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Exclusif : grand remue-méninges autour de l’organisation territoriale de l’État

En toute discrétion, le Premier ministre, Manuel Valls, a confié en septembre à 9 inspections générales et instances supérieures de l’État une mission sur “l’évolution de l’organisation de l’État territorial”. Elles devront rendre leurs conclusions au plus tard le 15 mars prochain. Dans une lettre de mission que s’est procurée Acteurs publics, l’IGF, l’IGA et autre Igas [voir le détail ci-dessous] sont invitées à réfléchir à une organisation optimale des services déconcentrés de l’État à l’heure de leur réorganisation, prévue dans le cadre de la réforme de la carte des régions [cliquez ici pour consulter la lettre de mission]. “Le gouvernement a décidé de faire évoluer la carte de l’État régional afin de la faire coïncider avec celle des futures collectivités régionales”, rappelle Manuel Valls. Le Premier ministre détaille : “L’échelon régional [de l’État, ndlr] devra renforcer sa capacité de pilotage stratégique et conservera son rôle dans la répartition des moyens. Ses autres missions actuelles (expertise, back office, mise en œuvre directe des missions pour lesquelles la région est actuellement le niveau pertinent) pourront évoluer en fonction des changements de périmètre.” Les syndicats veulent être consultés Les organisations syndicales ont été informées du lancement de cette mission fin novembre et devaient être consultées par les inspections vendredi 19 décembre. Un rendez-vous qui devrait toutefois être reporté au mois de janvier. “Nous avons appris presque par hasard le lancement de cette mission au détour d’un rendez-vous du dialogue social”, s’agace un représentant syndical, qui s’inquiète de l’impact de la réforme sur les personnels. Preuve que le gouvernement prend très au sérieux cette réorganisation de l’État territorial – peut-être pour éviter les travers de la Réforme de l’administration territoriale de l’État (Réate) menée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy –, cette mission coïncide avec une autre mission de préfiguration confiée par Manuel Valls aux préfets de Bourgogne et de Franche-Comté – deux régions appelées à fusionner –, qui devront évaluer les conséquences de ce regroupement pour leurs services déconcentrés et leurs personnels et optimiser les processus pour servir de modèle aux autres fusions régionales [lire notre article “Exclusif : la gestion des personnels érigée en priorité de la mise en œuvre de la carte régionale”]. Un rapport d’étape est prévu en février 2015. Par ailleurs, la revue des missions de l’État, pilotée par le secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification, Thierry Mandon, aboutira à “un séminaire interministériel décisionnel” en février ou mars 2015 et là encore, les missions des services déconcentrés pourraient être évoquées. Organisation cible Concrètement, Manuel Valls demande aux 9 inspections “de dessiner les contours de l’organisation cible au niveau régional”, s’agissant des directions interministérielles et des services territoriaux des ministères de l’Intérieur, de l’Écologie, du Travail, de l’Agriculture, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, des Finances, de la Santé et de la Justice. Et le Premier ministre d’interroger : “Quelle organisation pour les nouvelles directions ? (…) Un modèle unique d’organisation est-il souhaitable ou faut-il privilégier des organisations modulaires ?” Les inspections devront évaluer le devenir des services régionaux dans les régions actuelles qui ne seront plus des chefs-lieux, mesurer les conséquences de ces évolutions sur la situation des agents de l’État et les parcours de carrière et prendre en compte l’impact de l’usage du numérique sur l’organisation de l’administration territoriale : “avenir de la fonction de guichet, développement des réseaux de compétences, modalités de la relation aux usagers…” Une méthode globale devra être définie pour la mise en place de ces nouvelles directions régionales “relookées”. Les 9 inspections missionnées Inspection générale des Finances Inspection générale de l’Administration Inspection générale des Affaires sociales Conseil général de l’environnement et du développement durable Inspection générale des Affaires culturelles Inspection générale de la Jeunesse et des Sports Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux Inspection générale de l’Éducation nationale et de la Recherche

