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Les syndicats de fonctionnaires veulent être associés aux négociations sur la protection sociale complémentaire

La procédure de référencement des organismes de protection sociale complémentaire doit être soumise à la négociation. Telle est la revendication affichée par 6 syndicats de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU et Solidaires), dans une lettre envoyée au Premier ministre, Manuel Valls, mercredi 21 septembre. Dans cette lettre [cliquez ici pour la consulter], adressée également à la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, les organisations syndicales demandent ainsi à être entendues sur le choix, ou “référencement”, des organismes de protection sociale complémentaires dans la fonction publique d’État. Nouveau référencement Mis en œuvre dans les années 2000, ce dispositif permet à chaque administration de l’État de choisir pour une durée de sept ans un opérateur, qui bénéficie de son soutien à condition de respecter un cahier des charges précis en matière, notamment, de solidarités, qu’elles soient intergénérationnelles, de revenus ou familiale. Ces référencements arrivant à terme en 2016, la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) en a donc reprécisé les règles, dans une circulaire du 27 juin dernier [consultez-la en cliquant ici]. L’ossature du dispositif n’est pas pour autant remise en cause par cette circulaire. Le référencement peut être ouvert à un ou à plusieurs organismes et dépend “des objectifs propres à chaque employeur public en fonction de la structure de sa population et des risques spécifiques identifiés pour certains segments de la population” [consulter notre article sur le sujet : “Ce que dit le projet de circulaire sur les règles de santé et de prévoyance des fonctionnaires”]. Néanmoins, “à de très rares exceptions, les employeurs publics ne proposent pas aux organisations syndicales que cette protection sociale complémentaire des personnels fasse l’objet d’un réel processus de négociations”, soulignent les syndicats dans leur lettre au Premier ministre. Contribution des employeurs publics Ces derniers demandent donc à être auditionnés sur le nombre, la nature et la pondération des critères dans les cahiers des charges ou encore le nombre des offres de prestations et le nombre des opérateurs qui seront retenus et affirment “la nécessité de ne référencer que des opérateurs qui assurent réellement tous les types de solidarités : intergénérationnelles, familiale, indiciaire”. Concernant les niveaux des contributions financières des employeurs publics aux organismes, les organisations syndicales constatent également “l’absence de discussions” sur le sujet. À ce propos, la DGAFP avait affirmé que cette aide de l’administration serait versée à l’organisme de référence “annuellement en une ou plusieurs fois par an” et qu’aucun autre dispositif de participation financière à l’acquisition d’une assurance complémentaire “ne saurait être mise en œuvre”. “De ce point de vue, nous vous rappelons que ces contributions sont aujourd’hui disparates et situées à des niveaux très bas et nous demandons qu’elles fassent l’objet d’une revalorisation significative jusqu’à 100 % du montant des transferts solidaires”, indique l’intersyndicale.

