Quantcast

Les articles du club

SELECTIONNER PAR:




La Nouvelle Aquitaine engagée dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre

En Région Nouvelle-Aquitaine, plus vaste région de France, nous souhaitons axer nos politiques de transition énergétique vers la réduction des émissions de gaz à effet de serre en diminuant nos consommations énergétiques tout en sortant des énergies fossiles. L’AREC, Agence Régionale d'Évaluation environnement et Climat, nous accompagne en fournissant des données chiffrées par secteur (transports, agriculture, bâtiments, industries…) et par territoire.

15/10/2018 | EXPERTISE

En 2016, nous avons sollicité, à nouveau, le comité scientifique Acclimaterra, piloté par le climatologue Hervé le Treut afin de réfléchir aux impacts des dérèglements climatiques en Nouvelle Aquitaine. Un rapport, publié en juin 2018, « Anticiper les changements climatiques en Nouvelle-Aquitaine – Pour agir dans les territoires », dresse un état des lieux clair et sans concessions de la situation régionale actuelle et à venir.  Face à ces éléments, ainsi qu’à ceux énoncés dans le dernier rapport du GIEC, paru le 8 octobre 2018 rappelant les conséquences qu’aurait une augmentation des températures au-delà de 1,5 °C, nous pouvons réaffirmer la nécessité d’inscrire la lutte contre  les dérèglements climatiques dans l’ensemble des politiques publiques  mises en place par les institutions, sans oublier d’associer systématiquement les acteurs des territoires. Pour cela, et pour davantage d’efficacité, dès 2016, j’ai souhaité que nous mettions en place le Conseil Permanent de la Transition Energétique et du Climat (COPTEC). Le conseil régional dispose ainsi, d’un outil opérationnel de transversalité et de gouvernance externe, associant plus de 530 organisations publiques et privées à l’élaboration de nos actions.  L’urgence est réellement de réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, nos objectifs et nos actions visent à diminuer de 50 % les besoins énergétiques finaux et de 75 % les émissions globales de gaz à effet de serre d’ici 2050 par rapport à 2010, afin d’atteindre la neutralité carbone en combinant sobriété, efficacité énergétique et déploiement des énergies renouvelables. Pour cela, il est indispensable de mobiliser tous les citoyen-ne-s. Le Train du Climat représente donc une formidable occasion de mettre en lumière les enjeux du dérèglement climatique à l’échelle internationale mais aussi de pouvoir éclairer le grand public sur les impacts au niveau régional et plus local dans les années à venir et tout au long de ce siècle, à travers le rapport Acclimaterra, et, au delà, proposer des solutions et les mettre en œuvre. Françoise Coutant, Vice-présidente en charge du climat et de la transition énergétique au Conseil régional de Nouvelle Aquitaine


Le changement climatique est en marche !

Depuis le début du 20ème siècle, la hausse globale des températures n’a pas dépassé un degré mais nous vivons déjà des conséquences tangibles de ce réchauffement. Le diagnostic des scientifiques est clair et ils en ont convaincu les décideurs politiques: si l’on veut garder des chances de s’adapter - au moins pour l’essentiel - au changement climatique lié aux activités humaines, il faut en limiter l’ampleur.

