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La première étape de la grande réforme fiscale de Donald Trump est votée

20 oct. 2017, PAR Acteurs Publics
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© Alex Brandon/AP/SIPA

Avec cette vaste réforme, les baisses d’impôts pour les particuliers et les entreprises devraient atteindre 1 500 milliards de dollars. Les démocrates dénoncent vigoureusement des dispositifs profitant, selon eux, aux plus aisés.


Le Sénat américain a donné de justesse, jeudi 19 octobre, son feu vert pour le lancement de la grande réforme de la fiscalité voulue par la majorité républicaine et le Président Donald Trump, avec à la clé une gigantesque baisse d’impôts de 1 500 milliards de dollars (1 277 milliards d’euros).

Les 100 élus de la Chambre haute ont ainsi préparé le terrain pour cette réforme politiquement explosive en adoptant une résolution établissant les grandes lignes du budget 2018. Cette première étape a obtenu 51 voix pour, 49 contre.

L’intérêt de la résolution votée jeudi est qu’elle autorise une procédure simplifiée, dite de réconciliation, pour voter dans les prochains mois la réforme de la fiscalité, avec une clause cruciale : les sénateurs n’auront alors besoin que d’une majorité de 51 voix pour adopter la loi fiscale, au lieu des 60 voix généralement requises au Sénat. Les républicains disposant de 52 sièges, ils n’auraient alors besoin d’aucune voix démocrate, sauf défections.

Risque de faire déraper les déficits

“Avec ce budget, nous sommes sur la voie pour apporter un soulagement si nécessaire aux Américains, aux familles américaines, qui ont supporté le fardeau d’une fiscalité injuste pendant trop longtemps”, a déclaré, après le vote, Mitch McConnell, chef des républicains au Sénat.

Après l’échec de l’abrogation de la loi sur la couverture maladie de Barack Obama, l’adoption de cette réduction d’impôts historique avant la fin de l’année est désormais la priorité des priorités pour le dirigeant républicain et ses alliés du Congrès.

Les grandes lignes de la réforme sont une baisse de l’impôt sur les sociétés de 35 à 20 %, une baisse de l’impôt sur le revenu pour la plupart des ménages et la suppression de nombreuses déductions fiscales, au nom d’une simplification.
Les démocrates dénoncent vigoureusement une baisse d’impôts profitant, selon eux, aux plus aisés. De leur côté, des conservateurs s’inquiètent du fait qu’elle puisse faire exploser le déficit public.

(avec AFP)