23/09/2016 | ACTUALITÉ

La procédure de référencement des organismes de protection sociale complémentaire doit être soumise à la négociation. Telle est la revendication affichée par 6 syndicats de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, Unsa, FSU et Solidaires), dans une lettre envoyée au Premier ministre, Manuel Valls, mercredi 21 septembre. Dans cette lettre [cliquez ici pour la consulter], adressée également à la ministre de la Fonction publique, Annick Girardin, les organisations syndicales demandent ainsi à être entendues sur le choix, ou “référencement”, des organismes de protection sociale complémentaires dans la fonction publique d’État. Nouveau référencement Mis en œuvre dans les années 2000, ce dispositif permet à chaque administration de l’État de choisir pour une durée de sept ans un opérateur, qui bénéficie de son soutien à condition de respecter un cahier des charges précis en matière, notamment, de solidarités, qu’elles soient intergénérationnelles, de revenus ou familiale. Ces référencements arrivant à terme en 2016, la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) en a donc reprécisé les règles, dans une circulaire du 27 juin dernier [consultez-la en cliquant ici]. L’ossature du dispositif n’est pas pour autant remise en cause par cette circulaire. Le référencement peut être ouvert à un ou à plusieurs organismes et dépend “des objectifs propres à chaque employeur public en fonction de la structure de sa population et des risques spécifiques identifiés pour certains segments de la population” [consulter notre article sur le sujet : “Ce que dit le projet de circulaire sur les règles de santé et de prévoyance des fonctionnaires”]. Néanmoins, “à de très rares exceptions, les employeurs publics ne proposent pas aux organisations syndicales que cette protection sociale complémentaire des personnels fasse l’objet d’un réel processus de négociations”, soulignent les syndicats dans leur lettre au Premier ministre. Contribution des employeurs publics Ces derniers demandent donc à être auditionnés sur le nombre, la nature et la pondération des critères dans les cahiers des charges ou encore le nombre des offres de prestations et le nombre des opérateurs qui seront retenus et affirment “la nécessité de ne référencer que des opérateurs qui assurent réellement tous les types de solidarités : intergénérationnelles, familiale, indiciaire”. Concernant les niveaux des contributions financières des employeurs publics aux organismes, les organisations syndicales constatent également “l’absence de discussions” sur le sujet. À ce propos, la DGAFP avait affirmé que cette aide de l’administration serait versée à l’organisme de référence “annuellement en une ou plusieurs fois par an” et qu’aucun autre dispositif de participation financière à l’acquisition d’une assurance complémentaire “ne saurait être mise en œuvre”. “De ce point de vue, nous vous rappelons que ces contributions sont aujourd’hui disparates et situées à des niveaux très bas et nous demandons qu’elles fassent l’objet d’une revalorisation significative jusqu’à 100 % du montant des transferts solidaires”, indique l’intersyndicale.

Luc Farré : “Le prochain Président devra poursuivre la réévaluation du point d’indice”

Face aux remises en cause de la fonction publique dans le cadre de la précampagne présidentielle, le secrétaire général de l’Unsa Fonction publique, Luc Farré, entend “insister sur l’importance, voire la force des services publics de notre pays”. Des pistes de réflexion pourraient être envoyées par le syndicat aux candidats à l’élection de 2017, précise-t-il.

