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Les collectivités face aux enjeux du numérique

Les enjeux auxquels sont confrontées les collectivités territoriales sont nombreux : réforme territoriale, transformation numérique, nouvelles attentes des citoyens… Comment, grâce à l’innovation, faire face à un tel challenge ?

04/09/2017 | EXPERTISE

Le 6 juillet dernier à la Cour des comptes, dans le cadre d’une journée des Rencontres des acteurs publics, CGI organisait une conférence dédiée à la transformation digitale des collectivités. Comment utiliser le numérique comme un média d’accompagnement du changement des politiques ? Comment accompagner, faciliter et rendre efficiente une transformation numérique dans la proximité aux citoyens et aux acteurs économiques locaux ? Un débat animé par Gwénnaëlle Costa Le Vaillant, directrice de la responsabilité d’entreprise et marketing secteur public, avec la participation de Pascale Avargues, directrice générale du numérique et des systèmes d’information auprès de la mairie de Bordeaux, Florian Ripert, directeur des finances de la région Grand Est, et Romain Roguet, DGA finances de la Métropole européenne de Lille (MEL).  Questions à Pierre-Dominique Martin, vice-président en charge du secteur public chez CGI Quelle sont les attentes des Français par rapport aux services publics en ligne ? Le numérique est présent partout dans notre vie quotidienne, donc les usagers du service public s’attendent à avoir une même qualité de relation digitale, d’e-administration avec l’État comme avec les collectivités locales. Ils veulent interagir avec l’administration aussi facilement qu’acheter un billet de train. Par exemple, se connecter sur le compte « famille » pour payer la cantine ou à un environnement numérique de travail pour consulter les devoirs à faire du petit dernier ou pouvoir à converser avec les professeurs. Tout ceci devient la norme, même si ce n’est pas encore déployé partout. Quelle est la clé du succès d’une transformation digitale ? La clé, c’est l’innovation à tous les niveaux. Le principal sujet d’innovation de demain concernera l’association du big data et de l’intelligence artificielle. Cette association va créer une vraie nouvelle richesse de services qui faciliteront la vie au quotidien et même la qualité de vie des usagers. Regardez les chatbots – ces agents virtuels conversationnels intelligents disponibles 24h/24, 7j/7 – avec les progrès de l’usage de l’intelligence artificielle, ils pourront avoir des réponses vraiment contextualisées et individualisées. Être ainsi capable de répondre intelligemment à quelqu’un qui s’interroge sur sa retraite ou sur tel événement administratif, c’est vraiment avoir la capacité à lui changer la vie.   Management et RH au cœur de la transformation numérique: Questions à Romain Roguet, DGA finances de la Métropole européenne de Lille (MEL) Quels sont les impacts de la transformation numérique sur la gestion de vos ressources humaines ? L’impact peut être important, il faut penser à la formation, mais à la Métropole européenne de Lille, nous sommes allés plus loin en concevant nos outils numériques avec les agents. Nous les avons associés à cette réflexion lors des séminaires du pôle « Finances » par exemple. On y invite les opérationnels des services et très concrètement, on discute de ce que ces outils peuvent apporter au service et aux agents en matière d’enrichissement de leurs tâches. Selon vous, les directions financières des collectivités territoriales sont-elles prêtes à prendre le tournant de la révolution numérique ? Sans aucun doute, mais il faut prendre conscience que le numérique n’est pas qu’un sujet technique, c’est un sujet organisationnel de grande ampleur. Ce sont en réalité toutes les composantes d’une organisation que l’on doit faire bouger à travers un tel projet. Il s’agit donc autant d’une question de management que d’une question de technique.  


De la difficulté de manœuvrer le « paquebot »

Lors d’une réunion du Club des acteurs de la Performance publique, le 26 avril, Isabelle Braun-Lemaire, la secrétaire générale des ministères économiques et financiers, a présenté les enjeux managériaux auxquels fait face Bercy.

