Un nouveau directeur de la sécurité aéronautique d’État

Pour succéder à Éric Labourdette, en poste depuis 2016, un nouveau directeur de la sécurité aéronautique d’État a été nommé : le général de brigade aérienne du corps des officiers de l’air Laurent Aubigny.  Rappelons que la direction de la sécurité aéronautique d’État (DSAE), créée en 2013 et placée auprès du ministre des Armées, a compétence en matière de navigabilité et d’immatriculation des aéronefs (tous types d’appareils se déplaçant dans les airs) militaires et ceux utilisés par les services de douanes, de sécurité publique et de sécurité civile. Elle est également compétente en matière de circulation aérienne militaire et d’organisation et de gestion de l’espace aérien. Sous-directeur “recherche” à la direction du renseignement militaire (DRM) du ministère des Armées depuis 2016, Laurent Aubigny est un ancien pilote de chasse, passé par l’École de l’air, l’École de guerre, puis l’Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN), qui a notamment officié au commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes, responsable de la défense et de la gestion de l’espace aérien. Commandant de l’état-major opérationnel de l’armée de l’air de 2014 à 2016, il y a également été, plus tôt dans sa carrière, planificateur opérationnel (2002-2007) et directeur de cabinet de 2007 à 2008. Entre-temps, Laurent Aubigny avait pris le commandement de la base aérienne de Nancy Ochey, entre 2008 et 2010, puis avait officié au Centre interarmées de concepts de doctrines et d’expérimentation, un centre chargé d’élaborer la doctrine interarmées de la France, en tant que sous-directeur, de 2011 à 2014.

19/07/2018 | NOMINATION FRANCE

Le dircom’ adjoint du Quai d’Orsay nommé consul général de France

Le directeur adjoint de la communication et de la presse au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Alessandro Giorgini, vient d’être nommé consul général de France à Hong Kong, en Chine. Ce conseiller des affaires étrangères hors classe succède ainsi à Éric Berti, qui occupait le poste depuis 2015. Âgé de 44 ans, Alessandro Giorgini est diplômé de Sciences Po Paris, agrégé d’histoire et ancien élève de l’ENA (promotion Copernic, 2002). Directeur adjoint de la communication et de la presse au ministère des Affaires étrangères depuis 2014, il a également été, avant cela, sous-directeur de la presse au sein du même ministère, de 2012 à 2014. Plus tôt dans sa carrière, cet ancien allocataire-moniteur en histoire moderne à l’université Paris-IV Sorbonne (1998-1999) a en outre, et entre autres, occupé les fonctions de rédacteur à la direction de la coopération européenne du ministère des Affaires étrangères, entre 2002 et 2004, puis avait pris les postes de premier secrétaire à l’ambassade de France à Rome, en Italie, de 2004 à 2008, et de deuxième conseiller à l’ambassade de France à Moscou, en Russie, jusqu’en 2012. 

19/07/2018 | NOMINATION FRANCE

Janaïna Herrera part en Égypte

Jusque-là chargée de mission “multilatéralisme – Amérique latine” au centre d’analyse, de prévision et de stratégie du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Janaïna Herrera vient d’être nommée consule générale de France à Alexandrie, en Égypte. Elle remplace ainsi Nabil Hajlaoui, qui occupait la fonction depuis 2015. Âgée de 38 ans, Janaïna Herrera est diplômée de Sciences Po Paris. Elle débute sa carrière en tant que rédactrice au ministère des Affaires étrangères, entre 2003 et 2007, puis est nommée, à cette dernière date, première secrétaire à l’ambassade de France à Beyrouth, au Liban.   Consultante, de 2010 à 2012, pour Right to Nonviolence, une ONG basée au Liban et aux États-Unis, elle cofonde en outre parallèlement, en 2011, New Generation Consulting, un cabinet de conseil en politiques publiques dans le Moyen-Orient et en Amérique du Sud, dont elle prend la direction générale jusqu’en 2015. Janaïna Herrera a par ailleurs été conseillère chez New Cities Foundation, une ONG dédiée à l’amélioration des conditions de vie dans les villes, entre 2012 et 2013.

