07/2018 | EXPERTISE

En septembre dernier, après un siècle d’attente, Paris a été choisie pour accueillir les Jeux Olympiques en 2024. Pour la première fois, la capitale française entre dans le cercle des métropoles les plus attractives au monde. L’objectif de la ville est maintenant de faire place à la préparation des Jeux, et pour cette nouvelle édition, il ne s’agira pas uniquement de construire de nouveaux équipements et infrastructures : Paris a l’attention de se transformer en « smart city » en faisant concourir les nouvelles technologies comme l’IoT, l’Intelligence Artificielle ou encore le Big data pour pouvoir gérer les flux de citoyens, éviter la congestion pendant les Jeux, améliorer le confort urbain, connaître en temps réel la durée d’attente à l’entrée des activités et répondre aux défis énergétiques fixés lors de sa candidature.   Après l’appel à l’innovation lancé en 2016, de nombreuses start-up ont proposé des solutions pour répondre au mieux aux défis lancés par la ville. Une jeune pousse comme Placemeter par exemple, a dévoilé une technologie de vision par ordinateur qui permet de compter et différencier les voitures, motos, vélos et piétons et d’anticiper les flux de personnes. Une collaboration entre la ville et les grands groupes est également étudiée de près, notamment pour réduire et maîtriser la consommation d’énergie. Dans Paris transformé en ville intelligente, le mobilier urbain comme les réverbères par exemple pourraient être alimentés par l’énergie solaire et connectés aux autres infrastructures intelligentes de la ville. Ces derniers pourraient atténuer leur lumière pour indiquer aux conducteurs les places de parking disponibles et éviter les embouteillages.   Gérer et stocker un volume de données multiplié par huit d’ici 2025 Si s’appuyer sur les nouvelles technologies pour atténuer les désagréments engendrés par la tenue des Jeux demeure un choix judicieux, il reste encore à régler la problématique de la gestion de données. Cette année, IDC a publié une étude révélant le volume des données attendues à l'échelle mondiale d'ici à 2025. Le résultat est étonnant : en moins de dix ans, le volume total de données à analyser sera multiplié par huit, pour atteindre 163 Zettaoctets (163 milliards de Teraoctets). L’année dernière, un sondage mené par Data Genomics, qui a analysé plus de 31 milliards de fichiers anonymes à travers le monde, révélait déjà que les référentiels de données à l’échelle des entreprises avaient augmenté d’environ 50% à l’année, en raison de la prolifération de nouvelles applications et des technologies comme l’Intelligence Artificielle et l’Internet des Objets (IoT). Et ce qui est saisissant dans ces révélations, ce n'est pas l’augmentation de la production de données à stocker, mais le rythme effréné de cette augmentation.   En effet, si les données continuent d’augmenter à ce rythme et que les entreprises ne trouvent pas un moyen de les stocker et de les gérer, ces dernières seront bientôt, dans le monde entier, confrontées à des dépenses de stockage de données s’élevant à des milliards de dollars. Pour remédier à cette problématique, les entreprises ont compris qu’elles devaient se tourner vers le cloud pour réduire la complexité et améliorer l’agilité. Mais l’objectif de cette adoption est également de réduire les coûts associés au stockage des volumes conséquents, et des données secondaires sur le long terme, et dans plusieurs cloud. Dans ce cas de figure, les solutions de déduplication et de suppression des données en double constituent une alternative adéquate, car elles permettent de stocker leurs données dans le cloud à moindre coût et sans avoir à opérer de changement sur le réseau. De même, les sauvegardes sont exécutées plus rapidement et des économies peuvent donc être réalisées en migrant les données vers les cloud hybrides, privés et publics.   Partager les données publiques et personnelles de manière sécurisée Un autre facteur clé pour assurer la pérennité de la transformation de Paris en ville intelligente réside également dans l’ouverture et le partage des données. Car ce sera sur la base des données que les actions et les décisions stratégiques seront prises. L’OpenData, qui désigne les données auxquelles tout le monde peut accéder, est primordial pour le bon fonctionnement d’une ville intelligente. Dubaï par exemple, est l’une des premières villes à avoir adopté cette initiative ambitieuse en 2015. Aujourd’hui, les secteurs public, privé et le gouvernement partagent les données des citoyens de la ville. L’objectif à terme, n’est pas d’emmagasiner le plus de données possibles mais de créer de la valeur, des opportunités et des expériences améliorées pour la population. En France, si les grands groupes, les start-up, les collectivités ou encore le gouvernement choisissent de partager les données pour créer de la valeur et des services pour les citoyens, il est impératif de les équiper d’une technologie leur permettant de protéger et de visualiser les données dont ils disposent, aussi bien sur site que dans le cloud. En effet, une meilleure visibilité leur permettrait de définir plus facilement les données nécessaires à conserver et à migrer, supprimer celles qui ne sont pas essentielles, mais aussi de récupérer rapidement les données critiques à un instant précis. Cela permettrait non seulement aux entreprises et au gouvernement d’assurer leur mise en conformité avec les réglementations autour des données (comme GDPR par exemple, qui entrera en vigueur le 25 mai prochain), mais surtout de constituer une structure sécurisée essentielle pour gagner la confiance des citoyens.  Les villes intelligentes portent en elles un écosystème complexe. Pour réussir sa transformation, Paris devra d’abord véhiculer une vision unique de la gestion et de la sécurisation des données aux différents acteurs. Mettre en place des solutions adéquates sera ensuite la priorité afin de se prémunir contre les cyberattaques ou tentatives d’usurpation d’identité et de matériel. 


