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Formation, évaluation, mobilité : les nouvelles priorités RH du Quai d’Orsay

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a présenté, le 27 août devant les ambassadeurs, un train de mesures sur la gestion des ressources humaines au Quai d’Orsay. Au programme notamment : plus de formation pour les agents, une extension de l’évaluation à 360 degrés et des nominations plus transparentes.

28/08/2015 | ACTUALITÉ

Un plan d’action pour “progresser” dans la gestion des ressources humaines. Après plusieurs mois d’échanges et de concertation interne, le locataire du Quai d’Orsay, Laurent Fabius, a présenté, jeudi 27 août devant les ambassadeurs français réunis à Paris, les grandes lignes de son projet pour “le ministère des Affaires étrangères du XXIe siècle, MAEDI 21”. “La formation et les parcours individuels constitueront une priorité de gestion”, a promis le chef de la diplomatie. La mise en place par la direction des ressources humaines d’une gestion prévisionnelle à dix ans des emplois et des compétences s’assortira d’un accompagnement individuel des agents, avec la création en son sein, dès 2016, de conseillers “parcours individuels” permanents dont certains pourront être issus du secteur privé. Chaque agent disposera par ailleurs d’un capital de formation pour progresser dans sa carrière. Le ministre affiche aussi l’objectif d’une diversification des recrutements. Une réforme des concours du ministère est ainsi prévue pour l’année prochaine – et sera appliquée en 2017 – avec une généralisation des épreuves permettant de mieux prendre en compte l’expérience professionnelle et les qualités personnelles des candidats. Dans ce ministère de l’international, l’administration va aussi mettre en place une évaluation systématique des langues et prendre davantage en compte les compétences linguistiques pour les affectations. Pour y parvenir, l’accès à la formation sera élargi grâce au développement de l’offre en e-learning. Extension de l’évaluation à 360 degrés Grande nouveauté au Quai d’Orsay, la mobilité à l’extérieur du ministère va être encouragée et deviendra même obligatoire pour les agents qui aspirent à des fonctions dans l’encadrement supérieur, comme c’est déjà le cas dans les autres ministères. Une attention spécifique sera portée aux spécialistes des questions européennes, avec la création de parcours de mobilité devant leur permettre de constituer un vivier pour des postes dans les institutions européennes et en particulier au service européen d’action extérieure, le bras diplomatique de l’Union, d’ailleurs actuellement dirigé par un Français, Alain Le Roy. La mobilité interne sera aussi renforcée : une évaluation va être lancée d’ici la fin de l’année afin de “favoriser une plus grande fluidité entre les corps et la valorisation des compétences acquises”, selon les termes du document récapitulant les axes de ce plan (cliquez-ici pour le télécharger). En matière de management, l’évaluation à 360 degrés – permettant d’évaluer un agent par les appréciations de son supérieur hiérarchique mais aussi par celles de ses subordonnés –, déjà appliquée aux ambassadeurs, va être étendue à tous les postes d’encadrants en administration centrale et aux numéros deux dans les postes diplomatiques. Dans le même registre, le ministère entend approfondir la formation au management de tous les agents qui auront à encadrer les équipes. Parité en progrès Le ministre a également abordé deux thématiques fortement poussées en interministériel : la transparence sur les nominations et la place des femmes aux plus hautes fonctions. La prérogative sensible – car très politique – des nominations devrait être professionnalisée, avec une volonté affichée de plus grande transparence. Ainsi, des panels de sélection seront constitués pour les nominations aux postes d’encadrement supérieur, notamment ceux d’ambassadeurs. “Sans supprimer totalement ma capacité de choix”, a ajouté malicieusement le ministre, provoquant au passage quelques murmures amusés dans l’assistance. Laurent Fabius a aussi profité de l’occasion pour rappeler ses objectifs en termes de parité. En commençant par présenter ses résultats : “Il y avait 23 ambassadrices quand j’ai pris mes fonctions [en mai 2012, ndlr], il y en a 48 aujourd’hui. Nous continuerons ce mouvement.” Alors que la part des femmes dans les primonominations aux emplois de direction et de cadres dirigeants était en 2011 de 18 %, elle est à 30 %, a-t-il aussi indiqué, avant de montrer la marche suivante : 40 % en 2017.


