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Économies et modernisation pour combler le trou de la Sécu

Le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés a détaillé devant les membres du Club des acteurs de la Santé publique, le 16 novembre, les mesures qui ont permis de réduire fortement le déficit de la branche maladie.

20/09/2016 | EXPERTISE

En plein débat parlementaire sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2017, le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) était l’invité du Club des acteurs de la Santé publique, le 16 novembre, pour détailler les mesures de redressement de la branche maladie. Avec un déficit prévu pour 2017 de 2,6 milliards d’euros, l’assurance maladie est en voie de guérison. Nicolas Revel reste toutefois prudent, rappelant que la branche maladie nécessite un pilotage très fin. Rien n’est plus imprévisible en effet que la dépense maladie même si, sur l’année, l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) doit être respecté… Le directeur général de la CNAMTS a souligné que cette réduction de déficit (5,8 milliards en 2015 ; 4,1 milliards prévus en 2016) était d’autant plus remarquable qu’elle a été possible sans mesures de déremboursement ni hausse des cotisations. Économies, modernisation, politique de prévention, mais aussi mise sous tension des hôpitaux ont permis ce résultat encourageant. Devant les membres du Club des acteurs de la Performance publique, Nicolas Revel a également évoqué le cycle de négociations qui a abouti à la signature d’un accord avec certains syndicats de médecins et qui se poursuit par la négociation avec les dentistes. Enfin, la question sensible des données de santé gérées par la CNAMTS a été abordée sans langue de bois par le directeur général, qui est revenu notamment sur les nouvelles dispositions prévues par la loi « Santé » de janvier 2016.


Télémédecine et territoires

Intériale Mutuelle, le Club de réflexion sur l’avenir de la protection sociale (Craps), et le docteur Pierre Simon, ancien président de l’Association nationale de télémédecine (SFT-Antel), organisent un colloque* sur ce sujet le 7 mars au Sénat à partir d’une étude conjointement réalisée, consacrée à la « perception de la télémédecine dans les territoires ».

01/03/2016 | EXPERTISE

Rencontre avec… Pascal Beaubat, président d’Intériale Mutuelle Pourquoi avoir réalisé cette étude sur la perception de la télémédecine dans les territoires ? La vocation d’une mutuelle comme la nôtre est d’aider à préserver le capital santé de nos adhérents et nous devons donc être en permanence à l’écoute de leurs attentes. C’est pourquoi nous les consultons régulièrement. Au sujet de la télémédecine, qui prend de plus en plus de place dans notre secteur, il était important de mesurer leur niveau de connaissance, l’usage qu’ils en font déjà et leurs attentes. C’est une évidence, nous avons en France un problème d’accès aux soins dans certains territoires, il faut y réfléchir et cette enquête va nous y aider. Vous expérimentez déjà une solution de télésanté avec la solution « Consult Station ». Quels sont les premier retours d’expérience ? Dans le cadre de notre stratégie d’innovation, nous nous sommes associés à la société française H4D et sa cabine de télésanté Consult Station. Cette solution vise à faciliter l’accès aux soins en luttant contre l’exclusion d’origine géographique ou sociale. Cette cabine permet un dépistage plus régulier des pathologies avec par exemple, des tests audio-visuels, d’hypertension ou bien de rythme cardiaque. Depuis janvier 2016, la cabine est installée dans une de nos agences à Paris et nos adhérents peuvent bénéficier d’un bilan santé ­gratuit en 10 minutes avec suivi anonyme, sécurisé et confidentiel. La consultation en visioconférence avec des médecins sera bientôt valable. Nous sommes persuadés qu’il s’agit d’une des solutions porteuses d’avenir pour les déserts médicaux et les zones de médecine tendues. L’innovation semble être une tradition chez Intériale… Notre démarche innovation date effectivement de plusieurs années. Elle est marquée par des projets concrets, positifs et accessibles au plus grand nombre. L’innovation doit sortir des laboratoires pour intégrer les foyers ou les lieux de travail de nos adhérents. Nous soutenons tout ce qui va dans ce sens. C’est ce que nous avons fait avec le projet de robot Kompaï pour l’assistance et le maintien à domicile, développé en partenariat avec l’hôpital Broca, l’association Robosoft et Inter-mutuelle-assistance. Ce robot, véritable « accompagnateur du quotidien » pour les personnes âgées en perte d’autonomie, permet de compenser certaines de leurs capacités fonctionnelles défaillantes, de lutter contre l’isolement en créant une présence, de sécuriser médicalement le maintien à domicile et de favoriser le contact avec le monde extérieur. Lorsque ce robot sera produit de façon industrielle, nous en ferons profiter nos adhérents les plus fragiles. *Inscription : colloquetelemedecine@interiale.fr La cabine connectée de télésanté Consult Station, lauréate du concours modial de l’innovation 2030.  


