Quantcast

THEMES

TYPES D'ARTICLES

JOURNALISTES




Les collectivités appelées à ouvrir davantage leurs bibliothèques

Il faut “changer de rythme” et “ouvrir mieux et plus”, appelle l’écrivain Erik Orsenna, qui a présenté, le 20 février, un rapport sur l’avenir des bibliothèques au Président Macron et à la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, lors d’un déplacement aux Mureaux (Yvelines). Actuellement, seules 130 des 16 500 bibliothèques et points de lecture de France ouvrent leurs portes le dimanche. Et dans la semaine, “beaucoup d’entre elles ouvrent aux horaires où la plupart des Français travaillent”, étant fermées à l’heure du déjeuner et tôt le soir, a regretté Françoise Nyssen. La France est bien équipée puisqu’elle possède autant de bibliothèques que de bureaux de poste. Mais ces équipements culturels, souvent modernes, ne sont ouverts que 41 heures par semaine dans les grandes villes contre 78 heures à Londres ou 98 heures – un record – à Copenhague. Cette situation avait été dénoncée par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle et il avait fait de l’extension des horaires l’une de ses promesses électorales. Moyens financiers Le rapport réalisé par Erik Orsenna et Noël Corbin, inspecteur des affaires culturelles, prône une durée d’ouverture hebdomadaire moyenne de 45 heures pour les villes de 50 000 à 100 000 habitants, et de 50 heures pour celles de plus de 100 000 habitants. L’Association des bibliothécaires de France (ABF) avait accueilli favorablement, en juillet 2017, l’idée de l’extension des horaires d’ouverture, tout en mettant en garde contre l’impact de “la baisse des moyens financiers des collectivités territoriales”. Le gouvernement a augmenté de 8 millions d’euros la dotation générale de décentralisation en faveur des bibliothèques pour les cinq prochaines années. Cela devrait permettre de soutenir “200 projets d’extension d’horaires”, selon le rapport Orsenna. En 2015, les collectivités locales ont dépensé 1,7 milliard d’euros pour la lecture publique, dont près de 1,2 milliard pour rémunérer les 38 000 agents des bibliothèques, selon le ministère de la Culture. Dans leur rapport, Erik Orsenna et Noël Corbin appellent les bibliothèques à “s’adapter à la demande” et à “devenir des maisons de service public culturel” car “50 % des personnes qui y entrent ne viennent pas chercher des livres”. Aux Mureaux, la médiathèque accueille ainsi des cours de soutien scolaire, des ateliers d’art, de danse et un “fab-lab” équipé d’imprimantes 3D ainsi qu’une “micro-folie”, musée numérique initié par la Grande Halle de la Villette à Paris. Pilotage par les Drac Le rapport, qui souligne l’apport des 81 000 bénévoles qui permettent aux bibliothèques de fonctionner, suggère de faire davantage appel aux étudiants et d’encourager, dans les petites villes, “la mutualisation de locaux et de personnels d’accueil” entre les bibliothèques et les agences postales. Dans une interview accordée à Acteurs publics en octobre dernier, la ministre Françoise Nyssen avait annoncé que les directions régionales aux affaires culturelles (Drac), au sein des services déconcentrés de l’État, seraient “chargées de mettre autour de la table les élus, les bibliothécaires, ainsi que les structures sociales et les associations locales pour bâtir un projet d’ouverture”. “Je souhaite qu’à la fin de l’année 2018, nous ayons réussi à engager la transformation de 200 bibliothèques, soit 2 par département”, avait-elle indiqué.

