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Investir dans le bien-être de nos forces de sécurité intérieure

Intériale protège les policiers nationaux et municipaux, c’est sa vocation de mutuelle du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales.

06/03/2017 | EXPERTISE

Depuis sa création, Intériale est présente aux côtés des agents du ministère de l’Intérieur, dont elle est la principale mutuelle, et des agents des collectivités locales. Dans l’une et l’autre fonctions publiques, elle connaît une croissance continue. Ce sont ainsi plus de 100 000 policiers nationaux et municipaux que nous protégeons, en santé comme en prévoyance. Nous connaissons la difficulté de leur métier, lequel exige beaucoup d’endurance physique, de sang-froid et de disponibilité. Les enquêtes santé que nous menons chaque année auprès de nos adhérents policiers nous ont permis d’identifier les trois principaux risques de leur métier. En premier lieu, l’équipement lourd (gilet pare-balles, ceinture et arme de service, chaussures hautes et rigides) et les postures pénibles (positions statiques) provoquent des troubles musculo-squelettiques. Ensuite, les policiers sont confrontés à différentes sources de mal-être : imprévisibilité de l’activité, rythmes de travail variables, confrontation à des situations difficiles, sentiment d’inutilité, problème de reconnaissance… Enfin, les accidents de service les touchent en grand nombre : blessures en intervention ou en émeute, agressions physiques, accidents de la route… Face à ces risques, notre démarche d’innovation continue nous permet d’imaginer des offres de couverture, des services et des actions de prévention destinées à mieux accompagner nos adhérents : • des actions de prévention sur le lieu de travail (DDSP, commissariats, mairies…) pour dépister les situations à risque et former aux bonnes postures à adopter au quotidien (conférences-débats, consultations individuelles d’ostéopathie…) ; • un programme bien-être intitulé « Zen Attitude » accessible à tous via des mails et des SMS depuis le site Internet d’Intériale (rubrique « Prévention »). D’une durée de trois mois, ce programme repose sur un accompagnement des agents sur courte durée et comprend des informations, des vidéos, des recettes antistress, des conseils sur les gestes et postures ou encore des quiz ; • des offres et services adaptés aux risques spécifiques du métier de policier : d’une part, en inclusion des garanties santé, comme des forfaits ostéopathie ou des consultations de psychothérapie/psychiatrie, d’autre part, en inclusion des garanties prévoyance, comme la compensation du salaire en cas d’accident, la majoration du capital-décès ou le maintien du niveau de vie (traitement indiciaire et primes) pendant toute la durée de l’arrêt de travail. Intériale accompagne également les policiers au quotidien et en situation de difficultés exceptionnelles grâce à une protection juridique professionnelle et à la prise en charge des frais d’avocat. En cas de blessures intervenues en opération, une allocation leur est versée, conformément à notre politique de solidarité. Pour ce dispositif de protection et d’accompagnement, Intériale a été récompensée en décembre dernier par le premier prix des Argus de l’innovation mutualiste et paritaire, dans la catégorie « Qualité de service et relation adhérent ». Un bel encouragement à poursuivre et amplifier notre investissement pour le bien-être des policiers nationaux et municipaux.                 Pascal Beaubat,  


La sécurité, une politique transverse pour les collectivités

Le thème de la sécurité doit être systématiquement intégré dès la conception des nouveaux quartiers, estime le président de Strasbourg Eurométropole et adjoint au maire de Strasbourg, Robert Herrmann.

06/03/2017 | EXPERTISE

Invité du Club des acteurs de la Sécurité intérieure le 22 février, Robert Herrmann, président de Strasbourg Eurométropole et adjoint au maire de Strasbourg en charge de la sécurité, a livré son analyse des enjeux de sécurité posés aux collectivités territoriales, alors que les attentats ont remis au centre du débat la question de la coopération entre État et collectivités. L’élu strasbourgeois – également président de l’agence d’urbanisme de l’agglomération – a plaidé pour une intégration de la sécurité dans la conception même des nouveaux quartiers. « J’ai proposé une IBA expérimentale », a indiqué Robert Herrmann, en référence à l’appellation allemande « Internationale Bauaustellung », démarche qui promeut des solutions innovantes en urbanisme. Contrairement aux instruments d’aménagement classiques, les IBA fonctionnent au travers de projets ciblés sur des tâches spécifiquement définies, dans lesquels la sécurité peut figurer. Robert Herrmann a également vanté les mérites de la politique de vidéoprotection interconnectée entre police, gendarmerie et préfecture, mise en place dans la métropole. « Nous avons 560 caméras dont 367 sur la voie publique, explique l’élu. Les images sont partagées et nous pouvons nous parler en temps réel, ce qui est capital lors d’événements comme le marché de Noël. » La coopération est également le maître-mot pour qualifier les relations entre forces de sécurité strasbourgeoises et allemandes. « Les vedettes sur le Rhin sont conduites par des équipes mixtes, de même que les VTTistes “Polizei” pédalent au côté des policiers nationaux. Et c’est pareil de l’autre côté du pont », s’est félicité le président de Strasbourg Eurométropole.