17/09/2018 | EXPERTISE

J’adhère pleinement à l’accord de Paris qui vise à ce que le réchauffement à long terme ne dépasse pas 2°C – si possible 1,5°C - par rapport aux conditions préindustrielles. Mais rester en deçà de 2°C constitue un véritable défi. Il faudrait qu’à l’échelle planétaire les émissions de CO2 commencent  à décroître dès 2020, puis soient divisées environ par trois d’ici 2050. Et que la neutralité carbone, tous gaz à effet de serre pris en compte, soit atteinte dans la deuxième partie de ce siècle. Pour que l’accord de Paris nous mette sur une telle trajectoire, il est impératif d’en relever l’ambition : dans sa forme actuelle il nous entraîne irrémédiablement vers des réchauffements de 3 à 3,5°C à horizon 2100.  C’est donc un véritable transformation de nos économies, toujours très dépendantes des combustibles fossiles, qu’il faut mettre en œuvre. La transition vers une société sobre en carbone devrait impérativement et rapidement devenir réalité. Les solutions existent. L’efficacité énergétique et les économies d’énergie devront être au rendez-vous dans tous les domaines : utilisations domestiques, industrie, transports, bâtiments, urbanisme, sans oublier les pratiques agricoles. Ceci conduira à repenser la façon dont nos sociétés fonctionnent individuellement et collectivement. Recherche, innovation, inventivité seront au cœur de ce développement mais ce « nouveau » monde devrait aussi se construire très largement autour des notions de partage, de sobriété, de solidarité et d’économie de fonctionnalité. Je suis inquiet, mais ne suis pas défaitiste pour autant! Nos gestes au quotidien - la façon dont nous nous déplaçons, utilisons l’énergie  et nous alimentons - contribuent à plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Chacun de nous a un rôle à jouer comme citoyen et, pour beaucoup de personnes, dans leur vie professionnelle. Encore faut-il que nous ayons des clés pour comprendre les mécanismes qui sont à l'œuvre et les conséquences de l'inaction. Des connaissances scientifiques accessibles à tous sont un préalable essentiel. C'est la raison pour laquelle Météo et Climat, le collectif de scientifiques "Les Messagers du Climat" et SNCF ont décidé de s'associer pour porter cette formidable initiative du Train du Climat.  Déjà en 2015, le Train du Climat avait sillonné la France. Aujourd'hui, nous vous invitons à nous suivre en Nouvelle-Aquitaine dans une tournée qui, au-delà des connaissances, sera largement centrée sur les solutions à mettre en oeuvre. Jean Jouzel, Président de l’Association du Train du Climat


AcclimaTerra et la région Nouvelle Aquitaine mobilisés pour le Climat

Le changement climatique n’est pas un problème dont on peut se défaire facilement. Il y a 30 ans les chercheurs qui abordaient ce sujet n’imaginaient pas nécessairement voir de leur vivant les manifestations clairement visibles du réchauffement lié aux émissions de gaz à effet de serre.

12/09/2018 | EXPERTISE

Aujourd’hui, nous savons que notre futur est pour une part déjà écrit : les gaz déjà accumulés dans l’atmosphère sont là pour des décennies, voire des siècles, et nos activités continuent à les augmenter. Face à cela, nous sommes confrontés à deux urgences : atténuer (en fait : supprimer avant la fin du siècle) nos émissions de carbone, et s’adapter préventivement à la part inévitable des changements à venir.  Le projet « AcclimaTerra », commencé en Aquitaine, poursuivi en Nouvelle-Aquitaine, est né d’une constatation très simple : les régions sont le lieu privilégié où se mettent en place les grandes politiques d’urbanisme, de transport, ou encore les filières agricoles qui émettent des gaz à effet de serre, et aussi où se manifestent les dommages directs ou indirects du changement climatique. Les régions sont donc des lieux où doivent s’arbitrer des choix souvent difficiles entre risques climatiques, préservation de la biodiversité et nécessités sociales.  AcclimaTerra s’articule autour d’un conseil d’une vingtaine de chercheurs et enseignants-chercheurs, spécialistes de différents domaines scientifiques, et émanant des diverses universités de la région. Ils ont su mobiliser plusieurs centaines de collègues pour dresser un tableau de ce que la région risque climatiquement dans les prochaines décennies, et des actions qui sont à sa portée. Deux rapports ont été publiés en 2013 et 2018. Ils traitent d’un large éventail de sujets : qualité de l’eau, de l’air, maintien des zones humides, agriculture, pêche, forêts, zones littorales, montagnes, villes, santé, économie, droit et gouvernance … Ils ont été très largement diffusés auprès des élus, des différents acteurs de la région, et du grand public. AcclimaTerra souhaite en faire un outil pérenne d’interactions et de débats, et d’octobre à décembre, visitera ainsi 14 villes de la région pour présenter son travail, et écouter les réactions suscitées. Dans 6 de ces villes, AcclimaTerra accompagnera le « Train du Climat », qui renforcera la dimension pédagogique de ces visites.  Le site Web d’AcclimaTerra permettra de capitaliser toute la richesse de ces rencontres, pour mieux préparer notre futur. En savoir plus : www.acclimaterra.fr Hervé Le Treut, Président d’AcclimaTerra  


