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Une ingénieure de l’armement prend la tête de la direction de la maintenance aéronautique

La toute jeune direction de la maintenance aéronautique (DMAé), instituée par un décret publié au Journal officiel du 19 avril dernier, a désormais une directrice. Monique Legrand-Larroche, déjà chargée de mission pour la préfiguration de la DMAé depuis janvier dernier [lire notre article sur le sujet], vient en effet d’être nommée officiellement, en Conseil des ministres du 20 avril, à cette fonction. Pour rappel, la DMAé, dont la création avait été annoncée en décembre dernier par la ministre des Armées, Florence Parly, remplace, avec des missions élargies, la Structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère (Simmad). Subordonnée au chef d’état-major des armées – contrairement à la Simmad, qui était rattachée à celui de l’armée de l’air –, elle devra participer à la réforme du “MCO aéronautique”, ou programme de maintien en condition opérationnelle des flottes militaires, aujourd’hui dégradées. Plusieurs années à la DGA Titulaire d’un DEA de mécanique théorique et diplômée de l’École polytechnique, ainsi que de l’École nationale supérieure des techniques avancées, Monique Legrand-Larroche, née en 1962, a notamment été directrice des opérations à la direction générale de l’armement (DGA) à partir de 2014 et jusqu’à cette année. Plus tôt dans sa carrière, cette ingénieure générale hors classe de l’armement avait occupé plusieurs postes au sein de la même direction à savoir ceux de directrice de l’unité de management des opérations d’armement hélicoptères (2007-2011), de cheffe du service du maintien en condition opérationnelle jusqu’en 2013 et d’adjointe au directeur des opérations jusqu’en 2014. La nouvelle directrice de la DMAé a en outre notamment été, entre 2006 et 2007, cheffe du département “Plan, planning, budget, finances” au service des programmes nucléaires et de missiles à la direction des systèmes d’armes, ainsi qu’adjointe “gestion” du chef du service des programmes nucléaires et de missiles au ministère de la Défense, de 2006 à 2007.

23/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Un inspecteur des finances recruté pour diriger le cabinet de Thomas Cazenave à la DITP

Le délégué interministériel à la transformation publique, Thomas Cazenave, à la tête de la direction interministérielle du même nom, la DITP, a désormais un directeur de cabinet : Jérôme d’Harcourt. Inspecteur des finances – tout comme Thomas Cazenave –, ce dernier vient en effet d’être nommé à ce poste, ainsi qu’à celui de chef du département “Pilotage du programme de transformation de l’action publique”, au sein de la DITP. Rappelons que cette nomination intervient dans le cadre de la préfiguration de l’organisation de la DITP, suite à la division, fin 2017, du secrétariat général pour la modernisation de l’action publique (SGMAP) en deux entités (la direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’État, la Dinsic, et la DITP [en savoir plus sur le sujet]). Précisons également que le département à la tête duquel se trouve désormais Jérôme d’Harcourt assure notamment le suivi du programme “Action publique 2022”, lancé par le gouvernement en octobre dernier pour réfléchir à une transformation du service public [en savoir plus sur ce programme], ainsi que “la synthèse et la coordination des travaux conduits par la DITP”, indique la direction interministérielle. Il accompagne en outre, et entre autres, “les ministères dans la définition des dispositions adéquates pour la réussite de leur transformation, notamment en ce qui concerne le pilotage, les expertises et les ressources mobilisées, et les éventuelles actions correctrices”. Âgé de 32 ans, Jérôme d’Harcourt est un ancien élève de l’École nationale d’administration (promotion Jean Zay, 2013). Également passé par l’École normale supérieure (ENS Ulm), il a notamment été assistant d’enseignement à Harvard de 2009 à 2010, avant d’être nommé inspecteur des finances à sa sortie de l’ENA. 

23/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Un secrétaire général pour la coordination nationale du renseignement

Le poste de secrétaire général de la coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, rattachée à la présidence de la République, a été confié à Yann Drouet, jusqu’alors chef de cabinet auprès de Michel Delpuech, préfet de police de Paris. Il remplace ainsi à ce poste Jean-Simon Mérandat, qui occupait la fonction depuis début 2017. La coordination nationale du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, dirigée par le préfet Pierre de Bousquet de Florian, chapote le nouveau Centre national du contre-terrorisme, créé aussi en juin dernier, et le Conseil national du renseignement. Il a vocation, comme son nom l’indique, à coordonner les services de renseignement, mais aussi à filtrer et organiser les informations remontant au président de la République, transmettant également directement les instructions du chef de l’État aux ministres concernés et s’assurant de leur mise en œuvre. Docteur en lettres et sciences humaines et titulaire d’un DEA “Cultures sportives”, Yann Drouet, 40 ans, a notamment travaillé, dans les premières années de sa carrière, à l’université Paris-Sud, notamment comme assistant temporaire d’enseignement et de recherche, puis comme directeur des études et maître de conférences à l’UFR Staps entre 2002 et 2007. Parallèlement, il a été expert à la direction des études de l’UMP, en charge du programme présidentiel sur les secteurs “sport, éducation et enseignement supérieur” (2005-2007). À partir de 2007, il est entré en cabinet ministériel, d’abord auprès de Roselyne Bachelot, alors ministre de la Santé, comme conseiller technique (2007-2009), puis auprès d’Éric Besson, ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, comme chef adjoint de cabinet (2009-2010). Yann Drouet est ensuite entré dans la préfectorale, en 2010. D’abord sous-préfet, directeur de cabinet du préfet des Vosges (2010), il a ensuite occupé le poste de directeur de cabinet du préfet de la région Centre, préfet du Loiret, entre 2011 et 2013. Entretemps, il était passé par le poste de chef de cabinet de Frédéric Lefèbvre, secrétaire d’État chargé du Commerce (2010-2011). Chef de bureau à la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises du ministère de l’Intérieur de 2013 à 2016, Yann Drouet avait, à cette date, rejoint le cabinet du préfet de police de Paris.

