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Le métro de Londres paralysé par la grève

9 janv. 2017, PAR Acteurs Publics
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Les bus londoniens pris d'assaut, lundi 9 janvier, alors que la grève dans le métro était fortement suivie - John Stillwell/AP/SIPA

Les conflits sociaux se multiplient dans le métro londonien, entièrement privé, comme l’ensemble des chemins de fer britanniques. Lundi 9 janvier, des millions de personnes étaient affectées par une nouvelle grève.


Le plus vieux métro du monde, inauguré en 1863, est presque entièrement paralysé depuis dimanche 8 janvier au soir. La plupart des stations de la zone 1 du centre de la capitale britannique devaient rester fermées et seuls quelques trains ont circulé ce lundi 9 janvier, avant un retour à la normale espéré pour mardi matin.

Le métro londonien assure quelque 4,8 millions de trajets par jour. Le conflit, qui empoisonne les relations entre la régie transport of London (TFL) et les syndicats depuis de longs mois, porte sur la suppression de postes et de guichets dans les stations, prévue dans le cadre de la modernisation du réseau.

Les grévistes dénoncent particulièrement la suppression des bureaux de vente de billets dans les stations, remplacés par des distributeurs automatiques. Selon les deux syndicats ayant appelé à ce mouvement, plus de 800 postes “cruciaux pour la sécurité dans les stations” ont été supprimés et les promesses de nouvelles embauches ne sont pas suffisantes.

“Les Londoniens dans la misère”, selon le maire Sadiq Khan

“Ce mouvement social nous a été imposé par des suppressions d’emplois sauvages qui ont transformé le métro londonien en piège mortel”, a souligné le secrétaire général du puissant syndicat RMT, Mick Cash. Plusieurs grèves ont déjà eu lieu depuis 2014 pour dénoncer ces réformes initiées par l’ancien maire conservateur de Londres, Boris Johnson. Rattrapé à son tour par le conflit, son successeur, le travailliste Sadiq Khan, a qualifié la grève de “totalement inutile” et déploré qu’elle “plonge dans la misère des millions de Londoniens”.

Cette “misère” pourrait se poursuivre mardi, mercredi et vendredi puisque les employés de Southern Railways, la compagnie qui relie Londres au sud-est de l'Angleterre, a appelé à une nouvelle grève pour protester contre la volonté de la direction de confier aux seuls conducteurs la fermeture des portes des trains.

Ce réseau, privé comme l’ensemble des chemins de fer outre-Manche, avait déjà été touché par une série de grèves en décembre dernier.

(avec AFP)