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La France “ne fera pas davantage” que 50 milliards d'euros d'économies

François Hollande a annoncé jeudi que la France “ne fera pas davantage” que 50 milliards d'euros d'économies, pour ne pas “mettre en cause la croissance”. “La France, elle va faire 50 milliards d'économies et ce n'est pas si facile", a déclaré le chef de l'État, lors de sa conférence de presse semestrielle à l'Élysée. Mais “la France, elle ne fera pas davantage, parce que ce serait mettre en cause la croissance”, a-t-il ajouté. “De la même manière, la France ne va pas lever des impôts supplémentaires qui risqueraient de casser la reprise et surtout de désespérer les contribuables qui n'en peuvent plus, d'où les mesures que nous nous préparons à prendre”, a précisé le locataire de l'Élysée. Pas en cinq ans “Que l'on ne nous demande pas de faire en cinq ans”, “ce que nos amis allemands ont réalisé en plus de dix ans, dans un environnement économique bien plus favorable et sans aucune contrainte de déficit public", s'est-il défendu, en allusion aux demandes pressantes de l'Allemagne pour appliquer des réformes comme celles menées outre-Rhin sous le chancelier Gerhard Schröder. Renvoyant au sommet européen du 24 octobre, qui “permettra à la France de faire valoir une nouvelle fois sa position”, le président de la République a tenu à rappeler que la France “ne demande pas de traitement à part, en disant : parce que nous sommes un grand pays, nous devons nous exonérer d'un certain nombre de nos disciplines”. Mais “la France, elle parle dans l'intérêt de l'Europe", s'est justifié François Hollande, qui se targue d'avoir mené des réformes. “Le bilan était lourd” Au cours de cette 4e conférence de presse, le président de la République a demandé que l'on attende la fin de son quinquennat en 2017 pour qu'un jugement soit porté sur son action. “Ce n'est pas facile d'aller demander des impôts supplémentaires”, a notamment déclaré le chef de l'État, interrogé sur le jugement sévère qu'il avait porté à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy. “C'est vrai que j'ai fait ce jugement à la fin du quinquennat précédent, et je demande que l'on fasse ce jugement à la fin du mien”, a-t-il dit. “Je ne renie rien du jugement que j'ai porté sur le précédent quinquennat”, a insisté François Hollande. “Le bilan était lourd : un million de chômeurs de plus, le déficit budgétaire de plus de 5,2 % de la richesse nationale, une balance commerciale dégradée de plus de 65 milliards et des parts de marché qui avaient diminué dans l'industrie”, a-t-il déclaré. “Ce n'est pas facile de faire la réforme pour la dépense publique (...), pas facile d'aller de demander des impôts supplémentaires (...), pas facile de faire des réformes sur le marché du travail (...), pas facile de faire la réforme territoriale”, a encore souligné le chef de l'État. (Avec AFP)

19/09/2014 | ACTUALITÉ

François Hollande a annoncé jeudi que la France “ne fera pas davantage” que 50 milliards d'euros d'économies, pour ne pas “mettre en cause la croissance”. “La France, elle va faire 50 milliards d'économies et ce n'est pas si facile", a déclaré le chef de l'État, lors de sa conférence de presse semestrielle à l'Élysée. Mais “la France, elle ne fera pas davantage, parce que ce serait mettre en cause la croissance”, a-t-il ajouté. “De la même manière, la France ne va pas lever des impôts supplémentaires qui risqueraient de casser la reprise et surtout de désespérer les contribuables qui n'en peuvent plus, d'où les mesures que nous nous préparons à prendre”, a précisé le locataire de l'Élysée. Pas en cinq ans “Que l'on ne nous demande pas de faire en cinq ans”, “ce que nos amis allemands ont réalisé en plus de dix ans, dans un environnement économique bien plus favorable et sans aucune contrainte de déficit public", s'est-il défendu, en allusion aux demandes pressantes de l'Allemagne pour appliquer des réformes comme celles menées outre-Rhin sous le chancelier Gerhard Schröder. Renvoyant au sommet européen du 24 octobre, qui “permettra à la France de faire valoir une nouvelle fois sa position”, le président de la République a tenu à rappeler que la France “ne demande pas de traitement à part, en disant : parce que nous sommes un grand pays, nous devons nous exonérer d'un certain nombre de nos disciplines”. Mais “la France, elle parle dans l'intérêt de l'Europe", s'est justifié François Hollande, qui se targue d'avoir mené des réformes. “Le bilan était lourd” Au cours de cette 4e conférence de presse, le président de la République a demandé que l'on attende la fin de son quinquennat en 2017 pour qu'un jugement soit porté sur son action. “Ce n'est pas facile d'aller demander des impôts supplémentaires”, a notamment déclaré le chef de l'État, interrogé sur le jugement sévère qu'il avait porté à la fin du mandat de Nicolas Sarkozy. “C'est vrai que j'ai fait ce jugement à la fin du quinquennat précédent, et je demande que l'on fasse ce jugement à la fin du mien”, a-t-il dit. “Je ne renie rien du jugement que j'ai porté sur le précédent quinquennat”, a insisté François Hollande. “Le bilan était lourd : un million de chômeurs de plus, le déficit budgétaire de plus de 5,2 % de la richesse nationale, une balance commerciale dégradée de plus de 65 milliards et des parts de marché qui avaient diminué dans l'industrie”, a-t-il déclaré. “Ce n'est pas facile de faire la réforme pour la dépense publique (...), pas facile d'aller de demander des impôts supplémentaires (...), pas facile de faire des réformes sur le marché du travail (...), pas facile de faire la réforme territoriale”, a encore souligné le chef de l'État. (Avec AFP)