20/02/2018 | ACTUALITÉ

Il faut “changer de rythme” et “ouvrir mieux et plus”, appelle l’écrivain Erik Orsenna, qui a présenté, le 20 février, un rapport sur l’avenir des bibliothèques au Président Macron et à la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, lors d’un déplacement aux Mureaux (Yvelines). Actuellement, seules 130 des 16 500 bibliothèques et points de lecture de France ouvrent leurs portes le dimanche. Et dans la semaine, “beaucoup d’entre elles ouvrent aux horaires où la plupart des Français travaillent”, étant fermées à l’heure du déjeuner et tôt le soir, a regretté Françoise Nyssen. La France est bien équipée puisqu’elle possède autant de bibliothèques que de bureaux de poste. Mais ces équipements culturels, souvent modernes, ne sont ouverts que 41 heures par semaine dans les grandes villes contre 78 heures à Londres ou 98 heures – un record – à Copenhague. Cette situation avait été dénoncée par Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle et il avait fait de l’extension des horaires l’une de ses promesses électorales. Moyens financiers Le rapport réalisé par Erik Orsenna et Noël Corbin, inspecteur des affaires culturelles, prône une durée d’ouverture hebdomadaire moyenne de 45 heures pour les villes de 50 000 à 100 000 habitants, et de 50 heures pour celles de plus de 100 000 habitants. L’Association des bibliothécaires de France (ABF) avait accueilli favorablement, en juillet 2017, l’idée de l’extension des horaires d’ouverture, tout en mettant en garde contre l’impact de “la baisse des moyens financiers des collectivités territoriales”. Le gouvernement a augmenté de 8 millions d’euros la dotation générale de décentralisation en faveur des bibliothèques pour les cinq prochaines années. Cela devrait permettre de soutenir “200 projets d’extension d’horaires”, selon le rapport Orsenna. En 2015, les collectivités locales ont dépensé 1,7 milliard d’euros pour la lecture publique, dont près de 1,2 milliard pour rémunérer les 38 000 agents des bibliothèques, selon le ministère de la Culture. Dans leur rapport, Erik Orsenna et Noël Corbin appellent les bibliothèques à “s’adapter à la demande” et à “devenir des maisons de service public culturel” car “50 % des personnes qui y entrent ne viennent pas chercher des livres”. Aux Mureaux, la médiathèque accueille ainsi des cours de soutien scolaire, des ateliers d’art, de danse et un “fab-lab” équipé d’imprimantes 3D ainsi qu’une “micro-folie”, musée numérique initié par la Grande Halle de la Villette à Paris. Pilotage par les Drac Le rapport, qui souligne l’apport des 81 000 bénévoles qui permettent aux bibliothèques de fonctionner, suggère de faire davantage appel aux étudiants et d’encourager, dans les petites villes, “la mutualisation de locaux et de personnels d’accueil” entre les bibliothèques et les agences postales. Dans une interview accordée à Acteurs publics en octobre dernier, la ministre Françoise Nyssen avait annoncé que les directions régionales aux affaires culturelles (Drac), au sein des services déconcentrés de l’État, seraient “chargées de mettre autour de la table les élus, les bibliothécaires, ainsi que les structures sociales et les associations locales pour bâtir un projet d’ouverture”. “Je souhaite qu’à la fin de l’année 2018, nous ayons réussi à engager la transformation de 200 bibliothèques, soit 2 par département”, avait-elle indiqué.

Les concours de la fonction publique ont désormais leur base de données

Disposer de données fiables pour étudier l’accès à l’emploi public. C’est l’objectif d’une base de données dénommée “Base concours”, créée par un décret du 16 février, en application de la loi du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté. Publié au Journal officiel du 18 février, le décret en question [cliquez ici pour le consulter] fixe ainsi la liste des données que les organisateurs de concours administratifs doivent collecter et ensuite transmettre au service statistique ministériel du ministre chargé de la Fonction publique. Le tout à des fins d’analyses statistiques et de recherches, “dans des conditions garantissant l’anonymat des candidats”, qui seront notamment publiées dans le rapport annuel sur l’état de la fonction publique. Ces dispositions s’appliquent au plus tard aux recrutements ouverts à compter du 1er janvier 2020. Étudier la diversité Devront ainsi être collectées les données d’identification des candidats inscrits aux concours (nom, sexe, adresse…), mais aussi les données indiquées par le candidat lors de son inscription (situation professionnelle, parcours, niveau de formation…), celles relatives au concours et aux modalités de recrutement (composition du jury notamment) ainsi que celles relatives à la sélection des candidats. Ces données devront être transmises par les autorités organisatrices des recrutements “dans un délai de six mois après la publication de la liste des personnes admises” auxdits concours. L’instauration d’un tel dispositif de collecte avait été préconisé par le professeur Yannick L’Horty dans son rapport de juin 2016 sur les discriminations dans l’accès à l’emploi public, mais aussi dans celui remis en février 2017 par le conseiller d’État Olivier Rousselle sur l’accès aux écoles de service public.

