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Économies et modernisation pour combler le trou de la Sécu

20 sept. 2016, PAR
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Le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés a détaillé devant les membres du Club des acteurs de la Santé publique, le 16 novembre, les mesures qui ont permis de réduire fortement le déficit de la branche maladie.

En plein débat parlementaire sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2017, le directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) était l’invité du Club des acteurs de la Santé publique, le 16 novembre, pour détailler les mesures de redressement
de la branche maladie. Avec un déficit prévu pour 2017 de 2,6 milliards d’euros, l’assurance maladie est en voie
de guérison.

Nicolas Revel reste toutefois prudent, rappelant que la branche maladie nécessite un pilotage très fin. Rien n’est plus imprévisible en effet que la dépense maladie même si, sur l’année, l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) doit être respecté… Le directeur général de la CNAMTS a souligné que cette réduction de déficit (5,8 milliards en 2015 ; 4,1 milliards prévus en 2016) était d’autant plus remarquable qu’elle a été possible sans mesures de déremboursement ni hausse des cotisations. Économies, modernisation, politique de prévention, mais aussi mise sous tension des hôpitaux ont permis ce résultat encourageant.

Devant les membres du Club des acteurs de la Performance publique, Nicolas Revel a également évoqué le cycle de négociations qui a abouti à la signature d’un accord avec certains syndicats de médecins et qui se poursuit par la négociation avec les dentistes. Enfin, la question sensible des données de santé gérées par la CNAMTS a été abordée sans langue de bois par le directeur général, qui est revenu notamment sur les nouvelles dispositions prévues par la loi « Santé » de janvier 2016.

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