23/09/2016 | ACTUALITÉ

Les critiques fusent actuellement à l’encontre de la fonction publique, de son coût et des services rendus par ses agents. Comment appréhendez-vous cette remise en cause ? Aujourd’hui, la fonction publique est au cœur du débat public mais aussi des prises de positions des uns et des autres. Et c’est dans ce cadre-là que l’Unsa a un message à faire passer : celui d’insister sur l’importance, voire la force de la fonction publique et des services publics dans notre pays. Quand j’entends certains précandidats à l’élection présidentielle envisager de nouvelles suppressions de postes de fonctionnaires, je suis inquiet. La fonction publique de notre pays ne doit pas être remise en cause. L’Unsa envisage-t-elle donc de se positionner dans la campagne pour l’élection présidentielle ? Notre position est d’une très grande clarté. Nous nous plaçons dans le débat en tant qu’organisation syndicale. Nous ne prendrons donc pas position pour tel ou tel candidat à l’élection présidentielle. Néanmoins, il se peut que nous envoyions des propositions et des pistes de réflexion aux candidats déclarés. Nous souhaitons, par exemple, que le prochain président de la République poursuive, avec sa majorité, la réévaluation du point d’indice. Le ministère de la Fonction publique engage des réflexions sur la fonction publique du XXIe siècle. Compte tenu de l’agenda social chargé, est-ce l’urgence selon vous ? Notre objectif n’est pas uniquement de nous poser la question de l’avenir de la fonction publique. Ce que nous souhaitons, avec ce gouvernement, c’est aller au bout des décisions qui ont été annoncées durant ce quinquennat, et sur le PPCR [protocole sur les parcours professionnels, carrières et rémunérations, ndlr] notamment. Des difficultés persistent au ministère de la Justice. Nous voulons que les agents de ce ministère, comme ce fut le cas pour ceux de l’Intérieur, puissent rapidement voir l’application de ce protocole. Une nouvelle gestion des ressources humaines au sein de la fonction publique d’État se met progressivement en œuvre. Programmée avant l’été, la réunion interministérielle a été reportée. En quoi cette réforme est importante ? Le dialogue social doit être amélioré dans toute la fonction publique et à la DGAFP [direction générale de l’administration et de la fonction publique, ndlr] également. Cette direction doit être un moteur en la matière. C’est la clé de l’évolution de la fonction publique. Des guides peuvent en outre être érigés par la DGAFP pour accompagner, par exemple, les agents lors d’une réorganisation. Mais la DGAFP ne peut pas être que cela, elle doit induire les bonnes pratiques tant dans les ministères que dans les deux autres versants de la fonction publique, la territoriale et l’hospitalière. Elle doit avoir une vision de l’évolution nécessaire de la fonction publique en s’appuyant sur la qualité du dialogue social. Dans le cadre de la négociation du nouveau projet de plan Santé intitulé “STT2”, la DGAFP a présenté, le 6 septembre dernier, sa feuille de route sur la médecine de prévention [cliquez ici pour consulter notre article sur le sujet]. Que pensez-vous de ce plan d’action ? Nous allons être attentifs aux annonces qui vont être faites sur la médecine de prévention. Aujourd’hui, un certain nombre d’agents n’y ont pas accès, du fait de la réduction du nombre de médecins notamment. Concernant la limitation de la fréquence des surveillances médicales particulières [aujourd’hui fixée à un an pour les personnes handicapées, les femmes enceintes et les agents réintégrés après un congé de longue maladie ou de longue durée, ndlr], nous n’y sommes pas favorables. Ce sont des pistes de travail fournies par la DGAFP, mais à l’Unsa, nous ne perdons pas de vue d’autres sujets majeurs, comme la lutte contre les risques psycho-sociaux qui sont en forte explosion. Sur le reclassement des agents déclarés inaptes, ces derniers doivent, en premier lieu, se voir proposer une reconversion professionnelle. Les employeurs publics ne le font pas toujours. Or il est de leur responsabilité d’offrir de véritables possibilités de reconversion. Remis au gouvernement en juillet dernier, le rapport du chercheur Yannick L’Horty révèle des discriminations dans l’accès à l’emploi. La mission du conseiller d’État, Olivier Rousselle doit également rendre ses conclusions sur l’accès aux écoles du service public [Les premières recommandations de la mission ont été présentées en Conseil commun de la fonction publique]. Qu’attendez-vous de ces réflexions ? Le rapport L’Horty est un premier travail, mais il faudra beaucoup d’autres travaux pour avancer sur la question des discriminations dans la fonction publique. Pour l’Unsa, les discriminations ne se font pas qu’à l’entrée dans la fonction publique, mais peuvent se rencontrer dans la gestion des carrières. Peu importe leurs choix, tous les agents publics doivent pouvoir faire carrière. Créer une fonction publique à l’image de la société est une idée que nous défendons. Le concours peut aussi évoluer et permettre le recrutement de tous. Mais nous voulons préserver son principe, il est un des éléments du statut.


L’élection au suffrage universel des conseillers métropolitains en 2020 est en sursis

Le ministre des Collectivités territoriales va consulter les grands maires sur l’élection au suffrage universel direct des conseillers métropolitains, disposition prévue pour 2020 par la loi Maptam. Un amendement au projet de loi sur le statut de Paris tranchera la question d’ici quelques semaines.

