Une mission d’information “flash” va se pencher sur le site Stocamine à l’Assemblée nationale

L’ancien centre souterrain de stockage de déchets dangereux non radioactifs Stocamine, à Wittelsheim, dans le Haut-Rhin, fait l’objet à l’Assemblée nationale d’une mission d’information dite flash. Commune à la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire et à celle des affaires étrangères, elle sera conduite par 3 députés – 2 du Haut-Rhin, le centriste Bruno Fuchs et le Républicain Raphaël Schellenberger, et un du Bas-Rhin, Vincent Thiébaut (LREM). Si sa désignation n’a pas encore été officiellement entérinée par la commission des affaires étrangères – qui ne se réunira que le 15 mai prochain –, la mission d’information sera très certainement présidée par le député alsacien Bruno Fuchs. Ses rapporteurs seront Vincent Thiébaut et Raphaël Schellenberger, lequel a, pour l’occasion, rejoint temporairement la commission du développement durable. Rappelons que le centre de stockage Stocamine avait ouvert en 1998. À la suite d’un incendie en 2002, son activité avait cessé. Depuis, la question se pose de l’avenir des 44 000 tonnes de déchets dangereux bloqués sous terre. Certains élus et associations craignent un risque de pollution, notamment la contamination de la nappe phréatique formée près de l’ancienne mine, et réclament leur déstockage. Jusqu’à présent, les gouvernements successifs avaient fait le choix du confinement définitif de la majorité de ces déchets sur le site. Aujourd’hui toutefois, la position de l’État pourrait évoluer. Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, va commander une “étude sur la faisabilité d’un déstockage intégral des déchets”, ont annoncé, dans un communiqué, le préfet du Haut-Rhin et plusieurs élus locaux le 17 avril. Dans ce cadre, la mission flash parlementaire a vocation à accompagner ce dossier. Si des premières conclusions doivent être rendues en septembre, cette mission “continuera jusqu’à ce que les résultats de l’étude de déstockage soient connus”, indique à Acteurs publics le député Bruno Fuchs. Bruno Fuchs, 59 ans, est député apparenté MoDem depuis 2017. Diplômé de l’Institut supérieur de gestion et d’une maîtrise de communication aux États-Unis, il a débuté comme journaliste télé pour TF1 de 1983 à 1994, puis pour France 2 en 1999. Il rachète, en 2008, Image & Stratégie, une entreprise spécialisée dans la communication publique. Vincent Thiébaut, 45 ans, est entré au Palais-Bourbon avec la vague LREM de 2017. Cadre de profession, il était, avant son élection, manager commercial dans une PME informatique depuis 2011. Raphaël Schellenberger, 28 ans, est député LR depuis 2017. Diplômé de droit et de Sciences Po Strasbourg, il a été l’attaché parlementaire de Françoise Boog, sénatrice (UMP) du Haut-Rhin de 2013 à 2014, puis maire de Wattwiller, dans le même département, de 2014 à 2017. Il était, parallèlement à cette fonction exécutive, attaché parlementaire de René Danesi, sénateur du Haut-Rhin.

20/04/2018 | NOMINATION FRANCE

La commission d’enquête parlementaire sur l’alimentation industrielle est constituée

Créée à l’initiative du groupe La France insoumise (LFI), la commission d’enquête intitulée “L’alimentation industrielle : qualité nutritionnelle, rôle dans l’émergence de pathologies chroniques, impact social et environnemental de sa provenance”, à l’Assemblée nationale, a tenu sa réunion constitutive le 18 avril. Son président est le député LFI de Gironde Loïc Prud’homme et sa rapporteure, la députée LREM de l’Yonne Michèle Crouzet. Cette commission a pour objectif d’établir, selon l’exposé des motifs, “un état des lieux des différentes connaissances scientifiques relatives à l’alimentation industrielle et ses impacts”, ainsi qu’“une liste de propositions pour refondre le système agroalimentaire et nos pratiques, en vue d’une transition écologique”. Elle a également vocation à être complémentaire de la commission d’enquête sur l’affaire Lactalis, constituée en mars dernier [lire notre article sur le sujet]. La commission d’enquête sur l’alimentation industrielle débutera ses auditions au cours de la semaine du 14 mai et présentera son rapport, au plus tard, la dernière semaine de septembre. Technicien à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra) avant son élection, Loïc Prud’homme, 48 ans, est entré au Palais-Bourbon en 2017 pour exercer son premier mandat. Passé par un lycée agricole, ce militant écologiste est membre de la commission sur le développement durable de l’Assemblée nationale. Michèle Crouzet, 50 ans, est députée de l’Yonne depuis 2017. Elle a été, de 2011 à 2015, responsable du service “Création et reprise d’entreprise” de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de l’Yonne. Première adjointe du maire d’Évry (Yonne) de 2014 à 2017, elle siège, depuis 2015, au conseil départemental de l’Yonne. Ancienne membre de l’UDI, elle avait rejoint En marche ! à la veille du second tour de la présidentielle.

