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Les sociaux-démocrates allemands prêts à discuter pour sortir de la crise

24 nov. 2017, PAR Acteurs Publics
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le président Frank-Walter Steinmeier et le leader du SPD, Martin Schulz, le 23 novembre à Berlin. - De/action press/Shutter/SIPA

Le SPD de Martin Schulz est en train de revenir sur son opposition à une alliance avec Angela Merkel. Le président de la République cherche à éviter la convocation de nouvelle législatives.


La direction du parti social-démocrate allemand s'est dit, vendredi 24 novembre, ouverte désormais à la discussion pour tenter de sortir le pays de la crise politique actuelle, abandonnant du coup son opposition à toute idée d'alliance avec Angela Merkel.

« Le SPD est persuadé qu'il faut discuter, le SPD ne sera pas fermé à la discussion », a déclaré dans la nuit de jeudi à vendredi le secrétaire général du mouvement, Hubertus Heil, après huit heures de réunion de ses principaux dirigeants, sous la houlette du président Martin Schulz.

Jusqu'à présent ce dernier avait catégoriquement refusé toute idée de prolonger la coalition actuelle entre son parti et les conservateurs d'Angela Merkel suite aux élections législatives de septembre, marquées par une défaite cinglante du SPD, malgré les difficultés du pays à former un nouveau gouvernement. Il avait jusqu'à présent favorisé l'option de nouvelles élections.

« Un enfant qui boude » 

Mais la pression monte au sein de son mouvement pour un changement de cap, surtout depuis que le président allemand, Frank-Walter Steinmeier, lui-même un social-démocrate, a indiqué vouloir éviter un nouveau scrutin et appelé tous les partis à faire preuve d'ouverture.

Frank-Walter Steinmeier a rencontré jeudi Martin Schulz à ce sujet. « Le SPD ne peut pas se comporter comme un enfant qui boude dans son coin », a déclaré jeudi soir un des poids lourds du SPD, l'actuel ministre de la Justice Heiko Maas.

D'autres voix au SPD se sont prononcées pour un soutien à un gouvernement minoritaire dirigé par les conservateurs, une option que Angela Merkel a jusqu'ici exclu de former, comme le lui permettrait la Constitution, afin de ne pas avoir à « chercher une majorité à chaque décision ».

(avec AFP)