19/07/2018 | NOMINATION FRANCE

Pauline Blassel promue à la Hadopi

Jusqu’à récemment secrétaire générale déléguée de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), Pauline Blassel vient d’être promue secrétaire générale, fonction qu’elle occupait par intérim depuis le départ de Jean-Michel Linois-Linkovskis, en juin dernier, pour la commission interministérielle de coordination des contrôles [lire notre article sur le sujet]. L’information, dévoilée par le site d’actualité informatique Next INpact, a depuis été confirmée à Acteurs publics. Diplômée de l’École centrale, ingénieure d’affaire spécialisée en mathématiques et décision, Pauline Blassel avait déjà assuré l’intérim de sa nouvelle fonction en 2015, après le départ d’Éric Walter et jusqu’à l’arrivée, en janvier 2017, de Jean-Michel Linois-Linkovskis. Ancienne consultante pour l’agence de conseil Image 7, Pauline Blassel avait conseillé Nicolas Sarkozy à partir de 2008, à la présidence de la République. Puis elle avait rejoint la Hadopi en 2012, en tant que coordinatrice du département “Recherche, études et veille”. Elle y avait ensuite été nommée, un an plus tard, directrice des affaires administratives et financières, avant de devenir, en 2014, secrétaire générale adjointe et, en février 2017, secrétaire générale déléguée de la Hadopi.

19/07/2018 | NOMINATION FRANCE

L’Assemblée nationale lance une mission sur les freins à la transition énergétique

Une mission d’information relative aux freins à la transition énergétique vient d’être lancée à l’Assemblée nationale, à la demande du groupe Mouvement démocrate et apparentés (MoDem). Elle a désormais pour rapporteur le député MoDem du Pas-de-Calais Bruno Duvergé. Julien Dive (LR, Aisne) a pour sa part été désigné président. La mission aura pour objet d’identifier, comme son intitulé l’indique, les freins à la transition énergétique, notamment en matière technologique, fiscale et administrative. Selon nos informations, elle pourrait s’étaler sur un an, le rapporteur Bruno Duvergé en ayant émis le souhait au moment de sa création. Bruno Duvergé (photo), 61 ans, est député MoDem depuis 2017 et conseiller départemental du Pas-de-Calais depuis 2008. L’ancien maire de Hamelincourt, dans le département dont il est aujourd’hui l’élu au Palais-Bourbon, ingénieur de l’Institut national des sciences appliquées (Insa) et passé par l’École du management de Lyon, est un ancien consultant, à son compte, en stratégie et organisation. Julien Dive, 33 ans, est arrivé à l’Assemblée nationale en 2016, après des élections partielles dans sa circonscription pour élire le successeur de Xavier Bertrand, qui avait démissionné de son mandat pour prendre la tête de la région Hauts-de-France. Titulaire d’une licence d’économie et d’un master en entreprenariat et management des PME, ce conseiller en innovation dans l’industrie automobile avait adhéré à l’UMP en 2003. Il a également été maire d’Itancourt, dans l’Aisne, de 2014 à 2017.

19/07/2018 | NOMINATION FRANCE

Un nouveau Premier président pour la cour d’appel de Nîmes

Pour succéder à Bernard Keime-Robert-Houdin, en poste depuis 2013 et qui a rejoint la cour d’appel de Versailles [lire notre article sur le sujet], Michel Allaix a été nommé Premier président de la cour d’appel de Nîmes, dans le Gard. Michel Allaix, un magistrat de 61 ans, occupait, depuis 2015, les mêmes fonctions auprès de la cour d’appel de Chambéry, en Savoie, après avoir présidé le tribunal de grande instance d’Aix-en-Provence (2011-2015) et après avoir été premier vice-président au tribunal de grande instance de Lyon (2006-2011). Titulaire de deux DEA, un en droit de la famille et un autre en histoire du droit, Michel Allaix, devenu auditeur de justice en 1980, a, au cours de sa carrière, notamment exercé en administration centrale, au ministère de la Justice, en tant que magistrat (1987-1988), puis comme responsable du service des études de l’éducation surveillée (1988-1989) et ensuite comme chef du bureau des affaires judiciaires et de la législation, à la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (1989-1993). Un temps procureur de la République près le tribunal de grande instance de Digne-les-Bains, dans les Alpes-de-Haute-Provence (1996-1999), Michel Allaix a aussi officié à l’École nationale de la magistrature, où il a notamment été directeur adjoint entre 2003 et 2006.