23/09/2016 | ACTUALITÉ

C’est un sujet sensible qui divise les élus locaux et que le gouvernement a évité de trancher clairement depuis 2012. Le débat sur l’élection au suffrage universel des conseillers métropolitains va pourtant rebondir d’ici quelques semaines. Lors de la 16e Conférences des villes, organisée jeudi 22 septembre par l’association France urbaine, le ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales, Jean-Michel Baylet, a annoncé qu’il déposerait un amendement au projet de loi sur le statut de Paris – examiné à l’automne par le Parlement –, qui dira si oui ou non l’élection des conseillers métropolitains au suffrage universel se fera en 2020. Pourquoi 2020 ? Parce que la loi de 2013 sur les métropoles (dite loi Maptam, cliquez-ici pour la consulter) le prévoit. Un amendement avait été poussé au dernier moment par le gouvernement et voté, au grand dam de nombreux maires, farouchement opposés à cette disposition qui, selon eux, entraînerait la “mort des communes” au profit des intercommunalités, en l’occurrence des plus grandes d’entre elles. “Réservé à titre personnel” Mais cet amendement gouvernemental, loin d’être clair, précis et définitif, était plutôt un premier pas. Le texte prévoyait en l’occurrence de préciser les choses au plus tard au 1er janvier 2017. Nous y sommes (presque) et c’est la raison pour laquelle le ministre a décidé de trancher. Jean-Michel Baylet va consulter les grands élus concernés. “Ils me donneront leur avis et après je déciderai”, confie le ministre à Acteurs publics. Selon lui, “une partie d’entre eux est farouchement contre, d’autres y sont favorables et beaucoup hésitent”. Autant dire que le consensus n’est pas acquis… Le ministre lui-même se dit “à titre personnel réservé quant à l’élection au suffrage universel des conseillers communautaires”. De là à conclure que cette disposition de la loi Maptam sera finalement enterrée, il n’y a qu’un pas, que Jean-Michel Baylet ne franchit pas encore… 


NOMINATIONS

François Hollande recrute son ancien bras droit du conseil général de Corrèze

Le chef de l’État, François Hollande, vient de procéder à plusieurs nominations au sein de son cabinet à l’Élysée. Dominique Ceaux (photo), ancien bras droit du chef de l’État lorsqu’il présidait le conseil général de Corrèze, est ainsi nommé conseiller. Dominique Ceaux était adjoint au directeur régional “Île-de-France” de la Caisse des dépôts et consignations depuis octobre 2015. Corrézien, proche de François Hollande, il avait notamment été son directeur de cabinet à la présidence du département de la Corrèze, en 2008. Après cela, il avait pris les fonctions de directeur général des services du même département (2008-2015). Diplômé de l’institut d’études politiques de Toulouse et ancien élève de l’institut régional d’administration de Bastia, Dominique Ceaux était, entre 2004 et 2008, directeur général adjoint des services du conseil régional du Limousin. Conseillère adjointe “économie, finances et numérique” au cabinet du président de la République, François Hollande, depuis 2015, Adrienne Brotons a, elle, été promue conseillère “économie, numérique et commerce extérieur” au sein du même cabinet, en remplacement de Julien Pouget, qui occupait ces fonctions depuis 2014. Énarque de la promotion Jean-Jacques Rousseau (2011), Adrienne Brotons avait intégré l’inspection générale des Finances à sa sortie de l’ENA, comme inspectrice des finances (2012-2015). Enfin, troisième personnalité nommée au cabinet du Président François Hollande, aux fonctions de conseiller “industrie et participations” :  Sébastien Massart. Il était conseiller technique pour les affaires industrielles au cabinet du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, depuis janvier 2016. Chargé de participations “industrie” à l’Agence des participations de l’État (APE) de 2014 à 2016 et conseiller “stratégie” auprès du président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Gérard Rameix, entre 2012 et 2014, Sébastien Massart est polytechnicien, titulaire d’un master 2 de physique théorique de l’École normale supérieure. Cet ingénieur du corps des Mines a débuté comme consultant junior chez Deloitte Consulting Group, en 2008-2009.  