L’administration ne veut plus entendre parler d’open data, de big data ni de MOOC

Le numérique n’a pas fini de bousculer notre environnement, jusqu’aux pages de nos dictionnaires. Dorénavant, ne dites plus back-office mais “arrière-guichet”. Oubliés les thumbnails, ces images réduites pour éviter de ralentir la navigation sur Internet, bienvenue aux “imagettes”. Des mots qui semblent incongrus mais qui ont le mérite d’appartenir à la langue française. Un avantage indéniable pour les sages de la Commission générale de terminologie et de néologie, qui a publié au Journal officiel du 16 septembre une nouvelle liste de termes à employer dans le domaine informatique pour lutter contre le soft power – préférez “puissance douce” – anglo-saxon [cliquez ici pour consulter la liste publiée au JO]. Remplacer “MOOC” par “Clom” Créée en 1996 et placée sous l’autorité du Premier ministre, cette commission est composée de personnalités bénévoles chargées d’enrichir le vocabulaire tricolore. Une fois par mois, elle réunit notamment les secrétaires perpétuels de l’Académie française et de l’Académie des sciences, le président de l’Association française de normalisation et le délégué général à la langue française et aux langues de France, qui planchent sur les nouveaux termes à employer pour défendre la francophonie. Et en matière de vocabulaire, l’informatique, le numérique et les télécommunications sont les plus grands pourvoyeurs de nouveautés. En 2013, l’arrivée en France du “MOOC” (Massively Open Online Course) avait entraîné l’apparition de l’acronyme “Clom”, pour “cours en ligne ouvert et massif”. En mai dernier, le JO avait remplacé l’open data par l’“ouverture des données”, avant de s’attaquer au big data en août pour le rebaptiser “mégadonnées” ou “données massives”. Nul doute que la Commission générale de terminologie et de néologie a encore du travail en perspective et de beaux jours devant elle…

18/09/2014 | ACTUALITÉ

Le numérique n’a pas fini de bousculer notre environnement, jusqu’aux pages de nos dictionnaires. Dorénavant, ne dites plus back-office mais “arrière-guichet”. Oubliés les thumbnails, ces images réduites pour éviter de ralentir la navigation sur Internet, bienvenue aux “imagettes”. Des mots qui semblent incongrus mais qui ont le mérite d’appartenir à la langue française. Un avantage indéniable pour les sages de la Commission générale de terminologie et de néologie, qui a publié au Journal officiel du 16 septembre une nouvelle liste de termes à employer dans le domaine informatique pour lutter contre le soft power – préférez “puissance douce” – anglo-saxon [cliquez ici pour consulter la liste publiée au JO]. Remplacer “MOOC” par “Clom” Créée en 1996 et placée sous l’autorité du Premier ministre, cette commission est composée de personnalités bénévoles chargées d’enrichir le vocabulaire tricolore. Une fois par mois, elle réunit notamment les secrétaires perpétuels de l’Académie française et de l’Académie des sciences, le président de l’Association française de normalisation et le délégué général à la langue française et aux langues de France, qui planchent sur les nouveaux termes à employer pour défendre la francophonie. Et en matière de vocabulaire, l’informatique, le numérique et les télécommunications sont les plus grands pourvoyeurs de nouveautés. En 2013, l’arrivée en France du “MOOC” (Massively Open Online Course) avait entraîné l’apparition de l’acronyme “Clom”, pour “cours en ligne ouvert et massif”. En mai dernier, le JO avait remplacé l’open data par l’“ouverture des données”, avant de s’attaquer au big data en août pour le rebaptiser “mégadonnées” ou “données massives”. Nul doute que la Commission générale de terminologie et de néologie a encore du travail en perspective et de beaux jours devant elle…

L’offensive numérique de Thierry Mandon pour réformer l’État

Communication en Conseil des ministres, déplacement à la rencontre de start-up, structuration des acteurs de la donnée publique… Le secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification a multiplié cette semaine les annonces sur la “transformation numérique” des administrations. Un secteur sur lequel les attentes sont nombreuses. 