L’Anses en première ligne

Le patron de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), Marc Mortureux*, a présenté aux membres du Club les missions stratégiques de son établissement.

06/01/2016 | EXPERTISE

Née de la fusion en 2010 de deux agences de sécurité sanitaire – l’Afssa et l’Afsset –, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) est un établissement public placé sous la tutelle des ministères de la Santé, de l’Agriculture, de l’Environnement, du Travail et de la Consommation. Son directeur général, Marc Mortureux, ancien préfigurateur de cette institution qu’il dirige depuis cinq ans, a présenté aux membres du Club des acteurs de la Santé publique, le 10 décembre, lors d’un rendez-vous au Palais d’Iéna, les interventions de l’Anses. Le champ d’appui scientifique et technique aux pouvoirs publics de l’Agence couvre 5 priorités : la santé au travail, la santé environnementale, l’alimentation, la santé végétale et le bien-être animal. Cette agence dotée d’un budget annuel de 130 millions d’euros et qui fait travailler quelque 1 300 agents et mobilise 800 experts extérieurs, est résolument à l’écoute de tous les enjeux de société, multipliant par ailleurs les échanges et partenariats avec des institutions étrangères pour maintenir et développer son niveau d’excellence en matière d’information aux acteurs publics et ainsi éclairer leurs décisions. Perturbateurs endocriniens, ondes électromagnétiques, substances polluantes, allergènes dans l’alimentation : autant de questions sensibles sur lesquelles l’Anses s’est mobilisée récemment. Mais si les sujets sont nombreux, le directeur général de l’agence l’affirme : « La santé est une. » * Marc Mortureux a été nommé directeur de la prévention des risques au ministère de l’Écologie le 23 décembre 2015.


La mutuelle Intériale invitée au gala annuel de l'amicale des cadres de la Police Nationale et de la sécurité Intérieure

Comme chaque année l’Amicale des Cadres de la Police Nationale et de la Sécurité Intérieure a tenu, mardi 1er décembre dernier, son gala annuel avec le Cirque Arlette GRUSS, à Paris.

21/12/2015 | EXPERTISE

Près de 1500 personnes ont assisté à la représentation spéciale du spectacle de la tournée 2016 intitulé « Le Cirque », donnée par la troupe du cirque d’Arlette GRUSS, offert gracieusement aux invités de l’Amicale des Cadres de la Police Nationale et de la Sécurité Intérieure, en l’honneur de leurs 30 années d’amitié. L’occasion pour l’Amicale de fêter également ses 110 années d’existence et de partager ce moment exceptionnel avec ses partenaires institutionnels. Parmi ces derniers, étaient présents la Mutuelle Intériale, la fédération Nationale André Maginot, la Société d’entraide des médaillés militaire, l’amicale Perpective 21 et bien d’autres encore. Partie de rien, revenue de tout, Arlette Gruss a consacré sa vie à la réussite de son cirque, devenu l’un des plus prestigieux d’Europe. Nombreux ont été les yeux émerveillés des petits comme des grands devant la magie, la lumière et les acrobaties d’un spectacle plein d’audace et de poésie. Parce qu’ils incarnent la tradition, les animaux sont plus que jamais à l’honneur : cavalerie légendaire, délires éléphantesques, chameaux et dromadaires, fauves qu’on pourrait presque croire en peluche… Sans oublier les 14 motards qui ont envahi le chapiteau afin de faire du cirque Arlette Gruss une terre d’exploits et de records démesurés ! Christian PIQUET, Président de l’ACPNSI, a chaleureusement remercié la famille GRUSS pour ce fabuleux spectacle et a tenu également à prononcer quelques mots envers ces partenaires présents. Il a notamment félicité le président d’Intériale Pascal BEAUBAT pour l’obtention des trois trophées attribués par l’Argus de l’Assurance. La soirée s’est poursuivie autour d’un cocktail où artistes et invités ont pu se mélanger dans une ambiance conviviale pour célébrer ensemble les 30 ans de partenariat entre l’ACPNSI et le cirque Arlette GRUSS.


