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50 000 policiers et gendarmes mobilisés pour l'élection

18 avr. 2017, PAR Pierre Laberrondo
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SEBASTIEN SALOM-GOMIS/SIPA

Pour sécuriser les 67 000 lieux de vote lors des deux tours de l’élection présidentielle, les 23 avril et 7 mai, “plus de 50 000 policiers et gendarmes” seront mobilisés, a indiqué le ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl. La Place Beauvau craint des “débordements venant d’extrémistes de tous bords”.


Menace terroriste, risque de débordements… Plus de 50 000 policiers et gendarmes, appuyés par les militaires de l’opération Sentinelle, seront mobilisés pour assurer la sécurité lors de l’élection présidentielle, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl, dans une interview au Journal du dimanche.

Outre le risque terroriste, les forces de l’ordre seront également vigilantes quant aux éventuels “débordements venant d’extrémistes de tous bords” entre les deux tours de scrutin, qui se tiendront les 23 avril et 7 mai. “Aucune menace n’est écartée. Notre objectif est de permettre au suffrage universel de s’exprimer librement et sereinement”, déclare le ministre.

La menace terroriste est actuellement “permanente et de haut niveau, comme en atteste la multiplication des actes à Londres [5 morts et une cinquantaine de blessés le 22 mars, ndlr], Stockholm [4 morts et 15 blessés le 7 avril, ndlr] et ailleurs”, rappelle Matthias Fekl, en affirmant que “19 interpellations antiterroristes” ont eu lieu en mars en France, placée sous état d’urgence depuis les attentats djihadistes de novembre 2015 (130 morts et plus de 300 blessés).

50 000 policiers et gendarmes

Pour sécuriser les 67 000 lieux de vote, “plus de 50 000 policiers et gendarmes sont mobilisés. À quoi s’ajoutent les militaires de l’opération Sentinelle. J’ai adressé en ce sens une circulaire à l’ensemble des préfectures tant sur les mesures de prévention à prendre que sur les éventuelles interventions en cas de difficultés”, détaille-t-il.

Face aux risques de mobilisation que pourraient susciter les résultats, comme la présence de Marine Le Pen pour le second tour, Matthias Fekl affirme que “quel que soit le scénario, la République ne saurait tolérer des troubles à l’ordre public”. “Il peut y avoir des débordements venant d’extrémistes de tous bords. Mais nous envisageons aussi de fortes mobilisations citoyennes et sincères dont il faudra assurer le bon déroulement”, explique-t-il.

La cybersécurité aussi

Pour éviter tout piratage informatique, “nous avons renforcé la sécurisation de la transmission des résultats”, ajoute par ailleurs le ministre. “Nous avons travaillé avec l’Anssi [Agence nationale de sécurité des systèmes d’information, ndlr] pour mettre en place un système fiable. Le 31 mars, ce système a pu être homologué. Tous les résultats seront centralisés au ministère de l’Intérieur, et authentifiés”, assure le ministre, en rappelant que, pour les élections législatives (les 11 et 18 juin), le vote électronique des Français de l’étranger a été annulé “car les conditions de sécurité n’étaient pas réunies”.

Interrogé sur la décision de ne pas distribuer la propagande électorale en Guyane, paralysée par un mouvement de grève générale depuis trois semaines, Matthias Fekl explique que c’était “matériellement impossible”. “Avec les barrages, La Poste a beaucoup de difficultés à acheminer le courrier. Ne pouvant envoyer le matériel de chaque candidat partout de manière égale, il a été décidé de ne l’envoyer nulle part. Le matériel sera disponible dans les mairies et sur Internet”, indique-t-il.

Avec AFP