20/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Le gouvernement confie une mission temporaire à Jean Arthuis

Le gouvernement a confié une mission temporaire à l’ancien ministre d’Alain Juppé et actuel député européen Jean Arthuis. Annoncée par le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, à l’Assemblée nationale le 21 février dernier, cette mission aura vocation “à travailler sur la reconstitution de la filière hippique, de manière générale”, avait alors précisé le ministre.  Financée en partie par le Pari mutuel urbain (PMU), la filière équine rencontre en effet des difficultés économiques du fait de la baisse des paris sportifs dans le domaine hippique. Âgé de 73 ans, l’ancien ministre du Développement économique et du Plan (1995), puis de l’Économie et des Finances (1995-1997) est député européen depuis 2014. Il a été sénateur centriste de la Mayenne à trois reprises entre 1983 et 2014 et a présidé le même département de 1992 à 2014. Diplômé de l’École supérieure de commerce de Nantes et de Sciences Po Paris, Jean Arthuis a aussi été, au sommet de l’État, secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires sociales et de l’Emploi (1986-1987) et secrétaire d’État chargé de la Consommation, de la Concurrence et de la Participation dans le gouvernement de Jacques Chirac (1987-1988).

20/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Ludovic Schultz rejoint les services du Premier ministre

Jusque-là sous-directeur de la protection et de la restauration des écosystèmes littoraux et marins à la direction de l’eau et de la biodiversité du ministère de la Transition écologique et solidaire, Ludovic Schultz vient d’être nommé directeur de projet (groupe III) “Europe-Environnement” au sein du secrétariat général de la mer, dans les services du Premier ministre. En poste pour trois ans, il prendra ses fonctions à compter du 15 mai prochain. Dans ses nouvelles fonctions, Ludovic Schultz sera notamment chargé de concevoir et de veiller à “l’application d’un plan d’action en vue de favoriser la prise en considération de cette thématique dans le domaine maritime, en cohérence avec la politique maritime intégrée de la Commission européenne”, indiquait un avis de vacance du poste, publié en décembre dernier. Dans ce cadre, il devra notamment assurer “la préparation” et le “suivi des arbitrages et des négociations internationales pour la protection de la biodiversité en haute mer” ; veiller au “développement de la stratégie européenne Westmed”, une initiative de développement durable de l’économie bleue dans la région de la Méditerranée occidentale ; ou encore s’occuper du “suivi des travaux en matière de gestion des pêches, aquaculture, produits de la mer”. Né en 1972 et diplômé de l’IEP de Paris, ainsi que de l’École du commissariat de la Marine, cet administrateur civil hors classe débute sa carrière en tant que commissaire de la Marine nationale en 1999. Il rejoint ensuite le ministère de l’Agriculture en tant que chargé de mission “négociations internationales” à partir de 2007, puis est nommé chef de bureau à la direction des pêches maritimes et de l’aquaculture, également au ministère de l’Agriculture, en 2010. Ludovic Schultz intègre ensuite la Commission européenne, où il exerce en tant qu’expert national auprès de la direction générale des affaires maritimes et de la pêche sur la période 2011-2014. À cette dernière date, il rejoint une première fois le ministère de l’Écologie en tant que sous-directeur du littoral et des milieux marins, avant d’être nommé, en 2017 et toujours au sein du même ministère, sous-directeur de la protection et de la restauration des écosystèmes littoraux et marins.