Budget 2016 : Manuel Valls met 1 milliard sur la table des élus locaux

À quelques semaines d’une journée d’action nationale des élus locaux contre la baisse de dotations de l’État aux collectivités, le Premier ministre a confirmé, le 28 août à La Rochelle, la création d’un fonds de soutien d’1 milliard d’euros dans le budget 2016. Sans pour autant préciser le détail de son financement.  

28/08/2015 | ACTUALITÉ

Maîtriser les dépenses des collectivités sans pénaliser l’investissement public et surtout éviter de se mettre à dos les élus locaux : tel est l’exercice d’équilibriste auquel l’exécutif se livre depuis plusieurs mois. Le 28 août à La Rochelle, face aux membres de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR), le Premier ministre, Manuel Valls, a confirmé la création d’“un fonds doté d’1 milliard d’euros pour soutenir les projets portés par les communes et les intercommunalités”. Ce fonds “figurera dans la loi de finances 2016”, a-t-il précisé.   Compensation de la TVA Le Premier ministre avait déjà proposé fin mai à l’Association des maires de France (AMF) la création de ce fonds, mais sans s’engager fermement [lire notre article]. Alors qu’une baisse des dotations de l’État aux collectivités de 30 % a été actée jusqu’en 2017, Manuel Valls n’a pas précisé quelle ressource pourrait alimenter le milliard d’euros promis, mais il a donné quelques pistes sur l’utilisation qui pourrait en être faite. “Une enveloppe pourrait (…) être dédiée à de grandes priorités définies en commun, comme la transition énergétique, le numérique et la construction de logements”. Manuel Valls a également proposé d’“élargir les dépenses éligibles au fonds de compensation de la TVA” (FCTVA). Les “dépenses d’entretien des bâtiments publics pourraient (ainsi) bénéficier de ce remboursement de TVA”, dû aux collectivités par l’État au titre de leurs investissements. Une enveloppe pourrait également être “consacrée aux territoires les plus fragiles, notamment aux villes petites et moyennes, aux bourgs-centres, qui sont confrontés à des difficultés pour maintenir le cadre de vie et l’accès aux services de la population”, a-t-il ajouté. Mobilisation le 19 septembre Rappelant quelques-unes des mesures issues d’un comité interministériel sur les ruralités réuni en mars, le Premier ministre a promis qu’un nouveau comité interministériel se tiendrait “dans les prochaines semaines”, pour “faire le point sur l’entrée en vigueur de ces premières mesures – et en proposer de nouvelles”. L’AMF bataille depuis des mois contre la baisse des dotations de l’État aux collectivités, d’un montant de 11 milliards d’euros pour la période 2015-2017. Elle appelle à une mobilisation nationale lors d’une journée d’action le 19 septembre prochain, pour “défendre l’institution communale, trop souvent marginalisée et fragilisée au fil des textes législatifs et réglementaires qui contraignent l’action des collectivités locales”. Une mobilisation que le milliard promis par Manuel Valls dans le budget 2016 aura du mal à désamorcer. Avec AFP


NOMINATIONS

Laurent Fabius nomme un médiateur au ministère des Affaires étrangères

Ambassadeur de France émérite, ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin, Michel Barnier et Philippe Douste-Blazy au Quai d’Orsay, ce diplomate retraité reprend du service comme médiateur du ministère des Affaires étrangères.  