« ce ne sont pas les technologies qui nous commandent, c’est nous qui devons les commander »

Rencontre avec Pascal Beaubat, président d’Intériale

10/11/2016 | EXPERTISE

Vous êtes le partenaire historique du Club des acteurs de la Sécurité intérieure. Quel est le sens de ce partenariat ? Nous sommes très fiers d’avoir fait partie des fondateurs du Club de la sécurité intérieure car il correspond à une attente forte des experts de ce domaine, qu’ils appartiennent au ministère de l’Intérieur, à l’administration des douanes, à l’administration pénitentiaire, à la magistrature ou aux collectivités territoriales : partager les bonnes pratiques et faire progresser le débat sur la sécurité de nos concitoyens. C’est la raison pour laquelle notre mutuelle, dont bon nombre d’adhérents sont issus de ces administrations, a soutenu cette initiative dès l’origine et participe activement à ses travaux.   Les mutuelles ont pour préoccupation le bien-être des gens. Et les technologies, quelle place y occupent-elles ? Oui, le mutualisme est un humanisme. Et si l’être humain perd la place centrale qu’il occupe dans nos structures, cela signifie que nous aurions cessé d’être des mutuelles. Les technologies ne sont pas une fin en soi. Ce sont des moyens, des outils, mis au service d’un objectif plus essentiel : l’entretien du capital santé des adhérents. Ce ne sont pas les technologies qui nous commandent ; c’est nous qui devons commander aux technologies.   Voulez-vous dire que vous vous en méfiez ? La question n’est pas d’opposer confiance et méfiance dans les technologies. C’est une question de services apportés et de maîtrise des outils, de sécurité. Chez Intériale, nous utilisons évidemment énormément les technologies, aussi bien pour faciliter notre relation avec nos adhérents que pour explorer de nouveaux services utiles.   Pouvez-vous nous donner un exemple ? Nous venons d’ouvrir un chantier sur le stress, dont le niveau est de plus en plus élevé, notamment chez les forces de sécurité intérieure. Pour permettre à nos adhérents d’y remédier, nous travaillons avec une start-up qui développe un outil de mesure non invasif du stress chronique, à partir de trois indicateurs : l’état du système nerveux autonome, l’amplitude respiratoire, l’alignement et la synchronisation cardio-respiratoires. La mesure peut se faire en deux minutes, y compris sur le lieu de travail. Une fois le diagnostic posé, nous accompagnons nos adhérents avec des conseils personnalisés, directement sur leur smartphone.   Vous serez, le 9 novembre pour une journée des Rencontres des acteurs publics, à l’École militaire pour commenter les résultats de l’enquête Acteurs publics/Hewlett Packard Enterprise/Intériale réalisée par l’Ifop sur l’impact des technologies sur les métiers de la sécurité. Pouvez-vous nous donner, en avant-première, quelques informations sur les enseignements de cette enquête ? On constate qu’au plan professionnel comme au plan personnel, la bascule est désormais derrière nous et il n’y aura pas de retour en arrière. On est passé de « La technologie dans ma vie » à « Ma vie dans la technologie ». Bref, notre environnement est un environnement technologique. C’est une évolution pleine d’avantages – la rapidité pour 91 % des sondés, le confort dans le travail pour 83 %, plus d’autonomie pour 75 %, la simplicité pour 65 % – mais qui génère aussi des inquiétudes. Quelles inquiétudes ? La sécurité liée au stockage et à l’utilisation des données personnelles inquiète, c’est indiscutable. Seuls 15 % de nos sondés n’éprouvent aucune crainte à ce sujet. Ils sont presque deux tiers à associer « Réseaux sociaux » à « Menace pour ma réputation » et « Menace pour ma sécurité ». Mais d’autres enseignements sont plus complexes à décrypter : aux yeux d’un grand nombre de sondés, les technologies restent un univers un peu ésotérique, qu’ils ont du mal à décoder. Ainsi, 78 % s’estiment mal outillés pour faire face aux défis des nouvelles technologies au travail. Et ils ne sont que 5 % à estimer que les acteurs de la sécurité, en France, disposent des moyens technologiques et intellectuels adéquats.   Comment cela se traduit-il dans votre activité de protection sociale ? Pour nous acteurs mutualistes, la nature du métier demeure : accompagner pour protéger. C’est la logique qui change. Ce serait trop simple si ces nouveaux usages se limitaient au gadget, s’il s’agissait de saupoudrer les services à nos adhérents d’un peu de technologie. Les technologies sont les fondations de nos services à l’adhérent. C’est la condition sine qua non de la proximité qui nous est si chère : comment prétendre rester proches de l’adhérent si l’on néglige le fait que son existence est désormais structurée par ces nouveaux outils ? Si l’on veut qu’il reste au centre de notre démarche de service, c’est ainsi qu’il faut s’y prendre.   Et vous, à titre personnel, quels sont votre usage et votre approche de ces technologies digitales ? Si l’on entend par là l’ensemble des innovations qui rendent la vie plus simple, plus facile, plus riche, alors je suis un pratiquant fervent ! Je crois même que j’aurais du mal à être un bon président d’Intériale si l’innovation ne m’intéressait pas, car l’innovation est dans l’ADN de notre mutuelle. S’agissant des moyens de communication modernes, je répéterai ce que j’ai dit au début de cet entretien : cela dépend des circonstances. Le plus souvent, je travaille avec mon smartphone et ma tablette, sur laquelle je lis et j’écris. Mais parfois, j’ai besoin du contact avec le papier. Bref, c’est la technologie qui s’adapte à ma façon de vivre, et non l’inverse ! Une chose, cependant, est immuable : dans ma façon de vivre et de travailler, l’être humain est toujours au point de départ et au point d’arrivée.