23/09/2016 | NOMINATION FRANCE

Le contexte sécuritaire infléchit les missions des policiers municipaux, selon une étude

La menace terroriste accentue un mouvement de recomposition du dispositif de sécurité intérieure au niveau local, qui entraîne les policiers municipaux dans “une logique d’accroissement du mandat répressif”, selon une étude de l’Institut d’aménagement et d’urbanisme de la région Île-de-France publiée le 21 septembre.

23/09/2016 | ACTUALITÉ

Armer les policiers municipaux ? La question ne fait plus débat et c’est “un tournant”, affirme Virginie Malochet, chargée d’études à l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU) de la région Île-de-France, dans une note publiée par cet institut le 21 septembre. “La tendance est à la généralisation de l’armement des polices municipales, quels que soient leur environnement, leur taille, la nature de leurs missions et l’appartenance politique des maires et le point de vue de ceux qui s’y refusent est devenu presque inaudible aujourd’hui”, pointe cette étude. “Depuis les attentats de janvier 2015 et la mort d’une policière municipale prise pour cible à Montrouge pour la seule raison qu’elle portait un uniforme, nombreux sont les maires qui décident d’armer leurs agents”, poursuit l’auteure de la note. Le développement des polices municipales est significatif de ce mouvement : “Leurs effectifs ont quadruplé en trente ans, et il y a fort à parier que les chiffres continuent de progresser”, soutient Virginie Malochet : les derniers chiffres officiels font état de 21 000 policiers municipaux en France en 2015 (7 % de plus qu’en 2012) et selon le baromètre de l’emploi des centres de gestion de la fonction publique territoriale, la filière “police municipale” est celle qui recrute le plus au premier semestre 2016. 4 000 revolvers de la police nationale mis à disposition “De leur côté, les syndicats sont désormais unanimes à revendiquer l’armement systématique”, souligne l’auteure de l’étude. Quant au ministre de l’Intérieur, il défend une position gouvernementale “inédite”, relayée par le président de la République après les attentats de novembre : “L’État en appelle au renforcement des moyens de protection des policiers municipaux et soutient les collectivités à cet effet, à travers l’octroi de subventions pour l’achat de gilets pare-balles et la mise à disposition de 4 000 revolvers de la police nationale”, rappelle la sociologue. Enfin, en juillet 2016, au lendemain de l’attentat de Nice, la loi prorogeant l’état d’urgence ajoute une disposition supplémentaire pour assouplir les conditions d’armement des policiers municipaux : “C’est toujours au maire qu’il revient de faire la demande de port d’arme pour ses agents, mais, dorénavant, il n’a plus besoin de justifier ni de circonstancier cette demande, et le préfet n’est donc plus fondé à la contester.” Virginie Malochet cite également les nouvelles mesures qui sollicitent davantage encore les polices municipales pour participer à l’effort collectif de vigilance et de sécurisation : accès facilité aux fichiers des permis de conduire et des immatriculations, partage des fréquences radio avec les forces étatiques et, surtout, les nouvelles prérogatives que le législateur a confiées aux policiers municipaux, “dans une logique d’accroissement du mandat répressif”. Une vocation de proximité en perdition ? L’auteure s’inquiète de cette “inflexion sécuritaire” de l’activité des polices municipales et s’interroge même sur “leur avenir, leur identité même et leur valeur ajoutée. Comment cultiver leur singularité dans le contexte actuel ? Comment exercer leurs nouveaux pouvoirs et répondre aux sollicitations pressantes sans pour autant sacrifier leur vocation de proximité ?” “L’ancrage local, le travail partenarial et le lien de confiance avec la population sont des éléments décisifs pour les polices municipales, essentiels pour gagner en légitimité et en efficacité, soutient-elle, y compris s’agissant de leur contribution en matière de renseignement, d’antiterrorisme et de prévention de la radicalisation.” “In fine, ce mouvement trahit aussi un glissement de modèle, consacrant la prédominance du référentiel sécuritaire”, en conclut Virginie Malochet. Il ne faudrait pas que ce glissement, “que l’état d’urgence justifie dans une certaine mesure”, occulte le fait “que la lutte contre le terrorisme et l’insécurité est l’affaire de tous, mais sans confusion des rôles et sans non plus céder aux sirènes du tout-sécuritaire”.