La mutuelle Intériale vient de signer un partenariat avec le CDSE - Club des Directeurs de Securité des entreprises

Intériale, acteur de référence dans le domaine de la complémentaire santé et de la prévoyance des fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur, et des policiers municipaux, via les collectivités territoriales, souhaite renforcer son expertise en matière de sécurité afin de développer sa visibilité auprès des acteurs publics et privés de ce secteur. La mutuelle a pour objectif d’être identifiée comme un organisme de protection sociale sensible aux évolutions réglementaires et législatives dans ...

21/12/2015 | EXPERTISE

Intériale, acteur de référence dans le domaine de la complémentaire santé et de la prévoyance des fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur, et des policiers municipaux, via les collectivités territoriales, souhaite renforcer son expertise en matière de sécurité afin de développer sa visibilité auprès des acteurs publics et privés de ce secteur. La mutuelle a pour objectif d’être identifiée comme un organisme de protection sociale sensible aux évolutions réglementaires et législatives dans le domaine de la sécurité. La mutuelle envisage d’adapter sans cesse ses actions et sa couverture sociale face à l’émergence de nouvelles conditions d’emploi des forces de sécurité. De nouveaux risques professionnels peuvent avoir des conséquences sur l’état de santé, physique et psychologique des agents et des membres de leur famille que la mutuelle protège. Le « Club des Directeurs de Sécurité des Entreprises» et « la mutuelle Intériale » ont des intérêts communs sur l’analyse et l’expertise de l’évolution des structures publiques et privées qui concourent à la sécurité intérieure et en particulier à la sécurité des entreprises. Ensemble, ils souhaitent contribuer au développement d’un partenariat dans l’intérêt de leurs membres et de leurs adhérents. C’est à l’occasion du 9e colloque annuel du CDSE, qui s’est déroulé le 10 décembre 2015 à l’OCDE que ce partenariat a été signé, entre le président du CDSE Alain Juillet et le président d’Intériale, Pascal Beaubat, pour favoriser les échanges d’expertise entre ces deux structures.


Intériale récompensée par l'Argus de l'innovation Mutualiste et paritaire dans la catégorie qualité de service et relation adhérents

La mutuelle Intériale, dédiée à la protection sociale des fonctionnaires du ministère de l’Intérieur et des collectivités territoriales, a été désignée lauréate mardi 24 novembre dernier par le Jury de l’Argus de l’innovation Mutualiste et paritaire pour sa démarche d’innovation dans son projet d’accompagnement de ses adhérents en cas de cancer