28/08/2015 | NOMINATION FRANCE

Diplomate, jeune retraité du secrétariat général exécutif du service européen d’action extérieure (SEAE) et collaborateur senior au sein du think tank Carnegie Europe depuis avril dernier, Pierre Vimont a été nommé médiateur du ministère des Affaires étrangères. Le médiateur aura pour but de “favoriser le règlement des différends” en interne et “tous les agents pourront recourir” à ses services, a expliqué le patron du Quai d’Orsay, Laurent Fabius, lors d’un discours prononcé le 27 août devant des ambassadeurs réunis à Paris. Pierre Vimont, ancien élève de l’ENA (1977, promotion André Malraux), a fait toute sa carrière au ministère des Affaires étrangères. Nommé secrétaire général exécutif du service européen d’action extérieure (SEAE) – l’administration diplomatique de l’Union européenne – à l’automne 2010, le diplomate a occupé ce poste jusqu’à son départ en retraite, en mars dernier. Directeur de cabinet pendant cinq ans d’affilée Avant cela, il avait occupé les fonctions d’ambassadeur de France à Washington, de 2007 à 2010. Directeur de cabinet de trois ministres des Affaires étrangères successifs, Pierre Vimont a travaillé aux côtés de Dominique de Villepin (2002-2004), Michel Barnier (2004-2005) et Philippe Douste-Blazy (2005-2007). Il a par ailleurs dirigé le cabinet d’Élisabeth Guigou au ministère délégué aux Affaires européennes, entre 1990 et 1993. Deux fois en poste à Bruxelles, d’abord comme deuxième conseiller à la représentation permanente de la France auprès des Communautés européennes, de 1986 à 1990, puis en 1999, comme ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l’Union européenne.


Alain Le Vern démissionne de son poste à la SNCF

Le directeur général “régions et Intercités” à la SNCF et ancien président (PS) du conseil régional de Haute-Normandie, Alain Le Vern, a annoncé avoir démissionné de la compagnie ferroviaire, pour des “raisons personnelles et familiales”. Contacté par l’AFP le 27 août, Alain Le Vern a annoncé lui-même sa démission, évoquant un “choix personnel avec (sa) famille, (son) épouse”. “Je quitte la SNCF à regret”, a-t-il déclaré, estimant avoir “accompli (sa) mission. (…) Les relations avec les régions sont apaisées, les conventions [entre la SNCF et les régions pour l’exploitation des TER, ndlr] sont signées et en ordre.” Par ailleurs, Alain Le Vern, 67 ans, a précisé qu’il préférait quitter ses fonctions avant les élections régionales de décembre prochain, en soulignant qu’ “aujourd’hui, les équipes SNCF, je les ai préparées pour le passage de 20 à 11 régions”. Diplômé de l’École normale primaire de Rouen et titulaire d’un DESS de droit public, Alain Le Vern est instituteur avant d’entrer en politique en 1981. Chargé de mission au cabinet de Laurent Fabius, d’abord au ministère du Budget (1981-1982), puis au ministère de l’Industrie entre 1982 et 1984 et enfin à Matignon (1984-1986), Alain Le Vern a siégé à l’Assemblée nationale de 1988 à 2002, comme député de la 12e circonscription de la Seine-Maritime. Conseiller régional de Haute-Normandie dès 1986, Alain Le Vern a été élu président de ce conseil régional en 1998. Il démissionne de ces fonctions en 2013 pour rejoindre la SNCF. Sénateur de la Seine-Maritime, en remplacement de son épouse, Sandrine Hurel, élue députée, il exerce ce mandat de 2007 à 2013. Cette semaine, Sandrine Hurel, députée de Seine-Maritime, a vu sa mission temporaire sur la politique vaccinale française prolongée par le gouvernement et sera donc remplacée automatiquement par sa suppléante au Palais-Bourbon, qui n’est autre que la fille d’Alain Le Vern, Marie Le Vern. Cette disposition de remplacement automatique est prévue dans l’article LO 144 du code électoral. Avec AFP

