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Le renouvellement urbain au cœur des politiques locales

Les Journées nationales d’échanges des acteurs du renouvellement urbain (Jéru) ont abordé les enjeux du nouveau programme national qui se déploiera jusqu’en 2030. APTV était partenaire de l’événement.

04/09/2017 | EXPERTISE

Dépasser la seule problématique du logement pour embrasser l’ensemble des politiques publiques locales telles que le développement économique, l’emploi, la formation, l’éducation… La transversalité était au cœur des discussions des « Jéru 2017 », les Journées nationales d’échanges des acteurs du renouvellement urbain. Un événement organisé les 5 et 6 juillet à Paris, dans la Grande Halle du parc de la Villette, par l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) et dont Acteurs publics TV était partenaire. L’occasion pour Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires, de confirmer le doublement de la dotation de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine, qui passera de 5 milliards à 10 milliards d’euros. Un engagement d’Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle. « Nous ne serons jugés qu’à l’aune des résultats que nous pourrons avoir », a prévenu Julien Dernormandie, évoquant « une nouvelle méthode partant de la perception qu’ont nos concitoyens des politiques publiques ». Sur le plateau d’Acteurs publics TV, le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard, a de son côté décrit « un État stratège qui facilite l’innovation dans les quartiers » et joue un rôle de coordonnateur et de mise en synergie des interventions des acteurs de terrain.   Échelle intercommunale Cette nouvelle approche est au cœur du NPRU, le Nouveau Programme national de renouvellement urbain, qui couvre la période 2014-2030. Élus locaux, partenaires institutionnels, professionnels, start-up, associations, habitants des quartiers : tous les acteurs applaudissent la démarche mais attendent des effets concrets. Certainement le cadre géographique plus large, celui des intercommunalités plutôt que celui des seules communes, permettra-t-il de mieux appréhender l’action à mener. Pour le commissaire général à l’égalité des territoires, Jean-Michel Thornary, il s’agit là d’une échelle optimale « pour traiter les questions de logement, d’emploi et de dynamique économique ». Ainsi l’État d’un côté, le maire et président d’intercommunalité de l’autre fédèrent-ils au mieux toutes les énergies, souligne le maire d’Orléans et président d’Orléans métropole, Olivier Carré, car ils sont « les deux représentants de l’action républicaine dans les quartiers ». Ils agissent au quotidien, insiste-t-il, tout en inscrivant l’action dans la durée. « Ces projets prennent du temps, relève de son côté le maire de Clichy-sous-Bois et vice-président du Conseil national des villes, Olivier Klein. Il ne faut surtout pas oublier d’envoyer très régulièrement des signaux aux habitants. » L’interaction avec les habitants était l’un des enjeux de ces Jéru 2017. « Nous avons voulu réunir, contribuer à construire et échanger », glisse le directeur général de l’Anru, Nicolas Grivel. Près de 9 habitants des quartiers rénovés sur 10 satisfaits de vivre dans leur commune, un renforcement de la sécurité, une amélioration des logements, des écoles et des espaces extérieurs : c’est la perception des habitants concernés, selon un sondage BVA réalisé pour l’Anru et présenté pour les Journées. Un satisfecit en forme d’encouragement pour le Nouveau Programme national de renouvellement urbain.   Retrouvez sur APTV les interventions de : Nicolas Grivel, directeur général de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) ; François Pupponi, président de l’Anru jusqu’en juillet ; Olivier Amiel, adjoint au maire de Perpignan, en charge de la politique de la ville ; Olivier Klein, maire de Clichy-sous-Bois, vice-président du Conseil national des villes ; Blanche Guillemot, directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat ; Frédéric Paul, délégué général de l’Union sociale de l’habitat ; Michel Le Faou, adjoint au maire de Lyon et vice-président de la métropole de Lyon en charge de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie ; Benoît Renard, président de l’association Le Bois de deux mains, lauréat du grand prix « Anru et innovation sociale » ; Adélaïde Zulfikarpasic, directrice de BVA Opinion ; Chantal Talland, directrice de l’École du renouvellement urbain ; Olivier Carré, maire d’Orléans et président d’Orléans métropole ; Gabrielle Gauthey, directrice de la direction des investissements et du développement local à la Caisse des dépôts et consignations ; Julien Denormandie, secrétaire d’État auprès du ministre de la Cohésion des territoires ; Philippe Rio, maire de Grigny (Essonne) ; Nathalie Appéré, maire de Rennes et présidente de l’Agence nationale de l’habitat ; Jean-Michel Thornary, commissaire général du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET) ; Akim Oural, adjoint à la maire de Lille en charge de l’économie numérique ; Jacques Mézard, ministre de la Cohésion des territoires ; Patrick Braouezec, président de Plaine Commune ; Isabelle Kamil, adjointe à la sous-direction du renouvellement urbain du CGET ; Karima Rochdi, vice-président de la communauté d’agglomération du Grand Besançon ; Sébastien Jallet, commissaire général délégué à l’égalité des territoires, directeur de la ville et de la cohésion urbaine ; Sylvie Durand-Trombetta, secrétaire du Conseil national des villes ; Valérie Lasek, directrice générale d’Epareca ; Laurent Kalinowski, maire de Forbach (Moselle).  