KPMG renforce son offre secteur public

KPMG annonce l’acquisition du cabinet ENEIS Conseil. Pour Françoise Larpin, Associée KPMG, Directrice Nationale, Secteur Public Local cette alliance avec les équipes d’ENEIS vient renforcer l’offre de KPMG dans le secteur public : « Ce rapprochement confirme notre ambition de devenir l’acteur de référence du conseil sur ce secteur en France, avec une offre qui se déploie à 360 degrés : évaluation et élaboration des politiques publiques, accompagnement sur les évolutions qui impactent le secteur, ainsi que dans le pilotage ou la gestion des ressources humaines. »

10/09/2018 | EXPERTISE

Créé en 2004, ENEIS est un cabinet leader dans la définition des stratégies des acteurs publics, l’évaluation des politiques publiques et la transformation des organisations publiques. Le cabinet intervient notamment auprès de l’Etat, des collectivités territoriales, des hôpitaux ou des organisations parapubliques, avec une valeur différenciante autour de l’innovation, des expertises thématiques et des solutions sur-mesure pour les territoires. Présent à Paris, Bordeaux, Grenoble, Lyon et aux Antilles, ENEIS se structure autour d’une équipe de soixante collaborateurs aux expertises diversifiées et complémentaires. ENEIS bénéficie d’une notoriété reconnue sur ses activités dans les domaines des politiques sociales, médico-sociales et de la santé, de l’éducation et de la jeunesse, de la culture, du logement et de l’habitat, ainsi que sur la transformation des organisations et l’accompagnement RH des acteurs publics. ENEIS by KPMG devient filiale de KPMG, rattachée à son département Secteur Public Local. Les équipes, au niveau national, seront codirigées par Françoise Larpin, Pierre Breteau pour KPMG, et par deux associés ENEIS by KPMG. Pour François Bloch, directeur général de KPMG, ce rapprochement témoigne d’une conviction forte de la place centrale de l’action publique et associative dans l’offre de service du Groupe.  


La transition énergétique se construit aujourd’hui

L’énergéticien français se positionne en tant que « leader de la croissance bas carbone », et réaffirme son engagement dans la transition énergétique en accompagnant les acteurs publics et privés autour de l’efficacité énergétique, des énergies renouvelables, de l’autoconsommation, du stockage, mais aussi de la mobilité électrique.

