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Intelligence artificielle et mieux-vivre concitoyen.

Papy-boom, augmentation exponentielle des maladies chroniques, contexte budgétaire toujours limité, tels sont les défis de la santé à travers le monde. Plus que toute autre technologie, l'intelligence artificielle a le potentiel d'étendre nos capacités, en donnant à tous les moyens d'en faire plus.

15/11/2017 | EXPERTISE

Pour cela l’IA doit être démocratisée et infusée dans notre quotidien. Déjà, les interfaces cognitives permettent des services de traduction instantanée facilitant les échanges, une détection précoce de la dyslexie, gage de mieux-vivre pour l’enfant et sa famille, ou encore la description audio d’un environnement depuis une simple photo prise avec un smartphone pour aider les déficients visuels. Pour les professionnels de santé ou administratifs, le temps gagné sur le contrôle de variables ou de formulaires à remplir leur permet de se consacrer à leur cœur de métier : le contact avec le citoyen-patient. Pour les médecins, l’analyse automatisée du Big Data à l’échelle d’un établissement ou d’un territoire permet de dégager des tendances épidémiologiques, de détecter plus tôt des maladies ou des risques sanitaires, ou d’adapter au mieux un traitement ou une durée d’hospitalisation. Ainsi, le projet Inner Eye allie deep learning et séquençage d’images pour fournir une modélisation 3D d’une tumeur à partir d’une tomographie, en réduisant drastiquement le temps du radio- oncologue. Ce modèle permet de traiter plus vite et au plus près la tumeur sans abîmer les organes voisins, au bénéfice du médecin et surtout du patient. L’intelligence artificielle ne remplace pas l’humain mais lui permet d’augmenter ses capacités. Pour aider les organisations et individus à injecter de l’intelligence dans leurs produits et services, notre plateforme s’appuie sur la puissance du Cloud et les avancées de notre Division Recherche & IA. La technologie de l’IA doit non seulement être transparente, sécurisée, inclusive et respectueuse, elle doit aussi garantir le plus haut niveau de protection de la confidentialité. Comme d'autres leaders du secteur, des universitaires, des organisations à but non lucratif et des spécialistes, Microsoft a rejoint Partnership on AI. Collectivement, nous développons des bonnes pratiques en matière d'intelligence artificielle et d’éthique, faisons progresser la sensibilisation du public, et favorisons l'engagement autour de l'impact de l’IA sur les personnes et la société.   Antoine DENIS |  Microsoft France | Directeur du développement du marché Santé. Pour en savoir plus sur les bénéfices de l’IA dans le secteur de la santé : https://www.microsoft.com/fr-fr/ai et http://democratizing-ai-in-health.com/


Du CIL au DPO : Comment anticiper le règlement européen sur les données personnelles au sein des administrations ?

2018: Un délai de mise en conformité extrêmement court.