La trajectoire irréversible de l’économie circulaire

Comment basculer définitivement vers un modèle de développement linéaire ? Tel était l’enjeu des 3es Assises de l’économie circulaire, organisées par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Un événement couvert par Acteurs publics TV.

04/09/2017 | EXPERTISE

L’humanité doit passer d’une économie de cow-boys à une économie de cosmonautes ! » D’une formule choc, Nicolas Hulot a ouvert les 3es Assises de l’économie circulaire, évoquant par ailleurs « une trajectoire maintenant irréversible » à l’occasion de cet événement organisé les 27 et 28 juin par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Une intervention d’autant plus marquante que c’était l’une des toutes premières prises de parole publiques du ministre de la Transition écologique et solidaire. « Longtemps, nous avons cru que l’abondance était la norme, nous découvrons que la norme, c’est la rareté », a-t-il insisté devant les élus, professionnels, militants associatifs et nombreux experts présents, promettant de promouvoir fortement des pratiques qui représentent près de 550 000 emplois en France, notamment en créant une nouvelle filière de recyclage – celle du verre plat – et en favorisant l’intégration de clauses spécifiques dans les marchés publics. Partenaire de l’événement, Acteurs publics TV a multiplié les échanges, débats et interviews pour détailler les activités et initiatives de l’économie circulaire – recyclage, écoconception, économie du partage et de la fonctionnalité, consommation responsable, etc. – et identifier les conditions de leur développement. « L’économie circulaire est un projet de société qui n’est ni de gauche ni de droite, est venu dire sur le plateau d’APTV le président de l’Ademe, Bruno Léchevin. C’est un projet de société “tout court” qui suppose l’adhésion de tous. » Enjeu phare de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, l’économie circulaire suppose aujourd’hui un travail pédagogique, estime-t-il. « Les conditions sont réunies pour accélérer son essor, a prolongé le président de l’Institut de l’économie ­circulaire, François-Michel Lambert. Et il y a urgence ! »   Mise en œuvre territoriale L’économie circulaire impacte l’ensemble des politiques publiques : développement économique, aménagement du territoire, enjeux numériques, emploi… Elle touche aussi au cœur de l’activité de nombre d’entreprises très concernées par ses circuits courts et son ancrage local. « L’énoncé du problème est national mais les solutions sont territoriales », résume Roland Bertora, vice-président de la communauté d’agglomération Var Estérel Méditerranée. « C’est avec le tissu local, donc avec les collectivités, que l’économie circulaire se construit concrètement », appuie Joseph Hugues, directeur général des services de la communauté de communes de l’île d’Oléron. Si les régions sont à la manœuvre en matière de transition écologique et énergétique, le bloc communal intervient plus opérationnellement. Des collectivités accompagnées par l’Ademe, qui développera dans les prochains mois un « label économie circulaire », aujourd’hui expérimenté à Dunkerque, pour prendre en compte cette problématique dans toutes ses composantes : énergie, climat, déchets, etc. Nicolas Hulot s’est justement engagé à faciliter l’expérimentation et à identifier les clés de la réussite dans les territoires pour les généraliser. L’économie circulaire et la transition vers un nouveau modèle de développement durable doivent être considérées comme « une magnifique opportunité pour les territoires », a encore lancé, très applaudi, le ministre.   Retrouvez sur APTV les interventions de : Bruno Léchevin, président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ; François-Michel Lambert, président de l’Institut de l’économie circulaire ; Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire ; Virginie Rocheteau, coordinatrice « territoires et économie circulaire » à l’Ademe ; Audrey Trévisiol, ingénieure à la direction « Productions et énergies durables » de l’Ademe ; Gwénaël Guyonvarch, directeur de l’action régionale Ouest à l’Ademe ; Julien Peyre, coordinateur « pôle territorial de coopération économique » 3 EVA ; Pierre Grosset, conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté ; Marc Cheverry, directeur adjoint « économie circulaire et déchets » à l’Ademe ; Sophie Legay, directrice des opérations à Éco-Emballages ; Anne Terlez, vice-présidente de l’agglomération Seine-Eure ; Amandine Crambes, ingénieure au service « Organisations urbaines » de l’Ademe ; Agnès Jalier, animatrice de réseau, service « Consommation et prévention » de l’Ademe ; Nathalie Boyer, déléguée générale de l’association Orée ; Fabrice et Nathalie Kaïd, directeur et directrice de création de l’Atelier d’éco solidaire ; Michel Lopez, référent « économie circulaire et déchets » à la SNCF, vice-président d’Orée ; Sarah Martin, ingénieure au service « Agriculture, forêts et bioressources » de l’Ademe ; Paul Mazerand, chargé de mission « économie agricole et alimentaire » chez Terres en villes ; Romée Guignard de La Bigne, directeur général de Maximum ; Yves de La Fouchardière, directeur général des Fermiers de Loué ; Camille Daudet, mission « Carré de soie » à la métropole de Lyon ; David Rigoulot, animateur Scot, PETR du Pays du Sundgau ; Joseph Hugues, DGS de la communauté de communes de l’île d’Oléron ; Roland Bertora, vice-président de l’agglomération Var Estérel Méditerranée.   