19/02/2018 | ACTUALITÉ

Disposer de données fiables pour étudier l’accès à l’emploi public. C’est l’objectif d’une base de données dénommée “Base concours”, créée par un décret du 16 février, en application de la loi du 27 janvier 2017 relative à l’égalité et à la citoyenneté. Publié au Journal officiel du 18 février, le décret en question [cliquez ici pour le consulter] fixe ainsi la liste des données que les organisateurs de concours administratifs doivent collecter et ensuite transmettre au service statistique ministériel du ministre chargé de la Fonction publique. Le tout à des fins d’analyses statistiques et de recherches, “dans des conditions garantissant l’anonymat des candidats”, qui seront notamment publiées dans le rapport annuel sur l’état de la fonction publique. Ces dispositions s’appliquent au plus tard aux recrutements ouverts à compter du 1er janvier 2020. Étudier la diversité Devront ainsi être collectées les données d’identification des candidats inscrits aux concours (nom, sexe, adresse…), mais aussi les données indiquées par le candidat lors de son inscription (situation professionnelle, parcours, niveau de formation…), celles relatives au concours et aux modalités de recrutement (composition du jury notamment) ainsi que celles relatives à la sélection des candidats. Ces données devront être transmises par les autorités organisatrices des recrutements “dans un délai de six mois après la publication de la liste des personnes admises” auxdits concours. L’instauration d’un tel dispositif de collecte avait été préconisé par le professeur Yannick L’Horty dans son rapport de juin 2016 sur les discriminations dans l’accès à l’emploi public, mais aussi dans celui remis en février 2017 par le conseiller d’État Olivier Rousselle sur l’accès aux écoles de service public.

Un rapport encourage l’accès des anciens leaders syndicaux à l’inspection du travail

Pour accompagner le “retour à l’emploi” des représentants du personnel touchés par la réforme du droit du travail et la fusion à venir des instances de dialogue social du secteur privé, un rapport préconise d’élargir leurs possibilités d’accès au troisième concours d’inspecteur du travail. L’identification “d’autres filières ou débouchés” dans la fonction publique est aussi recommandée, sans grandes précisions. 