17/12/2014 | ACTUALITÉ

En toute discrétion, le Premier ministre, Manuel Valls, a confié en septembre à 9 inspections générales et instances supérieures de l’État une mission sur “l’évolution de l’organisation de l’État territorial”. Elles devront rendre leurs conclusions au plus tard le 15 mars prochain. Dans une lettre de mission que s’est procurée Acteurs publics, l’IGF, l’IGA et autre Igas [voir le détail ci-dessous] sont invitées à réfléchir à une organisation optimale des services déconcentrés de l’État à l’heure de leur réorganisation, prévue dans le cadre de la réforme de la carte des régions [cliquez ici pour consulter la lettre de mission]. “Le gouvernement a décidé de faire évoluer la carte de l’État régional afin de la faire coïncider avec celle des futures collectivités régionales”, rappelle Manuel Valls. Le Premier ministre détaille : “L’échelon régional [de l’État, ndlr] devra renforcer sa capacité de pilotage stratégique et conservera son rôle dans la répartition des moyens. Ses autres missions actuelles (expertise, back office, mise en œuvre directe des missions pour lesquelles la région est actuellement le niveau pertinent) pourront évoluer en fonction des changements de périmètre.” Les syndicats veulent être consultés Les organisations syndicales ont été informées du lancement de cette mission fin novembre et devaient être consultées par les inspections vendredi 19 décembre. Un rendez-vous qui devrait toutefois être reporté au mois de janvier. “Nous avons appris presque par hasard le lancement de cette mission au détour d’un rendez-vous du dialogue social”, s’agace un représentant syndical, qui s’inquiète de l’impact de la réforme sur les personnels. Preuve que le gouvernement prend très au sérieux cette réorganisation de l’État territorial – peut-être pour éviter les travers de la Réforme de l’administration territoriale de l’État (Réate) menée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy –, cette mission coïncide avec une autre mission de préfiguration confiée par Manuel Valls aux préfets de Bourgogne et de Franche-Comté – deux régions appelées à fusionner –, qui devront évaluer les conséquences de ce regroupement pour leurs services déconcentrés et leurs personnels et optimiser les processus pour servir de modèle aux autres fusions régionales [lire notre article “Exclusif : la gestion des personnels érigée en priorité de la mise en œuvre de la carte régionale”]. Un rapport d’étape est prévu en février 2015. Par ailleurs, la revue des missions de l’État, pilotée par le secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification, Thierry Mandon, aboutira à “un séminaire interministériel décisionnel” en février ou mars 2015 et là encore, les missions des services déconcentrés pourraient être évoquées. Organisation cible Concrètement, Manuel Valls demande aux 9 inspections “de dessiner les contours de l’organisation cible au niveau régional”, s’agissant des directions interministérielles et des services territoriaux des ministères de l’Intérieur, de l’Écologie, du Travail, de l’Agriculture, de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, des Finances, de la Santé et de la Justice. Et le Premier ministre d’interroger : “Quelle organisation pour les nouvelles directions ? (…) Un modèle unique d’organisation est-il souhaitable ou faut-il privilégier des organisations modulaires ?” Les inspections devront évaluer le devenir des services régionaux dans les régions actuelles qui ne seront plus des chefs-lieux, mesurer les conséquences de ces évolutions sur la situation des agents de l’État et les parcours de carrière et prendre en compte l’impact de l’usage du numérique sur l’organisation de l’administration territoriale : “avenir de la fonction de guichet, développement des réseaux de compétences, modalités de la relation aux usagers…” Une méthode globale devra être définie pour la mise en place de ces nouvelles directions régionales “relookées”. Les 9 inspections missionnées Inspection générale des Finances Inspection générale de l’Administration Inspection générale des Affaires sociales Conseil général de l’environnement et du développement durable Inspection générale des Affaires culturelles Inspection générale de la Jeunesse et des Sports Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux Inspection générale de l’Éducation nationale et de la Recherche