Associer les citoyens à la transformation de la ville

De nouveaux projets émergent chaque jour afin de mettre le secteur public au service de la qualité de vie des citoyens. Ces projets poursuivent tous un double objectif : réaliser des économies et améliorer l’expérience citoyen.

04/09/2017 | EXPERTISE

Pour une experte comme Laurence Body, fondatrice de X+M, une agence d’innovation par l’expérience client, « cette expérience est l’ensemble des interactions perçues avant, pendant et après une démarche ». En tant que citoyens, nous attendons des services publics un parcours simple, fluide, demandant le moindre effort, malgré une réalité souvent complexe. L’expérience fait donc appel à des notions de parcours personnalisés, de satisfaction, d’effort, mais aussi d’émotion.  D’ici 2050, 66 % de la population mondiale vivra en ville, selon le rapport de l’ONU de 2014 sur les perspectives de l’urbanisation. À ce titre, de nombreuses collectivités en France et à l’étranger ont lancé d’innovants programmes de transformation pour rendre leurs villes plus « intelligentes ». Cette transformation implique une diversité d’acteurs et de compétences privés ou publics et l’usage des nouvelles technologies (data, automatisation, intelligence artificielle, digitalisation…), mobilisées autour d’un schéma directeur de projets priorisés. Ces derniers sont le plus souvent liés au transport et à la mobilité, au développement économique et l’attractivité, à l’énergie et au développement durable ou encore aux e-services et l’e-administration.  La ville d’Helsinki, par exemple, sait que sa population augmentera de 78 % d’ici trente-cinq ans. Dans ce contexte, elle a choisi de développer Kalasatama, un modèle de quartier intelligent où l’on expérimente des pratiques innovantes dans le but de créer des services et infrastructures intelligents et propres. Plus de 200 acteurs (habitants, entreprises, chercheurs et acteurs publics) participent à plus de 25 projets aujourd’hui. La ville de Gand, autre smart city, dispose de plus de 20 personnes chargées de faire vivre sa vision collective de la ville et d’accompagner les citoyens en créant un échange entre les acteurs. Enfin, la métropole de Lyon, dans sa démarche de « ville intelligente » a créé un lieu d’innovation ouvert, l’Urbanlab, destiné à la R & D collaborative, à la mise en réseau, au prototypage et à l’accompagnement des populations.     Comment améliorer l’expérience citoyen ? Première étape incontournable et gage de réussite, l’écoute des citoyens. Les premiers acteurs à mobiliser sont donc les citoyens pour bien identifier enjeux et objectifs de chaque projet. La diversité des parcours peut être prise en compte grâce à la création de lieux physiques d’échanges, tels que des labs innovants, ou l’organisation de manifestations. Selon une étude EY « De la ville au territoire intelligent », seuls 28 % des urbains connaissent la démarche de « ville intelligente », dont 40 % ont moins de 35 ans et 45 % vivent en région parisienne. Le besoin d’accompagnement en matière d’information des habitants est donc essentiel. À travers la mise en place de campagnes omnicanal (appels, mails, courriers…), on collectera et analysera les besoins des citoyens. Objectif : identifier leurs parcours et les accompagner dans leurs démarches, car la transformation intelligente des villes ne se fera que par l’engagement de ses citoyens. Jeanne Ceyrac, responsable de comptes secteur public,arvato France