28/08/2015 | NOMINATION FRANCE

Le directeur général “régions et Intercités” à la SNCF et ancien président (PS) du conseil régional de Haute-Normandie, Alain Le Vern, a annoncé avoir démissionné de la compagnie ferroviaire, pour des “raisons personnelles et familiales”. Contacté par l’AFP le 27 août, Alain Le Vern a annoncé lui-même sa démission, évoquant un “choix personnel avec (sa) famille, (son) épouse”. “Je quitte la SNCF à regret”, a-t-il déclaré, estimant avoir “accompli (sa) mission. (…) Les relations avec les régions sont apaisées, les conventions [entre la SNCF et les régions pour l’exploitation des TER, ndlr] sont signées et en ordre.” Par ailleurs, Alain Le Vern, 67 ans, a précisé qu’il préférait quitter ses fonctions avant les élections régionales de décembre prochain, en soulignant qu’ “aujourd’hui, les équipes SNCF, je les ai préparées pour le passage de 20 à 11 régions”. Diplômé de l’École normale primaire de Rouen et titulaire d’un DESS de droit public, Alain Le Vern est instituteur avant d’entrer en politique en 1981. Chargé de mission au cabinet de Laurent Fabius, d’abord au ministère du Budget (1981-1982), puis au ministère de l’Industrie entre 1982 et 1984 et enfin à Matignon (1984-1986), Alain Le Vern a siégé à l’Assemblée nationale de 1988 à 2002, comme député de la 12e circonscription de la Seine-Maritime. Conseiller régional de Haute-Normandie dès 1986, Alain Le Vern a été élu président de ce conseil régional en 1998. Il démissionne de ces fonctions en 2013 pour rejoindre la SNCF. Sénateur de la Seine-Maritime, en remplacement de son épouse, Sandrine Hurel, élue députée, il exerce ce mandat de 2007 à 2013. Cette semaine, Sandrine Hurel, députée de Seine-Maritime, a vu sa mission temporaire sur la politique vaccinale française prolongée par le gouvernement et sera donc remplacée automatiquement par sa suppléante au Palais-Bourbon, qui n’est autre que la fille d’Alain Le Vern, Marie Le Vern. Cette disposition de remplacement automatique est prévue dans l’article LO 144 du code électoral. Avec AFP


Formation des fonctionnaires : le soufflé de la COP21 ne doit pas retomber

L’organisation de la Conférence sur le climat met en lumière le besoin de formation des agents publics sur les enjeux climatiques. Suite de notre dossier consacré à la formation des agents publics. 