23/04/2018 | NOMINATION FRANCE

LREM remporte une nouvelle législative partielle face à La France insoumise

“Un signal fort” venant des électeurs, un an pile après le premier tour de l’élection présidentielle. C’est en ces termes que s’est félicité le parti présidentiel, La République en marche, de la réélection, dimanche 22 avril, de sa députée Samantha Cazebonne, dans la 5e circonscription des Français de l’étranger (Espagne, Portugal, Monaco, Andorre), face au candidat de La France insoumise, François Ralle-Andreoli. Ce scrutin se déroulait à la suite de l’annulation, en février, par le Conseil constitutionnel, de l’élection remportée en juin dernier par cette même Samantha Cazebonne, en raison, selon les sages de la Rue de Montpensier, de dysfonctionnements intervenus dans le vote par correspondance. Au premier tour, le 8 avril, marqué par une participation famélique (7,87 %), habituelle dans les circonscriptions de l’étranger, la candidate LREM avait obtenu 35,15 % des suffrages, contre 28,45 % pour son concurrent (François Ralle-Andreoli) soutenu par un éventail de partis de gauche (La France insoumise, EELV, PCF, Génération.s de Benoît Hamon). Notamment titulaire d’un master de management de l’École supérieure de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (Esen), Samantha Cazebonne, 46 ans, avait occupé, avant son entrée au Parlement, divers postes au sein de l’éducation nationale. Elle avait ainsi notamment été professeure d’économie en lycée de 2006 à 2008, puis principale adjointe, et principale en collèges, de 2008 à 2011, avant de prendre des fonctions de proviseure d’un groupe scolaire au Maroc, puis d’un lycée français à Palma de Majorque, aux Baléares. Avec AFP

23/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Éric Estève prend un poste d’officier général

Éric Estève, ingénieur général de l’armement, nommé en mars dernier chargé de mission pour la préfiguration de la nouvelle direction de la maintenance aéronautique (DMAé), vient d’y prendre un poste d’officier général chargé de la transformation. Cette toute nouvelle direction, dont le décret de création a été publié le 19 avril, remplace la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère (Simmad). Rattachée au chef d’état-major des armées, contrairement à la Simmad, jusqu’ici rattachée à celui de l’armée de l’air, elle a pour objectif de réformer le programme de maintien en condition opérationnelle des flottes d’aviation et hélicoptères militaires, “MCO aéronautique”. À noter que Monique Legrand-Larroche a, dans le même temps, pris la tête de la DMA, qu’elle était chargée de préfigurer [lire notre article sur le sujet].  Éric Estève, polytechnicien de 48 ans, diplômé de Sup’Aéro, a débuté sa carrière à la DGA en 1996, au centre d’essais des propulseurs. Il y a, entre autres, occupé les fonctions de responsable des essais de turboréacteurs et de responsable d’affaires en charge d’élaborer des partenariats de long terme avec les principaux motoristes aéronautiques. En 2000, Éric Estève est devenu manager des projets d’études amont pour le domaine des propulseurs, au service des programmes aéronautiques de cette même direction. Il a ensuite été nommé, en janvier 2002, adjoint, puis chef de cabinet du délégué général pour l’armement, après quelques mois passés comme chef du bureau de l’industrie aéronautique au sein de la direction de la coopération et des affaires industrielles. Affecté en tant qu’officier au sein d’un commandement interallié de l’Otan en 2003, il a pris, en 2006, un poste de directeur adjoint, sous-directeur technique et commercial de l’Atelier industriel de l’aéronautique de Bordeaux. De 2010 à janvier 2014, Éric Estève est retourné à la DGA, cette fois à la direction des opérations, comme directeur adjoint du programme Rafale. De 2014 à mars 2018, il a été chargé de mission auprès du chef du service central de la modernisation et de la qualité, chef du projet “Ingénierie système” de la DGA, en charge de définir et déployer une approche et des outils d’ingénierie système pour l’ensemble des activités de conduite des programmes.