20/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Un pilote pour le partenariat entre la mairie de Paris et la Fondation Bloomberg

Jusque-là rapporteur extérieur à la Cour des comptes depuis 2014, l’administrateur hors classe de la ville de Paris Gaël Rougeux vient d’être nommé responsable de partenariat au sein de la capitale, en charge de la collaboration avec la fondation philanthropique nord-américaine Bloomberg. Une nomination qui s’inscrit dans le cadre d’un projet de “coopération et d’assistance” engagé entre la ville et la fondation et concrétisé en mai dernier entre les deux parties. Cette collaboration doit permettre à la capitale de bénéficier de l’expertise que la fondation met à disposition des villes, afin “de valoriser son savoir-faire et d’évaluer son action à l’aune de critères d’exigence internationaux dans des domaines très divers tels que le développement durable, la politique des transports, les questions d’urbanisme et de cadre de vie, mais aussi en matière de politique culturelle, de valorisation de son image”. L’objectif est par ailleurs “de mener un parangonnage sur les modalités de participation citoyenne à sa gouvernance et en matière d’amélioration des services à l’usager”, indique la convention de financement. Quant à Gaël Rougeux, dont le poste est subventionné par Bloomberg, il aura pour mission “d’agir en qualité « d’agent de liaison » facilitant ainsi le contact direct entre la fondation et l’ensemble des élus et des services de la Ville de Paris impliqués dans la démarche”, toujours selon la convention. Âgé de 43 ans, Gaël Rougeux est diplômé de l’École nationale supérieure des mines de Nancy et de l’École nationale supérieure de techniques avancées (Ensta). Ancien élève de l’ENA (promotion Émile Zola, 2010), il débute sa carrière au Royaume-Uni, en tant qu’ingénieur, puis analyste au sein du groupe Shell entre 1997 et 2004. Gaël Rougeux s’envole ensuite pour le Danemark, toujours pour Shell, pour prendre un poste de responsable commercial, jusqu’en 2006. À sa sortie de la prestigieuse école d’administration, en 2010, il fait son entrée à la mairie de Paris aux fonctions de chef de division à l’agence d’écologie urbaine de la direction des espaces verts et de l’environnement. Un poste qu’il occupe jusqu’en 2014, date à laquelle il rejoint la Cour des comptes en tant que rapporteur extérieur.

20/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Camille Bonenfant-Jeanneney prend la tête d’un opérateur de réseau

Succédant à Marc Barrier, Camille Bonenfant-Jeanneney, ex-collaboratrice d’Élisabeth Borne et de Bernard Cazeneuve, devient la nouvelle directrice générale de la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU). Arrivée de chez Engie, elle prend ainsi la tête du premier réseau de chaleur de France. Pour rappel, la Compagnie parisienne de chauffage urbain est une entreprise publique locale, opérateur de réseau de chaleur urbaine en métropole parisienne. Elle est une filiale de la ville de Paris et du groupe Engie. Âgée de 37 ans, Camille Bonenfant-Jeanneney était, depuis 2015, directrice du siège du groupe au sein du secrétariat général d’Engie. Polytechnicienne, cette ingénieure est aussi diplômée de l’École nationale des ponts et chaussées et de Sciences Po Paris. Elle a été responsable de la mission Grand Paris (2013-2014), puis directrice de cabinet des présidents-directeurs généraux de la RATP entre 2014 et 2015, en l’occurrence Pierre Mongin puis Élisabeth Borne, l’actuelle ministre des Transports. Camille Bonenfant-Jeanneney a aussi conseillé Bernard Cazeneuve lorsque celui-ci était ministre délégué aux Affaires européennes, de 2012 à 2013, puis son successeur, Thierry Repentin, en 2013.