En route vers l’économie circulaire !

Acteurs publics TV a enregistré début juin plusieurs émissions exceptionnelles sur le thème de « l’économie circulaire, un réservoir d’emplois verts » dans le cadre du rendez-vous environnemental annuel de l’Union européenne et à l’initiative d’Éco-Emballages.

30/06/2017 | EXPERTISE

 Passer du jetable au durable et basculer de l’économie linéaire à une économie circulaire, c’est possible ! Une transition à l’œuvre qu’il faut aujourd’hui intensifier en mobilisant tous les acteurs de la société. C’est en substance le message délivré sur le plateau d’Acteurs publics TV à l’occasion de plusieurs émissions exceptionnelles enregistrées au Conseil économique, social et environnemental (CESE) le 2 juin sur le thème « L’économie circulaire, un réservoir d’emplois verts », à l’initiative d’Éco-Emballages et en partenariat avec Écofolio et Confrontations Europe. Des émissions réalisées dans le cadre de l’European Green Week, la « semaine verte » de l’Union européenne. Il s’agit, au-delà des emplois potentiels – entre 500 000 et 1 million, selon France Stratégie – de changer de modèle économique et d’en finir avec le triptyque produire-consommer-jeter pour embrasser les enjeux de l’écoconception, du recyclage, de l’allongement de la durée de vie des biens ou de l’économie de la ressource. Y sommes-nous prêts ? « Il faut un accompagnement social bienveillant, a relevé Laurence Monnoyer-Smith, commissaire générale au développement durable, car cette transition suppose une forte remise en question pour certains salariés et cela peut être douloureux. » Pour lever les freins et les blocages, « la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences est décisive », abonde Bruno Gentil, conseiller au CESE, auteur du rapport sur l’emploi dans la transition écologique et ancien président de France Nature Environnement. « Les référentiels de formation devront être revus », prolonge Cyril Cosme, directeur du bureau de l’Organisation internationale du travail France. Cet enjeu d’accompagnement est majeur car c’est l’ensemble des emplois qui sont ou seront à moyen et long termes concernés à des degrés divers. Et il est d’autant plus important de l’évoquer que l’investissement en capital humain est « le grand oublié du débat public », estime le chercheur et secrétaire du conseil d’administration du think tank Confrontations Europe, Édouard Simon. « Un véritable trou noir ! » déplore-t-il. Productivité des ressources Auparavant, la productivité du travail était privilégiée. Aujourd’hui, les employeurs mettent clairement l’accent sur la productivité des ressources, souligne Nicholas Costello, chef de service adjoint à la direction de l’emploi de la Commission européenne. Le recyclage devient une évidence. À l’origine, une poignée d’entrepreneurs a joué un rôle clé en matière de recyclage des déchets, permettant de constituer une filière aujourd’hui organisée et efficace, observe Jean Hornain, directeur général d’Éco-Emballages. Une filière qui œuvre aujourd’hui au plus près des collectivités territoriales. « L’intercommunalité s’est construite sur cette compétence », acquiesce Nicolas Portier, délégué général de l’Assemblée des communautés de France (ADCF). Et d’insister : « L’économie circulaire est une valeur ajoutée dans les territoires. » La semaine verte de l’Union européenne s’est incidemment déroulée de manière concomitante à l’annonce par le Président américain, Donald Trump, du retrait des États-Unis des engagements pris pendant la COP21. Un regret, évidemment, pour tous les acteurs présents sur le plateau d’Acteurs publics TV. Mais une chance aussi, à en croire le président du CESE, Patrick Bernasconi, car cela va remobiliser autour des enjeux climatiques, de développement durable et d’économie circulaire… Revivez les 4 émissions enregistrées au CESE le 2 juin   - « Le CESE diffuse les enjeux du développement durable dans tous les pans de la société » Avec le président du Conseil économique, social et environnemental, Patrick Bernasconi - « Les mutations industrielles et sociales induites par l’économie circulaire » Avec Gérald Dumas, secrétaire confédéral au développement durable de la CFDT, et Nicholas Costello, chef de service adjoint à la direction générale « Emploi », Commission européenne - « Du déchet aux ressources : l’enjeu de la responsabilité élargie du producteur » Avec Jean Hornain, directeur général d’Éco-Emballages, Benoist Berton, directeur des affaires publiques de Coca-Cola France, Nicolas Portier, délégué général de l’ADCF - « Quel potentiel d’emplois pour l’économie circulaire ? » Avec Laurence Monnoyer-Smith, commissaire générale au développement durable, Bruno Genty, conseiller au CESE, auteur du rapport sur l’emploi dans la transition écologique et ancien président de France Nature Environnement, et Cyril Cosme, directeur du bureau de l’Organisation internationale du travail France Retrouvez les 4 entretiens - Luis Veiga Martins (photo), directeur général de la compagnie de recyclage portugaise Ponto Verde : « Les décideurs publics doivent donner l’exemple à suivre » - Markus Van Halteren, directeur général de la société allemande Der Grüne Punkt : « Le recyclage est l’une des composantes de l’économie circulaire » - Cécile Jolly, cheffe de projet « travail et emploi » à France Stratégie : « L’économie circulaire peut représenter jusqu’à 1 million d’emplois » - Édouard Simon, chercheur et secrétaire du conseil d’administration du think tank Confrontations Europe : « L’investissement en capital humain, grand oublié du débat public »