14/11/2017 | EXPERTISE

Le nouveau règlement européen sur la protection des données à caractère personnel, le « General Data Protection Regulation (GDPR) », a été adopté par le parlement européen le 14 avril 2016 après quatre années de négociations législatives, et sera directement applicable à partir du 24 mai 2018. Cette réforme de la protection des données poursuit trois objectifs : Renforcer les droits des personnes, notamment par la création d’un droit à la portabilité des données personnelles et de dispositions propres aux personnes mineures ; Responsabiliser les acteurs traitant des données (responsables de traitement et sous-traitants) ; Crédibiliser la régulation grâce à une coopération renforcée entre les autorités de protection des données, qui pourront notamment adopter des décisions communes lorsque les traitements de données seront transnationaux et des sanctions renforcée. Cette évolution réglementaire est un véritable changement de paradigme : le modèle actuel est basé sur la déclaration évolue vers une obligation de prouver la conformité du traitement des données à caractère personnel au regard du règlement. Dans cet environnement fortement remanié, un nouvel acteur clé émerge: le DPO. Sa mise en place dans les délais impartis constitue une échéance extrêmement courte compte tenu des travaux à réaliser d‘ici là.   Le DPO : le nouvel homme fort en matière de protection de données à caractère personnel.  Une donnée à caractère personnel (DCP) constitue toute information relative à une personne physique identifiée ou pouvant être identifiée, directement ou indirectement, par référence à un numéro d’identification ou à un ou plusieurs éléments qui lui sont propres Avec l’application du règlement européen concernant la protection des données, le Correspondant Informatique et Libertés (CIL) va devenir le Délégué de protection des données (DPO, équivalent de Data Protection Officer). Plus qu’un changement d’habillage, cette évolution marque un étape importante dans la stratégie de protection des données personnelles. Au regard des critères du GDPR, le DPO sera de facto obligatoire dans chaque administration, il sera bien plus qu’une fonction, un métier à part entière. Il aura une responsabilité accrue et devra être impliqué dans tous les aspects de la conformité de traitement de données à caractère personnel dès son élaboration : gestion des droits des personnes, définition des mécanismes de vérification de la conformité, audits, vérification de l’adéquation des mesures de sécurité, vérification de la bonne réalisation de l’analyse d’impact maintien de la documentation, etc. Pour répondre à ces nouvelles exigences, le DPO doit être positionné dans l’organigramme de sorte qu’il aura accès à toute information et pouvoir communiquer avec toute personne, quelque soit sa hiérarchie, afin de pouvoir être en mesure d’exercer sa mission de façon effective et indépendante. Les compétences requises pour remplir pleinement le rôle de DPO supposent de solides base juridiques, une expertises IT, une vision de la stratégie, la maitrise des processus métiers et de la gestion de crise. Pour anticiper cette évolution, les CIL qui le souhaitent et qui répondent aux nouvelles exigences pourront être confirmés dans leur fonction en tant que DPO. Il s’agit là de capitaliser sur les travaux déjà réalisés, en permettant à l’organisme de mieux se préparer au nouveau cadre juridique, et au futur DPO de s’appuyer sur l’expérience pratique nécessaire.   Pour être pertinente, l’organisation de la gestion des données personnelles devra concilier plusieurs critères. Le DPO devra : •Être en capacité d’imposer la loi et de remonter l’importance des sujets de données personnelles au top management •Éviter d’être en position de conflits d’intérêt et d’agir indépendamment des personnes qui définissent les traitements •Être en mesure de comprendre la législation et ses principes clés •Identifier les nouveaux cas et anticiper les non conformités au plus vite •Comprendre les caractéristiques clés des activités du groupe pour pouvoir adapter ses actions.     Contact: Thomas Gaillard, Senior Manager - thomas.gaillard@wavestone.com - +33 (0)6 61 48 05 78  


Quels leviers RH pour réenchanter le secteur public tout en facilitant ses transformations ?

À l’heure où le gouvernement clarifie sa démarche de transformation de l’action publique, la mobilisation des agents et les outils pour les accompagner doivent être au cœur des réflexions.

30/10/2017 | EXPERTISE

Dans ce contexte, la première édition du Baromètre des ressources humaines du secteur public Acteurs publics/Études-BCG dresse un tableau préoccupant : les agents sont démotivés (56 % sont très insatisfaits[1] de la capacité de leur organisation à maintenir le degré d’engagement), attendent peu des politiques RH (aucun des leviers n’est jugé « important » ou « très important ») et portent un jugement sévère sur ces dernières (la qualité est jugée « peu adéquate[2] » sur tous les leviers, à l’exception la formation des agents sur leurs missions actuelles, jugée « moyenne »). Cette situation découle d’une priorité donnée aux leviers RH conventionnels (formation, recrutement…) au détriment des leviers de motivation et de reconnaissance (individuelle et collective), mieux adaptés pour répondre aux enjeux complexes de la transformation. Il est donc urgent de retrouver le sens des leviers RH de proximité et de mobilisation, ce qui doit passer par 3 volets. D’abord, revoir le positionnement de la fonction RH en lui donnant un rôle plus stratégique au-delà de son rôle traditionnel très administratif. Ensuite, favoriser la prise de conscience par les cadres de l’importance de leur fonction RH, en lui redonnant de la visibilité. Cela passe notamment par la formation en amont, une plus grande place des critères RH dans les évaluations et les parcours, un accompagnement au quotidien, une exemplarité à tous les niveaux de la hiérarchie dans l’attention à ces sujets – mais aussi l’accès à une « boîte à outils » RH plus facile à utiliser, par exemple, davantage de flexibilité dans les systèmes d’évaluations et d’incitation des agents pour mieux reconnaître le mérite, une capacité à agir sur les parcours de carrière, des approches nouvelles pour encourager l’innovation et la responsabilisation… Enfin, réinvestir politiquement la question RH, en valorisant les efforts déjà réalisés et l’engagement des agents. Une communication positive sur la réforme et le rôle décisif que les agents y jouent est un enjeu clé pour (re)mobiliser dans un contexte de transformation de l’action publique.   Agnès Audier, directrice associée et directrice du centre d’expertise « secteur public » au Boston Consulting Group Télécharger l'étude complète du baromètre des ressources humaines du secteur public Acteurs publics/ BCG.    [1] Sur les 696 répondants "opérationnels " (non-RH et non-directeurs), sont considérés comme "très insatisfaits" l’ensemble des répondants dont la note d’insatisfaction est supérieure ou égale à 1.6 fois la moyenne globale des notes d’insatisfaction [2] La note moyenne globale de "qualité perçue" chez les agents (696 répondants) est de 2.55 sur 5, où 1 = "pas adéquate", 2 = "peu adéquate", 3 = "moyennement adéquate", 4 = "adéquate" et 5 = "très adéquate"