20/04/2018 | NOMINATION FRANCE

BPIfrance change de directeur des systèmes d’information

Changement de tête à la direction des systèmes d’information de BPIfrance. La banque publique d’investissement a en effet annoncé, ce 20 avril, la nomination de Mokhtar Ben Belgacem à ce poste, en remplacement de Xavier de Broca, devenu pour sa part conseiller spécial pour les systèmes d’information à la direction générale adjointe de BPIfrance. Âgé de 45 ans, Mokhtar Ben Belgacem est diplômé de l’École polytechnique, du Centre d’études supérieures de banque (CESB) et de HEC. Il débute sa carrière en tant que consultant télécom chez Capgemini entre 1998 et 1999, puis rejoint le groupe Oséo –établissement public intégré, en 2013, au sein de BPIfrance – en 2001 en qualité de directeur des systèmes d’information (DSI) adjoint, puis DSI de la filiale Garantie en 2004. Nommé responsable des études et réalisations informatiques de BPIfrance en 2008, Mokhtar Ben Belgacem était, depuis 2013, directeur des “Projets métiers” du système d’information de BPIfrance.

20/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Mouvements

Xavier de Broca, ancien directeur des systèmes d’information du groupe BPIfrance, devient le conseiller spécial pour les systèmes d’information auprès du directeur général adjoint de la banque publique d’investissement – Jeanne Lanquetot Moreno a été nommée secrétaire générale adjointe du Conseil supérieur de la mutualité, en remplacement de Charlotte Geay – François Jacq a été nommé, au Conseil des ministres du 20 avril, administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).

20/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Mathieu Jeandron en partance pour le privé

Il était, depuis 2015, directeur du numérique pour l’éducation au ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

19/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Un groupe de travail “Fonction publique” constitué à l’Assemblée nationale

La fonction publique a désormais un nouveau groupe de travail la concernant au sein de la majorité à l’Assemblée nationale. Un communiqué du 18 avril annonce en effet la constitution de ce dernier, fort de 21 membres (18 LREM et 3 MoDem, lire ci-dessous), et désormais coordonné par la députée LREM de l’Isère Émilie Chalas. S’inscrivant dans le cadre de la réforme de la fonction publique et du lancement du processus “Action publique 2022” en octobre 2017, visant à transformer l’administration publique [en savoir plus sur le sujet], ledit groupe se donne notamment pour objectif d’accompagner “ce processus [de transformation] au sein de l’Assemblée nationale”. Propositions “au fil de l’eau” Ses membres, qui se donnent un an pour remettre “au fil de l’eau”, des propositions au gouvernement, souhaitent notamment réfléchir “à la stratégie de pilotage et de transformation de la fonction publique annoncée par le gouvernement, au regard du référentiel fixé par le président de la République de réduire de 120 000 postes le nombre d’agents d’ici à 2022”, indique le communiqué. Le document précise néanmoins que “bien que la réduction des dépenses publiques par la suppression de postes soit l’un des objectifs de la réforme”, ses membres prendront “soin de sortir de cette seule approche budgétaire et comptable, ainsi que de celle du « fonctionnaire bashing », afin d’insister sur le rôle fondamental du service public”. Le statut du fonctionnaire, quant à lui, “ne fera aucunement l’objet d’une remise en cause” dans leurs réflexions. Dans le détail, le groupe de travail basera sa réflexion autour de 3 axes de travail : le management et le manager dans la fonction publique ; les similitudes et les différences des trois versants de la fonction publique en matière de missions de service public ; et enfin, l’information, la numérisation et la dématérialisation. Cadre dans la fonction publique territoriale Âgée de 40 ans, Émilie Chalas est députée LREM de l’Isère depuis les dernières législatives de 2017. Cette urbaniste en aménagement du territoire et cadre de la fonction publique territoriale est notamment titulaire d’un DESS en aménagement du territoire de l’Institut d’urbanisme de Grenoble. Avant son arrivée au Parlement, cette dernière avait réalisé la plus grande partie de sa carrière au sein de la commune de Moirans, en Isère, à partir de 2004. Cela d’abord en tant que responsable du service “Urbanisme et foncier” de la ville, jusqu’en 2011, ensuite comme directrice générale adjointe, puis directrice générale des services, jusqu’à son élection au Palais-Bourbon. Depuis, elle a, entre autres, été membre de la mission d’information sur la déontologie des fonctionnaires et l’encadrement des conflits d’intérêts jusqu’en janvier dernier, et est toujours membre de celle sur la préparation d’une nouvelle étape de la décentralisation en faveur du développement des territoires.   Les 20 autres membres du groupe de travail Outre sa coordinatrice, Émilie Chalas, le groupe parlementaire se compose de 20 autres membres, principalement issus de la vague En marche !, à savoir : François André (LREM, Ille-et-Vilaine) ; Sophie Beaudouin-Hubière, (LREM, Haute-Vienne) ; Sébastien Cazenove (LREM, Pyrénées-Orientales) ; Jennifer de Temmerman (LREM, Nord) ; Nicole Dubret-Chirat (LREM, Maine-et-Loire) ; François Dumas (LREM, Gard) ; Laurence Gayte (LREM, Pyrénées-Orientales) ; Brahim Hammouche (MoDem, Moselle) ; Caroline Janvier (LREM, Loiret) ; Amal-Amélia Lakrafi (LREM, Français établis hors de France) ; Gaël Le Bohec (LREM, Ille-et-Vilaine) ; Aude Luquet (MoDem, Seine-et-Marne) ; Fabien Matras (LREM, Var) ; Jean-Paul-Mattei (MoDem, Pyrénées-Atlantiques) ;   Valérie Petit (LREM, Nord) ; Éric Pouillat (LREM, Gironde) ; Stéphanie Rist (LREM, Loiret) ; Jacques Savatier (LREM, Vienne) ; Laurent Saint-Martin (LREM, Val-de-Marne) ; Vincent Thiébaut (LREM, Bas-Rhin).