12/07/2017 | EXPERTISE

Avec environ 140 000 agents, la gestion des ressources humaines au sein des ministères économiques et financiers est un défi de taille et impose une adaptation quotidienne. C’est le message qu’a souhaité transmettre sa secrétaire générale (SG) et ancienne directrice des ressources humaines, Isabelle Braun-Lemaire, aux membres du Club des acteurs de la Performance publique le 26 avril. En poste depuis le mois de février, Isabelle Braun-Lemaire a un parcours on ne peut plus « bercyen » : par le passé, elle fut tour à tour en charge du programme Copernic de modernisation de l’administration fiscale, puis de l’Opérateur national de paye (ONP).   Devant les membres du Club, la SG du « Paquebot », comme est parfois surnommé Bercy, est revenue sur les chantiers managériaux en cours au sein des services. Tel est le cas de la restructuration des services déconcentrés impliquée par les lois de réforme territoriale et la réorganisation des compétences entre les collectivités. En matière d’organisation, de qualité de vie au travail ou de risques psycho-sociaux, les directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) « doivent digérer leur réorganisation », a indiqué Isabelle Braun-Lemaire. L’occasion également pour la secrétaire générale de se pencher sur la modernisation numérique du ministère. « On va acculturer tout le monde », a-t-elle affirmé, et ce notamment par le biais de la formation professionnelle.  


Table ronde: Analyser les données du web au service de la sécurité

Lors de la prochaine édition de SAS Forum qui aura lieu le mardi 13 juin au Palais des congrès de Paris, une table ronde consacrée à l'analyse des données du web au service de la sécurité aura lieu de 11h00 à 12h00.

30/05/2017 | EXPERTISE

Communautarismes, Rumeurs, Propagande, Révolutions, Catastrophes naturelles... autant de sujets pour lesquels l’Internet est employé de façon extensive et opérationnelle. Comment exploiter ces données pour mieux comprendre la propagation d'une idéologie et protéger notre société, démêler le bon grain de l'ivraie et ne pas se laisser entraîner dans une spirale manipulatrice, repérer les acteurs incontournables d'une crise, informer les chaînes de secours et d'assistance dans l'urgence ? Quelles méthodes pour mieux appréhender les comportements informationnels dangereux liés aux vecteurs de communication numérique ?   Interviendront à cette occasion - Colonel Jerome Servettaz, Chef du Service Central de Renseignement Criminel à la direction générale de la gendarmerie nationale  - Emmanuel Jacque, directeur général d'OAK Branch - Muriel Domenach, secrétaire générale du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation  Cet atelier sera animé par Pierre-Marie Vidal, directeur de la publication Acteurs publics Plus d'informations   Lors de SAS Forum, témoignages, présentations, démonstrations et tables rondes permettront aux 1500 participants attendus de s’approprier le meilleur de l’analytique.  


Le vote les fonctionnaires à l’heure de la présidentielle

Acteurs publics et l’Ifop ont commenté les résultats des différentes vagues de sondage sur les intentions de vote des fonctionnaires publiées en exclusivité sur acteurspublics.com

02/05/2017 | EXPERTISE

À J-11 du premier tour de l’élection présidentielle, Acteurs publics, avec son partenaires l’Ifop, ont organisé une conférence-débat sur les intentions de vote des fonctionnaires. À l’occasion de la restitution de la quatrième et dernière vague de notre enquête, entamée en février dernier, le directeur général adjoint de l’Ifop, Frédéric Dabi, a détaillé la structure du vote « agents publics ».   Devant un public de hauts fonctionnaires, d’élus et de décideurs privés, réunis le 12 avril au café Le Procope, à Paris, Frédéric Dabi a insisté sur l’extrême diversité de ce vote. Représentant 12 % du corps électoral, les agents publics donnaient, moins de deux semaines avant le premier tour, l’avantage à Emmanuel Macron, devant Marine Le Pen. Un choix en phase avec les intentions de vote des Français en général à ce moment de la campagne et qui a été confirmé dans les urnes le 23 avril. La dernière vague montrait aussi une forte poussée de Jean-Luc Mélenchon, au détriment de Benoît Hamon, dans la dernière ligne droite. Scruter vers quel bord penchent les fonctionnaires est intéressant car en filigrane de ces intentions de vote, transparaissent les inquiétudes et les espoirs de 5 millions et demi d’agents. Leur regard sur les programmes des candidats pour la fonction publique permet aussi de décrypter leurs aspirations pour le secteur public. Un débat présidentiel qui a sans doute laissé les agents publics sur leur faim, car les propositions des candidats se sont focalisées sur les effectifs de fonctionnaires plutôt que sur les missions de l’État, le périmètre de l’action publique ou les services publics de demain.   