Les collectivités face aux enjeux du numérique

Les enjeux auxquels sont confrontées les collectivités territoriales sont nombreux : réforme territoriale, transformation numérique, nouvelles attentes des citoyens… Comment, grâce à l’innovation, faire face à un tel challenge ?

04/09/2017 | EXPERTISE

Le 6 juillet dernier à la Cour des comptes, dans le cadre d’une journée des Rencontres des acteurs publics, CGI organisait une conférence dédiée à la transformation digitale des collectivités. Comment utiliser le numérique comme un média d’accompagnement du changement des politiques ? Comment accompagner, faciliter et rendre efficiente une transformation numérique dans la proximité aux citoyens et aux acteurs économiques locaux ? Un débat animé par Gwénnaëlle Costa Le Vaillant, directrice de la responsabilité d’entreprise et marketing secteur public, avec la participation de Pascale Avargues, directrice générale du numérique et des systèmes d’information auprès de la mairie de Bordeaux, Florian Ripert, directeur des finances de la région Grand Est, et Romain Roguet, DGA finances de la Métropole européenne de Lille (MEL).  Questions à Pierre-Dominique Martin, vice-président en charge du secteur public chez CGI Quelle sont les attentes des Français par rapport aux services publics en ligne ? Le numérique est présent partout dans notre vie quotidienne, donc les usagers du service public s’attendent à avoir une même qualité de relation digitale, d’e-administration avec l’État comme avec les collectivités locales. Ils veulent interagir avec l’administration aussi facilement qu’acheter un billet de train. Par exemple, se connecter sur le compte « famille » pour payer la cantine ou à un environnement numérique de travail pour consulter les devoirs à faire du petit dernier ou pouvoir à converser avec les professeurs. Tout ceci devient la norme, même si ce n’est pas encore déployé partout. Quelle est la clé du succès d’une transformation digitale ? La clé, c’est l’innovation à tous les niveaux. Le principal sujet d’innovation de demain concernera l’association du big data et de l’intelligence artificielle. Cette association va créer une vraie nouvelle richesse de services qui faciliteront la vie au quotidien et même la qualité de vie des usagers. Regardez les chatbots – ces agents virtuels conversationnels intelligents disponibles 24h/24, 7j/7 – avec les progrès de l’usage de l’intelligence artificielle, ils pourront avoir des réponses vraiment contextualisées et individualisées. Être ainsi capable de répondre intelligemment à quelqu’un qui s’interroge sur sa retraite ou sur tel événement administratif, c’est vraiment avoir la capacité à lui changer la vie.   Management et RH au cœur de la transformation numérique: Questions à Romain Roguet, DGA finances de la Métropole européenne de Lille (MEL) Quels sont les impacts de la transformation numérique sur la gestion de vos ressources humaines ? L’impact peut être important, il faut penser à la formation, mais à la Métropole européenne de Lille, nous sommes allés plus loin en concevant nos outils numériques avec les agents. Nous les avons associés à cette réflexion lors des séminaires du pôle « Finances » par exemple. On y invite les opérationnels des services et très concrètement, on discute de ce que ces outils peuvent apporter au service et aux agents en matière d’enrichissement de leurs tâches. Selon vous, les directions financières des collectivités territoriales sont-elles prêtes à prendre le tournant de la révolution numérique ? Sans aucun doute, mais il faut prendre conscience que le numérique n’est pas qu’un sujet technique, c’est un sujet organisationnel de grande ampleur. Ce sont en réalité toutes les composantes d’une organisation que l’on doit faire bouger à travers un tel projet. Il s’agit donc autant d’une question de management que d’une question de technique.  


De la difficulté de manœuvrer le « paquebot »

Lors d’une réunion du Club des acteurs de la Performance publique, le 26 avril, Isabelle Braun-Lemaire, la secrétaire générale des ministères économiques et financiers, a présenté les enjeux managériaux auxquels fait face Bercy.