La maire de Rome refuse d’organiser les jeux Olympiques dans sa ville

La municipalité, dirigée par le Mouvement 5 étoiles, rejette la candidature de la capitale italienne à l’organisation des J.O. en 2024, en raison notamment de l’endettement de la ville.

23/09/2016 | ACTUALITÉ

Le Premier ministre italien, Matteo Renzi, a estimé, jeudi 22 septembre, que Rome n’avait pratiquement aucune chance de relancer sa candidature aux jeux Olympiques de 2024, après la décision de la nouvelle maire de retirer sa ville de la course. Virginia Raggi, issue du parti populiste Mouvement 5 étoiles, élue en juin 2016 à la tête de la capitale italienne, avait annoncé durant sa campagne que la priorité de la ville ne serait pas d’organiser les jeux OIympiques. Elle a tenu sa promesse puisque lors d’une conférence de presse tenue le 21 septembre, elle a lancé : “Il est irresponsable de dire « oui » à cette candidature. Non aux Jeux du béton ! Absolument non ! Non aux cathédrales dans le désert”. “Nous n’hypothéquerons pas l’avenir de cette ville”, a-t-elle ajouté, avant de déclarer que les jeux Olympiques étaient “une sorte de rêve qui se transforme en cauchemar” pour les habitants. La maire a effectivement d’autres priorités car la dette de la ville italienne s’élève déjà à 13 milliards d’euros. Au passage, la nouvelle municipalité rappelle que Rome n’a pas fini de rembourser les emprunts liés aux J.O. de 1960 et vient à peine de le faire pour le Mondial de football de 1990… Précédent en 2011 Le président du Comité olympique italien, Giovani Malago, avait tout fait pour rassurer Virginia Raggi, rappelant à plusieurs reprises que le projet devait être “à coût zéro” pour la ville. Le budget, évalué à 5,3 milliards d’euros, devait être entièrement à la charge du Comité olympique, des sponsors et de l’État italien. “Nous perdons une occasion incroyable pour Rome et pour l’Italie”, a-t-il réagi sur les réseaux sociaux, estimant toutefois que le dossier restait “ouvert” jusqu’au 7 octobre, date à laquelle le Comité international olympique (CIO) attend la deuxième partie des dossiers de candidature Mais jeudi 22 septembre, le Premier ministre, Matteo Renzi, a laissé peu d’espoir. Lorsque l’animateur de l’émission La 7 Otto e mezzo lui a demandé si le chapitre de la candidature de Rome était “refermé”, le chef du gouvernement a répondu : “Oui, je le pense”. “Cela dépendra de la décision formelle que prendra le conseil municipal, mais si le bureau du maire dit « non », j’imagine qu’une majorité va voter comme elle”, a-t-il ajouté. “Dire « non » à une grande occasion de développement et d’emplois pour l’Italie est une erreur”, avait-il mis en garde récemment. La capitale italienne était en lice avec Paris, Los Angeles et Budapest pour accueillir les J.O. d’été dans huit ans. En 2011, le Comité olympique italien avait déjà dû renoncer à une précédente candidature, pour les J.O. de 2020. Le chef du gouvernement de l’époque, Mario Monti, avait estimé que l’Italie, alors en pleine crise budgétaire, n’avait pas les moyens d’organiser un tel événement.