La coopération des acteurs, principal atout de la lutte contre la fraude

Jeanne-Marie Prost, déléguée nationale à la lutte contre la fraude, a exposé devant les membres du Club des acteurs de la Performance publique la stratégie de son équipe, fondée sur les partenariats et le maillage du territoire.

02/05/2017 | EXPERTISE

Lors d’un rendez-vous du Club des acteurs de la Performance publique, le 24 mai, Jeanne-Marie Prost, la déléguée nationale à la lutte contre le fraude (DNLF), placée par délégation du Premier ministre auprès du ministre chargé du Budget, a dressé le panorama des activités de ses services. Mobilités internationales, numérique, fraude documentaire, cartographie des risques, sanctions et recouvrement figurent ainsi parmi les axes stratégiques de la DNLF. Jeanne-Marie Prost a insisté sur l’importance de coordonner l’action de l’ensemble des acteurs, des administrations aux opérateurs de l’État, en passant par les organismes de protection sociale, qui doivent faire face à une complexité toujours croissante des montages frauduleux. Structure resserrée et pluridisciplinaire, la délégation réunit 11 cadres aux expériences variées : fonctionnaires experts de la sphère fiscale et sociale, agents de la direction de la Sécurité sociale et d’organismes de sécurité sociale, un magistrat, un commissaire divisionnaire de police et un ingénieur-statisticien. Organisée en quatre pôles, la DNLF couvre l’ensemble des problématiques de la lutte contre la fraude aux finances publiques : coordination des contrôles, prélèvements fiscaux et sociaux, prestations sociales, informatique et statistiques.



Innover grâce au « cloud »

Le cloud est devenu, en quelques années, la nouvelle norme en matière d’informatique. Les institutions publiques l’ont adopté massivement dans le monde entier afin de soutenir leur transformation numérique et de proposer des services innovants, à moindre coût et plus rapidement.

02/05/2017 | EXPERTISE

Lors de nos échanges avec les décideurs de ces organisations, la question n’est plus de savoir si elles souhaitent migrer des applications vers le cloud mais plutôt quand et comment le faire. Le livre blanc réalisé par l’institut IDC* apporte à cet effet un premier niveau de réponse. Il démontre également que le cloud est devenu un automatisme qui permet aux start-up, grandes entreprises et acteurs publics d’innover au profit des citoyens du monde entier.  Très souvent, la maîtrise des dépenses publiques a pour conséquence la réduction de nouveaux projets, faute de budgets d’investissement suffisants. Le cloud apporte la solution en permettant de d’optimiser les coûts d’investissement dans des infrastructures et de ne payer qu’en fonction de l’usage qui en est fait. Par la souplesse qu’il procure, ce modèle de consommation informatique encourage aussi l’innovation. Il favorise la prise de risques en se réservant la possibilité de tester de nouveaux services et les arrêter aussi facilement et à moindre coût. Avec une telle agilité et sans investissement initial, une expérimentation est facile et rapide à mettre en œuvre et son arrêt est simple et sans frais. Le cloud apporte aussi bien plus que des solutions de stockage ou de la puissance de calcul. Il permet d’accéder à une large gamme de services innovants qui répondent aux enjeux actuels : big data, intelligence artificielle ou Internet des objets, chat bots. Ces services offrent la possibilité aux institutions publiques de mieux servir les citoyens au quotidien.  Par extension, le cloud stimule l’innovation de tout un pays. L’open data favorise l’hébergement des données ouvertes des institutions publiques dans le cloud. C’est le cas de la ville de Paris par exemple, qui a donné accès, librement, à plus de 200 jeux de données (dont les centaines de milliers d’installations d’éclairage public, les dizaines de milliers d’arbres ou les milliers d’abribus, d’horodateurs, de stations Autolib’ ou Vélib’). Après plus d’1,5 million de téléchargements, de nouvelles applications ont pu être développées par des acteurs privés ou publics, facilitant l’accessibilité de la ville pour les citoyens ou les milliers de touristes qui visitent la capitale chaque jour. Toutes les dimensions du secteur public sont concernées. Fonctions régaliennes de l’État ou non, opérateurs, collectivités locales, établissements d’enseignement supérieur et de recherche, les domaines d’application sont nombreux. Le cloud est une opportunité, il apporte des solutions concrètes et efficaces aux enjeux quotidiens des décideurs.   Erick Jan-Vareschard, responsable du secteur public d’Amazon Web Services janvares@amazon.fr * « Pourquoi et comment le secteur public doit adopter le cloud ? », disponible sur https://aws.amazon.com/gov-fr