Lionel Jospin ne veut pas d’une Cour suprême à l'américaine

Lionel Jospin, ancien chef du gouvernement retiré de la vie politique depuis douze ans, est le premier ex-Premier ministre à faire son entrée au Conseil constitutionnel, après la validation de sa nomination par l’Assemblée nationale mercredi 17 décembre. Auditionné mercredi matin, il a détaillé devant les députés sa vision de sa fonction et du rôle du Conseil, qu’il voit en “protecteur des libertés”, et non comme une “instance politique”. À l’inverse du rapporteur UMP de la commission des lois, Guillaume Larrivé, Lionel Jospin a redit son hostilité à la présence de membres de droit du Conseil constitutionnel – les anciens présidents de la République –, tout en soulignant que cette position, qui était déjà celle de la commission sur la rénovation de la vie publique qu’il a présidée en novembre 2012, n’avait “aucun rapport avec la qualité individuelle” des membres de droit. Valéry Giscard d’Estaing est aujourd’hui le seul membre de droit siégeant réellement au Conseil. Sur la nomination d’anciens membres de l’exécutif Parmi les évolutions notables qu’a connues le Conseil constitutionnel ces dernières années, hormis la possible saisine par 60 députés ou sénateurs en 1974, figure l’introduction de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) en 2008, vécue pour certains comme une “révolution”, a souligné l’ancien Premier ministre. Avant toute nouvelle extension de compétences, Lionel Jospin appelle à un bilan précis des QPC. Sur l’évolution des compétences du Conseil constitutionnel En conformité avec les réponses écrites au questionnaire de la commission et de son rapporteur, l’ex-premier secrétaire du PS s’est déclaré défavorable à des changements qui rapprocheraient le fonctionnement du Conseil constitutionnel de celui de la Cour suprême américaine ou de la Cour européenne des droits de l’Homme. Ce système est “trop éloigné de la tradition française”, a-t-il dit, se refusant à définir un Conseil constitutionnel “idéal”. Sur le statut du Conseil constitutionnel, juge suprême

17/12/2014 | ACTUALITÉ

Lionel Jospin, ancien chef du gouvernement retiré de la vie politique depuis douze ans, est le premier ex-Premier ministre à faire son entrée au Conseil constitutionnel, après la validation de sa nomination par l’Assemblée nationale mercredi 17 décembre. Auditionné mercredi matin, il a détaillé devant les députés sa vision de sa fonction et du rôle du Conseil, qu’il voit en “protecteur des libertés”, et non comme une “instance politique”. À l’inverse du rapporteur UMP de la commission des lois, Guillaume Larrivé, Lionel Jospin a redit son hostilité à la présence de membres de droit du Conseil constitutionnel – les anciens présidents de la République –, tout en soulignant que cette position, qui était déjà celle de la commission sur la rénovation de la vie publique qu’il a présidée en novembre 2012, n’avait “aucun rapport avec la qualité individuelle” des membres de droit. Valéry Giscard d’Estaing est aujourd’hui le seul membre de droit siégeant réellement au Conseil. Sur la nomination d’anciens membres de l’exécutif Parmi les évolutions notables qu’a connues le Conseil constitutionnel ces dernières années, hormis la possible saisine par 60 députés ou sénateurs en 1974, figure l’introduction de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) en 2008, vécue pour certains comme une “révolution”, a souligné l’ancien Premier ministre. Avant toute nouvelle extension de compétences, Lionel Jospin appelle à un bilan précis des QPC. Sur l’évolution des compétences du Conseil constitutionnel En conformité avec les réponses écrites au questionnaire de la commission et de son rapporteur, l’ex-premier secrétaire du PS s’est déclaré défavorable à des changements qui rapprocheraient le fonctionnement du Conseil constitutionnel de celui de la Cour suprême américaine ou de la Cour européenne des droits de l’Homme. Ce système est “trop éloigné de la tradition française”, a-t-il dit, se refusant à définir un Conseil constitutionnel “idéal”. Sur le statut du Conseil constitutionnel, juge suprême

L’Algérie déclare la guerre à la bureaucratie

Le gouvernement algérien a lancé une vaste campagne de “débureaucratisation” des administrations. L’objectif : améliorer la qualité du service public, réduire la paperasse, lutter contre la culture du bakchich et restaurer une confiance bien entamée des citoyens envers leurs administrations.