12/07/2017 | EXPERTISE

Avec environ 140 000 agents, la gestion des ressources humaines au sein des ministères économiques et financiers est un défi de taille et impose une adaptation quotidienne. C’est le message qu’a souhaité transmettre sa secrétaire générale (SG) et ancienne directrice des ressources humaines, Isabelle Braun-Lemaire, aux membres du Club des acteurs de la Performance publique le 26 avril. En poste depuis le mois de février, Isabelle Braun-Lemaire a un parcours on ne peut plus « bercyen » : par le passé, elle fut tour à tour en charge du programme Copernic de modernisation de l’administration fiscale, puis de l’Opérateur national de paye (ONP).   Devant les membres du Club, la SG du « Paquebot », comme est parfois surnommé Bercy, est revenue sur les chantiers managériaux en cours au sein des services. Tel est le cas de la restructuration des services déconcentrés impliquée par les lois de réforme territoriale et la réorganisation des compétences entre les collectivités. En matière d’organisation, de qualité de vie au travail ou de risques psycho-sociaux, les directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) « doivent digérer leur réorganisation », a indiqué Isabelle Braun-Lemaire. L’occasion également pour la secrétaire générale de se pencher sur la modernisation numérique du ministère. « On va acculturer tout le monde », a-t-elle affirmé, et ce notamment par le biais de la formation professionnelle.  


Table ronde: Analyser les données du web au service de la sécurité

Lors de la prochaine édition de SAS Forum qui aura lieu le mardi 13 juin au Palais des congrès de Paris, une table ronde consacrée à l'analyse des données du web au service de la sécurité aura lieu de 11h00 à 12h00.

30/05/2017 | EXPERTISE

Communautarismes, Rumeurs, Propagande, Révolutions, Catastrophes naturelles... autant de sujets pour lesquels l’Internet est employé de façon extensive et opérationnelle. Comment exploiter ces données pour mieux comprendre la propagation d'une idéologie et protéger notre société, démêler le bon grain de l'ivraie et ne pas se laisser entraîner dans une spirale manipulatrice, repérer les acteurs incontournables d'une crise, informer les chaînes de secours et d'assistance dans l'urgence ? Quelles méthodes pour mieux appréhender les comportements informationnels dangereux liés aux vecteurs de communication numérique ?   Interviendront à cette occasion - Colonel Jerome Servettaz, Chef du Service Central de Renseignement Criminel à la direction générale de la gendarmerie nationale  - Emmanuel Jacque, directeur général d'OAK Branch - Muriel Domenach, secrétaire générale du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation  Cet atelier sera animé par Pierre-Marie Vidal, directeur de la publication Acteurs publics Plus d'informations   Lors de SAS Forum, témoignages, présentations, démonstrations et tables rondes permettront aux 1500 participants attendus de s’approprier le meilleur de l’analytique.  


Le vote les fonctionnaires à l’heure de la présidentielle

Acteurs publics et l’Ifop ont commenté les résultats des différentes vagues de sondage sur les intentions de vote des fonctionnaires publiées en exclusivité sur acteurspublics.com

02/05/2017 | EXPERTISE

À J-11 du premier tour de l’élection présidentielle, Acteurs publics, avec son partenaires l’Ifop, ont organisé une conférence-débat sur les intentions de vote des fonctionnaires. À l’occasion de la restitution de la quatrième et dernière vague de notre enquête, entamée en février dernier, le directeur général adjoint de l’Ifop, Frédéric Dabi, a détaillé la structure du vote « agents publics ».   Devant un public de hauts fonctionnaires, d’élus et de décideurs privés, réunis le 12 avril au café Le Procope, à Paris, Frédéric Dabi a insisté sur l’extrême diversité de ce vote. Représentant 12 % du corps électoral, les agents publics donnaient, moins de deux semaines avant le premier tour, l’avantage à Emmanuel Macron, devant Marine Le Pen. Un choix en phase avec les intentions de vote des Français en général à ce moment de la campagne et qui a été confirmé dans les urnes le 23 avril. La dernière vague montrait aussi une forte poussée de Jean-Luc Mélenchon, au détriment de Benoît Hamon, dans la dernière ligne droite. Scruter vers quel bord penchent les fonctionnaires est intéressant car en filigrane de ces intentions de vote, transparaissent les inquiétudes et les espoirs de 5 millions et demi d’agents. Leur regard sur les programmes des candidats pour la fonction publique permet aussi de décrypter leurs aspirations pour le secteur public. Un débat présidentiel qui a sans doute laissé les agents publics sur leur faim, car les propositions des candidats se sont focalisées sur les effectifs de fonctionnaires plutôt que sur les missions de l’État, le périmètre de l’action publique ou les services publics de demain.   