19/04/2018 | NOMINATION FRANCE

France Médias Monde “récupère” sa présidente

Retour à la normale pour France Médias Monde. Privé de P.-D.G. depuis deux mois à cause d’un problème administratif, le groupe va finalement retrouver sa dirigeante. Marie-Christine Saragosse vient en effet d’être reconduite, sans réelle surprise, mercredi 18 avril dernier, par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA), au terme d’une nouvelle procédure. Son mandat durera cinq ans à compter du lundi 23 avril, indique le CSA, qui précise avoir “apprécié l’expérience et la compétence de Mme Saragosse qu’attestent tant son parcours professionnel que les actions qu’elle a engagées depuis son premier mandat à la tête de l’entreprise”.  Pour mémoire, Marie-Christine Saragosse, à la tête de France Médias Monde depuis 2012, avait été reconduite l’an dernier pour un mandat de cinq ans. Mais pour ce nouveau mandat, qui avait démarré le 5 octobre, elle aurait dû faire parvenir dans un délai de deux mois à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) une déclaration de situation patrimoniale de fin de fonctions, ainsi qu’une nouvelle déclaration d’intérêts. Une procédure que l’intéressée n’a pas effectuée dans les temps faute, selon ses explications, d’avoir été avertie d’un changement des modalités de déclaration, ce qui a fait automatiquement tomber son mandat. Le CSA avait alors décidé de relancer une procédure classique de nomination, pour laquelle ne s’est manifesté qu’un seul autre candidat, à savoir le journaliste sportif Michel Goldstein. C’est le doyen des administrateurs du groupe, Francis Huss, qui assurait, depuis l’annulation du mandat de Marie-Christine Saragosse, l’intérim de la présidence.  Rappelons que le groupe France Médias Monde, ex-Audiovisuel extérieur de la France (AEF), qui regroupe France 24, RFI et la radio française en langue arabe Monte Carlo Doualiya, est présent dans 180 pays. Ancienne directrice générale de TV5 Monde Diplômée de l’IEP de Paris et titulaire d’un DEA d’économie de l’École des hautes études en sciences sociales, Marie-Christine Saragosse, 58 ans, est aussi une ancienne élève de l’École nationale d’administration (promotion Fernand Braudel, 1987). Cette administratrice civile hors classe a notamment, et entre autres, occupé à plusieurs reprises des postes à responsabilités au sein de la S.A. Satellimages-TV5 (désormais baptisée TV5Monde) à partir de 1997. Directrice générale adjointe du groupe, puis directrice générale de 1997 à 2006, elle y a aussi été vice-présidente entre 2001 et 2006 et à nouveau directrice générale, sur la période 2008-2012. Plus tôt dans sa carrière, Marie-Christine Saragosse avait en outre été conseillère technique, entre 1991 et 1993, au cabinet de la ministre déléguée à la Francophonie de l’époque, à savoir Catherine Tasca, ainsi que chargée de mission et sous-directrice à la direction générale des relations culturelles, scientifiques et techniques du ministère des Affaires étrangères entre 1993 et 1997. (avec AFP)