La police nationale a besoin d’un engagement citoyen

Mobiliser des réservistes et œuvrer au rapprochement entre la police et les citoyens : voilà deux missions prioritaires présentées par le directeur central de la sécurité publique, Pascal Lalle, lors du Club sécurité du 8 septembre.

10/11/2016 | EXPERTISE

À la tête de la direction centrale de la sécurité publique (DCSP) – qui n’est autre que la plus grosse direction active de la police nationale, avec plus de 66 000 agents –, Pascal Lalle a rencontré les membres du Club des acteurs de la Sécurité intérieure le 8 septembre. Il a dressé le portrait d’une «  police sur tous les fronts », de secours comme d’investigation, mais aussi de renseignement territorial. Pascal Lalle voudrait déclencher chez les Français «  une volonté d’action positive en appui des forces de sécurité », alors que garde nationale voulue par le chef de l’État a été créée officiellement par décret au mois d’octobre. Elle sera composée des réserves ­opérationnelles de l’armée, de la gendarmerie et de la police nationale. À l’heure actuelle, la DSCP œuvre déjà au rapprochement police-citoyens à travers le service civique universel, le service volontaire citoyen, la réserve civile (ou opérationnelle), la réserve volontaire – qui s’adjoignent aux deux réserves professionnelles « statutaire » et « des retraités volontaires ». La loi du 21 juillet prolongeant l’état d’urgence précise en outre que les adjoints de sécurité qui ne sont plus dans la police nationale seront intégrés à la réserve opérationnelle, ce qui représente un vivier de 10 000 personnes, a rappelé Pascal Lalle.   Pascale Lalle, directeur central de la sécurité publique


Sentinelle, un piège pour l’armée française ?

Alors que l’opération antiterroriste « Sentinelle » mobilise 10 000 soldats, le sénateur Jacques Gautier craint que les moyens ne manquent pour engager de nécessaires opérations extérieures militaires.

