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Des failles dans la sécurité informatique pour les élections allemandes

8 sept. 2017, PAR Acteurs Publics
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No/action press/Shutter/SIPA

Le logiciel qui va enregistrer les résultats des prochaine législatives en Allemagne est tellement mauvais qu’“il n’aurait jamais dû être utilisé”, selon l’une des organisations de hackers les plus influentes en Europe.


Des experts en sécurité informatique ont découvert de graves failles dans un logiciel utilisé pour enregistrer les résultats des élections législatives du 24 septembre en Allemagne, a révélé, jeudi 7 septembre, l’hebdomadaire Die Zeit.

Selon l’organisation Chaos Computer Club (CCC), l’une des organisations de hackers les plus influentes en Europe, citée par le magazine, la transmission des données électorales des communes à la commission électorale n’est pas protégée par un système d’encodage ou par un système d’authentification efficient.

Ce logiciel est tellement mauvais qu’“il n’aurait jamais dû être utilisé” pour les élections allemandes, selon un porte-parole de CCC, Linus Neumann, cité par Die Zeit. Il n’y a “pas de réel système d’encodage mais seulement un système de masquage”, a-t-il ajouté. “Les possibilités d’attaque et les faiblesses sont telles qu’elles ont dépassé nos pires craintes”, a-t-il souligné.

Les résultats “papier” feraient foi…

L’inventeur de ce programme PC-Wahl, Volker Berninger, a néanmoins écarté l’hypothèse selon laquelle les élections législatives, à l’issue desquelles la chancelière Angela Merkel pourrait entamer un quatrième mandat, puissent être manipulées par ce biais. “Dans le pire des cas, quelqu’un pourrait juste susciter la confusion”, a-t-il insisté. “Il y aurait alors des résultats faux sur Internet mais sur le papier nous aurions toujours les bons”, a-t-il ajouté.

Le piratage et l’espionnage informatiques sont au cœur d’un vaste débat en Allemagne alors que la chambre des députés (Bundestag) a été victime par le passé de cyberattaques de grande ampleur. Selon Die Zeit, la commission électorale s’active actuellement à combler les déficits informatiques.

(avec AFP)