19/09/2014 | ACTUALITÉ

On y voit désormais un peu plus clair dans l’immense chantier que compte mener l’exécutif pour adapter l’État et ses administrations à l’ère du numérique. Le secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification, Thierry Mandon, est passé à l’offensive en communiquant largement sur le thème de “la transformation numérique de l’État”, depuis le Conseil des ministres du 17 septembre [cliquez ici pour consulter le compte rendu], jusqu’à un déplacement ce vendredi 19 septembre à la rencontre de start-up réutilisatrices de données publiques. Symbole de cette montée en puissance, l’annonce en mai dernier de la création d’un administrateur général de données (AGD) s’est concrétisée en quelques jours avec la parution d’un décret et la nomination à ce poste d’Henri Verdier, directeur de la mission Etalab. “Toute proportion gardée, son rôle s’apparente à celui d’une sorte de contrôleur général des lieux de privation de liberté de la donnée publique”, décrypte pour Acteurs publics Mohammed Adnène Trojette, magistrat de la Cour des comptes et auteur d’un rapport sur l’ouverture des données publiques [lire notre article]. Favoriser l’interministérialité La “fiche de poste” d’Henri Verdier lui permet en effet d’aller visiter chaque administration, de fouiller ses bases de données et d’étudier ses pratiques de collecte et de diffusion. Une fonction stratégique, mais aussi opérationnelle : l’AGD pourra élaborer de nouveaux outils, fixer une méthodologie et conduire des expérimentations pour mobiliser les administrations autour de l’open data. Au-delà de l’aspect “data”, Henri Verdier aura aussi pour mission de rendre intéropérables les systèmes d’information de l’État, placés par un décret du mois d’août au plus près de l’autorité du Premier ministre [lire notre article]. Très techniques, ces textes sont un message fort de compréhension par l’exécutif des enjeux du numérique. Jusqu’ici, le domaine était cantonné à la sphère économique et rattaché à Bercy sous la forme d’un secrétariat d’État ou d’un ministre de “l’Économie numérique”. Dorénavant, avec un AGD placé directement sous l’autorité de Matignon et deux secrétaires d’État rattachés au Premier ministre et à Bercy (Thierry Mandon et Axelle Lemaire), le caractère par essence transversal du numérique est bel et bien reconnu. “Cette séquence de bonnes nouvelles montre qu'il y a aujourd'hui une véritable prise de conscience que le numérique est un élément essentiel de réponse aux problématiques de notre pays”, juge Guy Mamou-Mani, président du Syntec numérique. Vers plus de téléprocédures Si Thierry Mandon compte bien changer la vie des administrations grâce au numérique, les relations avec le citoyen ne sont pas négligées. Le secrétaire d’État entend transférer en ligne toutes les procédures administratives qui n’exigent pas juridiquement une présence physique de l’usager. Des annonces sont attendues à ce sujet début octobre. Même souci de transformation numérique des relations avec le secteur privé, avec la mise en place de l’expérimentation du “marché public simplifié” (MPS), qui allège les procédures des entreprises. Le secrétaire d’État agit donc sur tous les fronts, faisant sentir l’urgence d’aborder le virage du numérique, tant les critiques se sont multipliées sur l’inertie technologique de certaines administrations [lire notre article]. Reste à convertir cette stratégie en actions rapides et concrètes qui permettront à la fois de faire des économies et de rendre le service public plus efficace.  


Prélevées de 500 millions en 2015, les CCI dénoncent un “assassinat”

Le président des chambres de commerce et d’industrie s’est élevé, le 18 septembre, contre le prélèvement de 500 millions d’euros prévu par le gouvernement sur les CCI en 2015. “La dépense publique qu’il faut réduire est toujours chez l’autre”, a rétorqué le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. 