19/07/2018 | NOMINATION FRANCE

Gilles Rosati prend la tête d’une nouvelle cour d’appel

Le Premier président de la cour d’appel de Fort-de-France, en Martinique, Gilles Rosati, conseiller à la Cour de cassation, vient d’être nommé Premier président de la cour d’appel de Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Il remplacera, le 1er septembre prochain, Thierry Drack, en poste depuis 2011 et récemment nommé inspecteur général de la justice [lire notre article sur le sujet].  Au cours de sa carrière, Gilles Rosati, 61 ans, a présidé plusieurs tribunaux et cours d’appel. Il a notamment été à la tête du tribunal de grande instance de Brest, dans le Finistère (2003-2007), et de celui de de Valence, dans la Drôme (2007-2010), avant de devenir président de chambre à la cour d’appel de Paris, pour exercer les fonctions de président du tribunal de grande instance de Créteil, dans le Val-de-Marne, de 2010 à 2015. C’est à cette date qu’il avait été nommé conseiller à la Cour de cassation et avait rejoint la Martinique, en tant que Premier président de la cour d’appel de Fort-de-France. Auparavant, ce titulaire d’une maîtrise de droit a été auditeur de justice à partir de 1980, puis était devenu juge des enfants au tribunal de grande instance de Brest (1982-1989) et vice-président de plusieurs tribunaux de grande instance entre 1989 et 1997.

19/07/2018 | NOMINATION FRANCE

Paris 2024 recrute chez Engie sa directrice de l’excellence environnementale

Dans le cadre de la constitution récente de son équipe exécutive, le Comité d’organisation des jeux Olympiques Paris 2024 (Cojo) a annoncé la nomination, en son sein, de Georgina Grenon en tant que directrice de l’excellence environnementale. Cette dernière, jusque-là directrice de la New Business Factory du groupe énergétique français Engie, aura notamment pour mission de mettre en application les engagements en faveur de l’environnement pris dans le cadre des J.O. Rappelons que le Cojo a succédé, en janvier dernier, au Comité de candidature Paris 2024. Sa mission est de gérer l’organisation, le financement et le déroulement des J.O. d’été de 2024 à Paris. Spécialiste des CleanTech Experte en énergies renouvelables et en innovation dans les CleanTech (technologies propres*), Georgina Grenon, ingénieure en chimie, est diplômée de l’Instituto Tecnologico de Buenos Aires, en Argentine, et de l’Institut européen d’administration des affaires (Insead). Elle débute sa carrière en 1995, au sein de la compagnie nationale pétrolière argentine YPF S.A, à un poste de coordinatrice, puis intègre Booz Allen en 1999. Au sein de ce cabinet de conseil en stratégie, elle officie en tant qu’associée, associée senior, puis directrice de Booz & Company (résultant d’une scission d’avec Booz Allen Hamilton), jusqu’en 2009. Georgina Grenon rejoint par la suite, en 2010, la direction générale de l’énergie et du climat du ministère de l’Environnement français, notamment en tant que chargée de mission et représentante du pays au sein de l’Agence internationale de l’énergie, jusqu’en 2016. C’est en janvier 2017 qu’elle est été recrutée chez Engie, d’abord en tant que directrice des solutions 100 % renouvelables à l’international, puis comme directrice de la New Business Factory, en avril dernier.   * Dans le détail, le terme de CleanTech englobe les technologies dites propres ou vertes, ainsi que les services industriels utilisant l’eau, les ressources naturelles, l’énergie, les matières premières, avec l’objectif d’améliorer la productivité et l’efficacité.

