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En route vers l’économie circulaire !

Acteurs publics TV a enregistré début juin plusieurs émissions exceptionnelles sur le thème de « l’économie circulaire, un réservoir d’emplois verts » dans le cadre du rendez-vous environnemental annuel de l’Union européenne et à l’initiative d’Éco-Emballages.

30/06/2017 | EXPERTISE

 Passer du jetable au durable et basculer de l’économie linéaire à une économie circulaire, c’est possible ! Une transition à l’œuvre qu’il faut aujourd’hui intensifier en mobilisant tous les acteurs de la société. C’est en substance le message délivré sur le plateau d’Acteurs publics TV à l’occasion de plusieurs émissions exceptionnelles enregistrées au Conseil économique, social et environnemental (CESE) le 2 juin sur le thème « L’économie circulaire, un réservoir d’emplois verts », à l’initiative d’Éco-Emballages et en partenariat avec Écofolio et Confrontations Europe. Des émissions réalisées dans le cadre de l’European Green Week, la « semaine verte » de l’Union européenne. Il s’agit, au-delà des emplois potentiels – entre 500 000 et 1 million, selon France Stratégie – de changer de modèle économique et d’en finir avec le triptyque produire-consommer-jeter pour embrasser les enjeux de l’écoconception, du recyclage, de l’allongement de la durée de vie des biens ou de l’économie de la ressource. Y sommes-nous prêts ? « Il faut un accompagnement social bienveillant, a relevé Laurence Monnoyer-Smith, commissaire générale au développement durable, car cette transition suppose une forte remise en question pour certains salariés et cela peut être douloureux. » Pour lever les freins et les blocages, « la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences est décisive », abonde Bruno Gentil, conseiller au CESE, auteur du rapport sur l’emploi dans la transition écologique et ancien président de France Nature Environnement. « Les référentiels de formation devront être revus », prolonge Cyril Cosme, directeur du bureau de l’Organisation internationale du travail France. Cet enjeu d’accompagnement est majeur car c’est l’ensemble des emplois qui sont ou seront à moyen et long termes concernés à des degrés divers. Et il est d’autant plus important de l’évoquer que l’investissement en capital humain est « le grand oublié du débat public », estime le chercheur et secrétaire du conseil d’administration du think tank Confrontations Europe, Édouard Simon. « Un véritable trou noir ! » déplore-t-il. Productivité des ressources Auparavant, la productivité du travail était privilégiée. Aujourd’hui, les employeurs mettent clairement l’accent sur la productivité des ressources, souligne Nicholas Costello, chef de service adjoint à la direction de l’emploi de la Commission européenne. Le recyclage devient une évidence. À l’origine, une poignée d’entrepreneurs a joué un rôle clé en matière de recyclage des déchets, permettant de constituer une filière aujourd’hui organisée et efficace, observe Jean Hornain, directeur général d’Éco-Emballages. Une filière qui œuvre aujourd’hui au plus près des collectivités territoriales. « L’intercommunalité s’est construite sur cette compétence », acquiesce Nicolas Portier, délégué général de l’Assemblée des communautés de France (ADCF). Et d’insister : « L’économie circulaire est une valeur ajoutée dans les territoires. » La semaine verte de l’Union européenne s’est incidemment déroulée de manière concomitante à l’annonce par le Président américain, Donald Trump, du retrait des États-Unis des engagements pris pendant la COP21. Un regret, évidemment, pour tous les acteurs présents sur le plateau d’Acteurs publics TV. Mais une chance aussi, à en croire le président du CESE, Patrick Bernasconi, car cela va remobiliser autour des enjeux climatiques, de développement durable et d’économie circulaire… Revivez les 4 émissions enregistrées au CESE le 2 juin   - « Le CESE diffuse les enjeux du développement durable dans tous les pans de la société » Avec le président du Conseil économique, social et environnemental, Patrick Bernasconi - « Les mutations industrielles et sociales induites par l’économie circulaire » Avec Gérald Dumas, secrétaire confédéral au développement durable de la CFDT, et Nicholas Costello, chef de service adjoint à la direction générale « Emploi », Commission européenne - « Du déchet aux ressources : l’enjeu de la responsabilité élargie du producteur » Avec Jean Hornain, directeur général d’Éco-Emballages, Benoist Berton, directeur des affaires publiques de Coca-Cola France, Nicolas Portier, délégué général de l’ADCF - « Quel potentiel d’emplois pour l’économie circulaire ? » Avec Laurence Monnoyer-Smith, commissaire générale au développement durable, Bruno Genty, conseiller au CESE, auteur du rapport sur l’emploi dans la transition écologique et ancien président de France Nature Environnement, et Cyril Cosme, directeur du bureau de l’Organisation internationale du travail France Retrouvez les 4 entretiens - Luis Veiga Martins (photo), directeur général de la compagnie de recyclage portugaise Ponto Verde : « Les décideurs publics doivent donner l’exemple à suivre » - Markus Van Halteren, directeur général de la société allemande Der Grüne Punkt : « Le recyclage est l’une des composantes de l’économie circulaire » - Cécile Jolly, cheffe de projet « travail et emploi » à France Stratégie : « L’économie circulaire peut représenter jusqu’à 1 million d’emplois » - Édouard Simon, chercheur et secrétaire du conseil d’administration du think tank Confrontations Europe : « L’investissement en capital humain, grand oublié du débat public »