21/12/2015 | EXPERTISE

La mutuelle Intériale a décidé d’accompagner et de soutenir ses adhérents atteints de cancer. Cette nouvelle offre, effective à partir du 1er janvier 2016, prévoit une allocation financière pour financer des frais restant à la charge de ses adhérents. Elle inclut également une assistance renforcée avec de l’aide-ménagère et des solutions de garde et de conduite à l’école des enfants pour soulager l’adhérent et apporter une aide au quotidien. Des solutions de répit sont aussi proposées si la personne malade est aidante familiale d’un parent âgé. Pour prévenir et réduire autant que possible la souffrance psychologique du patient et lui permettre d’améliorer sa qualité de vie, l'observance de son traitement et ses relations familiales ou amicales, des cours particuliers d’activité physique à domicile peuvent être envisagés ainsi qu’un accompagnement psychologique par des psychologues. Par ailleurs, Intériale a souhaité faciliter les démarches de ses adhérents en congé longue maladie ou longue durée et a mis en place une cellule de gestion dédiée. Ces gestionnaires apportent à nos adhérents une écoute et des conseils qui vont bien au-delà du versement des prestations. Cet accompagnement complet en cas de cancer et qui intègre l’offre, l’assistance et la relation adhérent, permet à Intériale de soutenir ses adhérents à un moment de fragilité physique et émotionnel, une étape de leur vie où ils sont en attente forte vis-à-vis de leur mutuelle santé pour les aider et les accompagner.


L’argus de l'innovation mutualiste et paritaire a décerné le trophée de la personnalité de l'année à Pascal Beaubat, Président de la mutuelle Intériale

Parmi les 6 candidats mutualistes qui avaient été présélectionnés par l’Argus, le titre de la Personnalité de l’année 2015 a été remis à M. Pascal Beaubat, président d’Intériale, en particulier pour son engagement dans la conclusion du partenariat avec la mutuelle étudiante LMDE.

21/12/2015 | EXPERTISE

L’Argus de l’Assurance a voulu saluer les efforts menés par le président d’Intériale Mutuelle et le Directeur général, Nicolas SARKADI, qui ont su montrer leur détermination à surmonter les nombreux obstacles, techniques, juridiques, afin de faire valoir la qualité de l’offre d’Intériale. L’Argus a souhaité également récompenser une offre qui accorde une large place au digital et à la diversification de l’activité et le parcours d’un homme qui s’investit et s’implique depuis plus d’une vingtaine d’années dans le monde mutualiste. Pascal BEAUBAT a quant à lui remercié le jury pour la reconnaissance de tout l’investissement fourni par ses équipes. Car au-delà d’être le lauréat de la personnalité de l‘année, le président d’Intériale est très fier des autres trophées remportés par la mutuelle : • Le premier prix de la Responsabilité sociétale a été décerné à Kompaï, le robot d’assistance et de maintien à domicile (Cf lien vers l’article de présentation paru en octobre 2015) • Le prix de Bronze de la Responsabilité sociétale est décerné au dépistage prénatal de la trisomie 21 sans risque pour la maman et le bébé (Cf lien vers l’article de présentation paru en octobre 2015) • Le premier Prix de la Qualité de service et relation adhérents récompense l’approche globale d’accompagnement des personnes atteintes d’un cancer. (Cf lien sur l’article de décembre 2015) C’est une nouvelle fois la preuve de la capacité d’Intériale à se démarquer et à créer de la différenciation, au profit de ses adhérents.


Réussir la mutation numérique 
des métiers de la santé

Notre système de santé fait face à une triple transition démographique, épidémiologique et numérique (DET). La transition démographique est marquée par un vieillissement de la population. La part des plus de 65 ans va passer en France de 17 à 26 % (soit 19 millions) entre 2010 et 2050 et celle des plus de 80 ans de 5 à 11 % (soit 8 millions). La transition épidémiologique est en marche et l’on compte aujourd’hui 10 millions de patients porteurs d’affections chroniques graves responsables des d...