19/07/2018 | NOMINATION FRANCE

Mouvements

Guillaume Garot, député PS de la Mayenne, devient premier vice-président du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée nationale – Corinne Lefranc a été nommée commissaire aux restructurations et à la prévention des difficultés des entreprises pour la région Île-de-France – Plusieurs nominations sont intervenues à la direction des instituts français de recherche à l’étranger : Jérôme Heurtaux, au sein du Centre français de recherche en sciences sociales de Prague (Cefres), en République tchèque ; Philippe Marquis, à la Délégation archéologique française en Afghanistan de Kaboul (Dafa), depuis Achgabat ; Marie-Aude Fouéré, au sein de l’Institut français de recherche en Afrique de Nairobi (Ifra), au Kenya ; Adrien Delmas, au Centre Jacques Berque de Rabat (CJB), au Maroc ; et enfin Marie Bridonneau, au sein du Centre français d’études éthiopiennes d’Addis Abeba (CFEE), en Éthiopie.

19/07/2018 | NOMINATION FRANCE

Un nouveau chef d’état-major de l’armée de l’air

Avec le départ d’André Lanata pour l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) [lire notre article sur le sujet], le général de division aérienne Philippe Lavigne a été nommé – en Conseil des ministres ce 18 juillet – pour lui succéder comme chef d’état-major de l’armée de l’air. Jusque-là chef de cabinet du chef d’état-major des armées, actuellement François Lecointre, et ce depuis 2016, Philippe Lavigne est un ancien pilote de chasse de l’armée de l’air qui a occupé plusieurs hauts postes dans la hiérarchie militaire. Ancien directeur de l’information à l’état-major des armées de 2012 à 2014, il a également été, sur des postes opérationnels, commandant des forces françaises et commandant de l’aéroport international de Kaboul, en Afghanistan, pour l’Otan, de 2014 à 2015, puis a commandé la brigade aérienne de l’avion de chasse (BAAC), au commandement des forces aériennes. Cette brigade est responsable de tous les avions de combat conventionnels de défense aérienne, d’assaut et de reconnaissance. Notamment passé par le Prytanée national militaire de La Flèche et l’École de l’air, Philippe Lavigne a, auparavant, également été chef de la section “Programmation physico-financière” du bureau “Plans” de l’état-major de l’armée de l’air (2003-2005), avant de prendre la tête de la sous-direction “Exportation matériels de guerre” au secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (2009-2012).

18/07/2018 | NOMINATION FRANCE

Valérie Hatsch promue préfète

La sous-préfète de Reims, dans la Marne, Valérie Hatsch, vient d’être nommée – en Conseil des ministres ce 18 juillet, préfète déléguée pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la région Nouvelle-Aquitaine, préfet de la zone de défense Sud-Ouest, préfet de Gironde, Didier Lallement. Cette commissaire divisionnaire remplace ainsi Cyrille Maillet. Notamment passée par Sciences Po Strasbourg et titulaire d’un DESS de droit et politiques de la sécurité, Valérie Hatsch, 48 ans, est une ancienne commissaire de police qui a exercé comme commissaire centrale de Colmar, une ville à proximité de la frontière allemande, entre 2003 et 2005. Devenue, plus tard dans sa carrière, directrice départementale des renseignements généraux de Meurthe-et-Moselle, de 2006 à 2008, Valérie Hatsch a ensuite été, au ministère de l’Intérieur, directrice zonale adjointe pour la zone Est, à la direction centrale du renseignement intérieur (2008-2010), puis cheffe de l’unité de gestion des grands événements à la direction générale de la police nationale (DGPN) de Paris (2010-2012). Parallèlement, elle a été conseillère “sécurité” au secrétariat général de la présidence française du G20 et du G8 de 2011 à 2012. À cette dernière date, Valérie Hatsch était entrée dans la préfectorale en tant que directrice du cabinet des préfets successifs des Hauts-de-Seine, Pierre-André Peyvel puis Yann Jounot, avant d’être nommée, en 2016, sous-préfète de Reims, dans la Marne.