18/12/2014 | ACTUALITÉ

Les files interminables devant les guichets d’état-civil en Algérie pourraient n’être un jour plus qu’un mauvais souvenir. C’est du moins l’engagement qui a été pris par les autorités locales dans le cadre d’une vaste campagne de “débureaucratisation” des administrations et pour l’amélioration de la qualité du service public. L’une des dernières réformes en date a été mise en application au début du mois de décembre et concerne l’abrogation de la légalisation des copies des documents originaux délivrés par les préfectures et les municipalités. Selon Tayeb Belaiz, responsable du département au ministère de l’Intérieur, cette mesure réduira le problème de la bureaucratie de 75 %. “Nous voulons en finir avec la paperasse inutile qui compliquait les démarches des usagers et alourdissait la charge de travail des agents administratifs”, explique Sid Ahmed Kenouche, directeur de la communication au ministère de l’Intérieur. Il estime par ailleurs, qu’à travers la simplification de la délivrance des documents officiels, la modernisation du fonctionnement des services municipaux et préfectoraux et l’amélioration de la qualité de leur accueil, “une relation de confiance et de respect entre les citoyens et l’administration devrait se mettre en place lentement”. Décentralisation et numérisation Cet objectif est placé au cœur du dispositif de lutte contre la bureaucratie adopté en Conseil des ministres en mai dernier. Depuis, des mesures en cascade sont rendues publiques. Elles concernent, entre autres, l’émission de pièces d’identité biométriques, l’obtention à distance des copies du casier judiciaire, la décentralisation et la numérisation de la délivrance des actes d’état civil (naissance, mariage, décès), l’allègement du nombre des imprimés (ils passent de 29 à 14) et l’installation dans les mairies de guichets uniques mettant à la disposition des usagers tous les documents dont ils ont besoin. Sur un autre registre, Sid Ahmed Kenouche évoque la mise en place de centres d’appels dans les daïras (préfectures) et les Assemblées populaires communales (APC), dotés de serveurs vocaux, qui recevront et prendront en charge les requêtes du public. Il révèle par ailleurs la dotation de l’ensemble des administrations locales en véritables services d’accueil et d’orientation qui remplaceront les escadrons d’appariteurs et de personnels de sécurité aux prérogatives surdimensionnées. La réhabilitation du service public passe également par l’éradication de la culture du bakchich qui gangrène les administrations locales. “Il existe actuellement un rapport pécuniaire à la fonction, qui nécessite l’adoption d’une conduite efficace pour transformer les mentalités”, fait remarquer le porte-parole du ministère de l’Intérieur, tout en admettant que le changement n’est pas pour tout de suite. “Le processus sera long”, fait savoir Sid Ahmed Kenouche, qui dévoile l’existence de résistances à la réforme du service public et la subsistance de défaillances. L’Algérie est souvent épinglée par les organisations internationales pour ses lourdeurs bureaucratiques. De leur côté, les Algériens n’hésitent pas à assimiler la bureaucratie à une forme de terrorisme.


La haute administration africaine se forme à Sciences-Po Paris

La première promotion d’un master “Politique et management du développement en Afrique” vient d’être diplômée à Sciences-Po Paris. De hauts fonctionnaires et des chefs d’entreprise africains viennent décrpyter les politiques publiques du continent et acquérir les outils de pilotage de la performance publique.