28/08/2015 | ACTUALITÉ

Malgré “l’effet COP21”, les fonctionnaires ne sont pas encore suffisamment formés aux enjeux climatiques. C’est François Deluga, président du puissant Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), qui le dit. Certes, la Conférence des nations unies sur les changements climatiques mobilise fortement l’ensemble des acteurs publics, eux qui contribueront après décembre 2015 à la mise en musique de l’accord qui devrait être signé pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais la prise de conscience des enjeux de développement durable est “relativement récente” dans le secteur public, constate le patron du CNFPT. Une chose est sûre : la déclinaison des politiques climatiques dépendra de la formation des agents publics. “C’est une priorité pour développer des politiques efficientes au niveau national comme dans les territoires”, estime Gaël Virlouvet, administrateur de France Nature Environnement (FNE) et auteur de l’avis du Conseil économique, social et environnemental intitulé “Vingt ans de lutte contre le réchauffement climatique en France : bilan et perspectives des politiques publiques”. La formation doit concerner principalement les agents territoriaux, les collectivités étant en première ligne. Selon l’Agence des nations unies pour le développement urbain, les villes sont responsables de 70 % des émissions de gaz à effet de serre (GES). Ce sont elles, par ailleurs, qui portent l’essentiel des services publics aux usagers. “Un certain nombre de collectivités ont une forte maîtrise de ces questions environnementales, avec des services mobilisés en interne, constate le vice-président de la commission du développement durable du Sénat, Ronan Dantec, coauteur du rapport « Les collectivités territoriales dans la perspective de Paris Climat 2015 : de l’acteur local au facilitateur global ». Mais nombre de petites et de moyennes collectivités n’ont pas du tout de compétences sur ces sujets. Il faut donc développer fortement la formation et mutualiser les bonnes pratiques.” Axe fort à l’Inet et au CNFPT Les centres de la fonction publique territoriale n’ont pourtant pas attendu la COP21 pour introduire une dimension environnementale à leurs offres de formation continue. “J’ai pesé pour que le développement durable soit un axe fort de notre enseignement, affirme François Deluga, président du CNFPT et ancien député PS de Gironde. Nous sommes au début d’un processus d’autant plus essentiel pour le CNFPT que les collectivités portent cette problématique et représentent 80 % des services publics”. Des modules du CNFPT et de l’Institut national des études territoriales (Inet) proposent ainsi aux agents et aux cadres des collectivités de prendre la mesure des conséquences des bouleversements climatiques et environnementaux en cours et de se familiariser aux enjeux de préservation de l’environnement. Une sensibilisation qui apparaît aujourd’hui dans le quotidien des personnels dirigeants, avec “bien sûr en filigrane l’enjeu de la COP21”, souligne la directrice de l’Inet, Véronique Robitaillie. C’est une nouveauté pour la haute fonction publique territoriale. “Quand on regarde d’où l’on vient, la sensibilisation des élus, leur bonne compréhension et la formation des différents personnels et services concernés ont fait des bonds en avant considérables, se félicite Jean-Marie Bockel, sénateur UDI du Haut-Rhin (Alsace) et président de la délégation sénatoriale aux collectivités territoriales. Mais il y a des progrès à faire.” Pour pérenniser leurs engagements climatiques, les collectivités et les agents territoriaux doivent perpétuellement s’adapter. “Sur ces questions, les enjeux changent très vite”, observe Maud Lelièvre, déléguée générale de l’association Eco Maires. Et ce besoin de cohérence sur le long terme rend indispensable la réactivité de l’offre de formation continue. Pas assez de liens En la matière, le ministère de l’Écologie donne le bon exemple. Après que Ségolène Royal eut détaillé son projet de loi relatif “à la transition énergétique pour la croissance verte” en septembre 2014, ses services ont dans la foulée présenté un plan d’action en matière de formation continue. “Nous avons proposé de premières formations deux mois plus tard”, se félicite Philippe Caron, chef du service du pilotage et de l’évolution du secrétariat général du ministère de l’Écologie et du ministère du Logement et de l’Égalité des territoires. “Nous infusons sur tous les territoires au-delà des seuls agents de l’État”, ajoute-t-il. En matière de formation, les collaborations s’opèrent entre le CNFPT et les services déconcentrés du ministère, notamment via les antennes régionales du centre ministériel de valorisation des ressources humaines. Tous les agents sont concernés, des A +, via le cycle supérieur du développement durable et de la transition écologique, jusqu’aux C, avec des formations plus techniques développées en partenariat avec les plates-formes des ressources humaines pilotées par les secrétariats généraux aux affaires régionales. Rattaché au ministère, l’Institut de formation à l’environnement (Ifore) intervient également pour former les agents aux enjeux et à la mise en œuvre de la transition énergétique. “Nous voulons montrer la volonté sous-jacente à la loi sur la transition énergétique en répondant aux interrogations des personnels et en passant à des choses plus pratiques. Les agents impliqués au niveau régional ont ensuite vocation à mettre en œuvre et à poursuivre ce développement”, détaille Jean-Paul Chérimont, chargé de formation à l’Ifore. “Mais nous avons du mal à mobiliser les collectivités. Nous aimerions établir des liens plus formels avec les différentes fonctions publiques. La territoriale étant la plus difficile à atteindre”, déplore-t-il. Clairement, l’organisation de la COP21 dope la mobilisation et, par ricochet, la formation sur les enjeux climatiques. Et d’une certaine manière, met la pression sur les collectivités territoriales. Reste à voir si la dynamique aujourd’hui enclenchée se poursuivra après décembre. Le soufflé ne doit pas retomber. Bastien Scordia


Coup de Trafalgar anglais sur les avantages des fonctionnaires européens

Attaque en règle du quotidien britannique The Telegraph à l’encontre des pratiques très généreuses de l’Union européenne en matière de remboursement des frais de déplacement de ses fonctionnaires. Le média dénonce un “régime opaque”.