18/07/2018 | NOMINATION FRANCE

Béatrice Le Fraper du Hellen part en Libye

Petit jeu de chaises musicales dans la diplomatie. Après plus de trois ans passés en tant qu’ambassadrice de France à Malte, Béatrice Le Fraper du Hellen, ministre plénipotentiaire de 2e classe, vient d’être nommée au même poste en Libye. Cette dernière remplace ainsi Brigitte Curmi, qui occupait la fonction depuis 2016 et qui s’est vue, pour sa part, nommée à la place de Béatrice Le Fraper du Hellen à Malte [lire notre article sur le sujet]. Âgée de 57 ans, Béatrice Le Fraper du Hellen, la nouvelle ambassadrice de cet État d’Afrique du Nord frappé depuis plusieurs années par la guerre civile, est titulaire d’une licence d’administration économique et sociale et diplômée de l’IEP de Paris. Elle débute sa carrière en 1985, comme deuxième secrétaire à l’ambassade de France à Cotonou, au Bénin, jusqu’en 1988, puis devient notamment deuxième secrétaire à la représentation permanente de la France auprès de l’office des Nations unies à Genève (Suisse), entre 1991 et 1994. Passée attachée culturelle à l’ambassade de France à Los Angeles, aux États-Unis, sur la période 1994-1996, la nouvelle ambassadrice de France en Libye rejoint ensuite, dans la foulée et pour presque quatre ans, la direction des affaires juridiques du ministère des Affaires étrangères en tant que chargée de mission pour les tribunaux pénaux internationaux. Béatrice Le Fraper du Hellen enchaîne alors avec les fonctions de première secrétaire à la représentation permanente de la France auprès du Conseil de l’Atlantique Nord (Otan) à Bruxelles (Belgique), entre 2000 et 2004, puis se voit déléguée dans les fonctions de sous-directrice des droits de l’Homme et des affaires humanitaires et sociales à la direction des Nations unies et des organisations internationales du ministère des Affaires étrangères, jusqu’en 2006. La même année, elle est détachée en qualité de conseillère spéciale à la Cour pénale internationale de La Haye (Pays-Bas). Un poste qu’elle occupe jusqu’en 2010, avant de s’envoler une nouvelle fois pour les États-Unis, auprès de l’organisation des Nations unies, à New York, pour devenir conseillère juridique. C’est en 2014 qu’elle avait pris ses premières fonctions d’ambassadrice de France, à Malte.

18/07/2018 | NOMINATION FRANCE

Florence Parly recrute un chef de cabinet militaire

Jean Casabianca rejoignant François Lecointre pour le seconder dans ses fonctions de chef de l’état-major des armées [lire notre article sur le sujet], la ministre des Armées, Florence Parly, a choisi, comme chef de son cabinet militaire, le contre-amiral Pierre Vandier pour lui succéder. Adjoint au préfet maritime de la Méditerranée et commandant de la base de défense de Toulon, Charles-Henri Leulier de La Faverie du Ché, depuis septembre dernier, cet ancien pilote de chasse, aujourd’hui officier dans la Marine, a notamment été aux commandes du porte-avions Charles-de-Gaulle de 2013 à 2015, après avoir piloté, de janvier à juin 2013, pendant six mois, la cellule de crise au Mali, au moment où la France lançait une offensive contre les djihadistes du pays. Passé par l’École navale, le Collège interarmées de défense et l’École des applications militaires de l’énergie atomique, Pierre Vandier a également été chargé de mission auprès du chef d’état-major de la Marine, Bernard Roger puis Christophe Prazuck, entre 2015 et 2016. 