19/09/2014 | ACTUALITÉ

Le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, a tenu, jeudi 18 septembre, un discours de fermeté devant les représentants des chambres de commerce et d’industrie (CCI) de France, qui ont manifesté par un long silence leur colère face au plan d’économies qui leur est demandé. “Ce n’est rien d’autre qu’un assassinat”, a déclaré en ouverture d’une assemblée générale extraordinaire des chambres de commerce et d’industrie de tout le pays, le président de CCI France, André Marcon, après avoir adressé quelques mots d’accueil aimables au ministre. Le gouvernement veut prélever 500 millions d’euros en 2015 dans les fonds de roulement des CCI, après 170 millions en 2014, les faisant ainsi participer à son plan de 50 milliards d’euros d’économies pour 2015-2017. Il avait également prévu une baisse du montant de la taxe qui leur est affectée. Trop-perçu de ressources fiscales “La dépense publique qu’il faut réduire, elle est toujours chez l’autre”, a rétorqué dans son discours le ministre, ajoutant : “ce serait trop facile, ce monde où il faudrait baisser la dépense publique et dès qu’on touche à soi, ce serait l’horreur”. “Oui, cet effort est difficile, mais il est nécessaire, parce que c’est celui que nous faisons porter sur la totalité de la dépense publique. Il est nécessaire aussi parce que, je vous dois la vérité, vos établissements ont touché durant plusieurs années des ressources fiscales excédant vos besoins”, a-t-il déclaré. “Entre 2002 et 2012, cette ressource a augmenté de 41 % avant de diminuer en 2014”, a-t-il ajouté. Et pour répondre à une lettre ouverte des “4 800 chefs d’entreprise des CCI de France” au président de la République, parue dans la presse jeudi et qui pointe une menace sur l’emploi “de 7 000 collaborateurs”, Emmanuel Macron a fait valoir que l’on “peut faire des économies sans licencier des gens”. “Ne me faites pas du chantage à l’apprentissage”, a également lancé le ministre au sujet des menaces de réduction du nombre d’apprentis formés. Menaces sur les apprentis L’ensemble des représentants des chambres, qui emplissaient un grand amphithéâtre, se sont levés en silence après une brève prise de parole du président de la chambre des Ardennes, Géraud Spire. “La force du silence qui accompagnera votre départ marquera notre désapprobation”, a déclaré celui-ci au ministre, qui l’écoutait debout sur la scène, les bras croisés. Emmanuel Macron a ensuite répondu : “Vous aviez préparé la chorégraphie”, ajoutant que son bureau était “toujours ouvert”. Furieuses à la lecture d’une version provisoire d’un rapport d’inspection en préparation, les CCI avaient averti au printemps du risque de fermeture de centres de formation des apprentis (CFA) et d’une réduction du nombre d’apprentis de 100 000 à 70 000 en trois ans. Elles avaient aussi agité la menace de la fermeture, d’ici 2017, de nombreux aéroports régionaux qu’elles ont contribué à construire et qu’elles cogèrent. Pour lundi 22 septembre, une intersyndicale CGT-CFE-CGC et FO appelle à la grève et à un rassemblement devant le siège de CCI France à Paris “pour la défense des emplois et des conditions de travail” des 26 000 agents du réseau. “En riposte à la décision de Bercy de réduire leurs ressources fiscales, les CCI ont fait pression sur le gouvernement en menaçant de licencier 7 000 personnes et de diminuer en parallèle le nombre d’apprentis en France, avec 30 000 places en moins”, a expliqué à l’AFP Jeannine Marty, de la CGT. Très critique, elle dénonce aussi des chambres du commerce qui “se désengagent petit à petit de tout ce qui est mission d’intérêt public ou collectif et se lancent dans une espèce de course à la vente de prestations comme des supercabinets de consulting”. “Elles ont perdu leur âme, refusé de se réformer, refusé de regarder les économies là où elles pouvaient vraiment être faites”, a-t-elle ajouté.


NOMINATIONS

Un ancien conseiller de George Pau-Langevin nommé sous-préfet de Morlaix

Philippe Beuzelin, spécialiste des questions de délinquance, ancien professeur de lettres, a également travaillé au cabinet de Sylvia Pinel. À Morlaix, il remplace l’ancien commissaire des RG devenu sous-préfet, Philippe Loos.