« Un colloque pour parler d’équité entre les territoires »

Mission impossible ! Le colloque du conseil économique, social et environnemental régional (Ceser) du Grand Est, programmé le 5 septembre prochain dans le cadre de la foire de Châlons-en-Champagne, abordera l’enjeu sensible de l’égalité des territoires.

30/06/2017 | EXPERTISE

Un défi, dans ce territoire fait d’une poignée de métropoles et de larges zones rurales, d’une densité démographique terriblement hétérogène et de dynamiques économiques et sociales très contrastées. « L’égalité des territoires est une mission que nous considérons comme impossible », glisse le président du Ceser, Patrick Tassin, à Acteurs publics TV. Car le Grand Est, né de la fusion récente de l’Alsace, de la Champagne-Ardenne et de la Lorraine, couvre tout à la fois des zones d’à peine 4 à 5 habitants au kilomètre carré, où les services publics reculent et où les activités économiques disparaissent, et des secteurs de quelque 300 habitants par kilomètre carré qui semblent aimanter tous les projets. « Chaque territoire doit garder son identité et ses particularismes, estime Patrick Tassin, l’égalité n’a pas de sens. Il est en revanche possible d’organiser des synergies entre rural et urbain en s’appuyant sur la diversité des territoires. Il faut travailler sur l’équité ! » Les solutions existent, témoignent sur APTV une dizaine de membres du Ceser. Leurs interventions, qui seront diffusées pendant le colloque, couvrent tous les champs : solidarités, équipements, infrastructures et mobilités, accès aux soins, éducation, formation, etc. Autant de problématiques sur lesquelles le Ceser ouvre la réflexion, avec une volonté affichée de dialogue et de confrontations d’idées. L’enjeu : identifier les leviers utiles à l’action régionale. Le 5 septembre, les trois temps d’analyse permettront d’abord de poser un diagnostic en mesurant les formes et les réalités des fractures territoriales, puis d’identifier les problématiques rencontrées par les acteurs et leurs réponses possibles, avant de mettre en lumière les attentes et les expérimentations menées dans le Grand Est. Rendez-vous à la rentrée.  => Voir l'interview de Patrick Tassin, président du conseil économique, social et environnemental régional du Grand Est, interrogé par Acteurs publics TV.  => Le colloque du Ceser Grand Est « Égalité territoriale dans le Grand Est : mission impossible ? », dans le cadre de la foire de Châlons-en-Champagne www.ceser-grandest.fr Le 5 septembre de 14 h 00 à 17 h 00 Inscrivez-vous => Retrouvez sur Acteurs publics TV le témoignage de 10 membres du conseil économique, social et environnemental de la région Grand Est  : • Yves Chauvelot • Bertrand Boussagol • Christophe Girardin • Gérard Claudel • Anne-Marie Jean • Sylvie Berthoux • Valérie Bégé • Bruno Théret • Véronique Klein • Olivier Cayla    