18/12/2014 | ACTUALITÉ

Rue Saint Guillaume, à Paris, le 10 décembre. Vingt Africains sont à l’honneur lors de la cérémonie de remise des diplômes de Sciences-Po, organisée en début de soirée dans le célèbre institut parisien. Ils font partie de la première promotion de l’“executive master potentiel Afrique” lancé en 2013, une formation diplômante consacrée aux politiques publiques africaines et adossée à la problématique du développement. “L’objectif est de décrypter les politiques publiques en Afrique à l’aide des sciences sociales et d’acquérir les outils de pilotage de la performance publique. Nous sommes les seuls en France à avoir cette formation, avec ce fort contenu sur les politiques publiques adossé à la notion de développement, c’est dans l’ADN de Sciences-Po”, précise Muriel Dubois, chargée de programmes. Sans perdre de temps, la deuxième promotion composée de 28 “étudiants” a investi les lieux depuis le 30 novembre. Ils suivront quatre sessions de formation de huit à dix jours, en novembre, décembre, janvier et février. Elles s’articuleront autour de deux blocs : l’un sur les politiques publiques africaines (conception, fonctionnement, mises en œuvre, évaluation, gestion de projets, enjeux en matière de santé, d’éducation, d’environnement…) et l’autre sur les instruments du développement (stratégie, programmes, financement, gestion de la performance, négociation internationale…). Une formation qui s’achèvera par la rédaction, puis la soutenance d’un mémoire. Le coût ? 12 500 euros. “C’est le moins cher de nos masters”, assure Muriel Dubois. Équilibre public-privé Si la première promotion était composée en majorité de profils issus de la haute administration africaine, chargés notamment de l’application des politiques publiques dans leur pays, la deuxième est davantage équilibrée avec le privé. Elle est ainsi représentée dans une quasi-parité par des responsables de ministère, d’agence gouvernementale, d’autorité de régulation, d’ambassade, de fondation publique… et par des représentants du secteur privé, comme des chefs d’entreprise. “Le public et le privé sont intimemment liés en Afrique. Il est très compliqué de faire du business si l’on ne maîtrise pas les arcanes de la décision publique. De plus, les bailleurs de fonds internationaux irriguent beaucoup l’économie des pays africains. C’est sans doute ce qui explique cet intérêt des entrepreneurs africains pour le master, afin de mieux comprendre le fonctionnement de l’environnement public en Afrique”, analyse Muriel Dubois. À la fois académique et pratique, l’enseignement est piloté par le directeur de la formation, Richard Balme, également professeur à Sciences-Po. Quant au comité pédagogique, il est dirigé par Olivier Lafourcade, un spécialiste du développement qui a passé vingt-neuf ans à la Banque mondiale, de 1973 à 2002. Mais l’executive master de Sciences-Po se veut aussi un lieu de rencontres. “Venus du Maghreb, d’Afrique de l’Ouest ou centrale, jeunes et moins jeunes, les étudiants ont un profond besoin d’échanger entre eux. Croiser les expériences pendant la formation est fondamental. Ils sont aussi là pour créer un réseau, c’est tout aussi important que la formation”, insiste Muriel Dubois.


NOMINATIONS

Ali Saïb entre en cabinet ministériel

Cet universitaire virologue est entré dans la carrière de recteur à la faveur de l’alternance de 2012 et a dirigé l’académie de Caen, puis celle d’Aix-Marseille.

17/12/2014 | NOMINATION FRANCE

Entré dans la carrière de recteur à la faveur de l’alternance, Ali Saïb, recteur de l’académie d’Aix-Marseille, poursuit son ascension et va faire son entrée au cabinet du Premier ministre comme conseiller pour l’éducation, selon l’AEF. À Matignon, il va remplacer Anne Courrèges, membre du Conseil d’État, qui va se voir confier la direction générale de l’Agence de biomédecine. Virologue, Ali Saïb a été nommé recteur de Caen en septembre 2012 par Vincent Peillon après une première carrière dans la recherche. Moins d’un an plus tard, il est promu recteur de l’académie d’Aix-Marseille, l’une des plus grosses académies. En juillet dernier, il a aussi été élu président de la conférence des recteurs. Auparavant, cet universitaire a mené une première carrière dans la recherche. Professeur titulaire de la chaire de biologie et directeur de la recherche au Conservatoire national des arts et métiers de 2009 à 2012, il a dirigé une équipe de recherche CNRS/Inserm/Université Paris-Diderot. Il est le fondateur, avec Dominique Vitoux, de l’Association pour la promotion des sciences et de la recherche.


Marcel Renouf de retour dans la préfectorale

Préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la région Bretagne de 2010 à 2012, Marcel Renouf a été nommé préfet, administrateur supérieur des îles Wallis et Futuna, en remplacement de Michel Auboin, nommé à ce poste en 2013. Au cours de sa carrière, Marcel Renouf, 61 ans, formé sur les bancs de l’École du commissariat de la Marine, a débuté comme commissaire de la Marine (1987-1991), avant d’évoluer dans le corps des sous-préfets. Directeur de cabinet du préfet des Pyrénées-Orientales en 1991, il occupe les mêmes fonctions auprès du préfet de la région Corse en 1992. Secrétaire général de la préfecture de l’Orne en 1995, Marcel Renouf part ensuite en outre-mer comme chef de la subdivision administrative des îles du Vent (1998-2001). Secrétaire général de la préfecture du Vaucluse en 2001, il est nommé secrétaire général pour les affaires régionales auprès du préfet de la région Auvergne en 2002, puis sous-préfet de Pointe-à-Pitre en 2005, avant d’être promu préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la région Bretagne en 2010.