Prendre instantanément des décisions basées sur des faits

Cisco et SAS associent leurs compétences dans une plate-forme d’analyse de données de l’Internet des objets en streaming

10/04/2017 | EXPERTISE

Si les possibilités offertes par les objets connectés sont innombrables pour Alan Webber, Directeur de la recherche chez IDC, «Les données n’offrent aucune valeur si elles ne sont pas analysées. L’analyse permet de les transformer en information, connaissance et action.» Les principales fonctionnalités de cette plate-forme permettent d’activer des modèles analytiques avec des données en streaming, en quelques millisecondes. L’analyse déclenche des alertes et permet de définir quelles données sont à stocker et transmettre.   Grace à un système d’information flexible  les jeux de données pertinents identifiés sont déplacés vers le data center ou le cloud, puis combinés avec d’autres données pour ajouter des éléments de contexte. Des techniques analytiques avancées, telles que la visualisation, le data mining et le machine learning, peuvent être appliquées pour obtenir de nouvelles connaissances et créer de nouveaux modèles analytiques. Et surtout pour les administrations, Cisco fournit une infrastructure robuste pour connecter les sources de données au data center ou au cloud, et gérer les analyses aux différents niveaux du réseau. Ceci est particulièrement utile pour les déploiements impliquant un grand nombre d’équipements externes, tels les équipements électriques connectés à des smart grids.  


Interagir avec les usagers sur les réseaux sociaux, un exercice complexe mais incontournable pour les services publics

Dans un environnement où les citoyens sont de plus en plus connectés, un des enjeux des services publics est d'exploiter efficacement les données en leur possession dans le but d’améliorer l’expérienc...

03/04/2017 | EXPERTISE

Dans un environnement où les citoyens sont de plus en plus connectés, un des enjeux des services publics est d'exploiter efficacement les données en leur possession dans le but d’améliorer l’expérience et la satisfaction des usagers. 44% des usagers privilégient en effet une amélioration des prestations fournies (+11 pts en 2 ans), selon l’édition 2016 du Baromètre des services publics de l’Institut Paul Delouvrier, avec de fortes attentes en termes de progrès quant à l’efficacité, la simplification et la rapidité des services publics.   Mais qu’en est-il des données qui circulent en temps réel sur les réseaux sociaux? Devenus partie intégrante de la vie des usagers, les médias sociaux permettent aux acteurs publics de diffuser de manière efficace des informations (communication descendante) mais également de collecter des données en temps réel et d'interagir avec les usagers (communication ascendante et partagée) via deux modes : le conversationnel (conversations privées) et le community management (conversations publiques). Nos expériences nous ont permis de constater que les internautes passent d’ailleurs de l’un à l’autre selon les effets qu’ils souhaitent provoquer.   Aujourd'hui, la complexité de l’utilisation des réseaux sociaux réside dans la dualité entre l'efficacité et la pérennité d’une information. Difficilement contrôlable, une conversation privée peut facilement être exposée au grand jour. Les médias sociaux désormais incontournables conduisent les acteurs publics à se munir d’outils permettant de collecter et d'exploiter efficacement ces données afin d'interagir quasiment en temps réel et en toute sécurité avec les usagers. Les équipes d’agents qui, pour certaines pratiquent déjà les échanges par Chat, doivent être formés aux nouveaux usages du web par des experts.   Ces nouveaux usages demandent entre autres de définir une ligne éditoriale spécifique, d’optimiser l’efficacité de ces canaux (bots, formulaires…), d’utiliser des solutions Data assurant la captation automatisée de toute publication et de mettre en place des procédures d’escalade afin d’en sécuriser le traitement.   C’est pourquoi arvato a, pour ses propres équipes et pour ses donneurs d’ordre, développé une plateforme « Social CRM » qui va de la formation des agents aux usages des réseaux sociaux au traitement de la relation usagers, en passant par la collecte et l’analyse de la Data.   Les résultats sont probants… Nous le mesurons chez nos clients de la sphère privée, tous secteurs confondus (banque & assurance, télécommunication, tourisme … ) à travers un taux de satisfaction élevé et une augmentation des abonnés et des followers. Jeanne Ceyrac, responsable de Comptes Secteur Public, CRM - arvato jeanne.ceyrac@arvato.fr