L’économie circulaire : un réservoir d’emplois verts

Dans le cadre de l'European Green Week, le rendez-vous environnemental annuel de l'Union Européenne, une émission d’Acteurs publics tv a été enregistrée au Conseil économique social et environnemental le vendredi 2 juin 2017 à 14h30 et consacrée au développement des emplois dans le cadre d'une transition vers l'économie circulaire.

01/06/2017 | EXPERTISE

L'économie circulaire offre de forts gisements de croissance et d'emplois : plus de 400 000 en France et 2 millions à l'échelle de l'Union Européenne d'ici 2030. Quelles mutations industrielles et sociales devront accompagner cette transition vers une économie circulaire ? Sont intervenus à cette occasion:  => Introduction Patrick BERNASCONI, président du Conseil économique, social et environnemental => Quel potentiel d’emplois pour l’économie circulaire ? Laurence MONNOYER-SMITH, Commissaire générale au Développement durable ; Bruno GENTY, Conseiller au CESE, auteur du rapport sur l’emploi dans la transition écologique et ancien Président de France Nature Environnement ; Cyril COSME, directeur du bureau de l'organisation internationale du travail France. => Les mutations industrielles et sociales induites par l’économie circulaire Sébastien PETIT HUGUENIN, Président de PAPREC Group ; Gérald DUMAS, Secrétaire confédéral au développement durable, CFDT; Nicholas COSTELLO, Chef de service adjoint, DG Emploi, Commission Européenne ; => Les REP du déchet aux ressources   Jean HORNAIN, Directeur Général d’Eco-Emballages ; Benoist BERTON, Directeur des Affaires publiques Coca-Cola France ; Nicolas PORTIER, délégué général de l'AdCF Cette émission a été animée par Bruno Botella, Directeur de la rédaction d'Acteurs publics.


Les Messagers du climat à la conquête des territoires

Le Train du climat soutenu par la SNCF était stationné fin mars à Paris en attendant de parcourir la France dans les prochains mois.