La coopération des acteurs, principal atout de la lutte contre la fraude

Jeanne-Marie Prost, déléguée nationale à la lutte contre la fraude, a exposé devant les membres du Club des acteurs de la Performance publique la stratégie de son équipe, fondée sur les partenariats et le maillage du territoire.

02/05/2017 | EXPERTISE

Lors d’un rendez-vous du Club des acteurs de la Performance publique, le 24 mai, Jeanne-Marie Prost, la déléguée nationale à la lutte contre le fraude (DNLF), placée par délégation du Premier ministre auprès du ministre chargé du Budget, a dressé le panorama des activités de ses services. Mobilités internationales, numérique, fraude documentaire, cartographie des risques, sanctions et recouvrement figurent ainsi parmi les axes stratégiques de la DNLF. Jeanne-Marie Prost a insisté sur l’importance de coordonner l’action de l’ensemble des acteurs, des administrations aux opérateurs de l’État, en passant par les organismes de protection sociale, qui doivent faire face à une complexité toujours croissante des montages frauduleux. Structure resserrée et pluridisciplinaire, la délégation réunit 11 cadres aux expériences variées : fonctionnaires experts de la sphère fiscale et sociale, agents de la direction de la Sécurité sociale et d’organismes de sécurité sociale, un magistrat, un commissaire divisionnaire de police et un ingénieur-statisticien. Organisée en quatre pôles, la DNLF couvre l’ensemble des problématiques de la lutte contre la fraude aux finances publiques : coordination des contrôles, prélèvements fiscaux et sociaux, prestations sociales, informatique et statistiques.



Innover grâce au « cloud »

Le cloud est devenu, en quelques années, la nouvelle norme en matière d’informatique. Les institutions publiques l’ont adopté massivement dans le monde entier afin de soutenir leur transformation numérique et de proposer des services innovants, à moindre coût et plus rapidement.

02/05/2017 | EXPERTISE

Lors de nos échanges avec les décideurs de ces organisations, la question n’est plus de savoir si elles souhaitent migrer des applications vers le cloud mais plutôt quand et comment le faire. Le livre blanc réalisé par l’institut IDC* apporte à cet effet un premier niveau de réponse. Il démontre également que le cloud est devenu un automatisme qui permet aux start-up, grandes entreprises et acteurs publics d’innover au profit des citoyens du monde entier.  Très souvent, la maîtrise des dépenses publiques a pour conséquence la réduction de nouveaux projets, faute de budgets d’investissement suffisants. Le cloud apporte la solution en permettant de d’optimiser les coûts d’investissement dans des infrastructures et de ne payer qu’en fonction de l’usage qui en est fait. Par la souplesse qu’il procure, ce modèle de consommation informatique encourage aussi l’innovation. Il favorise la prise de risques en se réservant la possibilité de tester de nouveaux services et les arrêter aussi facilement et à moindre coût. Avec une telle agilité et sans investissement initial, une expérimentation est facile et rapide à mettre en œuvre et son arrêt est simple et sans frais. Le cloud apporte aussi bien plus que des solutions de stockage ou de la puissance de calcul. Il permet d’accéder à une large gamme de services innovants qui répondent aux enjeux actuels : big data, intelligence artificielle ou Internet des objets, chat bots. Ces services offrent la possibilité aux institutions publiques de mieux servir les citoyens au quotidien.  Par extension, le cloud stimule l’innovation de tout un pays. L’open data favorise l’hébergement des données ouvertes des institutions publiques dans le cloud. C’est le cas de la ville de Paris par exemple, qui a donné accès, librement, à plus de 200 jeux de données (dont les centaines de milliers d’installations d’éclairage public, les dizaines de milliers d’arbres ou les milliers d’abribus, d’horodateurs, de stations Autolib’ ou Vélib’). Après plus d’1,5 million de téléchargements, de nouvelles applications ont pu être développées par des acteurs privés ou publics, facilitant l’accessibilité de la ville pour les citoyens ou les milliers de touristes qui visitent la capitale chaque jour. Toutes les dimensions du secteur public sont concernées. Fonctions régaliennes de l’État ou non, opérateurs, collectivités locales, établissements d’enseignement supérieur et de recherche, les domaines d’application sont nombreux. Le cloud est une opportunité, il apporte des solutions concrètes et efficaces aux enjeux quotidiens des décideurs.   Erick Jan-Vareschard, responsable du secteur public d’Amazon Web Services janvares@amazon.fr * « Pourquoi et comment le secteur public doit adopter le cloud ? », disponible sur https://aws.amazon.com/gov-fr