20/02/2018 | ACTUALITÉ

Élargir la palette des débouchés dans la fonction publique à l’issue d’un mandat syndical dans le secteur privé. C’est l’une des préconisations d’un rapport remis au gouvernement vendredi 16 février et consacré à la reconnaissance et la valorisation des compétences des représentants du personnel et des mandataires syndicaux. Du fait de la récente réforme du droit du travail, le nombre des élus du personnel des grandes entreprises va prochainement diminuer, ce qui nécessite de les “accompagner dans leur retour à l’emploi”, soulignent dans leur rapport [cliquez ici pour le consulter] le directeur général de l’association Dialogues, Jean-Dominique Simonpoli, et le directeur général des ressources humaines d’Air France, Gilles Gateau. Des ordonnances de septembre dernier prévoient en effet que la fusion des institutions représentatives du personnel des entreprises de plus de 50 salariés doit intervenir avant 2020. D’ici cette échéance, délégués du personnel (DP), élus des comités d’entreprises (CE) et membres des comités d’hygiène de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) devront siéger dans une instance unique, à savoir le conseil social de l’entreprise. Néanmoins, le rapport ne dit pas combien d’élus vont “disparaître” à cette occasion. Entre “150 000 et 200 000 personnes vont perdre leur mandat”, a pour sa part estimé le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, dans un entretien à L’Opinion, lundi 19 février. Élargir le troisième concours de l’inspection du travail Pour ne pas laisser ces représentants sur la touche, le rapport préconise donc de favoriser leur accès à la fonction publique. Et ce même si ces réflexions “ne peuvent (et ne doivent) concerner qu’une minorité de représentants du personnel arrivés au terme de leur mandat”, précisent ses auteurs. La majorité des élus ou représentants syndicaux arrivant au terme de leurs fonctions ont en effet vocation à reprendre leur poste de travail ou à évoluer dans leur entreprise d’origine “et non pas d’intégrer la fonction publique”. La principale piste développée en ce sens par les auteurs du rapport concerne l’élargissement des possibilités d’accès à l’inspection du travail par la voie du troisième concours, “actuellement assez réduites”. Comme le stipule un décret de 2003 portant statut particulier du corps de l’inspection du travail, le total des places proposées à ce concours est fixé dans une proportion de 5 à 10 % de l’ensemble des postes à pourvoir chaque année. Trop peu, estiment Jean-Dominique Simonpoli et Gilles Gateau, “étant entendu de surcroît que toutes les places ouvertes ne sont pas nécessairement pourvues à des anciens représentants du personnel”. Ces derniers plaident plutôt en faveur d’une fourchette comprise entre 20 et 30 % du total des places offertes. Ce n’est pas la première fois que l’élargissement de ce troisième concours est ainsi préconisé. Dans un rapport de juillet 2016 consacré à la question du recrutement des membres de l’inspection du travail, l’inspection générale des Affaires sociales (Igas) recommandait de doubler la part de ses membres admis au troisième concours tout en réduisant ce pourcentage pour le concours interne [cliquez ici pour consulter notre article : “L’inspection du travail doit élargir son vivier de recrutement”]. Renforcer la prise en compte de l’expérience aux concours L’instauration d’un “cycle spécifique d’accompagnement” à la préparation du troisième concours pour les anciens représentants du personnel est elle aussi préconisée par le rapport. Ce dispositif, qui pourrait être confié à l’Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (Intefp), “serait l’occasion, formellement, de préparer les futurs candidats aux épreuves du concours mais aussi de leur donner des connaissances théoriques, en droit du travail par exemple”. Les épreuves du concours doivent par ailleurs “être conçues de façon à faire prévaloir la prise en compte de l’expérience et des compétences opérationnelles acquises sur les savoirs exclusivement académiques”, affirme le rapport. Même si cette logique “est plutôt respectée” – plusieurs épreuves mobilisent en effet les acquis de l’expérience –, il “conviendra(it) de préserver, voire de renforcer, cette situation”, ajoute le document.   Autant de pistes qui seront certainement évoquées dans le cadre des travaux “actuellement en cours” sur l’évolution de l’inspection du travail et notamment le nombre de places offertes et les épreuves du concours pour y accéder. Lancés à la suite du rapport de l’Igas, ces travaux sont coordonnés par Hubert Bouchet, directeur de projet “Recrutement, formation et parcours professionnels des membres de l’inspection du travail” au sein de la DRH du secrétariat général des ministères chargés des Affaires sociales. Flou autour “d’autres filières” Sans grandes précisions ni explications – 5 petites lignes dans le rapport seulement –, Jean-Dominique Simonpoli et Gilles Gateau jugent aussi “cohérent” d’identifier d’autres filières et débouchés possibles pour les anciens représentants du personnel via les concours de la fonction publique ou “par l’accès à certaines écoles de la (ou des) fonctions(s) publique(s)”. Les auteurs du rapport le reconnaissent : ils n’ont “pas exploré toutes les voies possibles” sur le sujet et préfèrent que la conduite de ce travail soit confiée au ministère en charge de la fonction publique, en l’occurrence l’actuel ministère de l’Action et des Comptes publics. 