19/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Le patron de Public Sénat reconduit dans ses fonctions

Le bureau du Sénat a décidé de reconduire dans ses fonctions, ce jeudi 19 avril, l’actuel président-directeur général de la chaîne parlementaire Public Sénat. En poste depuis 2015, le journaliste Emmanuel Kessler débutera donc son deuxième mandat le 1er juin prochain, pour trois ans. Il était en lice face au journaliste politique de France Info Jean-François Achilli. Emmanuel Kessler, 54 ans, a notamment été rédacteur en chef de BFM, une radio privée d’information continue, de 2000 à 2002, et chef du pôle “Économie” de la chaîne LCI de 2011 à 2015. Il avait passé huit ans à Public Sénat, de 2003 à 2011, comme rédacteur en chef adjoint. Passé par l’ENS de Fontenay-Saint-Cloud et diplômé d’une maîtrise de philosophie consacrée à “La Pensée politique de Pascal”, le journaliste était entré au groupe Moniteur en 1989, d’abord comme responsable de la rédaction de La Lettre des élus locaux, puis comme chef de la rubrique “Actualité” à La Gazette des communes. En 1992, il était passé à la radio BFM, comme chef du service “France”, avant de devenir rédacteur en chef de la station.

19/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Matignon recrute Michel Boyon pour une mission dans ses services

L’ancien président-directeur général de Radio France et de Réseau ferré de France, conseiller d’État honoraire et ex-directeur de cabinet de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, Michel Boyon, s’est vu confier une mission de préfiguration par le Premier ministre, Édouard Philippe. Elle a pour objet la préfiguration de la fonction de “référent déontologue” pour les services centraux placés sous l’autorité du Premier ministre. “Auprès du secrétaire général du gouvernement, [Michel Boyon] sera chargé de conseiller les agents de l’ensemble des services du Premier ministre sur les conditions d’application des obligations et principes déontologiques posés par le statut de la fonction publique. Il contribuera à la promotion de la culture déontologique au sein de ces services”, indique Matignon dans un communiqué, ajoutant que le conseiller d’État exercerait aussi “les missions de référent pour la protection des lanceurs d’alerte”. Michel Boyon, 71 ans, est avocat au cabinet Jeantet et associés depuis 2013. Ce conseiller d’État préside aussi, entre autres, le conseil d’administration du Celsa (l’École des hautes études en sciences de l’information et de la communication) depuis 2006. Ancien président du Conseil supérieur de l’audiovisuel (2007-2013), énarque (promotion Robespierre, 1970) et diplômé de Sciences Po Paris, il a également été le P.-D.G. de Radio France (1995-1998) et de Réseau ferré de France (2005-2007). Michel Boyon a aussi été directeur de cabinets ministériels sous plusieurs gouvernements de droite. Il a ainsi dirigé le cabinet de François Léotard, alors ministre de la Culture, entre 1986 et 1988, et de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, entre 2003 et 2005, après avoir été chargé par lui d’accompagner la mise en place de la télévision numérique terrestre, la TNT (2003). Ce haut fonctionnaire a démarré sa carrière au Conseil d’État comme auditeur (1970-1971), mais est mis à la disposition du ministère de la Santé publique comme chef de la division des affaires économiques et industrielles au service central de la pharmacie et des médicaments (1970-1972). De retour au Conseil d’État comme auditeur (1971-1977), il est entré pour la premier fois en cabinet ministériel en 1976, comme conseiller technique auprès de Michel d’Ornano, alors ministre de l’Industrie, qu’il avait suivi ensuite au ministère de la Culture et de l’Environnement, puis au ministère de l’Environnement jusqu’en 1981.