Thomas Cazenave - Au cœur de la transformation publique

Délégué interministériel à la transformation publique, Thomas Cazenave a décrypté les enjeux posés par la réforme de l’État lancée depuis le début du quinquennat.

04/07/2018 | EXPERTISE

Au cœur de la machine. Les mains plongées dans la réforme de l’État depuis sa nomination en novembre dernier, Thomas Cazenave, délégué interministériel à la transformation publique, a détaillé, lors du petit déjeuner du Club des acteurs de la Performance publique du 31 mai, les enjeux posés par le programme Action publique 2022. Devant les membres du Club, il a surtout été question de méthode, de manière de faire. Pas forcément des plus lisibles de l’extérieur, celle d’Emmanuel Macron a voulu tirer les leçons des années Sarkozy et Hollande, en effectuant une revue des missions de la puissance publique soigneusement évitée sous les deux quinquennats précédents. Mais Thomas Cazenave a prévenu : la bataille la plus fondamentale sera celle de la mise en mouvement des administrations. Pour optimiser la recherche de résultats, l’équipe Macron tente aussi d’innover en construisant une réforme bâtie autour de la déconcentration des décisions, avec une mise en responsabilité des managers publics assise sur la confiance. Un petit vent de liberté pourrait souffler, même si cette intention reste à confirmer. Thomas Cazenave a insisté sur l’importance des différents chantiers lancés depuis quelques mois : la rénovation du cadre budgétaire et comptable, le numérique, l’évaluation des résultats, etc. Sans parler les ressources humaines, à n’en pas douter le chantier le plus emblématique de ce début de quinquennat.


La transformation de l’action publique est indissociable de celle des infrastructures informatiques

La similitude des attentes auxquelles doivent répondre les acteurs publics et leurs ressources informatiques met en évidence la nécessaire synchronisation de leurs modernisations respectives.