06/09/2018 | EXPERTISE

La France s’est fixé des objectifs ambitieux en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Parmi eux : diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre en 2050, par rapport à 1990. Pour y parvenir : « Il faut accélérer la transition énergétique », estime le groupe EDF. Cette mutation profonde des modes de production et de consommation de l’énergie ne doit plus se conjuguer au futur. « La transition énergétique, c’est aujourd’hui, ça se passe maintenant », souligne Catherine Lescure, Déléguée régionale Ile-de-France d’EDF. De nombreux leviers existent pour accélérer cette transition énergétique : de l’incitation aux comportements sobres à la mise en place de solutions d’efficacité énergétique, en passant par l’utilisation d’énergies renouvelables. Bien entendu, l’électricité va jouer un rôle de premier ordre dans cette mutation vers la neutralité carbone. « Les solutions électriques, chez les consommateurs, sont très souvent synonymes d’efficacité énergétique et permettent à la fois de diminuer les consommations d’énergie et de sortir des fossiles », a indiqué le Groupe dans sa contribution au débat public de programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Combiner les solutions Pour accélérer la transition énergétique, l’approche la plus efficace consiste à combiner différentes solutions. « Le groupe EDF et ses filiales possèdent toutes les compétences pour répondre aux enjeux de la transition énergétique. Nous proposons ainsi des solutions autour du photovoltaïque, de la géothermie, des réseaux de chaleur, de l’autoconsommation, mais aussi de la biomasse ou de la valorisation énergétique des déchets », souligne Catherine Lescure. « Nous pouvons également être un accélérateur de la mobilité propre, via l’expertise de notre filiale Sodetrel, qui développe des systèmes intelligents de recharge rapide pour véhicules électriques. » Le groupe EDF entend ainsi se positionner en tant qu’« architecte énergéticien ». « Nous allons chercher les briques de solutions au sein du Groupe et avec nos partenaires, puis nous les assemblons afin qu’elles soient les plus efficaces et les plus innovantes possibles. Nous avons par exemple développé le premier double smart grid thermique et électrique de France à Nanterre, alimenté à  60% par des énergies renouvelables», résume Catherine Lescure. Et de conclure : « La transition énergétique ne peut se faire sans les collectivités territoriales avec lesquelles EDF a depuis toujours un lien particulier. C’est ensemble que nous réussirons à rendre nos villes responsables, bas carbones et connectées. » L'énergie est notre avenir, économisons-la ! Plus d'informations sur https://www.edf.fr/collectivites


Le nouveau Train du climat : embarquer le plus grand nombre pour agir dans les territoires

Le chemin est étroit pour respecter ou tout au moins s’approcher de l’objectif des 2 °C de l’Accord de Paris. Si les territoires sont incontestablement un espace d’action déterminant pour anticiper et s’adapter au changement climatique, ils doivent aussi constituer un espace de réflexion, de débat et d’éducation citoyenne.

04/07/2018 | EXPERTISE

Le Train du climat, qui avait mobilisé près de 25 000 personnes en amont de la COP21, s’élancera à nouveau dans les régions de France en 2018 avec une nouvelle édition, pour contribuer à cette participation du plus grand nombre au défi climatique. La Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie seront les premières régions visitées en octobre et novembre prochains, avec un dispositif élargi qui permettra non seulement de partager les savoirs scientifiques, mais aussi de pointer les enjeux climatiques territoriaux, d’expliquer l’action publique déjà engagée et de donner à voir les solutions locales. Cette nouvelle édition du Train du climat se déploiera avec un dispositif événementiel innovant et inédit qui s’étendra de la gare à la ville, avec le soutien des conseils régionaux et la participation active des villes-étapes et des réseaux locaux. Désormais, le TER spécialement aménagé par SNCF pour y accueillir une exposition sur les savoirs scientifiques et ouvert en avant-première à la gare de l’Est en décembre 2017, sera présenté en alternance avec un train virtuel conçu par l’entreprise du numérique GFI. Stationné sur le parvis de la gare, au cœur des flux de passagers, ce train virtuel permettra de démultiplier la présentation de l’exposition du Train du climat, tout en préservant ce qui fait son ADN : des visiteurs accompagnés tout au long de l’exposition par les scientifiques du collectif « Les Messagers du climat ». Après la « phase d’embarquement », une « phase d’appropriation des problématiques et solutions territoriales » sera proposée au cœur de la ville avec le Village du Train du climat. Au programme, le Parcours des solutions pour s’évaluer, « regarder la situation de sa fenêtre », savoir comment agir, et les Conférences participatives pour ­comprendre, dialoguer et débattre. Savoir s’orienter dans un environnement de plus en plus incertain devient essentiel. Le Train du climat nous y invite et tout le monde est concerné. Le Train du climat partira-t-il sans vous ?   Caroline Alazard, déléguée générale du Train du climat


Une volonté nationale pour entrer durablement dans la transformation des systèmes de production

Philippe Mauguin est président de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). Il y a quelques jours, s’achevait le Salon international de l’agriculture, où il a été beaucoup question d’...