17/12/2014 | NOMINATION FRANCE

Préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la région Bretagne de 2010 à 2012, Marcel Renouf a été nommé préfet, administrateur supérieur des îles Wallis et Futuna, en remplacement de Michel Auboin, nommé à ce poste en 2013. Au cours de sa carrière, Marcel Renouf, 61 ans, formé sur les bancs de l’École du commissariat de la Marine, a débuté comme commissaire de la Marine (1987-1991), avant d’évoluer dans le corps des sous-préfets. Directeur de cabinet du préfet des Pyrénées-Orientales en 1991, il occupe les mêmes fonctions auprès du préfet de la région Corse en 1992. Secrétaire général de la préfecture de l’Orne en 1995, Marcel Renouf part ensuite en outre-mer comme chef de la subdivision administrative des îles du Vent (1998-2001). Secrétaire général de la préfecture du Vaucluse en 2001, il est nommé secrétaire général pour les affaires régionales auprès du préfet de la région Auvergne en 2002, puis sous-préfet de Pointe-à-Pitre en 2005, avant d’être promu préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la région Bretagne en 2010.


Premier PPP dans la formation pour la Fondation franco-africaine pour la croissance

La toute nouvelle Fondation franco-africaine pour la croissance, voulue par François Hollande fin 2013, a signé avec le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN) son premier partenariat public-privé (PPP) dans la formation, “RH-Excellence Afrique”. L’objectif ? Certifier des écoles de formation du CAP à bac + 3.