13/06/2018 | EXPERTISE

Le programme Action publique 2022 vise à repenser le modèle de l’action publique à l’ère numérique. Aux côtés du volet économique, il positionne ses principaux enjeux sur les usagers et sur les agents. Aux premiers, il ambitionne d’apporter des services publics de meilleure qualité, plus simples et plus efficaces ; aux seconds, d’offrir un environnement de travail plus moderne et mieux accordé à l’évolution de leurs missions. Deux objectifs qui, en définitive, se rejoignent dans une même exigence : bâtir des services numériques qui répondent en priorité aux attentes de leurs utilisateurs, conformes en cela à l’esprit même du digital. Pour les citoyens usagers, la première attente vis-à-vis des acteurs publics est celle de la fiabilité. Le service proposé doit être disponible, sûr et performant. À cet égard, le secteur public est logé à la même enseigne que les banques ou les opérateurs télécoms : lorsqu’une personne se connecte, c’est toujours pour une très bonne raison, souvent en urgence, et le moindre dysfonctionnement est de plus en plus mal vécu. La deuxième attente est à la fois fonctionnelle et économique. Pour suivre l’évolution rapide des usages et de la législation, les acteurs publics doivent sans cesse enrichir leur catalogue ou ajuster les services proposés. Autrement dit, offrir plus de services, plus vite, et ce en dépit de budgets contraints. Pour gagner à la fois en temps et en moyens, la clé est de mutualiser les ressources, de les partager et de réutiliser autant que possible des services similaires créés ailleurs. C’est par exemple la philosophie des clouds privés que développent actuellement certaines collectivités locales ou certains ministères, dont celui de l’Intérieur, mais aussi le sens des démarches de type DevOps dans le domaine du développement applicatif. Enfin, la troisième attente est l’ouverture. D’utilisateurs passifs, les agents comme les citoyens aspirent à devenir des contributeurs actifs. À travers les données qu’ils fournissent, les demandes qu’ils formulent, les innovations qu’ils proposent, ils façonnent l’évolution des services. Grâce à ses capacités d’interconnexion, chaque acteur public devient une plateforme, vouée tantôt à contribuer à des services composites, tantôt à les porter elle-même dans une logique de guichet unique. Ces trois attentes dessinent une trajectoire de transformation qui convient aussi bien à l’action publique qu’à l’infrastructure numérique. Tout d’abord, la modernisation d’un noyau qui ne renie pas l’existant mais le concentre sur ses fonctions critiques pour garantir la sécurité et la qualité du service. Puis le développement d’une capacité d’hybridation permettant d’exploiter des ressources externes et de partager les siennes. Et enfin, une ouverture étendue aux nouveaux usages numériques à travers la mise en œuvre maîtrisée d’une part de cloud public, et ce dans le respect rigoureux des exigences de sécurité, de résilience et de souveraineté propres à chaque acteur public. Ce strict parallélisme montre à quel point la transformation de l’action publique passe par la mise à niveau de l’infrastructure technique sous-jacente. La difficulté est qu’il s’agit souvent d’un investissement de long terme alors qu’usagers, agents et élus réclament des réalisations rapides et concrètes. D’où l’intérêt de stratégies hybrides permettant de mener de front, à son rythme, selon son budget et ses contraintes, la modernisation de ses infrastructures digitales et le développement de services innovants au bénéfice des citoyens. Jean-Luc Couasnon, directeur Advisory, Econocom


Transformation numérique de l’action publique : longue sera la route

La transformation numérique est sur toutes les lèvres. Source potentielle d’efficacité, d’amélioration de la qualité de service et d’économies substantielles, elle agite les esprits, aussi bien au sein des organisations publiques que dans le secteur privé. Mais qu’en est-il dans le monde réel, et en particulier dans le secteur public ? L’enquête Acteurs publics/EY pour l’Observatoire des politique...

