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La trajectoire irréversible de l’économie circulaire

4 sept. 2017, PAR
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Comment basculer définitivement vers un modèle de développement linéaire ? Tel était l’enjeu des 3es Assises de l’économie circulaire, organisées par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Un événement couvert par Acteurs publics TV.

L’humanité doit passer d’une économie de cow-boys à une économie de cosmonautes ! » D’une formule choc, Nicolas Hulot a ouvert les 3es Assises de l’économie circulaire, évoquant par ailleurs « une trajectoire maintenant irréversible » à l’occasion de cet événement organisé les 27 et 28 juin par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Une intervention d’autant plus marquante que c’était l’une des toutes premières prises de parole publiques du ministre de la Transition écologique et solidaire. « Longtemps, nous avons cru que l’abondance était la norme, nous découvrons que la norme, c’est la rareté », a-t-il insisté devant les élus, professionnels, militants associatifs et nombreux experts présents, promettant de promouvoir fortement des pratiques qui représentent près de 550 000 emplois en France, notamment en créant une nouvelle filière de recyclage – celle du verre plat – et en favorisant l’intégration de clauses spécifiques dans les marchés publics.

Partenaire de l’événement, Acteurs publics TV a multiplié les échanges, débats et interviews pour détailler les activités et initiatives de l’économie circulaire – recyclage, écoconception, économie du partage et de la fonctionnalité, consommation responsable, etc. – et identifier les conditions de leur développement. « L’économie circulaire est un projet de société qui n’est ni de gauche ni de droite, est venu dire sur le plateau d’APTV le président de l’Ademe, Bruno Léchevin. C’est un projet de société “tout court” qui suppose l’adhésion de tous. » Enjeu phare de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, l’économie circulaire suppose aujourd’hui un travail pédagogique, estime-t-il. « Les conditions sont réunies pour accélérer son essor, a prolongé le président de l’Institut de l’économie ­circulaire, François-Michel Lambert. Et il y a urgence ! »

 

Mise en œuvre territoriale

L’économie circulaire impacte l’ensemble des politiques publiques : développement économique, aménagement du territoire, enjeux numériques, emploi… Elle touche aussi au cœur de l’activité de nombre d’entreprises très concernées par ses circuits courts et son ancrage local. « L’énoncé du problème est national mais les solutions sont territoriales », résume Roland Bertora, vice-président de la communauté d’agglomération Var Estérel Méditerranée. « C’est avec le tissu local, donc avec les collectivités, que l’économie circulaire se construit concrètement », appuie Joseph Hugues, directeur général des services de la communauté de communes de l’île d’Oléron.

Si les régions sont à la manœuvre en matière de transition écologique et énergétique, le bloc communal intervient plus opérationnellement. Des collectivités accompagnées par l’Ademe, qui développera dans les prochains mois un « label économie circulaire », aujourd’hui expérimenté à Dunkerque, pour prendre en compte cette problématique dans toutes ses composantes : énergie, climat, déchets, etc. Nicolas Hulot s’est justement engagé à faciliter l’expérimentation et à identifier les clés de la réussite dans les territoires pour les généraliser. L’économie circulaire et la transition vers un nouveau modèle de développement durable doivent être considérées comme « une magnifique opportunité pour les territoires », a encore lancé, très applaudi, le ministre.

 

Retrouvez sur APTV les interventions de:

Bruno Léchevin, président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) ; François-Michel Lambert, président de l’Institut de l’économie circulaire ; Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire ; Virginie Rocheteau, coordinatrice « territoires et économie circulaire » à l’Ademe ; Audrey Trévisiol, ingénieure à la direction « Productions et énergies durables » de l’Ademe ; Gwénaël Guyonvarch, directeur de l’action régionale Ouest à l’Ademe ; Julien Peyre, coordinateur « pôle territorial de coopération économique » 3 EVA ; Pierre Grosset, conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté ; Marc Cheverry, directeur adjoint « économie circulaire et déchets » à l’Ademe ; Sophie Legay, directrice des opérations à Éco-Emballages ; Anne Terlez, vice-présidente de l’agglomération Seine-Eure ; Amandine Crambes, ingénieure au service « Organisations urbaines » de l’Ademe ; Agnès Jalier, animatrice de réseau, service « Consommation et prévention » de l’Ademe ; Nathalie Boyer, déléguée générale de l’association Orée ; Fabrice et Nathalie Kaïd, directeur et directrice de création de l’Atelier d’éco solidaire ; Michel Lopez, référent « économie circulaire et déchets » à la SNCF, vice-président d’Orée ; Sarah Martin, ingénieure au service « Agriculture, forêts et bioressources » de l’Ademe ; Paul Mazerand, chargé de mission « économie agricole et alimentaire » chez Terres en villes ; Romée Guignard de La Bigne, directeur général de Maximum ; Yves de La Fouchardière, directeur général des Fermiers de Loué ; Camille Daudet, mission « Carré de soie » à la métropole de Lyon ; David Rigoulot, animateur Scot, PETR du Pays du Sundgau ; Joseph Hugues, DGS de la communauté de communes de l’île d’Oléron ; Roland Bertora, vice-président de l’agglomération Var Estérel Méditerranée.