18/12/2014 | ACTUALITÉ

L’Afrique connaîtra une croissance économique de 5,75 % en moyenne en 2015, selon le Fonds monétaire international (FMI). Une prévision qui doit faire rêver bien des pays industrialisés. Mais l’équilibre reste fragile. Car sous l’impact de la surchauffe économique, le marché du travail africain est lourdement pénalisé par une pénurie de techniciens supérieurs, du niveau du CAP à bac + 3. Diésélistes, soudeurs à l’argon, comptables, etc. : les entreprises peinent à recruter du personnel qualifié. C’est pourquoi le Conseil français des investisseurs en Afrique (CIAN), qui réunit 130 entreprises totalisant 80 % de l’activité française sur ce continent, a signé, le 12 décembre, le premier partenariat public-privé (PPP) dans ce domaine avec la Fondation franco-africaine pour la croissance. Dévoilée par François Hollande en décembre 2013, lors du sommet de l’Élysée pour la paix et la sécurité en Afrique, elle est pilotée par le banquier franco-béninois Lionel Zinsou. Manque de main-d’œuvre qualifiée “Au CIAN, l’éducation est un secteur clé. Si l’Afrique veut réussir son développement, elle doit relever le défi de l’éducation pour qu’elle réponde aux besoins des entreprises. Douze millions d’Africains entrent sur le marché du travail chaque année. Et ils seront 20 millions dans dix à quinze ans. Or aujourd’hui, nous manquons déjà cruellement de main-d’œuvre qualifiée correspondant à des profils de techniciens supérieurs”, justifie Étienne Giros, président délégué du CIAN. Baptisé “RH-Excellence Afrique”, ce PPP est un programme “pour le renforcement des compétences en Afrique à travers une meilleure adéquation emploi-formation” qui doit aboutir à la certification de “centres d’excellence en Afrique”, outillés pour proposer “une offre de formation professionnelle répondant aux réalités économiques du continent.” Ce programme repose sur une étude du CIAN qui a fait appel à ses relais sur le continent pour recenser 600 écoles (droit, gestion, mécanique, thermique, génie électrique, civil, industriel, agricole…) dans 13 pays d’Afrique francophone. Le cabinet conseil Sofreco a ensuite été mandaté par le CIAN, avec un cofinancement de l’Agence française de développement (AFD), pour opérer un tri qui a permis de conserver une centaine d’instituts de formation. Une quarantaine d’établissements sont déjà suceptibles de bénéficier de la certification “RH-Excellence Afrique” et du titre de centre d’excellence. Et un groupe d’une trentaine d’instituts peut y postuler, à condition d’engager des réformes. Programme opérationnel en septembre 2015 Le français Codifor, l’organisme de formation de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), a décroché l’appel d’offres pour l’étude de faisabilité sur l’organisation opérationnelle du programme RH-Excellence Afrique. Codifor doit remettre ses recommandations d’ici la fin mars 2015. Et sur la base du cahier des charges qui sera établi, un premier appel d’offres international sera lancé en avril 2015 pour désigner l’opérateur qui animera, depuis l’Afrique, le programme et le réseau des centre d’excellence. Un second appel d’offres sera réalisé dans la foulée pour choisir l’organisme certificateur. L’ensemble devrait alors être opérationnel pour la rentrée de septembre 2015. “Dans 12 pays, 15 établissements publics et privés sont volontaires pour entrer dans le programme et 26 entreprises sont prêtes à s’impliquer”, souligne Étienne Giros. Le processus de certification élaboré dans le cadre du PPP s’appuie sur la mise en place d’une plate-forme d’information entre les établissements et les entreprises. Ces dernières s’engageant à apporter leur soutien technique et financier (aide à la formation, à la gestion, à la recherche de financement, e-learning, offres de stages, etc.). “L’objectif est d’élargir le programme RH-Excellence Afrique à l’ensemble du continent, avec l’ambition de nous développer en Afrique anglophone, lusophone et en Afrique du Nord. Nous voulons également y associer les entreprises et les patronats africains car il ne s’agit pas d’une démarche franco-française. Installé au sein de la fondation, le programme doit être un partenariat franco-africain”, lance Alexandre Vilgrain, le président du CIAN. Coup d’envoi en février à Paris pour la nouvelle Fondation franco-africaine pour la croissance C’est le 6 février 2015 que la Fondation franco-africaine pour la croissance commencera véritablement son activité, à l’occasion d’une conférence organisée à Bercy, le ministère de l’Économie et des Finances, en présence du chef de l’État, François Hollande. Pour l’instant, son président, le banquier franco-béninois Lionel Zinsou, qui est aussi le président de PAI Partners, l’un des premiers fonds d’investissement européens, cherche des locaux dans Paris et démarche les entreprises privées susceptibles de financer la fondation. Deux fonctionnaires détachés de l’administration l’épaulent. La Fondation franco-africaine pour la croissance doit mettre en réseau les entreprises françaises et africaines ainsi que les collectivités locales dans le but de doubler les échanges entre la France et l’Afrique dans les cinq ans.


Un coup de pouce aux territoires ruraux

En attendant le comité interministériel consacré au monde rural, prévu en février 2015, le gouvernement a arrêté 11 mesures, notamment sur le développement du très haut débit.

17/12/2014 | ACTUALITÉ

La ministre de l’Égalité des territoires et de la Ruralité, Sylvia Pinel, a présenté, mercredi 17 décembre, 11 mesures pour dynamiser les territoires ruraux, particulièrement dans les domaines de la santé, des services publics ou du numérique. Le gouvernement ambitionne par exemple d’offrir du très haut débit à tout le territoire d’ici 2022 et, dans la foulée, de développer des projets d’“e-éducation” pour que les écoles isolées puissent bénéficier de supports numériques. L’appel à projets sera doté de 10 millions d’euros. Pour améliorer l’accès aux services publics, des partenariats avec de grands opérateurs seront noués dès le début d’année prochaine, “en prenant appui notamment sur le réseau de La Poste”, a précisé la ministre. Pour la santé, il s’agit de “favoriser” la création de maisons de santé pluri-professionnelles et, par exemple, de développer des consultations en télémédecine pour certains spécialistes. Excellence touristique Enfin, sur le plan économique, 5 pôles d’excellence touristique qui concernent directement ces territoires vont être mis en place et doivent monter en puissance progressivement en 2015 : l’œnotourisme, le tourisme de montagne, le slow tourism (tourisme durable) et les savoir-faire et métiers d’art. Les agriculteurs aussi seront incités à développer les “projets collectifs territoriaux permettant d’augmenter la part des produits locaux” dans la restauration collective, via le site agrilocal.fr. L’objectif reste d’atteindre 40 % de produits locaux et de qualité dans la restauration d’ici 2017. Ces mesures sont le fruit des ateliers menés pendant les Assises de la ruralité, qui se sont achevées fin novembre. Elles seront étoffées le 13 février, lors d’un comité interministériel, afin de proposer un plan plus large “d’action partagé entre l’État et les territoires ruraux”. (avec AFP)