NOMINATIONS

Jean-Pierre Raffarin et Jean-Paul Huchon vont coprésider un comité de surveillance

Le Premier ministre, Manuel Valls, a nommé Jean-Pierre Raffarin (photo), ancien Premier ministre, et Jean-Paul Huchon, ancien président de la région Île-de-France, coprésidents du comité de surveillance des investissements d’avenir, chargé d’évaluer le programme d’investissements d’avenir (PIA) et de dresser un bilan annuel de son exécution. Ils succèdent à Michel Rocard – Premier ministre entre 1988 et 1991, décédé le 2 juillet dernier – et Alain Juppé – ex-Premier ministre, maire de Bordeaux et candidat Les Républicains à la primaire de la droite et du centre, démissionnaire. Ces derniers avaient remis leur rapport en 2010, qui mettait en évidence l’importance d’investir pour relancer la croissance et préparer l’avenir, et avait été à l’origine du PIA. Jean-Pierre Raffarin et Jean-Paul Huchon “accompagneront notamment la mise en place du troisième volet du PIA, qui sera doté de 10 milliards d’euros. Le gouvernement a choisi d’investir dans l’enseignement supérieur, la recherche et la valorisation de celle-ci (5,9 milliards d’euros y seront consacrés) et dans l’innovation des entreprises (4,1 milliards d’euros). Le numérique et la croissance verte seront au cœur des priorités”, précise Matignon dans un communiqué. Premier ministre de Jacques Chirac entre 2002 et 2005, Jean-Pierre Raffarin (Les Républicains) est sénateur de la Vienne depuis 2005. Diplômé de l’ESCP Europe en 1972, il exerce d’abord dans le conseil et le marketing. Lancé en politique en 1978, Jean-Pierre Raffarin est conseiller municipal de Poitiers entre 1978 et 1995. Président du conseil régional de Poitou-Charentes de 1988 à 2002, parallèlement, ministre des PME, du Commerce et de l’Artisanat sous le gouvernement Juppé entre 1995 et 1997, il a également été député européen, entre 1989 et 1995. Haut fonctionnaire, diplômé de Sciences-Po Paris et de l’ENA (1971, promotion Thomas More), Jean-Paul Huchon était le président (PS) de la région Île-de-France entre 1998 et 2015. Avant cela, ce haut fonctionnaire est entré à la direction du budget en 1971, à sa sortie de l’ENA, et il est devenu chef du bureau “Agriculture” en 1978. Entre 1981 et 1985, il officie comme directeur de cabinet de Michel Rocard – alors ministre d’État, ministre du Plan et de l’Aménagement du territoire (1981-1983), puis ministre de l’Agriculture –, avant de prendre la direction de la Caisse nationale du Crédit agricole. Il a aussi été le directeur de cabinet de Michel Rocard à Matignon de 1988 à 1991. De 1994 à 2001, Jean-Paul Huchon est le maire socialiste de la commune de Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines. Lors de la création de la Banque publique d’investissement, en 2013, il en devient le vice-président en tant que représentant des régions.

23/09/2016 | NOMINATION FRANCE

Pierre-Yves Thomasson rejoint le cabinet d’Emmanuelle Cosse

Responsable d’opérations au sein de l’établissement public d’aménagement de La Défense Seine Arche (Epadesa) entre 2011 et 2015, Pierre-Yves Thomasson a été nommé conseiller pour la construction, l’urbanisme et l’habitat durable au cabinet de la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse. Ingénieur-élève du corps des Ponts, des eaux et des forêts, au ministère de l’Environnement en 2015-2016, Pierre-Yves Thomasson, titulaire d’un diplôme d’ingénieur en génie civile-ouvrages d’art de l’École nationale des travaux publics de l’État (ENTPE) et d’un master spécialisé en politiques et actions publiques pour le développement durable de l’École des Ponts ParisTech/AgroParisTech, a auparavant officié comme responsable du bureau de la pathologie des ouvrages d’art à la direction des routes d’Île-de-France (Dirif) du ministère de l’Écologie, entre 2006 et 2010.  

23/09/2016 | NOMINATION FRANCE