28/08/2015 | ACTUALITÉ

L’été n’a pas entamé la vigilance du quotidien britannique The Telegraph. Dans un article publié mi-août [cliquez ici pour le lire], le média dissèque un appel d’offres lancé par Bruxelles pour trouver un nouveau fournisseur de cartes de crédit pour les 13 000 employés de l’Union européenne et des institutions qui lui sont apparentées. Un contrat programmé pour six ans. Le document permet de détailler les pratiques de remboursement des frais de déplacement aux agents de l’Union européenne (UE). Il “offre un rare aperçu d’un régime opaque par rapport aux systèmes en place au Royaume-Uni et dans les autres États européens”, persifle The Telegraph. Il n’en fallait guère plus pour créer le buzz dans un pays où souffle un vent en faveur du “Brexit” (sortie de l’UE), avec un référendum sur cette question qui sera sans doute organisé courant 2016. “Divertissement” et “achats privés” Selon le quotidien britannique, les fonctionnaires de l’Union européenne ont dépensé lors de leurs déplacements plus de 85 millions de livres (120,45 millions d’euros) en 2013 en utilisant “des cartes de crédit émises spécialement pour payer les repas et les hôtels”. Les personnels de l’UE qui partent “en mission”, poursuit The Telegraph, ont droit à une indemnité journalière allant jusqu’à 83 livres (117,6 euros) par jour, selon le pays où ils se trouvent, pour couvrir les repas et les “frais accessoires”, mais sans inclure les frais d’hébergement. Les agents de l’UE, ajoute le quotidien peuvent également prétendre à une “allocation de divertissement, lorsque cela est jugé nécessaire dans l’exercice de leurs fonctions”. Et ils “sont également autorisés à faire des achats privés avec ces cartes”, précise encore le quotidien. Au total, “les employés de l’UE ont dépensé en 2013 l’équivalent de 6 600 livres chacun (9 352,68 euros), après utilisation de leurs cartes de crédit accordées pour payer pour l’hébergement et les divertissements”, a calculé le média britannique. Si la majorté des fonctionnaires titulaires de ces cartes de crédit sont basés à Bruxelles, 143 sont installés au Royaume-Uni. Et ils ont dépensé 36 000 livres (51 800 euros) en frais divers en 2013. En Allemagne, 362 fonctionnaires ont dépensé 1,53 million de livres (2,7 millions d’euros) sur la même période, tandis que 79 fonctionnaires en France ont dépensé environ 281 000 livres (398 000 euros). Cartes reliées aux comptes personnels Dans le principe, explique The Telegraph, les cartes sont émises pour faciliter les remboursements des frais des fonctionnaires européens, mais elles sont reliées à leur compte privé. Ces derniers ont 60 jours pour se faire rembourser auprès de la Commission en échange des factures. The Telegraph saute sur l’occasion pour citer en modèle le système britannique. “Depuis 2010, les ministères britanniques ont été obligés de publier toutes les dépenses par carte de crédit supérieures à 500 livres (700 euros). Dans certains cas, l’ensemble des dépenses par carte a même été publié en réponse à des questions parlementaires”, insiste The Telegraph. Une volonté de transparence qui a permis de réduire les dépenses par carte au Royaume-Uni de 64 millions d’euros dès l’année suivante, assure le média. “L’UE ne suivra pas le Royaume-Uni en publiant les dépenses réalisées avec ces cartes de crédit”, se désole The Telegraph car les “données sont liées aux comptes privés du personnel”, ont indiqué des responsables de l’UE au quotidien britannique.  