08/03/2018 | EXPERTISE

Philippe Mauguin est président de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). Il y a quelques jours, s’achevait le Salon international de l’agriculture, où il a été beaucoup question d’agriculture sans pesticides. Quel rôle l’Inra joue-t-il dans cette transition annoncée ? L’agriculture est en effet en pleine mutation. Pour faire face aux défis à relever, l’Inra conduit des recherches interdisciplinaires autour d’une priorité : l’agroécologie, pour produire autant mais plus écologiquement, tout en restant rentable. Qu’il s’agisse de produits « phyto » utilisés sur les productions végétales ou des antibiotiques dans les élevages, la réduction des intrants de synthèse est aujourd’hui un objectif majeur. À l’Inra, nous travaillons à la conception de systèmes de production innovants pour protéger durablement les cultures et les animaux. Et pour y parvenir, nous pouvons nous appuyer sur trois leviers principaux : la génétique, le bio­contrôle, les pratiques agronomiques.  Quelles sont les pistes de recherche qui semblent prometteuses ? Quelles sont les solutions innovantes que l’Inra a permis de développer ? Avec le biocontrôle, secteur en plein essor, on dispose de nombreuses pistes de solutions pour maîtriser les bioagresseurs et réduire fortement l’usage des pesticides. On compte, à l’Inra, de belles réussites dans ce domaine. Parmi elles, les trichogrammes, utilisés contre la pyrale du maïs ou le cynips du châtaignier. Il s’agit de microguêpes qui neutralisent les œufs des ravageurs. Les chercheurs de l’Inra développent également des solutions de biocontrôle utilisant la confusion sexuelle ou la communication chimique. Dans ce domaine du biocontrôle et pour coordonner les efforts des acteurs de la recherche et de l’innovation, l’Inra a créé en 2015 un consortium fédérant 50 partenaires publics et privés. Les pratiques agronomiques – via les successions culturales ou l’utilisation des cultures intermédiaires – couplées au développement d’agroéquipements adaptés, constituent des pistes réelles d’alternatives à l’utilisation de produits phyto. Enfin, la génétique et le développement de variétés résistantes à certaines maladies constituent une stratégie d’avenir. Dans le domaine de la viticulture, nos travaux ont déjà permis de mettre au point des cépages possédant une résistance durable aux principales maladies fongiques de la vigne (mildiou et oïdium). Le potentiel à quinze ans est de réduire de 80 % l’utilisation des « phyto » en viticulture. Notre stratégie a pour objectif d’utiliser durablement les différentes sources de résistance au service de la viticulture française.  Cette question de l’agriculture agroécologique se pose au-delà de nos frontières. Quelles sont les perspectives de recherche et de transfert, en France et à l’international ? On note une volonté nationale marquée pour entrer durablement dans cette transformation des systèmes de production. Preuve en est le consensus général entre les acteurs des états généraux de l’alimentation pour dire que l’agroécologie est la voie de l’avenir de l’agriculture. Il est essentiel de capitaliser sur cette dynamique à tous les niveaux, d’accélérer la recherche, tout en accélérant aussi le volet transfert. De nombreuses collaborations existent avec les instituts techniques, les chambres d’agriculture et les acteurs des territoires, que nous allons renforcer pour accélérer la diffusion des solutions nouvelles. Bien sûr, les enjeux dépassent nos frontières, c’est pourquoi l’Inra a une stratégie de développement et de renforcement des coopérations à l’international, avec des pays stratégiques (Chine, Inde…). Nous œuvrons également pour que l’agroécologie et plus généralement les recherches en sciences agricoles aient toute leur place dans le prochain programme cadre de recherche européen en cours de définition. Sylvain Henry


Solutions climatiques : il y a urgence !

Le Train du climat a fait une étape parisienne à la gare de l’Est du 7 au 15 décembre, à l’occasion du One Planet Summit. L’occasion de fédérer autour des enjeux climatiques et de la recherche urgente de solutions.