« Un colloque pour parler d’équité entre les territoires »

Mission impossible ! Le colloque du conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) du Grand Est, programmé le 5 septembre prochain dans le cadre de la foire de Châlons-en-Champagne, abordera l’enjeu sensible de l’égalité des territoires.

30/06/2017 | EXPERTISE

Un défi, dans ce territoire fait d’une poignée de métropoles et de larges zones rurales, d’une densité démographique terriblement hétérogène et de dynamiques économiques et sociales très contrastées. « L’égalité des territoires est une mission que nous considérons comme impossible », glisse le président du Ceser, Patrick Tassin, à Acteurs publics TV. Car le Grand Est, né de la fusion récente de l’Alsace, de la Champagne-Ardenne et de la Lorraine, couvre tout à la fois des zones d’à peine 4 à 5 habitants au kilomètre carré, où les services publics reculent et où les activités économiques disparaissent, et des secteurs de quelque 300 habitants par kilomètre carré qui semblent aimanter tous les projets. « Chaque territoire doit garder son identité et ses particularismes, estime Patrick Tassin, l’égalité n’a pas de sens. Il est en revanche possible d’organiser des synergies entre rural et urbain en s’appuyant sur la diversité des territoires. Il faut travailler sur l’équité ! » Les solutions existent, témoignent sur APTV une dizaine de membres du Ceser. Leurs interventions, qui seront diffusées pendant le colloque, couvrent tous les champs : solidarités, équipements, infrastructures et mobilités, accès aux soins, éducation, formation, etc. Autant de problématiques sur lesquelles le Ceser ouvre la réflexion, avec une volonté affichée de dialogue et de confrontations d’idées. L’enjeu : identifier les leviers utiles à l’action régionale. Le 5 septembre, les trois temps d’analyse permettront d’abord de poser un diagnostic en mesurant les formes et les réalités des fractures territoriales, puis d’identifier les problématiques rencontrées par les acteurs et leurs réponses possibles, avant de mettre en lumière les attentes et les expérimentations menées dans le Grand Est. Rendez-vous à la rentrée.  => Voir l'interview de Patrick Tassin, président du conseil économique, social et environnemental régional du Grand Est, interrogé par Acteurs publics TV.  => Le colloque du Ceser Grand Est « Égalité territoriale dans le Grand Est : mission impossible ? », dans le cadre de la foire de Châlons-en-Champagne www.ceser-grandest.fr Le 5 septembre de 14 h 00 à 17 h 00 Inscrivez-vous => Retrouvez sur Acteurs publics TV le témoignage de 10 membres du conseil économique, social et environnemental de la région Grand Est  : • Yves Chauvelot • Bertrand Boussagol • Christophe Girardin • Gérard Claudel • Anne-Marie Jean • Sylvie Berthoux • Valérie Bégé • Bruno Théret • Véronique Klein • Olivier Cayla    


L’économie circulaire : un réservoir d’emplois verts

Dans le cadre de l'European Green Week, le rendez-vous environnemental annuel de l'Union Européenne, une émission d’Acteurs publics tv a été enregistrée au Conseil économique social et environnemental le vendredi 2 juin 2017 à 14h30 et consacrée au développement des emplois dans le cadre d'une transition vers l'économie circulaire.