NOMINATIONS

Un spécialiste des relations internationales intègre le cabinet de George Pau-Langevin

Professeur à Sciences-Po Paris et spécialiste de l’ère postsoviétique, Jean-Robert Jouanny a été nommé conseiller technique au cabinet de la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin. Titulaire d’un master de relations internationales de Sciences-Po Paris et énarque (promotion Marie Curie, 2012), Jean-Robert Jouanny est devenu conseiller au tribunal administratif de Paris à sa sortie de l’ENA, un poste qu’il occupait jusqu’à présent. Par ailleurs, cet expert des questions de politique internationale a également enseigné à l’Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE) en 2013-2014. Depuis, il dispense des cours de relations internationales et de civilisation d’Europe orientale et d’Asie centrale à Sciences-Po Paris.  

28/08/2015 | NOMINATION FRANCE

Professeur à Sciences-Po Paris et spécialiste de l’ère postsoviétique, Jean-Robert Jouanny a été nommé conseiller technique au cabinet de la ministre des Outre-mer, George Pau-Langevin. Titulaire d’un master de relations internationales de Sciences-Po Paris et énarque (promotion Marie Curie, 2012), Jean-Robert Jouanny est devenu conseiller au tribunal administratif de Paris à sa sortie de l’ENA, un poste qu’il occupait jusqu’à présent. Par ailleurs, cet expert des questions de politique internationale a également enseigné à l’Institut de la gestion publique et du développement économique (IGPDE) en 2013-2014. Depuis, il dispense des cours de relations internationales et de civilisation d’Europe orientale et d’Asie centrale à Sciences-Po Paris.  


Un premier poste de sous-directeur pour Arnaud Mentré

Premier conseiller à l’ambassade de France à New Delhi (Inde) depuis 2012, Arnaud Mentré, conseiller des affaires étrangères, est nommé sous-directeur d’Amérique du Nord (groupe III) à la direction des Amériques et des Caraïbes au ministère des Affaires étrangères. Il succède à Philippe Merlin, qui occupait ces fonctions depuis 2013. Conseiller chargé des affaires stratégiques et de la CEI au cabinet du ministre des Affaires étrangères et européennes Alain Juppé en 2011-2012, Arnaud Mentré évoluait aux fonctions de premier secrétaire à l’ambassade de France à Moscou (Russie) de 2009 à 2011. Âgé de 36 ans, normalien (ENS Ulm) et énarque (promotion Simone Veil), Arnaud Mentré a intégré l’administration centrale du Quai d’Orsay à sa sortie de l’ENA, en 2006. Alors nommé rédacteur à la sous-direction du désarmement et de la non-prolifération nucléaire à la direction des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement à la direction générale des affaires politiques et de sécurité, il a occupé ce poste jusqu’en 2009, avant de rejoindre la Russie.  

28/08/2015 | NOMINATION FRANCE

Premier conseiller à l’ambassade de France à New Delhi (Inde) depuis 2012, Arnaud Mentré, conseiller des affaires étrangères, est nommé sous-directeur d’Amérique du Nord (groupe III) à la direction des Amériques et des Caraïbes au ministère des Affaires étrangères. Il succède à Philippe Merlin, qui occupait ces fonctions depuis 2013. Conseiller chargé des affaires stratégiques et de la CEI au cabinet du ministre des Affaires étrangères et européennes Alain Juppé en 2011-2012, Arnaud Mentré évoluait aux fonctions de premier secrétaire à l’ambassade de France à Moscou (Russie) de 2009 à 2011. Âgé de 36 ans, normalien (ENS Ulm) et énarque (promotion Simone Veil), Arnaud Mentré a intégré l’administration centrale du Quai d’Orsay à sa sortie de l’ENA, en 2006. Alors nommé rédacteur à la sous-direction du désarmement et de la non-prolifération nucléaire à la direction des affaires stratégiques, de sécurité et du désarmement à la direction générale des affaires politiques et de sécurité, il a occupé ce poste jusqu’en 2009, avant de rejoindre la Russie.