03/01/2018 | EXPERTISE

C’est maintenant que nous devons changer le cours de choses car dans quelques années il sera trop tard !  » L’avertissement lancé par l’académicien et climatologue Jean Jouzel a été très applaudi lors de l’inauguration du Train du climat, stationné du 7 au 15 décembre à la gare de l’Est de Paris. Un événement organisé à l’occasion du « One Planet Summit », le sommet de Paris pour le climat, qui a réuni plus d’une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement. «Nous devons accélérer au quotidien pour porter des solutions concrètes», a prolongé, au micro d’Acteurs publics TV, Brune Poirson, la secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, interrogée juste après avoir coupé le ruban inaugural. Et pour cela, relève-t-elle, la science est un atout pour aller à la rencontre des citoyens dans les territoires. C’est la vocation du Train du climat que de mobiliser un large public pour débattre des enjeux climatiques et avancer vers l’instauration de solutions pérennes. Des savoirs mis en débat Acteurs publics TV a accompagné cette étape parisienne, avant une prochaine tournée du train à travers la France, en ­donnant la parole à une quarantaine de personnalités : élus, chercheurs, experts, acteurs publics, etc. Tous ont été accueillis par les Messagers du Climat dans ce TER spécialement aménagé où les savoirs scientifiques ont été mis en débat. « La bataille du climat », « La mobilité fait sa révolution », « M ta Terre, elle te le rendra », « Les solutions viendront des territoires », « Énergie, en route vers la grande transition », « Neutralité carbone : le rôle des villes », « Le stress de l’eau » : autant de conférences auxquelles ont participé des personnalités du monde public, territorial, scientifique ou associatif. L’occasion de s’inquiéter des effets du réchauffement climatique mais aussi, surtout, de marteler l’urgence à trouver des solutions. Les intervenants ont salué la (re)mobilisation de la ­communauté scientifique et internationale dans la foulée de l’annonce par le Président américain Donald Trump du retrait des États-Unis des engagements de la COP 21. Un mal pour un bien, ont espéré certains. La solution viendra des territoires, ont-ils observé, soulignant par ailleurs que les opportunités technologiques, les usages et les modèles économiques doivent accompagner la transition vers une économie neutre en carbone. 


Evaluer la performance sociale

Dans le champ associatif, le recours croissant à la mesure de l’impact social (MIS) constitue une tendance de fond. La MIS rassemble l’ensemble des outils et des méthodes qui permettent de documenter la performance sociale d’un dispositif grâce à l’évaluation des changements qu’il a généré sur ceux qui en ont bénéficié.