01/06/2017 | EXPERTISE

L'économie circulaire offre de forts gisements de croissance et d'emplois : plus de 400 000 en France et 2 millions à l'échelle de l'Union Européenne d'ici 2030. Quelles mutations industrielles et sociales devront accompagner cette transition vers une économie circulaire ? Sont intervenus à cette occasion:  => Introduction Patrick BERNASCONI, président du Conseil économique, social et environnemental => Quel potentiel d’emplois pour l’économie circulaire ? Laurence MONNOYER-SMITH, Commissaire générale au Développement durable ; Bruno GENTY, Conseiller au CESE, auteur du rapport sur l’emploi dans la transition écologique et ancien Président de France Nature Environnement ; Cyril COSME, directeur du bureau de l'organisation internationale du travail France. => Les mutations industrielles et sociales induites par l’économie circulaire Sébastien PETIT HUGUENIN, Président de PAPREC Group ; Gérald DUMAS, Secrétaire confédéral au développement durable, CFDT; Nicholas COSTELLO, Chef de service adjoint, DG Emploi, Commission Européenne ; => Les REP du déchet aux ressources   Jean HORNAIN, Directeur Général d’Eco-Emballages ; Benoist BERTON, Directeur des Affaires publiques Coca-Cola France ; Nicolas PORTIER, délégué général de l'AdCF Cette émission a été animée par Bruno Botella, Directeur de la rédaction d'Acteurs publics.


Les Messagers du climat à la conquête des territoires

Le Train du climat soutenu par la SNCF était stationné fin mars à Paris en attendant de parcourir la France dans les prochains mois.

02/05/2017 | EXPERTISE

La solution au réchauffement climatique viendra des territoires ! » C’est le climatologue et glaciologue Jean Jouzel qui le confiait à sa sortie de l’exposition de la SNCF Le Train du climat, stationnée en gare d’Austerlitz fin mars. Une nouvelle édition qui sillonnera les rails dans les prochains mois pour un périple à travers la France. « Le rôle d’un État est de négocier les accords internationaux les plus ambitieux possibles comme lors du récent accord de Paris consécutif à la COP 21, développait cet expert auprès de l’ONU au micro d’Acteurs publics TV. Mais les collectivités locales sont ensuite à la manœuvre pour décliner concrètement ces accords en matière de politiques de transports, urbanisme, logement, déploiement des énergies durables… » L’enthousiasme des Messagers Le bloc communal, les départements et les régions : voilà donc les échelons les plus pertinents pour agir efficacement. « Les solutions en matière climatique ne peuvent être rigides, uniformes et plaquées d’en haut », abonde le président du Conseil économique, social et environnemental, Patrick Bernasconi. Elles doivent être adaptées aux réalités locales. « Mais certains territoires sont dans l’action alors que d’autres ont, en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, d’importantes marges de progression », relève de son côté le président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, Hervé Maurey. Un travail pédagogique auprès des élus est donc nécessaire. La richesse de cette exposition, faite de vidéos, photos et autres données chiffrées, tient aussi à ses « Messagers » : des scientifiques et chercheurs qui transmettent leur savoir et (surtout) leur enthousiasme pour expliquer les causes, les conséquences et l’impact au niveau des territoires du réchauffement climatique. Et les solutions à mettre en œuvre. « Je crois à une science qui sort des laboratoires, affirme le secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Thierry Mandon. La science produite en France en matière climatique est l’une des meilleures au monde, elle mérite d’être connue et reconnue. » Les Messagers y contribuent en adaptant leurs discours et la présentation de leurs recherches à tous les publics, novices et spécialistes, enfants et adultes.  Tous les échelons territoriaux Un train citoyen qui favorise les échanges entre entreprises, scolaires, élus ou associations. « Un catalyseur entre différents univers », se félicite la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte. « Une exposition qui dépasse la sphère politique et amène les citoyens à coconstruire des solutions », prolonge Célia Blauel, maire adjointe de Paris chargée de l’environnement et du développement durable. C’est le but recherché du côté de la SNCF. « Avec cette nouvelle édition, nous allons plus en profondeur dans les territoires et la recherche de solutions scientifiques, explique Christian Dubost, directeur du développement durable du groupe SNCF. Ce nouveau Train est un déclencheur de solutions. » Il s’adresse donc à tous les échelons territoriaux alors que les récentes réformes territoriales ont défini le rôle de chacun : à la région la planification et l’orientation, aux intercommunalités celui de les mettre en œuvre notamment via le plan « climat, air, énergie ». Manifestement, la prise de conscience de tous s’opère. Reste une synergie à intensifier entre tous les acteurs de terrain et à laquelle le Train du climat entend contribuer. Photo: Thierry Mandon, secrétaire d’État à la Recherche, accueilli par Béatrice Korc, cheffe de projet Train du climat.  À sa gauche, Stéphane Volant, secrétaire général de la SNCF ; à la droite de Béatrice Korc, Christian Dubost, directeur du développement durable du groupe SNCF.  