13/06/2018 | EXPERTISE

La transformation numérique est sur toutes les lèvres. Source potentielle d’efficacité, d’amélioration de la qualité de service et d’économies substantielles, elle agite les esprits, aussi bien au sein des organisations publiques que dans le secteur privé. Mais qu’en est-il dans le monde réel, et en particulier dans le secteur public ? L’enquête Acteurs publics/EY pour l’Observatoire des politiques publiques réalisée par l’Ifop auprès d’un échantillon de 1 500 agents de l’État témoigne du décalage entre les intentions et les faits au sein de l’État et de ses administrations. Premier enseignement de cette enquête, l’administration française semble pouvoir encore mieux faire, comme le montre la comparaison au plan international. En effet, plus de la moitié des personnes interrogées (54 %) estiment que la France n’est ni en avance ni en retard dans ce domaine. Si elles ne sont que 9 % à considérer que l’administration est en avance, elles sont 33 % à estimer qu’elle est en retard par rapport à d’autres pays. Certaines administrations sont-elles plus avancées sur le chemin de la transformation numérique ? Plusieurs structures donnent l’image d’être plus à la pointe que d’autres dans ce domaine. Une personne sur 2 estime que les entreprises publiques (SNCF, EDF, La Poste, etc.) ont déjà commencé cette transformation. Viennent ensuite le secteur de la protection sociale (assurance maladie, retraite, allocations familiales, 41 %), les opérateurs publics (Caisse des dépôts, Pôle emploi, Business France, 34 %), l’État et ses administrations centrales (33 %), puis les administrations déconcentrées de l’État (préfectures, directions départementales, régionales, etc., 15 %). En revanche, les collectivités territoriales (10 %), l’éducation nationale et l’enseignement supérieur (9 %), l’hôpital (7 %) semblent accuser un certain retard en matière de transformation numérique. Autre intérêt de cette étude, elle précise les domaines jugés prioritaires de la trans- formation numérique. Sans réelle surprise, la lutte contre le tout-papier étant déjà engagée par l’État, les démarches administratives doivent être la priorité de la trans- formation numérique, selon les agents interrogés. Ce sujet est cité par 58 % d’entre eux. À noter, ce pourcentage est plus élevé chez les plus de 65 ans (63 %) que chez les moins de 35 ans (55 %). Très loin derrière ce sujet, sont cités l’éducation et l’enseignement supérieur (21 %), le développement économique (21 %), la santé (19 %), la vie publique et la démocratie participative (19 %), les transports et la mobilité (15 %) et enfin la recherche d’emploi (14 %). Bien évidemment, cette transformation numérique que l’État souhaite mettre en place n’a de sens que si elle produit des effets tangibles et durables pour les usagers. Quels peuvent-ils être ? Interrogés sur ce point, les agents évoquent en premier lieu la médiation numérique et la réduction de la fracture numérique, pour 58 % d’entre eux. Sont ensuite cités la refonte de l’expérience utilisateurs (45 %), puis l’identité numérique des citoyens (41 %), une ouverture à l’écosystème (start-up, entre- prises IT, recherche, etc., 26 %) et l’identité numérique des entreprises (12 %). Reste à définir la méthode à employer pour accélérer sur le chemin de la transformation numérique. Plusieurs options sont envisagées : des modes de management différents (transversalité, mode projet, conduite du changement, etc.) pour 34 % des personnes interrogées ; des outils informatiques plus accessibles et modernes (32 %) ; la formation des agents et cadres (27 %) ; des investissements financiers dans les infrastructures, les services, les usages (21 %); une gestion de projet plus structurée (13 %) ; une meilleure valorisation des bénéfices (simplification, coût, etc., 13 %) ; l’innovation technologique (13 %) ; un niveau politique plus engagé (11 %) ; des compétences supplémentaires via des recrutements (10 %) ; une meilleure communication auprès des agents (8 %); plus de collaboration avec les acteurs privés (8 %) et plus d’automatisation (4 %). Une fois lancée, cette transformation numérique est-elle un long fleuve tranquille ? Pas vraiment. Nombreux sont les risques identifiés. Alors que les actes de piratage informatique ou leur simple menace rythment souvent l’actualité, la cybersécurité vient en tête dans le classement des risques, obtenant 41 % des suffrages. Les autres risques sont la gestion des données personnelles (34 %), la résistance au changement au sein des administrations (32 %), la perte de proximité (23 %), la diminution de la qualité de service (19 %), la faiblesse des infrastructures (14 %), l’inclusion numérique (11 %), la suppression d’emplois (11 %) et enfin la difficulté à recruter de bons profils (10 %). Certes, que ce soit au sein de la cité, des entreprises ou du secteur public, le sujet de la transformation numérique est l’objet de toutes les attentions. Le processus de modernisation de l’action publique est résolument en cours : comme le montre ce sondage, 26 % des personnes questionnées par l’Ifop ont déjà eu au moins une expérience d’usage de l’intelligence artificielle dans le secteur public. Mais que les agents de la fonction publique qui s’inquiètent des risques associés à cette mutation se rassurent : la transformation numérique complète n’est pas réellement pour demain. La route reste encore longue. Voir l'enquête Caroline Trilles, directrice associée EY Consulting Transformation digitale