Pas de réhabilitation du travail en prison sans modernisation de sa gouvernance

La revalorisation du travail en prison implique une responsabilisation accrue des pouvoirs publics ainsi qu’une modernisation de sa gouvernance, estiment l’Institut Montaigne et la Fondation M6 dans un rapport. La création d’une agence dédiée au travail en prison y est préconisée. 

20/02/2018 | ACTUALITÉ

Rénover la gouvernance. C’est l’une des conditions préalables à la réhabilitation du travail pénitentiaire, cette “figure oubliée” par les pouvoirs publics, selon un rapport coproduit par l’Institut Montaigne et la Fondation M6 et dévoilé jeudi 15 février. À les croire, la modernisation de l’action des pouvoirs publics dans ce domaine serait même devenue une urgence, tant le travail en détention – qui n’est plus obligatoire depuis 1987 – pourrait contribuer à abaisser le taux de récidive et donc de la population carcérale. Or, malgré ses bénéfices avérés – un détenu formé ou ayant travaillé diminuerait de “près de moitié” ses risques de récidive –, le travail en prison est devenu de plus en plus rare au cours des dernières années. La part de détenus exerçant une activité rémunérée est ainsi passée de 46,5 % en 2000 à “uniquement” 29,2 % en 2016. Actuellement, sur les 78 796 personnes incarcérées, moins d’un tiers exercerait donc une activité rémunérée. “Si cette diminution s’explique par certaines dynamiques extérieures à l’action des pouvoirs publics (la crise économique de 2008 ou les mouvements de délocalisation des entreprises depuis le début des années 1990), elle révèle également que le développement du travail en détention ne fait pas partie des priorités stratégiques de l’administration pénitentiaire”, souligne le rapport [cliquez ici pour le consulter]. Ce document est issu d’un groupe de travail présidé par Nicolas de Tavernost, président du directoire du groupe M6, et par Jean-Marie Delarue, acine contrôleur général des lieux de privation de liberté. Renforcer le pilotage Face à un besoin de “pilotage plus fort au niveau national” et avec une direction de l’administration pénitentiaire qui “ne peut agir seule”, le rapport invite à repenser la gouvernance actuelle du travail pénitentiaire en deux temps. Tout d’abord, en créant à titre transitoire une task force au niveau national pour impulser une “dynamique nouvelle”, une structure “en mode projet pour mettre en place un dispositif de pilotage du travail pénitentiaire et de la formation professionnelle”. Celle-ci devrait notamment s’efforcer de fixer une stratégie nationale de développement avec des priorités “spécifiques et volontaristes”, telles que la systématisation de la dimension qualifiante d’un emploi occupé en détention ou encore le développement du numérique comme métier et comme outil de travail. Cette task force devra aussi “construire et outiller” une “véritable” offre de services vis-à-vis des entreprises concessionnaires du travail en détention “à décliner en directions interrégionales”. Agence nationale Dans un second temps, cette task force aurait vocation à aboutir à la création d’une Agence nationale dédiée, dénommée “Agence nationale pour la réinsertion des personnes placées sous-main de justice par le travail et la formation professionnelle”. “Il s’agirait de créer une administration légère, spécialisée, dans le but de répondre au besoin de consolider et de coordonner la déclinaison territoriale de la stratégie de développement du travail pénitentiaire”, précise le rapport. Les auteurs du rapport préconisent que cette agence dispose du statut d’établissement public et soit sous la cotutelle du ministère de la Justice et du ministère du Travail. “Ce statut a l’avantage de permettre à l’agence de définir de manière autonome une stratégie de développement du travail pénitentiaire dans une logique d’objectifs chiffrés et de performance et de recruter les compétences nécessaires à ses activités de production, de commercialisation et d’accompagnement à l’insertion professionnelle”, ajoute le rapport. Il est par ailleurs “essentiel” que son conseil d’administration soit ouvert à des représentants de l’État (ministères du Travail, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de l’Économie, du Numérique), à des représentants d’établissements publics (Agence nationale pour la formation des adultes, Pôle emploi), à des collectivités territoriales, à des parlementaires, à des prestataires de l’orientation et de la formation professionnelle (organismes de formation) et “surtout” aux acteurs économique (Medef, CGPME, chambres de commerces et d’industrie…). Formation des agents L’organisation de cette agence devrait ensuite être déclinée en un service central et des services déconcentrés, chargés notamment d’appuyer les directions interrégionales des services pénitentiaires dans l’exécution de leurs missions mais aussi de “fournir un service direct” aux établissements pénitentiaires. Selon le rapport, l’Agence devrait aussi avoir dans son périmètre la formation continue des agents de l’administration pénitentiaire “dans un souci de professionnalisation de la filière travail et insertion professionnelle” au sein de la direction de l’administration pénitentiaire. Objectifs : la formation particulière des directeurs des services pénitentiaires, des responsables locaux du travail et des surveillants d’atelier.  Travail en prison : de quoi parle-t-on ? Le travail en prison revêt plusieurs formes, explique le rapport : le “service général” pour les détenus employés directement à l’entretien des locaux et au fonctionnement courant de la prison (9 800 personnes en moyenne chaque mois pour une rémunération mensuelle nette moyenne de 254 euros) ; le “travail en ateliers”, où les prisonniers occupent des activités productives marchandes (manufacture, production industrielle) pour des concessionnaires privés (7 000 détenus par mois pour une rémunération moyenne de 408 euros mensuels) et le “service de l’emploi pénitentiaire” (SEP), où les détenus réalisent également des activités marchandes, cette fois-ci pour la régie industrielle des établissements pénitentiaires (1 150 détenus en moyenne par mois pour une rémunération mensuelle moyenne de 532 euros). Les travaux de cette dernière (textiles, menuiserie, imprimerie) sont directement commandés et gérés par l’administration pénitentiaire.