19/09/2014 | NOMINATION FRANCE

Philippe Beuzelin est nommé sous-préfet de Morlaix (Finistère). Il remplace Philippe Loos, nommé directeur de cabinet du préfet de l’Essonne. Administrateur civil âgé de 44 ans, Philippe Beuzelin a été, durant quelques mois jusqu’en mars dernier, conseiller chargé de l’éducation prioritaire, de la politique de la ville, de l’enseignement en milieu pénitentiaire et de la prévention de la délinquance, des discriminations et des DOM-TOM au cabinet de la ministre déléguée chargée de la Réussite éducative George Pau-Langevin. Philippe Beuzelin a occupé le poste, durant l’année 2013, de chargé de mission pour l’orientation et l’administration du Fonds interministériel de prévention de la délinquance, et les relations avec l’administration territoriale au secrétariat général du comité interministériel de prévention de la délinquance au ministère de l’Intérieur. Auparavant, il a exercé les fonctions de chef de cabinet de la ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme Sylvia Pinel.  Agrégé de lettres modernes, titulaire d’un DEA de philosophie et d’un DESS de droit public, Philippe Beuzelin a débuté sa carrière comme professeur de lettres en lycée, à Rouen. Il a ensuite été directeur territorial, chef de service au conseil général de Seine-Maritime (2004-2006). Il intègre ensuite l’ENA (2009, promotion Willy Brandt) et sort dans la préfectorale. Directeur de cabinet du préfet des Côtes-d’Armor de 2009 à 2010, il est sous-préfet chargé de mission auprès du préfet du Var, jusqu’à son entrée dans le cabinet de Sylvia Pinel.


Juliette Laganier, conseillère sociale du ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports

Jusqu’alors conseillère “hébergement” au cabinet de la ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité, Sylvia Pinel, Juliette Laganier a rejoint le cabinet de Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, comme conseillère sociale. Avant de travailler pour Sylvia Pinel, elle avait été, de janvier à avril 2014, conseillère technique en charge des associations et de la prise en compte du handicap dans chaque projet de loi au cabinet de la ministre déléguée chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion Marie-Arlette Carlotti. Auparavant, Juliette Laganier a travaillé à la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), de 2001 à 2008, avant de rejoindre, en 2008, la Croix-Rouge française comme chargée de mission “Veille sociale-Hébergement-Logement”, puis comme déléguée nationale à la lutte contre les exclusions (2010-2012).

19/09/2014 | NOMINATION FRANCE

Jusqu’alors conseillère “hébergement” au cabinet de la ministre du Logement, de l’Égalité des territoires et de la Ruralité, Sylvia Pinel, Juliette Laganier a rejoint le cabinet de Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, comme conseillère sociale. Avant de travailler pour Sylvia Pinel, elle avait été, de janvier à avril 2014, conseillère technique en charge des associations et de la prise en compte du handicap dans chaque projet de loi au cabinet de la ministre déléguée chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l’exclusion Marie-Arlette Carlotti. Auparavant, Juliette Laganier a travaillé à la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), de 2001 à 2008, avant de rejoindre, en 2008, la Croix-Rouge française comme chargée de mission “Veille sociale-Hébergement-Logement”, puis comme déléguée nationale à la lutte contre les exclusions (2010-2012).


Le gouvernement renonce à taxer davantage les communes forestières

Après une levée de boucliers des communes forestières et des syndicats de l’Office national des forêts, le gouvernement a renoncé à taxer davantage ces communes pour l’entretien des forêts publiques dans le cadre du budget 2015, ont indiqué, jeudi 18 septembre, les différentes parties.

19/09/2014 | ACTUALITÉ

“Nous sommes satisfaits du retrait de cette mesure pour 2015”, mesure qui découlait d’une “décision totalement arbitraire, sans consultation”, a déclaré à l’AFP Alain Lesturgez, directeur général de la Fédération nationale des communes forestières (FNCOFOR), à l’issue d’une réunion, jeudi 18 septembre avec le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, et le président de l’Office national des forêts (ONF), Jean-Yves Caullet. Pour économiser 50 millions d’euros sur trois ans, le gouvernement envisageait d’augmenter les contributions payées par les communes au budget de l’ONF, qui entretient les espaces forestiers publics du pays. Les taxes à l’hectare seraient ainsi passées de 2 à 14 euros pour chaque hectare géré. L’État ne versera pas 20 millions d’euros en 2014 “Le cercle vicieux qui aurait découlé du transfert des charges de l’État vers les communes forestières a été évité”, estime Jean-Yves Caullet, président de l’ONF. Certains employés de l’ONF craignaient des conséquences pour leur emploi si, en représailles, les communes avaient décidé de retirer la gestion de leurs forêts à l’ONF, comme les y oblige pour l’instant le régime forestier. Le principal syndicat de l’ONF avait appelé à une mobilisation le 25 septembre. En contrepartie, l’État ne versera pas en 2015 la dotation de 20 millions d’euros dont avait bénéficié l’ONF en 2014, a expliqué Jean-Yves Caullet à l’AFP. “Compte tenu de l’évolution du marché du bois, qui s’est un peu redressé, cette surdotation n’apparaît pas indispensable. C’est un effort acceptable”, estime-t-il. L’ONF recevra néanmoins encore 10 millions d’euros de la part de l’État l’an prochain, comme contribution à sa mission d’intérêt général. D’autre part, le ministère a décidé d’anticiper d’un an la renégociation du contrat d’objectifs entre l’État, l’ONF et les communes, qui devait se terminer en 2016. “Il devra permettre de garantir l’équilibre financier de (l’ONF) sur la base d’une analyse partagée des coûts de gestion de la forêt”, indique le ministère dans un communiqué. “Les communes forestières n’accepteront pas de payer n’importe quoi”, prévient toutefois Alain Lesturgez.