Les agents jugent sévèrement la transformation numérique du secteur public

Plus d’un agent public sur 3 juge que la France est en retard. La moitié des personnes interrogées estime que les démarches administratives doivent être le domaine prioritaire de la transformation publique.

13/06/2018 | EXPERTISE

  Quel regard les agents publics portent-ils sur la transformation numérique qui touche les administrations, les collectivités territoriales, les opérateurs, les hôpitaux ? L’enquête Acteurs publics/EY pour l’Observatoire des politiques publiques réalisée par l’Ifop montre que les personnes interrogées partagent le sentiment que la France n’est pas leader dans la transformation numérique de son service public. Aussi, de manière homogène, elles estiment pour moitié que celle-ci se situe dans la norme (« ni en avance, ni en retard », 54%) et pour un tiers qu’elle est en retard (33%), voire très en retard (4%). D’ailleurs, seul un quart d’entre elles témoigne d’un ou plusieurs cas d’usage d’intelligence artificielle dans le secteur public (26%), même si certaines font savoir que cela est en projet (15%). Pour encourager la transformation numérique, les interviewés en appellent en premier lieu à ce que davantage de moyens matériels et financiers soient octroyés au secteur public – des outils informatiques plus accessibles et modernes (32%), des investissements financiers (21%) –, accompagnés d’une réflexion autour des ressources humaines et notamment via une formation des agents et des cadres (27%) et des modes de management différents (34%). Plus précisément, il apparaît que les secteurs de l’administration jugés les plus avancés en matière de transformation numérique sont les services les plus en contact avec les usagers, probablement parce que le développement d’une « expérience utilisateur » en ligne s’avérait indispensable. Il s’agit des entreprises publiques comme la SNCF (50%) et de la protection sociale (41%). L’État et les administrations centrales d’une part (33%) et les opérateurs publics d’autre part (34%) sont cités dans un second temps, bien devant les administrations déconcentrées (15%), les collectivités territoriales (10%) – citées  par  23% des fonctionnaires territoriaux toutefois –, l’éducation nationale et l’enseignement supérieur (9%) ou l’hôpital (7%) – cité par 33% des fonctionnaires hospitaliers. Corollairement, la moitié des personnes interrogées estime que les démarches administratives constituent, et de très loin, le domaine prioritaire de la transformation numérique (58%). Les impacts prioritaires de la transformation numérique identités pour les usagers sont très variés. La réduction de la fracture numérique est la première mentionnée (58%), suivie de près par des impacts touchant directement les citoyens comme « la refonte de l’expérience utilisateurs » (45%) ou l’identité numérique des citoyens (41%). Face aux effets positifs de la transformation numérique, les risques encourus ne sont pas négligés pour autant, puisque seule une poignée d’interviewés considère qu’il n’y a aucun risque dans la trans- formation numérique (1%). Les dangers en matière de cybersécurité (41%) et de gestion des données personnelles (34%) sont jugés les plus menaçants, mais il est intéressant de constater que la résistance au changement au sein des administrations est citée à même hauteur (32%) et notamment par les fonctionnaires territoriaux (38%). Voir les résultats de l'enquête Marion Chasles-Parot, cheffe de groupe «Opinion et stratégies d’entreprise», Ifop




L’équipement au service de la transformation digitale

Le Secteur public Summit, proposé le 5 avril par Orange Business Services, a souligné toute l’importance de la formation, de l’accompagnement et des équipements pour porter la transformation des organisations.