20/10/2017 | EXPERTISE

Sous cette expression technique se cache une démarche de plus en plus naturelle pour les associations : évaluer les effets des services qu’ils rendent à la société. Selon le Baromètre de la mesure d’impact social publié par KPMG[1], 41% des acteurs de l’économie sociale et solidaire et 35% de leurs financeurs ont déjà mené des démarche de MIS et  27% des acteurs et 30% des financeurs qui ne l’ont pas encore fait envisagent de mesurer leur impact dans un futur proche. Dans un contexte de réduction à long terme des dotations de l’Etat et alors que les associations assurent pour le compte des collectivités des pans entiers de l’action sociale (maisons de retraite, aides à la personne,  insertion professionnelle…), trois raisons devraient inciter les décideurs publics locaux à encourager activement le développement de la MIS auprès de leurs partenaires associatifs. Premièrement, ce type de démarches est de nature à favoriser la transparence de la dépense publique. Les évaluations fournissent des informations sur les bénéfices que produisent les opérateurs associatifs avec les subventions qui leur sont accordées mais, alors que d’autres méthodes s’intéressent aux moyens (par exemple le nombre et le coût des contrats aidés), la MIS met l’accent sur les résultats (le taux de personnes durablement réinsérées et les coûts évités pour la collectivité).  De plus, les évaluations d’impact permettent de construire un discours de la preuve sur l’efficacité des opérateurs sociaux. Une étude récente sur les micro-crédits offerts par l’Adie tend ainsi à prouver qu’1€ investi dans le financement des créateurs d’entreprise n’ayant pas accès au crédit bancaire rapporte, au bout de deux ans, 2,38 € à la société[2]. Pour les décideurs publics, les résultats des évaluations sont autant d’arguments pour expliquer aux citoyens le bien-fondé d’un choix politique et pour leur rendre des comptes sur leur action. Enfin, en fournissant des données fines sur les effets des différents programmes en fonction des types de bénéficiaires, la MIS permet d’adapter l’accompagnement aux besoins sociaux. C’est un outil d’aide à la décision qui facilite l’identification de l’intervention la plus appropriée au public visé et les moyens d’en accroître la performance. Si la MIS est dans l’air du temps, c’est aussi parce qu’elle est au cœur de l’expérimentation nationale des Contrats à impact social (CIS), inspirés des Social impact bonds anglo-saxons[3], qui reposent sur une logique de financement au résultat. Un investisseur verse à un opérateur (bien souvent, une association) les fonds lui permettant de mettre en œuvre un programme à vocation sociale. Les capitaux engagés et les intérêts sont ensuite remboursés par l’acteur public – Etat ou collectivité locale – si  et seulement si les objectifs fixés par le contrat initial sont atteints. L’évaluation des résultats du programme sur ses bénéficiaires par un évaluateur indépendant, principe fondamental du CIS, conditionne le remboursement du financeur privé par la puissance publique. En pratique, l’évaluation sous toutes ses formes suscite fréquemment des réticences dans le monde associatif, au sein duquel elle peut être interprétée comme un dispositif de contrôle supplémentaire et donc une contrainte. Dès lors, il est primordial que les indicateurs et la méthode d’évaluation fassent l’objet d’un consensus entre les parties prenantes avant même le début du programme en cause. Les collectivités locales ont les moyens de prescrire des démarches de mesure d’impact social. Une fraction des fonds alloués dans le cadre d’une subvention peut y être expressément dédiée. La MIS peut également être prévue dans les dispositions d’une délégation de service public à une association. Les collectivités peuvent aussi utiliser leur pouvoir d’influence dans les conseils d’administration de leurs associations partenaires pour acculturer les administrateurs à la mesure d’impact. Renforcement de l’expertise, création d’outils de mesures pour expérimenter de nouveaux modes d’intervention, valorisation de l’action auprès de leurs parties prenantes … la MIS a fort à apporter au monde associatif ! Son intérêt réside aussi en ce qu’elle favorise un nouveau mode de partenariat dominé par la confiance entre elles et les collectivités qui les soutiennent et les financent. Françoise Larpin, Associée, Directrice nationale KPMG Secteur public   [1] Baromètre de la mesure d’impact social, KPMG, février 2017 [2] Etude Retour social sur investissement (SROI) de l’Adie 2016, KPMG [3] Social Impact Bonds, un nouvel outil pour le financement de l’innovation sociale, Benjamin Le Pendeven, Yoann Nico, Baptiste Gachet, Note de l’Institut de l’entreprise, novembre 2015


Le renouvellement urbain au cœur des politiques locales

Les Journées nationales d’échanges des acteurs du renouvellement urbain (Jéru) ont abordé les enjeux du nouveau programme national qui se déploiera jusqu’en 2030. APTV était partenaire de l’événement.