NOMINATIONS

Olivier Dussopt recrute en interne un nouveau chef de cabinet

Le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics, Olivier Dussopt, a choisi de nommer au poste de chef de cabinet et conseiller en charge des relations avec le Parlement, de la communication et de la presse, son actuel conseiller chargé de la fonction publique territoriale et des relations avec les élus et le Parlement, à savoir Christophe Guérin-Linxe. Ceci en remplacement de Philippe Blanchot, qui rejoint pour sa part la direction des relations institutionnelles de la Caisse des dépôts. Précisons que le titre et les attributions de Christophe Guérin-Linxe diffèrent légèrement de ceux de son prédécesseur, puisque Philippe Blanchot était chargé des sujets “politique et communication”. Âgé de 40 ans et titulaire d’une licence professionnelle de droit et d’économie rurale, le nouveau chef de cabinet était conseiller d’Olivier Dussopt depuis novembre dernier. Il avait, juste avant, exercé des fonctions de conseiller technique à partir de 2014, au cabinet du président du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), François Deluga. Christophe Guérin-Linxe a aussi, et entre autres, collaboré à deux reprises avec Alain Vidalies : d’abord en tant qu’attaché parlementaire, entre 2005 et 2012, lorsque l’ancien ministre était député PS des Landes, et ensuite comme conseiller au ministère délégué auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement, entre 2012 et 2013. Christophe Guérin-Linxe a en outre été conseiller municipal socialiste de la commune de Saint-Pierre-du-Mont, dans les Landes, de 2008 à 2014.

20/02/2018 | NOMINATION FRANCE

Coup d’envoi des tractations pour le pilotage de la Banque centrale européenne

Luis de Guindos, ministre espagnol de l’Économie, a été désigné lundi 19 février par ses pairs de la zone euro comme futur vice-président de la Banque centrale européenne, ouvrant le bal du renouveau à la tête de l’institution bancaire. Un nouveau président devra notamment être nommé l’an prochain.