24/11/2015 | EXPERTISE

Notre système de santé fait face à une triple transition démographique, épidémiologique et numérique (DET). La transition démographique est marquée par un vieillissement de la population. La part des plus de 65 ans va passer en France de 17 à 26 % (soit 19 millions) entre 2010 et 2050 et celle des plus de 80 ans de 5 à 11 % (soit 8 millions). La transition épidémiologique est en marche et l’on compte aujourd’hui 10 millions de patients porteurs d’affections chroniques graves responsables des deux tiers des dépenses publiques de santé et de 80 % de leur croissance. La transition technologique relève de la confluence de quatre révolutions (surnommée « hyperrévolution ») que sont les nanotechnologies, les biotechnologies, l’informatique et les sciences cognitives. La révolution numérique est un formidable atout pour réussir la mutation nécessaire pour la nouvelle gestion des risques longs (chroniques) et la révolution génomique autorise une intervention plus efficace (en amont) du risque (maladie). Ces révolutions technologiques ouvrent des perspectives structurantes et de profondes mutations concernant l’organisation, les modalités de paiement, la gouvernance et les comportements individuels. Sous réserve qu’elle soit accessible à tous – un objectif raisonnable dans un pays comme la France –, la technologie numérique permet de franchir une étape décisive dans la santé et pour le progrès humain. En 1945, lorsque Pierre Laroque met en place la Sécurité sociale, la politique de santé a un objectif majeur : l’accès aux soins pour tous. Chaque Français doit être à proximité raisonnable d’une offre médicale, dans un système concurrentiel pour lui permettre le libre choix de son médecin et de son établissement de santé. Cet objectif a été remarquablement atteint à la fin du XXe siècle, ce qui a valu à notre système de santé d’être considéré comme une référence mondiale. Utilisation extensive du numérique Dans le nouveau monde qui s’installe sous nos yeux depuis vingt ans, l’objectif de notre système de santé doit évoluer vers « l’accès pour tous à la santé ». Ce nouvel objectif se décompose en deux axes: le maintien en bonne santé de la population et l’accès aux meilleurs soins aux meilleurs coûts. Chacun doit être en mesure de vivre en bonne santé le plus longtemps possible et de recevoir le soin le mieux adapté à sa situation (médecine personnalisée). Pour développer ces deux axes, le numérique est un levier incontournable. Pour le premier, l’accès à toute l’information nécessaire et la mobilité (sur l’offre de soins, les informations sanitaires de base, le suivi de ses données de santé) par chaque usager est la clé de voûte. Pour le second, le portage numérique des données du patient (DMP) et l’évaluation de la performance de la production de soins (open data) impliquent une utilisation extensive du numérique. Le retard de la France dans l’intégration du numérique de santé explique en partie le fait que la politique de santé en 2015 soit encore figée sur l’objectif de 1945. Si le numérique est un levier de transformation très puissant, il est aussi source de menace de disparition de pans entiers d’activités existantes. On le voit dans de nombreux secteurs économiques avec le phénomène d’« ubérisation » pour les taxis, les réservations hôtelières, le tourisme et bien d’autres secteurs à venir. Les produits et services de santé n’y échapperont pas et chaque acteur devra se transformer pour s’adapter ou disparaître. 
S’il ne faut pas attendre de l’État la baguette magique pour réussir la mutation numérique des métiers de la santé, il doit montrer la voie en faisant de la révolution numérique un pilier de la réforme de l’État et de la vie démocratique. C’est une prise de conscience 
au plus haut niveau de l’État qui doit avoir lieu et qui manque à ce jour. Frédéric Bizard, 
professeur d’économie de santé 
à Sciences-Po Paris Christophe Jacquinet, 
président de Santéliance Conseil


Internet des objets, un gisement 
de services insoupçonné

Selon le Gardner Group dans son rapport « Forecast, Internet of Things », il y aura 26 milliards d’objets connectés en 2020, pour 1 450 milliards d’objets existants non connectés soit 3 % des objets p...