18/07/2018 | NOMINATION FRANCE

Un nouvel ambassadeur de France nommé en Birmanie

En remplacement d’Olivier Richard, ministre plénipotentiaire de 2e classe qui occupait la fonction depuis 2015, Christian Lechervy, ancien conseiller de François Hollande à l’Élysée, a été nommé ambassadeur de la République française en Birmanie. Rappelons que la République de l’Union de Birmanie, de son nom complet, est un pays d’Asie du Sud-Est continentale qui a connu pendant plusieurs décennies une série de dictatures militaires. Aujourd’hui présidé par Win Myint et gouverné de facto par la prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi, au poste de conseillère spéciale de l’État et porte-parole de la Présidence, le pays a notamment fait l’objet de critiques sur la scène internationale, en raison de guerres ethniques qui le touchent et doit encore se relever économiquement. Âgé de 54 ans, Christian Lechervy cumulait jusque-là les fonctions d’ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de la Communauté du Pacifique à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) et du programme régional océanien de l’environnement, ainsi que de secrétaire permanent pour le Pacifique, et ce depuis 2014. Titulaire d’un doctorat d’études soviétiques, auteur de plusieurs ouvrages sur le Cambodge, les guerres d’Indochine et sur la Corée, par ailleurs maître de conférences à l’institut d’études politiques de Paris depuis 1992, le nouvel ambassadeur a débuté sa carrière en 1985 au Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD). Au sein de cette ONG française, il a ainsi été responsable du secteur “communication” entre 1985 et 1988 et responsable des relations extérieures jusqu’en 1991. Devenu, entre autres, chargé de cours en économie industrielle (Asie et Union soviétique) à l’université Paris-Dauphine, sur la période 1991-1995, et parallèlement, entre 1992 et 1996, chargé de mission au bureau “Asie-Pacifique” de la délégation aux affaires stratégiques au ministère de la Défense, il avait ensuite été nommé adjoint au sous-directeur des questions régionales de cette même délégation entre 1996 et 1997. Christian Lechervy avait par la suite poursuivi son parcours en tant que conseiller, de 2000 à 2002, au cabinet d’Alain Richard au ministère de la Défense. Et il avait rejoint, dans la foulée, le Quai d’Orsay, notamment en tant que délégué dans les fonctions de sous-directeur de la politique humanitaire (2002), puis de l’Asie du Sud-Est, jusqu’en 2006. La même année, il avait pris son premier poste d’ambassadeur de France au Turkménistan, jusqu’en 2010, avant de retourner à l’administration centrale du ministère des Affaires étrangères en tant qu’adjoint au directeur de la prospective, pendant deux ans. Christian Lechervy avait alors occupé, également pendant deux ans, à partir de 2012, les fonctions de conseiller “affaires stratégiques, Asie” à la présidence de la République.  

18/07/2018 | NOMINATION FRANCE

Florence Mayol-Dupont part à Tel-Aviv

Jusque-là première conseillère à l’ambassade de France à Kuala Lumpur, en Malaisie, Florence Mayol-Dupont a été nommée consule générale de France à Tel-Aviv, en Israël, en remplacement de Franck Vermeulen. Diplômée de Sciences Po Paris, titulaire d’un DESS en commerce extérieur et d’un brevet d’administration consulaire appliquée, cette conseillère des affaires étrangères de 50 ans était numéro deux de l’ambassade de France en Malaisie depuis 2014. Avant cela, Florence Mayol-Dupont avait notamment été cheffe du bureau du contentieux, à la direction de l’immigration du ministère de l’Immigration de 2008 à 2010 et secrétaire générale de l’Institut de formation aux affaires administratives et consulaires (IFAAC), sur la période 2010-2014.   Plus tôt dans sa carrière, la nouvelle consule générale de France a en outre occupé les fonctions d’adjointe au chef du service des personnels à l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), entre 1997 et 2000, avant de prendre deux postes successifs en ambassades françaises, à savoir ceux de troisième secrétaire à Canberra, en Australie (2000-2004), et de deuxième secrétaire à Singapour, jusqu’en 2008.

18/07/2018 | NOMINATION FRANCE