“C’est l’administration sénégalaise qui impulse le développement”

Exclusif : le directeur général de la fonction publique du Sénégal, Nouhou Demba Diallo, détaille pour Acteurs publics la stratégie de modernisation de l’État en cours. Une fonction publique moderne et efficace constitue selon lui l’un des piliers du Plan Sénégal émergence (PSE), qui doit conduire le pays à l’émergence d’ici 2020.

19/09/2014 | ACTUALITÉ

  Interview de Nouhou Demba Diallo, directeur général de la Fonction publique du Sénégal Le Sénégal a réalisé un recensement biométrique de ses fonctionnaires. Pourquoi ? Nous avons réalisé en 2013 l’audit physique et biométrique des agents de l’État. Cela est parti du constat que les administrations ne maîtrisaient plus leurs effectifs. On s’est rendu compte que le fichier des fonctionnaires que nous avions à la fonction publique était différent de celui de la solde détenu par le ministère des Finances. Des ministères, qui sont de gros employeurs, ont recruté du personnel alors qu’ils avaient sans doute les ressources humaines suffisantes pour couvrir leurs besoins. Cela est arrivé dans l’éducation, mais aussi un peu dans la santé. On ne pouvait continuer avec des ministères qui n’avaient plus les instruments ni pour gérer leurs ressources humaines ni pour éviter des recrutements superflus. D’où l’idée d’un audit ? Tout cela a en effet conduit le président de la République, Macky Sall, à demander un audit général de la fonction publique sénégalaise. Mais un audit physique et biométrique. C’est-à-dire que nous ne nous sommes pas contentés de compter les fonctionnaires, nous en avons fait une lecture biométrique, avec la prise d’empreintes. C’est plus fiable et cela évite les doublons. Comment cet audit s’est-il déroulé ? Les ministères ont été appelés à fournir leurs effectifs et un recensement a eu lieu sur le terrain. Tous les agents à leur poste de travail ont été considérés comme réguliers et ont été recensés. Les agents absents ont été mis en contentieux. Ce qui a simplement consisté à ne plus leur envoyer leur salaire à leur banque, mais à le retenir au Trésor. Ces agents ont eu deux mois pour prouver qu’ils étaient actifs en présentant des justificatifs, comme l’acte qui les affecte à un poste, le certificat de prise de fonction, l’attestation d’exercice, etc. Un grand nombre d’agents ont pu justifier de leur présence et ils ont retrouvé une situation normale. Ils ont récupéré leur salaire et ils ont été enregistrés dans la valise biométrique. Et combien d’“agents fictifs” avez-vous recensés ? Pour être précis, 1 169 agents ne sont pas venus se présenter. Ils ont été considérés comme des agents irréguliers et leur salaire a été suspendu. L’État du Sénégal a pu réaliser de cette manière une économie de plus de 5 milliards de francs CFA (7,6 millions d’euros). Au final, sur combien d’agents l’État du Sénégal peut-il compter aujourd’hui ? Le Sénégal compte 127 130 agents qui sont dans une situation régulière. Cela ne concerne que les agents de l’État à l’intérieur du Sénégal. Il nous reste encore à auditer les agents dans les missions diplomatiques et consulaires et certains agents relevant de corps militaires. D’autres éléments que le recensement des fonctionnaires ont-ils motivé l’audit ? Il y avait trois objectifs dans l’audit : connaître et maîtriser les effectifs, puis maîtriser la masse salariale, car vous ne maîtrisez pas la masse salariale si vous ne maîtrisez pas les effectifs et si vous ne possédez pas un bon système de gestion des ressources humaines. La troisième raison est de pouvoir donner à chaque ministère un instrument efficace de gestion du personnel et de prévision des recrutements pour qu’il ne soit plus confronté aux dérives que l’on a connues. Cette évolution dans la gestion des ressources humaines implique-t-elle le recours à des outils informatiques ? Oui, l’une des recommandations de l’audit a été, d’abord, de mettre en place un fichier unifié des données du personnel que nous partagerons entre les ministères de la Fonction publique, des Finances – qui est chargé de la solde – et les autres ministères. C’est en somme une gestion en réseau du personnel, de sorte que tout acte qui touche un fonctionnaire est automatiquement connu de toutes les administrations. Ce qui permet de faire les prévisions nécessaires. Ce fichier unifié est-il déjà en place ? Il n’est pas encore en place, mais tous les éléments le permettant sont réunis. C’est d’ailleurs ce qui fait partie de l’objet de notre voyage ici, à Paris. Il s’agit pour nous de voir comment un système informatisé de gestion du personnel est effectué dans un pays comme la France, pour que nous puissions l’adopter nous aussi. À quelle échéance ce fichier unifié sera-t-il effectif ? En fait, nous aurions dû le mettre en place courant septembre. Notre bras technique, l’Agence de l’informatique de l’État (Adie), est