23/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Un groupe d’études sur l’ESS constitué à l’Assemblée

Un groupe d’études a été constitué à l’Assemblé nationale pour se pencher sur le sujet de l’économie sociale et solidaire (ESS). Il est coprésidé par la députée MoDem de Loire-Atlantique Sarah El Haïry et son homologue LREM des Bouches-du-Rhône Anne-Laurence Petel. Le groupe a vocation à “valoriser, dans chaque texte de loi, les 5 différentes familles de l’ESS : les fondations, les associations, les scops [sociétés coopératives et participatives, ndlr], les mutuelles et les coopérations”, indique Sarah El Haïry à Acteurs publics. La députée centriste souhaite éviter le délitement de ce secteur de l’économie, dont les règles et l’identité sont spécifiques, dans une “confusion avec la gouvernance des entreprises, dont la responsabilité sociétale émerge, mais qui se différencie de l’ESS”, explique-t-elle encore. Sarah El Haïry (photo), 29 ans, est entrée au Palais-Bourbon en 2017. La porte-parole du MoDem, titulaire d’une licence de droit et diplômée de l’Institut des hautes études de défense nationale, est issue du secteur de l’ESS. Elle a notamment, à partir de 2014 et avant son élection, été déléguée régionale du groupe Up France, une scop développant des plates-formes de gestion, de relations et de transactions, créatrice du chèque-déjeuner.  Anne-Laurence Petel, 48 ans, est députée depuis 2017. Titulaire d’un DESS en communication, politique et animations locales, elle était, avant son élection, chargée des relations extérieures chez Bouygues Telecom depuis 2002.

23/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Valérie Vesque-Jeancard rejoint le privé

Directrice générale déléguée à la Réunion des musées nationaux-Grand Palais depuis 2011, Valérie Vesque-Jeancard, 49 ans, quitte le secteur public pour rejoindre le groupe Vinci. Elle y devient directrice déléguée “France & Caraïbes” et membre du comité exécutif de sa filiale chargée des concessions aéroportuaires, Vinci Airports. Il s’agit d’une création de poste. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Valérie Vesque-Jeancard sera chargée “de l’exploitation et de l’optimisation des concessions existantes, ainsi que du développement des activités dans cette zone”, explique l’intéressée à Acteurs publics. Pour rappel, celle-ci avait été remplacée récemment par Emmanuel Marcovitch à la Réunion des musées nationaux-Grand Palais [lire notre article sur le sujet]. Polytechnicienne, diplômée de l’ENS et de l’École nationale des ponts et chaussées, la nouvelle recrue de Vinci a démarré à la Banque mondiale, comme cheffe de projet junior dans le secteur des transports en 1992. Elle avait ensuite rejoint, à partir de 1994, la direction générale du Trésor, où elle a occupé plusieurs postes d’adjointe, puis de cheffe de bureau, jusqu’en 2001. Devenue rapporteure à la Cour des comptes (2001-2006), Valérie Vesque-Jeancard avait ensuite poursuivi son parcours à la Bibliothèque nationale de France, de 2006 à 2010, en tant que directrice générale adjointe, avant de rejoindre, pour un an, le ministère de la Culture, comme secrétaire générale adjointe.

23/04/2018 | NOMINATION FRANCE

Les J.O. de 2024 ont leur coordinateur national pour la sécurité

Alors que la France se prépare à accueillir les jeux Olympiques et Paralympiques en 2024 et que plusieurs nominations dans ce sens ont eu lieu au cours des derniers mois, un arrêté du ministre de l’Intérieur publié ce 20 avril nomme Pierre Lieutaud en tant que coordinateur national pour la sécurité des jeux Olympiques et Paralympiques 2024. Ce préfet de 58 ans est donc maintenant à la tête de la coordination du dispositif de sécurité qui sera mis en place lors de la tenue des J.O. en France. Un enjeu de taille pour le pays, frappé plusieurs fois au cours des dernières années par des actes terroristes. Ancien élève de l’ESM Saint-Cyr, Pierre Lieutaud était jusque-là coordinateur ministériel “Jeux Olympiques et Paralympiques 2024”, et “Exposition universelle 2025” au ministère de l’Intérieur depuis 2016. Il avait, avant cela, notamment été secrétaire général de la coordination nationale du renseignement à la présidence de la République de 2008 à 2014, avant d’enchaîner avec les fonctions de coordonnateur national délégué de la task force “Ebola” en 2015. Plus tôt dans sa carrière, cet ancien officier de l’armée active (1982-1996) avait en outre occupé à plusieurs reprises des postes en préfectorale, notamment celui de directeur du cabinet du préfet de la Guadeloupe (Jean Fédini puis Jean-François Carenco) entre 1998 et 2000. Par ailleurs, Pierre Lieutaud a été chef de cabinet du préfet de police de Paris Jean-Paul-Proust entre 2002 et 2004, puis sous-directeur de la recherche à la direction centrale des renseignements généraux du ministère de l’Intérieur jusqu’en 2006, ainsi que conseiller pour l’intérieur à la direction générale de la gendarmerie nationale, au ministère de la Défense, entre 2006 et 2008.

20/04/2018 | NOMINATION FRANCE