10/11/2016 | EXPERTISE

« Sentinelle ». L’opération de déploiement militaire sur notre territoire national à des fins de lutte contre le terrorisme a été au cœur des débats lors de la rencontre du Club des acteurs de la Sécurité intérieure autour du sénateur-maire de Garches, Jacques Gautier, le 13 octobre. L’élu est très réservé sur le déploiement de Sentinelle compte tenu des multiples théâtres d’opérations extérieures (Opex) sur lesquels la France est engagée. Il a rappelé que certains militaires ont connu jusqu’à 6 déploiements en 2015 (42 semaines). « Une situation qui ne leur permet plus de se régénérer et les prive de préparation opérationnelle indispensable pour les Opex, et génère une réduction des permissions », argumente Jacques Gautier, auteur d’un rapport d’information du Sénat sur les opérations militaires extérieures en juillet 2016. Certes, Sentinelle contribue à rassurer les citoyens mais ne dissuade en rien les terroristes, au contraire : « Nous les aidons à choisir leur cible : soit ils visent un site non protégé par nos armées, soit ils frappent d’abord les militaires avant de commettre l’attaque globale pour montrer les limites de la protection des populations », a souligné le sénateur. En outre, la mobilisation de 10 000 militaires par Sentinelle empêche l’armée de préparer des projections extérieures sur des théâtres difficiles. « Le contrat opérationnel prévu pour nos armées est déjà largement dépassé et de nouveaux défis, au Nord du Sahel, risquent de nécessiter notre engagement, avec des moyens en hommes et en matériels qui ne sont plus disponibles », a alerté Jacques Gautier.  


Améliorer le management de la police nationale

Devant les membres du Club des acteurs de la Sécurité intérieure, la directrice des ressources humaines de la police nationale, Michèle Kirry, a analysé les ressorts du malaise d’un nombre grandissant de policiers.

28/10/2016 | EXPERTISE

« Après les 13 000 suppressions de postes dans la police entre 2009 et 2012, je suis comme un artisan de la reconstruction », a expliqué Michèle Kirry, directrice des ressources et des compétences de la police nationale, à l’occasion d’un rendez-vous du Club des acteurs de la Sécurité intérieure d’Acteurs publics, réuni le 24 novembre. L’ancienne préfète de la Nièvre, nommée à la place Beauvau en février 2015, est à la tête de 146 000 agents, sa direction gérant à la fois les ressources humaines, les affaires financières ainsi que la formation des policiers. Michèle Kirry a livré en détails son analyse du malaise profond qui traverse la police nationale, alors que des manifestations d’agents parfois en tenue ont eu lieu sur tout le territoire depuis la mi-octobre. Place des adjoints de sécurité (ADS), rôle des caméras de surveillance, réponse pénale aux délits… Nombreux sont les sujets qui suscitent l’incompréhension des policiers. La DRH estime que les écoles de formation s’intéressent trop peu au management, à la façon d’incarner une déontologie et à l’importance de savoir remercier ses troupes.  Michèle Kirry a également rappelé que, dans la police comme ailleurs, le chef doit être là « pour protéger ses troupes » et non l’inverse, comme cela se produit parfois, alimentant l’idée d’une hiérarchie carriériste et éloignée des préoccupations du terrain.


Préparer l’avenir pour ne pas le subir

Nous ne faisons pas « face » à un monde qui change. Nous en faisons partie.

11/07/2016 | EXPERTISE

On me dit que les mots s’useraient avec l’usage, comme les objets. La « protection » et la « solidarité » sonneraient comme des vieilleries dans un environnement technophile et individualiste. Le rôle d’une mutuelle n’est pas de rabâcher des valeurs, c’est de leur donner les moyens d’être concrètes, réelles. Intériale rassemble des agents venus des préfectures, de la police et des collectivités locales ; c’est dire si la protection et la solidarité sont au cœur de notre engagement. Aujourd’hui, la « médecine d’organes » fait place à une médecine génétique, moléculaire, cellulaire, personnalisée. La révolution cryptologique de la blockchain ouvre la voie à des transactions de confiance entre pairs, hors des intermédiaires institutionnels – ce qui revient à dire, dans notre environnement, s’assurer sans assureur. Dans ce monde qui change, nous avons besoin de forces qui protègent et qui agissent contre l’exclusion, sous toutes ses formes. Défendre un modèle mutualiste pour les agents publics, ce n’est pas être en lutte stérile contre le monde tel qu’il est. C’est se mettre en capacité de préparer l’avenir pour ne pas le subir, d’inventer avec audace et sérieux un modèle nouveau, d’agir concrètement au bénéfice des adhérents. Depuis 2008, le travail engagé par les délégués d’Intériale nous a permis, par exemple, de tester des robots d’assistance à domicile par les adhérents eux-mêmes, d’installer une cabine de santé connectée dans une de nos agences parisiennes, d’effectuer des diagnostics santé avec des objets connectés auprès des fonctionnaires sur leur lieu de travail, etc. Et de participer à de nombreux travaux de recherche, comme récemment une étude sur un test de dépistage précoce du cancer du poumon par simple prise de sang – ou celle sur le dépistage prénatal non invasif, un test ADN sur sang maternel pour détecter les anomalies chromosomiques fœtales les plus courantes (avec l’hôpital Antoine-Béclère – AP-HP). Dès 2017, Intériale sera la première mutuelle à promouvoir et à participer au remboursement de ce test. Le monde tel qu’il va ne nous est donc pas étranger. Il sera aussi un peu ce que nous en ferons. C’est pour cela qu’Intériale a décidé de conclure un partenariat avec AXA, un acteur de notre secteur suffisamment différent pour que cela nous enrichisse mutuellement. Intériale reste pleinement une mutuelle, démocratique, libre et engagée. AXA sera un partenaire de choix pour inventer, ensemble, un nouvel environnement pour la protection sociale des fonctionnaires. Car quels que soient leurs attentes et leurs besoins, leur âge ou leur grade, les agents publics attendent beaucoup, beaucoup plus qu’une simple mutuelle. Pascal Beaubat, Président d’Intériale