02/05/2017 | EXPERTISE

La solution au réchauffement climatique viendra des territoires ! » C’est le climatologue et glaciologue Jean Jouzel qui le confiait à sa sortie de l’exposition de la SNCF Le Train du climat, stationnée en gare d’Austerlitz fin mars. Une nouvelle édition qui sillonnera les rails dans les prochains mois pour un périple à travers la France. « Le rôle d’un État est de négocier les accords internationaux les plus ambitieux possibles comme lors du récent accord de Paris consécutif à la COP 21, développait cet expert auprès de l’ONU au micro d’Acteurs publics TV. Mais les collectivités locales sont ensuite à la manœuvre pour décliner concrètement ces accords en matière de politiques de transports, urbanisme, logement, déploiement des énergies durables… » L’enthousiasme des Messagers Le bloc communal, les départements et les régions : voilà donc les échelons les plus pertinents pour agir efficacement. « Les solutions en matière climatique ne peuvent être rigides, uniformes et plaquées d’en haut », abonde le président du Conseil économique, social et environnemental, Patrick Bernasconi. Elles doivent être adaptées aux réalités locales. « Mais certains territoires sont dans l’action alors que d’autres ont, en matière de lutte contre les dérèglements climatiques, d’importantes marges de progression », relève de son côté le président de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, Hervé Maurey. Un travail pédagogique auprès des élus est donc nécessaire. La richesse de cette exposition, faite de vidéos, photos et autres données chiffrées, tient aussi à ses « Messagers » : des scientifiques et chercheurs qui transmettent leur savoir et (surtout) leur enthousiasme pour expliquer les causes, les conséquences et l’impact au niveau des territoires du réchauffement climatique. Et les solutions à mettre en œuvre. « Je crois à une science qui sort des laboratoires, affirme le secrétaire d’État chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Thierry Mandon. La science produite en France en matière climatique est l’une des meilleures au monde, elle mérite d’être connue et reconnue. » Les Messagers y contribuent en adaptant leurs discours et la présentation de leurs recherches à tous les publics, novices et spécialistes, enfants et adultes.  Tous les échelons territoriaux Un train citoyen qui favorise les échanges entre entreprises, scolaires, élus ou associations. « Un catalyseur entre différents univers », se félicite la paléoclimatologue Valérie Masson-Delmotte. « Une exposition qui dépasse la sphère politique et amène les citoyens à coconstruire des solutions », prolonge Célia Blauel, maire adjointe de Paris chargée de l’environnement et du développement durable. C’est le but recherché du côté de la SNCF. « Avec cette nouvelle édition, nous allons plus en profondeur dans les territoires et la recherche de solutions scientifiques, explique Christian Dubost, directeur du développement durable du groupe SNCF. Ce nouveau Train est un déclencheur de solutions. » Il s’adresse donc à tous les échelons territoriaux alors que les récentes réformes territoriales ont défini le rôle de chacun : à la région la planification et l’orientation, aux intercommunalités celui de les mettre en œuvre notamment via le plan « climat, air, énergie ». Manifestement, la prise de conscience de tous s’opère. Reste une synergie à intensifier entre tous les acteurs de terrain et à laquelle le Train du climat entend contribuer. Photo: Thierry Mandon, secrétaire d’État à la Recherche, accueilli par Béatrice Korc, cheffe de projet Train du climat.  À sa gauche, Stéphane Volant, secrétaire général de la SNCF ; à la droite de Béatrice Korc, Christian Dubost, directeur du développement durable du groupe SNCF.  



Un ministère au cœur du processus de transformation des politiques publiques

Régine Engström, secrétaire générale des ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, a présenté aux membres du Club des acteurs des Territoires durables les enjeux posés à son institution, créée voilà une décennie et qui a dû marier plusieurs cultures administratives.

23/02/2017 | EXPERTISE

Dix ans après sa création, voilà un ministère toujours au cœur d’un important processus de transformation. La secrétaire générale des ministères de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, Régine Engström, était l’invitée des membres du Club des acteurs des Territoires durables le 4 mai. Ce « superministère », bâti en 2007-2009, en pleine vague de la Révision générale des politiques publiques (RGPP) sous la Présidence Sarkozy, a dû marier, non sans difficultés, plusieurs cultures administratives : équipement, transports, écologie, énergie et logement. Malgré les vicissitudes de la vie politique, le cap de départ a été globalement maintenu. En dix ans, il a fallu passer d’une logique de ministère bâtisseur à celle d’un ministère ensemblier de politiques publiques parfois contradictoires, a rappelé la secrétaire générale. La loi sur la transition énergétique et la loi NOTRe relative aux compétences des collectivités locales, toutes deux votées en 2015, sont venues chambouler encore davantage la vie ce paquebot administratif dont le secrétariat général est la boussole, qu’il s’agisse du quotidien des services déconcentrés ou de certains métiers. Une attention importante doit être accordée aux ressources humaines et aux conditions de travail, avec une mobilisation du management, a estimé Régine Engström, en jugeant qu’une réflexion devait être menée sur les ­parcours professionnels.