prête de son côté. Pour nous, fonction publique, il y avait le volet juridique, c’est-à-dire prendre les textes nécessaires pour valider les nouveaux circuits électroniques. Nous avons déjà élaboré les projets de décrets et nous les avons mis en circulation depuis une quinzaine de jours. Normalement, le fichier unifié de gestion du personnel sera mis en place avant la fin du mois d’octobre. D’autres instruments seront-ils utilisés ? La mise en place du fichier unifié est une première étape dans la dématérialisation des procédures. L’Adie prépare une deuxième étape avec l’installation de bornes de renseignements dans les régions, qui seront en lien avec le traitement des dossiers à la direction de la gestion des carrières. Car dans la fonction publique, nous avons, par exemple, un gros effectif d’enseignants qui sont confrontés à des problèmes de carrière, d’avancement, de reclassement, etc. La seule solution pour nous est de dématérialiser les procédures. Sinon, l’on peut trouver légitime qu’un enseignant du rural qui n’a pas eu d’avancement depuis deux ans abandonne sa classe pour venir s’enquérir à Dakar de sa situation. C’est à ce genre de situation que nous voulons mettre fin. Nous sommes ambitieux, sans quoi nous resterons dans l’archaïsme. Nous avons donc prévu de mettre en place ces bornes de renseignements dans les régions. Elles permettront à l’enseignant de consulter l’état de sa situation sans venir à Dakar, et même d’imprimer son acte d’avancement. Plus globalement, le Sénégal s’est engagé sur la voie de l’émergence à l’horizon 2020 à travers le Plan Sénégal émergence (PSE), adopté l’an passé. En quoi la modernisation de la fonction publique s’inscrit-elle dans cette dynamique ? Elle s’inscrit dans une dynamique dans laquelle tout notre pays est engagé. À partir du constat que les objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ne seront pas atteints, il faut faire en sorte d’endiguer la progression de la pauvreté. Ce phénomène est mondial. Cela a pris des proportions suffisamment alarmantes pour nécessiter la définition de politiques nouvelles. Il faut également se placer dans le contexte où le citoyen est de plus en plus exigeant en matière de qualité et de proximité des services publics. C’est ce qui a amené les autorités à élaborer et à se fixer de nouveaux objectifs dans le cadre du PSE. Il consistent, dans un horizon clairement défini, à placer le Sénégal sur la rampe de l’émergence et à endiguer le phénomène de la pauvreté. Et à mettre le pays sur une courbe de croissance régulière et forte qui puisse générer des emplois et de la richesse pour satisfaire les besoins sociaux de la population. Et quel rôle l’administration joue-t-elle dans cette perspective ? Cette stratégie nécessite que nous disposions d’une administration suffisamment performante car c’est elle qui impulse le développement, coordonne et anime les actions de développement et c’est encore elle qui fournit les services aux populations. Disposer d’une telle administration est une exigence si nous voulons réaliser nos objectifs. Pour cela, il faut la rénover. C’est ce qui a commencé avec l’audit. Et nous devons nous projeter dans une administration de développement, alors que nous disposons jusque-là d’une administration de gestion.   Une semaine de “stage intensif” en France Assistance technique de France (Adetef) et le Conseil national de la fonction publique territoriale (CNFPT) ont concocté un programme de travail d’une semaine, du 15 au 19 septembre à Paris, pour une délégation sénégalaise sur le thème “organisation et modernisation de la fonction publique et gestion des agents de l’État”. Une délégation emmenée par Abdoulaye Gueye, le directeur de cabinet du ministre du Travail, du Dialogue social et des Organisations professionnelles, et Nouhou Demba Diallo, le directeur général de la fonction publique (DGFP), accompagnés d’Alassane Tounkara, premier conseiller technique auprès du ministre de la Fonction publique, de Mamadou Lamine Sané, directeur de la gestion des carrières à la DGFP, et de Samba Goumblé, directeur de la GPEEC à la DGFP. Au menu : l’organisation et la gestion des carrières ; le système d’information de gestion des ressources humaines ; la gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences (GPEEC) et le répertoire interministériel des métiers (RIM) ; le système de rémunération des agents ; la dématérialisation des procédures ; l’accueil des usagers… “Il nous faut moderniser notre administration dans son fonctionnement et dans ses structures pour gagner en temps, en efficacité et en rationalisation des effectifs. Le plus simple est de s’inpirer des bonnes pratiques en vigueur ailleurs. Nous savons que la France a développé des aptitudes réelles et connues dans les problématiques qui nous préoccupent. C’est l’objet de notre présence ici”, a expliqué Nouhou Demba Diallo.  