24/11/2015 | EXPERTISE

Selon le Gardner Group dans son rapport « Forecast, Internet of Things », il y aura 26 milliards d’objets connectés en 2020, pour 1 450 milliards d’objets existants non connectés soit 3 % des objets présents dans le monde. Ces 3 % représentent 1 900 milliards de dollars de valeur ajoutée dont 15 % pour le seul secteur de la santé.
 Devons-nous et avons-nous les moyens d’attendre le remplacement progressif et souvent non justifié des objets existants autour de nous pour améliorer les usages et répondre à des besoins latents ou avérés ?
 Dans les domaines de la santé et des territoires, pour lesquels la contrainte économique est un facteur clé, le remplacement des objets en place ne doit se faire qu’en fonction du service utile rendu et non sur l’autel de la modernité, voire de l’obsolescence orientée par l’agressivité du marketing commercial. Surycat, solution IoT d’Optiflows, entreprise française, crée des services, fondés sur les besoins et les usages, en permettant la communication entre des objets et des systèmes de toutes générations et tous domaines. Ainsi, un domicile peut être intégré à un service global en permettant à ses occupants de conserver l’équipement d’assistance ou de mesure qu’ils utilisent au quotidien. Ainsi un hôpital peut-il étendre et créer des services à moindre coût sur tout le territoire auquel il est attaché. Cette solution est basée sur un moteur d’intelligence « agentless » permettant à tous les objets de se comprendre sans besoin de développer des connecteurs propriétaires. Surycat permet dans de nombreux domaines la mise en place de services 
de communication, d’alertes et de productivité, tels la production industrielle, les transports, les sites sensibles, la santé, etc. Surycat est une solution innovante, labélisée French Tech, aujourd’hui déployée sur plus de 400 sites dans 5 pays. Christophe Le Dantec, Président-directeur général 
de Surycat by Optiflows


« Le prochain “vaccin” sera numérique »

Mieux soigner, moins cher et le plus grand nombre de personnes, en intégrant l’ensemble de notre dimension personnelle, génétique, environnementale et sociale, voilà les enjeux du « big data santé », ...