La douane, acteur montant dans la lutte contre le terrorisme

Les attentats de l’année 2015 en France auront eu un impact direct sur la douane, désormais mise en avant comme une actrice de la lutte contre le terrorisme, comme l’a expliqué la directrice générale des douanes et des droits indirects, Hélène Crocquevieille, invitée du Club des acteurs de la Sécurité le 17 mai.

11/07/2016 | EXPERTISE

Outre ses missions traditionnelles de régulation et de sécurisation des flux de marchandises, la direction générale des douanes et des droits indirects (DGDDI) a vu son rôle réaffirmé dans la lutte contre le terrorisme. « Cela n’efface en rien l’ensemble de l’engagement de la douane dans la complétude de ses missions économiques, fiscales, de protection et de soutien aux entreprises », a rappelé sa directrice, Hélène Crocquevieille, lors d’un petit déjeuner du Club des acteurs de la Sécurité, le 17 mai. Effectifs en hausse, missions renforcées, cyberdouaniers, nouveaux pouvoirs inscrits dans le projet de loi de lutte contre le crime organisé et le terrorisme : la DGDDI retrouve un rôle essentiel dans la surveillance du territoire. La directrice générale des douanes et droits indirects a brossé le tableau de sa direction et évoqué avec les invités les questions cruciales du maillage territorial ou des systèmes d’information partagés à l’heure de l’open data. « La douane est rarement seule pour mener ses missions », a expliqué Hélène Crocquevieille au sujet des partenariats noués entre la DGDDI et d’autres administrations, mais aussi des acteurs privés.


Rencontre autour de Cyrille Schott, directeur de l'INHESJ

La faiblesse des États face au terrorisme concerne autant les territoires où naît l’action terroriste que ceux qui en sont les victimes, a exposé le directeur de l’INHESJ lors d’un petit déjeuner du Club des acteurs de la Sécurité intérieure.

10/06/2016 | EXPERTISE

Au-delà de l’entrée par les religions, une autre façon d’aborder la question terroriste est de s’intéresser aux fragilités et défaillances d’État : c’est cette thèse qu’a développée le préfet Cyrille Schott, à l’occasion d’un petit déjeuner du Club des acteurs de la Sécurité intérieure organisé le 28 juin. Le directeur de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice (INHESJ) a retracé l’histoire géopolitique du XXe siècle, depuis la fin des empires coloniaux en Afrique jusqu’aux conflits au Moyen-Orient, en passant par l’écroulement de l’empire soviétique. « Respectant les valeurs de liberté et d’autonomie des sociétés occidentales, les pays colonisés ont ­renvoyé les colonisateurs chez eux et tenté de renforcer leur pays avec ces mêmes valeurs, a relaté Cyrille Schott. Mais la corruption et l’autoritarisme ont rapidement conduit les peuples à revenir à leurs ressources propres telles l’islam, même si l’imprégnation de valeurs de modernité reste très prégnante, comme en Tunisie ou dans la capitale iranienne, Téhéran. » De leur côté, les sociétés développées ont elles aussi leurs fragilités, a indiqué le directeur de l’INHESJ. « Même si nous avons une force de résilience plus grande, nos États ont parfois laissé se développer des zones de non-droit », analyse-t-il, actant « une défaillance du système de valeurs démocratiques qui nous anime ». Cyrille Schott a néanmoins conclu cette rencontre du Club sur un message d’espoir : « Pour consolider ou faire évoluer une société, il faut faire le pari des femmes », a-t-il estimé.     Cyrille Schott, directeur de l’Institut national des hautes études de la sécurité et de la justice