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Le Sénat lance un groupe de travail sur l’efficacité des fiches S

16 mai 2018, PAR Emilie Coste
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Sénat


Après les attentats de Trèbes en mars dernier et du quartier de l’Opéra, à Paris, il y a quelques jours, la commission des lois du Sénat a annoncé, dans un communiqué, qu’elle créait un groupe de travail sur l’amélioration de l’efficacité des fiches S. Le sénateur LR du Cher François Pillet en sera le rapporteur.

Rappelons que Khamzat Azimov, qui a attaqué au couteau des passants au hasard dans le quartier de l’Opéra, à Paris, était fiché S, tout comme Radouane Lakdim, auteur de l’attaque à Trèbes. À chaque attentat, l’efficacité de ce régime, la “fiche S” (pour “sûreté de l’État”), ayant pour rôle de renseigner les forces de l’ordre sans pour autant entraîner une arrestation, est remise en cause.

Aussi, dans son communiqué, la commission des lois indique que le groupe de travail a pour mission de se pencher sur les critères justifiant une inscription “S” au fichier des personnes recherchées (FPR), mais aussi sur leur utilisation et leur articulation avec le fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT). “Les moyens de nos services de renseignement sont-ils adaptés au nombre d’individus faisant l’objet d’une fiche S ?”, “Faut-il réorganiser nos fichiers de renseignement ?” ou encore “Est-il possible de prendre des mesures législatives nouvelles pour assurer une judiciarisation plus précoce d’une partie des personnes fichées ?” sont autant de questions auxquelles devra répondre ce groupe de travail.

Son rapporteur, François Pillet, est sénateur Les Républicains (LR) du Cher depuis 2007. Avocat de profession, âgé de 68 ans, il est également président du comité de déontologie parlementaire du Sénat depuis 2015.

Titulaire d’un diplôme d’études supérieures de droit privé et d’un certificat d’aptitude à la profession d’avocat (Capa), François Pillet a notamment présidé le centre de formation professionnelle des avocats du ressort de la cour d’appel de Bourges (Cher) entre 1986 et 1991.

L’élu a, en outre, été adjoint au maire de Mehun-sur-Yèvre (Cher) de 1982 à 1995, avant d’occuper lui-même le fauteuil de premier magistrat de la ville jusqu’en 2014. Il a également siégé au conseil général du Cher (1998-2008).