24/11/2015 | EXPERTISE

Mieux soigner, moins cher et le plus grand nombre de personnes, en intégrant l’ensemble de notre dimension personnelle, génétique, environnementale et sociale, voilà les enjeux du « big data santé », selon le directeur des marchés publics de HP France. La médecine et les progrès scientifiques majeurs qui ont jalonné ces deux cent cinquante dernières années ont permis d’augmenter régulièrement notre espérance de vie de trois mois par an pour passer de 25 ans en 1750 à 83 ans aujourd’hui. Ce sont bien les Edward Jenner, Louis Pasteur ou Alexander Fleming qui ont marqué cette histoire de la vie et les inflexions observées sur la courbe retraçant cette histoire témoignent de l’impact de ces découvertes majeures. La prochaine inflexion ne proviendra certainement plus d’un seul homme, mais de travaux collaboratifs sur les données contenues dans nos systèmes d’information – je me risque à les appeler  « big data ». En effet, aucun esprit savant ne saurait aujourd’hui analyser et compiler les volumes de données que la science produit chaque seconde. En projetant les effets de cette révolution numérique en marche, nous pouvons déjà poser l’hypothèse que l’homme de 200 ans est déjà né. En 1757, disparaissait un dénommé Bernard de Fontenelle, quatre fois plus âgé que l’espérance de vie de ses concitoyens… L’hypothèse n’est donc pas absurde.   Je reviens sur cette fameuse courbe quasi linéaire d’espérance de vie, si nous la superposons à une autre courbe, celle de Gordon Moore, tout aussi empirique mais exponentielle, nous observons une parfaite similitude au cours de ces cinquante dernières années. En extrapolant légèrement cette loi de Gordon Moore(1), nous constatons que la puissance de nos ordinateurs double effectivement, au même coût, tous les deux ans et ce depuis cinquante ans. Le microprocesseur d’aujourd’hui est donc 1 milliard de fois plus rapide que celui qui a permis à l’Homme de poser le pied sur la Lune ! Cette loi énoncée en 1965 suit toujours peu ou prou cette prévision. 
Même si les technologies se heurtent aujourd’hui au fameux « wall » à cause de la nature physique de la matière (dimension de l’atome, vitesse de la lumière…), les innovations annoncées par HP avec le projet « The Machine » permettront d’écrire une nouvelle page grâce à l’optronique (transport de l’information dans la machine par la lumière, 1 000 fois moins consommatrice d’énergie) et à la convergence des mémoires plus rapides et non volatiles (RAM et disques) permettant d’interconnecter des centaines de milliers de microprocesseurs et des pétaoctets de mémoire dans un espace physique toujours plus petit. À première vue, l’espérance de vie et l’évolution du numérique semblent bien indépendantes, mais cette croissance exponentielle (2 puissance x) de la loi de Moore superposée à notre croissance linéaire de l’espérance de vie sont en train de se conjuguer pour apporter la prochaine inflexion de notre espérance de vie et passer de trois mois de gain par an à douze mois, pour envisager l’homme bicentenaire dans la génération z. Nous construisons depuis des années des engins spatiaux ou des véhicules terrestres autonomes, entièrement modélisés et pilotés par l’ordinateur – et c’est incontestablement une très bonne nouvelle pour notre sécurité ! –, les champs de la biologie humaine sont autrement plus complexes à modéliser et la technologie ne permettait pas jusqu’à aujourd’hui d’envisager ces travaux à grande échelle. C’est aujourd’hui possible, le séquençage du génome humain a coûté 3 milliards d’euros et treize ans pour ce calcul achevé en 2004. Il ne faut aujourd’hui que dix heures et 300 dollars pour séquencer son génome, soit 10 millions de fois moins cher en 10 000 fois moins de temps ! Si la rapidité d’exécution est bien conforme à la loi de Moore, le coût est 1 000 fois plus bas que ce que la projection aurait permis de penser ! L’analogie avec le développement d’un seul médicament est surprenante. En effet, le coût actuel de développement d’un seul médicament est de quatorze ans et 2,6 milliards de dollars. Nous sommes tous génétiquement et physiologiquement différents et nous réagissons donc individuellement de façon différente à notre environnement et à la médicamentation. Avoir accès à son génome au prix d’une simple prise de sang ainsi qu’à nos données physiologiques devrait améliorer la médecine préventive et permettre des soins préventifs ou curatifs mieux ciblés, donc plus efficaces. Pour le moins, nous nous attendons à une meilleure précision dans le diagnostic qui participera également à une baisse des coûts associés à ces diagnostics et à un meilleur ciblage médicamenteux. Le coût lié à l’accroissement de l’espérance de vie en bonne santé est aussi un enjeu de société. Le coût de la santé a doublé au cours de ces dix dernières années pour représenter aujourd’hui 11,7 % de notre PIB (247 milliards d’euros). Notre autre paradigme est donc de faire progresser la santé en stabilisant, voire en réduisant ses coûts. Les enjeux du « big data santé » sont donc bien là : mieux soigner, pour moins cher et un plus grand nombre de personnes en intégrant l’ensemble de nos informations personnelles (génétiques, environnementales et sociales). Le big data peut aussi être un allié précieux pour réduire les dépenses liées à la fraude, par croisement des données informatiques, et utiliser ces dépenses pour mieux nous soigner – la Cour des comptes estime la fraude sociale à 25 milliards d’euros par an. Nos pathologies chroniques invalidantes (maladies cardiovasculaires, diabète, insuffisance rénale, cancers, VIH ou autres scléroses en plaques) touchent déjà 20 % de notre population. Les objets connectés vont sensiblement améliorer les conditions de vie des patients concernés et par une meilleure prévention, diminuer les coûts associés au traitement de ces maladies, par exemple, en envisageant l’autorégulation de l’insuline pour les patients atteints de diabète tout en partageant un lien direct avec les médecins traitants. Au cours de ces prochaines années, les logiciels d’intelligence artificielle auront largement dépassé notre capacité de diagnostic et contribueront à l’augmentation de notre espérance de vie. C’est donc l’évolution et l’intégration médicale des nouvelles technologies qui me font penser que le prochain « vaccin » sera numérique. Bien entendu, nous devons penser à ses impacts sur notre environnement, mais ce sujet est un autre sujet que celui de notre santé. L’éthique, la liberté et la justice sont aussi des sujets intrinsèquement liés à ces progrès qui ne sont pas des indicateurs de bonheur… mais n’avions-nous pas ces mêmes interrogations en 1750 ? Philippe Devins, 
directeur des marchés publics, 
Hewlett Packard Enterprise France (1) Loi de Moore : Gordon Moore, cofondateur d’Intel et auteur 
de la loi éponyme qui annonce le doublement du nombre de transistors 
des microprocesseurs sur une puce de silicium tous les deux ans.