04/09/2017 | EXPERTISE

Dépasser la seule problématique du logement pour embrasser l’ensemble des politiques publiques locales telles que le développement économique, l’emploi, la formation, l’éducation… La transversalité était au cœur des discussions des « Jéru 2017 », les Journées nationales d’échanges des acteurs du renouvellement urbain. Un événement organisé les 5 et 6 juillet à Paris, dans la Grande Halle du parc de la Villette, par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) et dont Acteurs publics TV était partenaire. L’occasion pour Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, de confirmer le doublement de la dotation de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, qui passera de 5 milliards à 10 milliards d’euros. Un engagement d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. « Nous ne serons jugés qu’à l’aune des résultats que nous pourrons avoir », a prévenu Julien Dernormandie, évoquant « une nouvelle méthode partant de la perception qu’ont nos concitoyens des politiques publiques ». Sur le plateau d’Acteurs publics TV, le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, a de son côté décrit « un État stratège qui facilite l’innovation dans les quartiers » et joue un rôle de coordonnateur et de mise en synergie des interventions des acteurs de terrain.   Échelle intercommunale Cette nouvelle approche est au cœur du NPRU, le Nouveau Programme national de renouvellement urbain, qui couvre la période 2014-2030. Élus locaux, partenaires institutionnels, professionnels, start-up, associations, habitants des quartiers : tous les acteurs applaudissent la démarche mais attendent des effets concrets. Certainement le cadre géographique plus large, celui des intercommunalités plutôt que celui des seules communes, permettra-t-il de mieux appréhender l’action à mener. Pour le commissaire général à l’égalité des territoires, Jean-Michel Thornary, il s’agit là d’une échelle optimale « pour traiter les questions de logement, d’emploi et de dynamique économique ». Ainsi l’État d’un côté, le maire et président d’intercommunalité de l’autre fédèrent-ils au mieux toutes les énergies, souligne le maire d’Orléans et président d’Orléans métropole, Olivier Carré, car ils sont « les deux représentants de l’action républicaine dans les quartiers ». Ils agissent au quotidien, insiste-t-il, tout en inscrivant l’action dans la durée. « Ces projets prennent du temps, relève de son côté le maire de Clichy-sous-Bois et vice-président du Conseil national des villes, Olivier Klein. Il ne faut surtout pas oublier d’envoyer très régulièrement des signaux aux habitants. » L’interaction avec les habitants était l’un des enjeux de ces Jéru 2017. « Nous avons voulu réunir, contribuer à construire et échanger », glisse le directeur général de l’Anru, Nicolas Grivel. Près de 9 habitants des quartiers rénovés sur 10 satisfaits de vivre dans leur commune, un renforcement de la sécurité, une amélioration des logements, des écoles et des espaces extérieurs : c’est la perception des habitants concernés, selon un sondage BVA réalisé pour l’Anru et présenté pour les Journées. Un satisfecit en forme d’encouragement pour le Nouveau Programme national de renouvellement urbain.   Retrouvez sur APTV les interventions de : Nicolas Grivel, directeur général de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) ; François Pupponi, président de l’Anru jusqu’en juillet ; Olivier Amiel, adjoint au maire de Perpignan, en charge de la politique de la ville ; Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois, vice-président du Conseil national des villes ; Blanche Guillemot, directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat ; Frédéric Paul, délégué général de l’Union sociale de l’habitat ; Michel Le Faou, adjoint au maire de Lyon et vice-président de la métropole de Lyon en charge de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie ; Benoît Renard, président de l’association Le Bois de deux mains, lauréat du grand prix « Anru et innovation sociale » ; Adélaïde Zulfikarpasic, directrice de BVA Opinion ; Chantal Talland, directrice de l’École du renouvellement urbain ; Olivier Carré, maire d’Orléans et président d’Orléans métropole ; Gabrielle Gauthey, directrice de la direction des investissements et du développement local à la Caisse des dépôts et consignations ; Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires ; Philippe Rio, maire de Grigny (Essonne) ; Nathalie Appéré, maire de Rennes et présidente de l’Agence nationale de l’habitat ; Jean-Michel Thornary, commissaire général du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) ; Akim Oural, adjoint à la maire de Lille en charge de l’économie numérique ; Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires ; Patrick Braouezec, président de Plaine Commune ; Isabelle Kamil, adjointe à la sous-direction du renouvellement urbain du CGET ; Karima Rochdi, vice-président de la communauté d’agglomération du Grand Besançon ; Sébastien Jallet, commissaire général délégué à l’égalité des territoires, directeur de la ville et de la cohésion urbaine ; Sylvie Durand-Trombetta, secrétaire du Conseil national des villes ; Valérie Lasek, directrice générale d’Epareca ; Laurent Kalinowski, maire de Forbach (Moselle).