Un ministère au cœur du processus de transformation des politiques publiques

Régine Engström, secrétaire générale des ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, a présenté aux membres du Club des acteurs des Territoires durables les enjeux posés à son institution, créée voilà une décennie et qui a dû marier plusieurs cultures administratives.

23/02/2017 | EXPERTISE

Dix ans après sa création, voilà un ministère toujours au cœur d’un important processus de transformation. La secrétaire générale des ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Régine Engström, était l’invitée des membres du Club des acteurs des Territoires durables le 4 mai. Ce « superministère », bâti en 2007-2009, en pleine vague de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) sous la Présidence Sarkozy, a dû marier, non sans difficultés, plusieurs cultures administratives : équipement, transports, écologie, énergie et logement. Malgré les vicissitudes de la vie politique, le cap de départ a été globalement maintenu. En dix ans, il a fallu passer d’une logique de ministère bâtisseur à celle d’un ministère ensemblier de politiques publiques parfois contradictoires, a rappelé la secrétaire générale. La loi sur la transition énergétique et la loi NOTRe relative aux compétences des collectivités locales, toutes deux votées en 2015, sont venues chambouler encore davantage la vie ce paquebot administratif dont le secrétariat général est la boussole, qu’il s’agisse du quotidien des services déconcentrés ou de certains métiers. Une attention importante doit être accordée aux ressources humaines et aux conditions de travail, avec une mobilisation du management, a estimé Régine Engström, en jugeant qu’une réflexion devait être menée sur les ­parcours professionnels.



Une administration au service des territoires

Le commissaire général à l’égalité des territoires, Jean-Michel Thornary, a défendu, le 21 février devant les membres du Club des acteurs des Territoires durables, le rôle de son administration dans la conduite des politiques de la ville et d’égalité des territoires.

10/01/2017 | EXPERTISE

Le Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) est une maison jeune mais efficace. C’est le message qu’a souhaité transmettre son commissaire général, Jean-Michel Thornary, aux membres du Club des acteurs des Territoires durables, réunis le 21 février. Créée il y a moins de trois ans et placée auprès du Premier ministre, cette émanation de l’ancienne et célèbre délégation à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale – la Datar – a pour mission d’observer, de concevoir, de mettre en œuvre mais aussi de suivre la politique nationale d’égalité des territoires, a souligné Jean-Michel Thornary. L’occasion pour le commissaire général de se féliciter des dossiers portés par son administration : la mise en place de 2014 à 2020 des nouveaux contrats de plan État-régions (CPER), les pactes État-métropoles, la préparation et le suivi des décisions issues des comités interministériels aux ruralités du 20 mai 2016 ou encore de ceux à l’égalité et à la citoyenneté. Devant les membres du Club, Jean-Michel Thornary est également revenu sur « l’extension » du maillage des maisons de services au public, dont le CGET assure le pilotage et définit les conditions d’octroi des financements. À ce jour, près de 1 100 structures sont ouvertes ou en cours d’installation et offrent aux habitants une gamme « très large » de services et d’accompagnements, a-t-il précisé.