03/05/2018 | EXPERTISE

Le « Secteur public Summit » organisé le 5 avril au palais des Congrès de Paris a été l’occasion d’appréhender la transformation digitale des organisations dans toutes ses dimensions. « La transformation numérique suppose de sensibiliser, de former et d’équiper », a souligné Nadine Foulon-Belkacémi en lançant cette matinée d’échanges et de réflexions organisée dans le cadre de l’Orange Business Summit. Pour la directrice des grands clients d’Orange, l’appropriation suppose un environnement de travail et des outils adaptés. « Il ne faut pas seulement parler de numérique aux personnels, a-t-elle poursuivi, il faut également leur donner des outils modernes, adaptés et sur lesquels ils peuvent s’appuyer en toutes circonstances. » La première table ronde a insisté sur la place centrale des agents pour porter la transformation numérique du secteur public. Finis les silos : tous doivent œuvrer de manière simultanée et concernée. « Les ressources humaines et les systèmes d’information doivent absolument collaborer », relève Lionel Ploquin, administrateur des données à la direction générale des finances publiques (DGFIP). Une « aventure numérique », dit-il, qui suppose de constituer des équipes communes pour travailler sur les projets de transformation. « L’organisation du travail est décisive », confirme Philippe Trimborn, directeur « innovation sociale et transformation digitale » d’Orange Business Services. Aude Costa de Beauregard, cheffe du département « Performances de services publics » à la direction interministérielle de la transformation publique, estime indispensable de créer « une énergie collective » au sein des équipes, qui contribuera à réinventer le service public. La seconde table ronde a abordé le nouvel environnement de travail de l’agent. Pour Laure Dassonville, directrice de la transformation numérique au ministère des Armées, cet environnement doit « incarner et concrétiser la transversalité et le travail collaboratif ». Une problématique « essentielle » pour doper l’efficacité de l’action publique, affirme Émilie Agnoux, directrice de l’innovation au sein de l’intercommunalité Grand Paris Sud Est Avenir. L’accompagnement des collaborateurs doit permettre une utilisation pleine et entière de l’espace de travail et des outils digitaux, prolonge Éric Blazy, directeur général d’Orange Connectivity & Workspace Services, parmi lesquels les réseaux sociaux internes. Autant de préconisations dont le secteur public doit continuer de se saisir pour porter la transformation de l’action publique. Acteurs publics


Rencontre avec Mounir Mahjoubi: La transformation numérique en action

Mener la transformation numérique du service public sans laisser de citoyens sur le bord de la route. C’est la mission que s’est donnée le secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, autour duquel s’était réuni, le 20 avril, le Club des acteurs de la Performance publique.

03/05/2018 | EXPERTISE

Renforcer l’interministérialité, mutualiser et doter chaque ministère d’une capacité de transformation sont les mots d’ordre à retenir de la politique de modernisation de l’action publique menée par le secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, autour duquel s’était réuni le Club des acteurs de la Performance publique, vendredi 20 avril. Le plan stratégique des armées, présenté peu avant, fait ainsi figure d’exemple pour les autres ministères, qui devraient suivre la même voie, à commencer par la Santé et la Justice. Mais dans ce débat, les sujets d’actualité ont rapidement pris le dessus. Que ce soit l’entrée en vigueur dans l’Union européenne du Règlement général sur la protection des données (RGPD) et l’indispensable accompagnement des collectivités dans leur mise en conformité, les conclusions du comité « Action publique 2022 » qui devraient prochainement être rendues, ou bien encore la numérisation des services publics et les questions de qualité et d’inclusion induites par cette transformation globale vers l’État plate-forme. Des questions auxquelles le gouvernement d’Édouard Philippe répond notamment avec un programme d’initiation aux sujets numériques dès l’école primaire, et à l’informatique au collège puis au lycée dans le nouveau tronc commun.