20/02/2018 | ACTUALITÉ

Réunis à Bruxelles lundi 19 février, les ministres des Finances des 19 pays ayant adopté la monnaie unique ont annoncé leur soutien à Luis de Guindos, âgé de 58 ans, pour le poste stratégique de vice-président de la Banque centrale européenne (BCE). Son unique rival, Philip Lane, le gouverneur de la Banque d’Irlande, avait annoncé son retrait. La désignation du successeur du Portugais Vitor Constancio, qui quittera la vice-présidence de la BCE le 31 mai prochain, marque le début des tractations pour remplacer, au cours de ces deux prochaines années, 4 des 6 membres du directoire de l’organe exécutif de l’institution de Francfort, dont son président, l’Italien Mario Draghi, le 31 octobre 2019. Le choix de Luis de Guindos pour ce poste a toutefois fait grincer des dents, notamment au Parlement européen, qui regrette de voir un politique nommé numéro 2 de la banque centrale de la zone euro. “Étant donné qu’il était ministre des Finances depuis 2011, sa désignation pourrait créer un conflit d’intérêts et saper l’indépendance de la gouvernance de la BCE”, a déclaré l’eurodéputée socialiste, la Française Pervenche Berès, dans un communiqué. Lors d’une conférence de presse à Bruxelles juste après sa désignation, Luis de Guindos a promis qu’il “défendr[ait] l’indépendance de la BCE”. Et il a également annoncé qu’il présenterait dans les prochains jours sa démission en tant que ministre.  Un Allemand pour la présidence ? De l’avis de tous les analystes, la nomination de Luis de Guindos devrait accroître les chances de l’Allemagne d’occuper la présidence de la BCE l’an prochain. Un poste qu’elle n’a jamais eu depuis la création de cette institution, contrairement aux Pays-Bas, avec Wim Duisenberg, à la France, avec Jean-Claude Trichet, et à l’Italie, avec Mario Draghi, ce qui pourrait d’ailleurs aussi jouer en sa faveur. Parmi les successeurs potentiels de Mario Draghi, figure d’ailleurs l’Allemand Jens Weidmann, le patron de la Bundesbank et ancien conseiller de la chancelière Angela Merkel. Trois Allemands occupent déjà de hautes fonctions dans la finance européenne : Klaus Regling, le président du Mécanisme européen de stabilité, dont la mission est d’aider les pays de la zone euro en difficulté, Werner Hoyer, qui dirige la Banque européenne d’investissement, et Elke König, à la tête du Conseil de résolution unique, chargé d’organiser la faillite ordonnée des banques en difficulté de la zone euro. Si Jens Weidmann succédait à Mario Draghi, l’un des trois devrait probablement quitter son poste, soulignait récemment Carsten Brzeski, un économiste de la banque ING. La décision finale sur la nomination de Luis de Guindos reviendra aux chefs d’État de l’Union européenne au cours d’un sommet les 22 et 23 mars à Bruxelles. Le Parlement européen et le conseil des gouverneurs de la BCE doivent également être consultés pour avis, mais ils n’ont pas de droit de veto. (avec AFP)


Le dossier médical partagé en voie d’être déployé d’ici la fin de l’année

Alors qu’aujourd’hui, plus d’1 million de dossiers sont ouverts dans des régions expérimentales, le gouvernement estime que ce nouveau dispositif, visant des économies, pourrait être généralisé d’ici la fin 2018 par l’assurance maladie.