L’évaluation a de l’avenir dans la sphère locale

L’évaluation des politiques publiques peine à s’installer durablement dans le paysage institutionnel français si nous nous comparons aux pays anglo-saxons, bien que depuis quelques années, l’Etat recourt à cette pratique. Dans le cadre de la modernisation de l’action publique, l’Etat a utilisé les méthodologies évaluatives pour questionner ses politiques publiques et pour nourrir des réformes d’am...

19/12/2016 | EXPERTISE

L’évaluation des politiques publiques peine à s’installer durablement dans le paysage institutionnel français si nous nous comparons aux pays anglo-saxons, bien que depuis quelques années, l’Etat recourt à cette pratique. Dans le cadre de la modernisation de l’action publique, l’Etat a utilisé les méthodologies évaluatives pour questionner ses politiques publiques et pour nourrir des réformes d’ampleur. D’importants programmes gouvernementaux comme le CICE ou la réduction du temps de travail ont fait l’objet de rapports d’évaluation qui nourrissent aujourd’hui le débat public. A ce titre, le bilan des évaluations conduites par l’Etat depuis 2012 devra être considéré avec attention.  Dans la sphère locale, les collectivités territoriales sont plutôt moins avancées. Evaluer un programme, un dispositif ou un organisme local avant sa transformation n’est pas encore un automatisme pour tous les décideurs publics locaux. Pourtant, les collectivités sont les commanditaires de 38% des évaluations selon le baromètre 2016 de l’évaluation des politiques publiques de la Société française de l’évaluation et plusieurs grandes agglomérations et conseils régionaux ont fait des efforts remarquables pour évaluer leurs politiques.  Les collectivités les plus avancées exploitent les méthodologies évaluatives pour passer en revue leurs politiques et procéder à la priorisation de leurs interventions. L’évaluation est parfois utilisée en complément d’autres outils d’aide à la décision comme le contrôle de gestion et le contrôle des organismes satellites. Dans certains cas, l’évaluation s’intègre pleinement dans des démarches de démocratie participative ou d’écoute citoyenne. Le cycle de réformes territoriales a profondément fait évoluer les compétences des collectivités territoriales sans toutefois arriver à une réelle clarification. Des fusions (communes nouvelles, intercommunalités XXL ou grandes régions) sont mises en œuvre nécessitant de refonder le projet politique.  Du fait des contraintes financières, des missions et activités fruits de l’histoire ou ne relevant pas des compétences obligatoires devront être examinées au regard des effets produits.  L’évaluation a de l’avenir dans la sphère locale, car c’est un outil d’aide à la décision efficace pour faire évoluer ses politiques en toute connaissance de cause, et en cohérence avec les interventions des autres acteurs publics.  Françoise Larpin, associée, directrice nationale Secteur public, KPMG  flarpin@kpmg.fr  


Nouveaux rapports juridiques entre collectivités

KPMG signe une convention de partenariat avec la chaire Mutation de l’action et du droit public de Sciences Po et soutient un projet de recherche

16/12/2016 | EXPERTISE

Créée en 2007, cette chaire a pour mission de contribuer à la réflexion sur les grandes évolutions du droit public et de l’action publique. Dirigée par Jean-Bernard Auby, Professeur à Sciences Po, le programme scientifique de la chaire est défini par un Conseil d’orientation auquel siège Françoise Larpin associée, directrice nationale du secteur public chez KPMG. Depuis les premières lois de Décentralisation dans les années 1980, KPMG conseille les collectivités territoriales et leurs groupements, les établissements publics locaux et les services déconcentrés de l’Etat. La signature de ce partenariat marque le début d’un ambitieux projet de recherche portant sur « Les nouveaux rapports juridiques des collectivités entre et elles et avec leur groupement ». Ce projet d’étude vise à mieux comprendre les relations juridiques horizontales qu’entretiennent les communes, les intercommunalités, les départements et les régions à l’heure de la nouvelle donne territoriale.  Pour KPMG, alors que l’acte III de la Décentralisation a consacré le principe de la différenciation, il apparaît opportun de dégager les expériences locales innovantes et de comprendre comment les arrangements locaux contribuent à adapter les dispositifs administratifs aux réalités locales, notamment en matière financière. L’enjeu est de construire une vision des relations juridiques entre les collectivités, favorisant ainsi la complémentarité des interventions et la lisibilité de l’action publique.   Pour en savoir plus sur la chaire MADP