NOMINATIONS

Camille Galap obtient son premier poste de recteur

Candidat malheureux du PS lors des dernières élections municipales au Havre face au maire sortant juppéiste Édouard Philippe, Camille Galap, universitaire biologiste, entre dans la carrière de recteur et se voit confier le rectorat de Guadeloupe. Camille Galap, 49 ans, a mené la liste PS au Havre, sa ville natale et bastion de la droite, mais le maire UMP Édouard Philippe a créé la surprise en étant élu dès le premier tour avec 52,04 % des voix, loin devant la gauche divisée. Issu de la société civile, Camille Galap, qui s’était imposé lors des primaires prémunicipales aux caciques du Parti socialiste, n’avait pu obtenir que 16,75 % des suffrages, tout juste devant la candidate du PCF, Nathalie Nail (16,37 %). Au rectorat de Guadeloupe, il remplacera Stephan Martens, nommé en décembre 2011. Camille Galap, professeur des universités, docteur en biologie, a présidé l’université du Havre durant sept ans (2005-2012). Il a vice-présidé le conseil économique et social régional de Haute-Normandie en 2007. Camille Galap a également présidé, pendant cinq ans, la commission “Vie de l’étudiant et questions sociales” de la Conférence des présidents d’université.

17/12/2014 | NOMINATION FRANCE

Candidat malheureux du PS lors des dernières élections municipales au Havre face au maire sortant juppéiste Édouard Philippe, Camille Galap, universitaire biologiste, entre dans la carrière de recteur et se voit confier le rectorat de Guadeloupe. Camille Galap, 49 ans, a mené la liste PS au Havre, sa ville natale et bastion de la droite, mais le maire UMP Édouard Philippe a créé la surprise en étant élu dès le premier tour avec 52,04 % des voix, loin devant la gauche divisée. Issu de la société civile, Camille Galap, qui s’était imposé lors des primaires prémunicipales aux caciques du Parti socialiste, n’avait pu obtenir que 16,75 % des suffrages, tout juste devant la candidate du PCF, Nathalie Nail (16,37 %). Au rectorat de Guadeloupe, il remplacera Stephan Martens, nommé en décembre 2011. Camille Galap, professeur des universités, docteur en biologie, a présidé l’université du Havre durant sept ans (2005-2012). Il a vice-présidé le conseil économique et social régional de Haute-Normandie en 2007. Camille Galap a également présidé, pendant cinq ans, la commission “Vie de l’étudiant et questions sociales” de la Conférence des présidents d’université.


Bernard Beignier change d’académie

Recteur de l’académie d’Amiens depuis deux ans et demi, Bernard Beignier, 56 ans, vient d’être nommé recteur de l’académie d’Aix-Marseille en remplacement d’Ali Saïb, qui rejoint Matignon. Agrégé de droit privé et sciences criminelles, Bernard Beignier a été directeur des études de l’Institut d’études judiciaires à l’université de Toulouse I (1995-2003), puis codirecteur (2005-2012). Il a aussi été le doyen de la faculté de droit de l’université de Toulouse de 2003 à 2012.

17/12/2014 | NOMINATION FRANCE

Recteur de l’académie d’Amiens depuis deux ans et demi, Bernard Beignier, 56 ans, vient d’être nommé recteur de l’académie d’Aix-Marseille en remplacement d’Ali Saïb, qui rejoint Matignon. Agrégé de droit privé et sciences criminelles, Bernard Beignier a été directeur des études de l’Institut d’études judiciaires à l’université de Toulouse I (1995-2003), puis codirecteur (2005-2012). Il a aussi été le doyen de la faculté de droit de l’université de Toulouse de 2003 à 2012.