NOMINATIONS

Un ex-collaborateur de Jean-Marc Ayrault au cabinet d'Emmanuel Macron

Clément Beaune est nommé conseiller chargé des affaires européennes et budgétaires au cabinet du ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, et de la secrétaire d’État chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire, Carole Delga. D’avril 2013 à mars 2014, il travaillait à Matignon comme conseiller technique en charge du budget au cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.  Ancien élève de l’ENA (2009, promotion Willy Brandt), titulaire de trois masters (affaires publiques au Trinity College de Dublin et à Sciences-Po Paris et études européennes approfondies au Collège d’Europe à Bruges), Clément Beaune a débuté sa carrière au ministère du Budget comme adjoint au chef du bureau des lois de finances. Il a également enseigné les finances publiques à Sciences-Po à Paris et à l’IEP de Grenoble.

19/09/2014 | NOMINATION FRANCE

Clément Beaune est nommé conseiller chargé des affaires européennes et budgétaires au cabinet du ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, et de la secrétaire d’État chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Économie sociale et solidaire, Carole Delga. D’avril 2013 à mars 2014, il travaillait à Matignon comme conseiller technique en charge du budget au cabinet du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.  Ancien élève de l’ENA (2009, promotion Willy Brandt), titulaire de trois masters (affaires publiques au Trinity College de Dublin et à Sciences-Po Paris et études européennes approfondies au Collège d’Europe à Bruges), Clément Beaune a débuté sa carrière au ministère du Budget comme adjoint au chef du bureau des lois de finances. Il a également enseigné les finances publiques à Sciences-Po à Paris et à l’IEP de Grenoble.


Un nouveau préfet dans le Cantal

Premier pompier à être nommé préfet en 2011, Richard Vignon, 55 ans, quitte son poste de  préfet délégué pour la défense et la sécurité auprès du préfet de la région Lorraine et part diriger la préfecture du Cantal. Richard Vignon est remplacé à Metz par Pascal Bolot [lire la nomination du 18 septembre]. Il succède à Jean-Luc Combe, nommé préfet de l'Aveyron (lire la nomination) Diplômé de l’École nationale supérieure d’officiers de sapeurs-pompiers, Richard Vignon a notamment été directeur départemental adjoint des services d’incendie et de secours (Sdis) du Vaucluse (2000-2003), directeur départemental des services d’incendie et de secours des Hautes-Pyrénées, puis de ceux de Seine-et-Marne (2006-2011). Richard Vignon a, durant huit années, présidé la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), jusqu’en 2011 et sa nomination comme préfet. Il a été titularisé le 4 mars 2013.   

19/09/2014 | NOMINATION FRANCE

Premier pompier à être nommé préfet en 2011, Richard Vignon, 55 ans, quitte son poste de  préfet délégué pour la défense et la sécurité auprès du préfet de la région Lorraine et part diriger la préfecture du Cantal. Richard Vignon est remplacé à Metz par Pascal Bolot [lire la nomination du 18 septembre]. Il succède à Jean-Luc Combe, nommé préfet de l'Aveyron (lire la nomination) Diplômé de l’École nationale supérieure d’officiers de sapeurs-pompiers, Richard Vignon a notamment été directeur départemental adjoint des services d’incendie et de secours (Sdis) du Vaucluse (2000-2003), directeur départemental des services d’incendie et de secours des Hautes-Pyrénées, puis de ceux de Seine-et-Marne (2006-2011). Richard Vignon a, durant huit années, présidé la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF), jusqu’en 2011 et sa nomination comme préfet. Il a été titularisé le 4 mars 2013.