20/02/2018 | ACTUALITÉ

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a indiqué, le 20 février, que le dossier médical partagé, issu d’un grand plan d’investissement annoncé en octobre, pourrait être totalement déployé d’ici la fin de l’année par l’assurance maladie. “Le dossier médical partagé est enfin opérationnel, il y a aujourd’hui plus d’1 million de dossiers ouverts dans des régions expérimentales, et il pourrait être totalement déployé d’ici la fin de l’année 2018 par l’assurance maladie”, a déclaré la ministre dans l’émission L’Épreuve de vérité sur Public Sénat, en partenariat avec l’AFP, Les Échos et Radio Classique. Selon la ministre, la généralisation du système permettra des “économies”, en relevant qu’“aujourd’hui, quand on parle de pertinence des actes, beaucoup d’actes sont refaits entre la ville et l’hôpital, tout simplement parce que le médecin de ville ne récupère pas la radio, le scanner…” “Il faut maintenant un outil numérique partagé”, a estimé Agnès Buzyn. Volontariat et non obligation Interrogée sur les modalités pratiques à suivre pour ouvrir son dossier, elle a indiqué que soit le médecin, soit le patient pouvait en être à l’initiative, via le site de l’assurance maladie. Pour rappel, le dossier médical personnel (DMP) est un dossier médical informatisé, accessible via Internet. Il permet aux professionnels de santé qui prennent en charge un patient de partager les informations de santé utiles à la coordination des soins administrés à ce dernier. Le DMP, ouvert aux bénéficiaires de l’assurance maladie et qui ne revêt aucun caractère obligatoire, peut contenir les comptes-rendus hospitaliers et radiologiques, les résultats d’analyses de biologie, les antécédents et allergies, les actes importants réalisés et les médicaments prescrits et délivrés. AFP


NOMINATIONS

Nouvelles nominations au cabinet de Françoise Nyssen

Après la nomination de Pierre-Emmanuel Lecerf en tant que directeur adjoint de cabinet et celle de Leïla Derouich en tant que conseillère [lire notre article sur le sujet], la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a poursuivi, ce 20 février, la réorganisation de son cabinet. Ainsi, Pierrick Perrot, jusque-là conseiller parlementaire au cabinet du secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, travaille désormais à ses côtés en tant que chef adjoint de cabinet et conseiller parlementaire, en remplacement d’Ambre Cerny, partie début février pour rejoindre l’ONG Techfugees [lire notre article sur le sujet]. Angélique Delorme, pour sa part, est nommée conseillère en charge des questions européennes et internationales, de la francophonie et du patrimoine, en remplacement de Frédérique Gérardin, qui a quitté ses fonctions. Âgé de 37 ans, Pierrick Perrot avait rejoint le cabinet de Christophe Castaner en juin dernier. Diplômé de l’IEP de Lyon et titulaire de deux masters (“vie parlementaire et relations institutionnelles” et “communication politique locale”), le nouveau chef adjoint de cabinet a notamment été conseiller parlementaire auprès de Jean-Marie Le Guen, puis d’André Vallini au secrétariat d’État chargé des Relations avec le Parlement, entre 2014 et mai dernier.  Avant cela, et à partir de 2008, il avait travaillé auprès de Martine Lignières-Cassou en tant que conseiller et chef de cabinet à la mairie de Pau, ainsi qu’à la présidence de la communauté d’agglomération paloise. Pierrick Perrot a en outre été, en début de carrière, collaborateur parlementaire à plusieurs reprises, de 2003 à 2008, pour 3 anciens députés PS, à savoir : Martine Lignières-Cassou (Pyrénées-Atlantiques), Jean-Pierre Blazy (Val-d’Oise) et Marc Goua (Maine-et-Loire). Angélique Delorme, quant à elle, est une ancienne élève de l’École nationale d’administration (promotion Marie Curie, 2012). Elle est maître des requêtes au Conseil d’État depuis 2016.

20/02/2018 | NOMINATION FRANCE

Un conseiller parlementaire nommé au cabinet de Christophe Castaner

Le secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement, Christophe Castaner, a un nouveau conseiller parlementaire. En remplacement de Pierrick Perrot, parti au cabinet de Françoise Nyssen, ministre de la Culture [lire notre article sur le sujet], Thomas Godmez vient en effet d’être nommé à cette fonction. Passé par l’École normale supérieure, Thomas Godmez, 26 ans, est diplômé de l’institut d’études politiques (IEP) de Paris et titulaire d’un master en administration publique. En parallèle de ses études, il a été conseiller parlementaire auprès du groupe socialiste à l’Assemblée nationale entre 2014 et 2015 et chargé de mission, traitant des affaires budgétaires, auprès du secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement de l’époque, Jean-Marie Le Guen, entre 2015 et 2016.

20/02/2018 | NOMINATION FRANCE