19/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Lancement d’une mission sur l’avenir de la profession de commissaire aux comptes

Les ministres de la Justice, Nicole Belloubet, et de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, ont annoncé avoir confié une mission sur l’avenir de la profession de commissaire aux comptes à un comité d’experts, placé sous la présidence de Patrick de Cambourg, président de l’Autorité des normes comptables depuis 2015. Le comité doit “accompagner la réforme des seuils de l’audit légal des comptes, que le gouvernement envisage de relever au niveau prévu par le droit européen dans le cadre du plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (Pacte)”, indiquent les ministres dans un communiqué, et proposera également “des perspectives de développement nouvelles à la profession comptable”. Il travaillera en lien avec la Compagnie nationale des commissaires aux comptes et le Haut Conseil du commissariat aux comptes. Il devrait rendre ses conclusions au mois de juin. Diplômé de Sciences Po Paris, de droit public, de droit des affaires et d’expertise comptable, Patrick de Cambourg, 68 ans, a fait carrière au sein du groupe d’expertise comptable Mazars. Il y a d’abord été expert-comptable et commissaire aux comptes (1974-1978), associé (1978-1983), avant d’en prendre la présidence (1983-1995). De 1995 à 2012, il en a été le président du conseil de gérance puis, de 2012 à 2014, du conseil de surveillance. Depuis, Patrick de Cambourg est président d’honneur du groupe. Les membres du comité d’experts présidé par Patrick de Cambourg Marc Brisset-Foucault, magistrat avocat général honoraire Guy Piolé, président de chambre à la Cour des comptes Bénédicte Caron, vice-présidente de la Confédération des PME Didier Kling, président de la chambre de commerce et d’industrie de la région Paris Île-de-France Monique Millot-Pernin, commissaire aux comptes

19/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Laurence Venet-Lopez rejoint le ministère de l’Agriculture

En remplacement de Bertrand Mullartz, parti en décembre dernier rejoindre la secrétaire générale du ministère de la Transition écologique et solidaire et du ministère de la Cohésion des territoires – Régine Engström – en tant que directeur de cabinet, Laurence Venet-Lopez vient d’être nommée sous-directrice, adjointe au chef du service des ressources humaines (Jean-Pascal Fayolle), au secrétariat général du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Née en 1969, cette administratrice civile hors classe était jusque-là sous-directrice de la gestion prévisionnelle et des missions de l’encadrement, à la direction générale des ressources humaines de l’administration centrale du ministère de l’Éducation nationale. Ancienne élève de l’École normale supérieure et agrégée d’économie-gestion, Laurence Venet-Lopez débute sa carrière en 1993, en tant qu’enseignante en lycée technique. Elle enchaîne ensuite avec les fonctions de responsable de pôle pédagogique à la direction des concours et du recrutement au Centre interdépartemental de gestion de la petite couronne, sur la période 1996-1998. Devenue dans la foulée directrice générale adjointe des services à la mairie de Bobigny (Seine-Saint-Denis), elle est ensuite nommée, en 2003, cheffe de bureau à la sous-direction des ressources humaines et des relations sociales de la direction de l’administration pénitentiaire au ministère de la Justice. Une fonction que Laurence Venet-Lopez occupe jusqu’en 2005, date à partir de laquelle elle prend successivement deux autres postes de cheffe de bureau, d’abord à la sous-direction du recrutement et de la formation, à la direction des ressources humaines (DRH) du ministère de l’Intérieur, et ensuite à la direction de l’administration pénitentiaire place Vendôme, à partir de 2008. La nouvelle recrue du ministère de l’Agriculture évolue ensuite, au sein de cette même DRH du ministère de l’Intérieur, au poste d’adjointe au sous-directeur des ressources humaines et des relations sociales sur la période 2010-2013. C’est à cette dernière date qu’elle avait rejoint le ministère de l’Éducation nationale pour prendre le poste de sous-directrice de la gestion prévisionnelle et des missions de l’encadrement.

19/04/2018 | NOMINATION FRANCE