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Les employeurs hospitaliers mettent en garde sur les économies

24 oct. 2017, PAR Pierre Laberrondo
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"L'hôpital ne doit pas porter seul tous les efforts d'économie" prévient le président de la Fédération hospitalière de France (FHF), Frédéric Valletoux, alors que la ministre des Solidarités et de la Santé a estimé qu'il existe dans ce secteur une "marge de manœuvre énorme".


A la veille de la présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2018 à l'Assemblée nationale, le message se veut clair. "L'hôpital ne doit pas porter seul tous les efforts d'économie", a prévenu lundi 23 octobre la Fédération hospitalière de France (FHF). "Le gouvernement doit comprendre que les efforts d'économie ne seront acceptés par les hospitaliers que s'ils sont partagés par tous. Or, l'hôpital semble une nouvelle fois perçu comme la variable d'ajustement du système", écrit dans un communiqué le président de la FHF, Frédéric Valletoux.

Soumis mardi aux députés, le PLFSS prévoit de réduire le déficit à 2,2 milliards d'euros l'année prochaine. Pour atteindre cet objectif, la branche maladie devra réaliser plus de 3 mds d'euros d'économies, notamment dans les hôpitaux.

"Partage plus équitable"

La restructuration de l'offre de soins (optimisation des achats, économies dans les services) doit permettre aux établissements de santé de dégager 1,46 milliard d'euros. Il existe une "marge de manœuvre énorme" car "30% des dépenses de l'assurance maladie ne sont pas pertinentes", notamment à l'hôpital, a assuré la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, dans le Journal du dimanche.

"L'heure est venue pour un partage plus équitable des efforts, notamment entre la ville et l'hôpital", poursuit le représentant des hôpitaux, qui  appelle "les pouvoirs publics à prendre leurs responsabilités en engageant au
plus vite des réformes structurelles trop longtemps repoussées". 
Outre "la convergence des devoirs entre tous les acteurs de santé financés par de l'argent public", la FHF demande notamment une "autonomie plus forte des établissements, un assouplissement de leur statut pour plus de marge de manoeuvre" ou encore "une simplification drastique des procédures".

(Avec AFP)