Quantcast

La réforme fiscale de Trump proche de l’adoption finale

18 déc. 2017, PAR Acteurs Publics
  • 02
    MIN
  • 0

Susan Walsh/AP/SIPA

Le vote de cette loi, très attendu dans le camp républicain, serait la première grande réforme du 45e Président des États-Unis, près d’un an après son arrivée au pouvoir.


Donald Trump touche presque au but. Le Président américain a assuré, samedi 16 décembre, que la vaste réforme fiscale qui devrait être adoptée cette semaine par le Congrès constituerait “un cadeau de Noël” pour la classe moyenne.

La majorité républicaine du Congrès a mis, vendredi 15 décembre, la dernière main à son projet de réforme, d’ultimes ajustements ayant permis de gagner le soutien crucial du sénateur républicain Marco Rubio, qui avait menacé de faire défection. La majorité sénatoriale étant de seulement 52 voix sur 100, elle ne peut se permettre que deux défections. Chaque sénateur républicain dispose donc d’un pouvoir considérable. Le sénateur John McCain, qui se trouve à l’hôpital en raison des effets secondaires du traitement contre son cancer, ne devrait pas pouvoir voter, les procurations n’étant pas permises.

La Chambre des représentants et le Sénat ont chacun adopté leur version de la réforme en novembre et décembre. Une commission bicamérale a été convoquée pour harmoniser les deux projets, et les grandes lignes du texte de compromis ont filtré.

Pour les plus fortunés, selon l’opposition démocrate

Ainsi, l’impôt fédéral sur les sociétés baisserait de 35 à 21 % (au lieu de 20 % dans les versions précédentes) et le taux maximal de l’impôt sur le revenu serait réduit de 39,6 à 37 %.

L’occupant de la Maison Blanche a promis aux Américains l’adoption de la baisse d’impôt avant Noël, afin que ses effets soient ressentis dès le début de 2018. Les prélèvements des salaires à la source devraient baisser dès février, a-t-il annoncé cette semaine.

L’opposition démocrate, minoritaire au Congrès, n’a eu de cesse de dénoncer un projet de loi profitant d’abord aux entreprises et aux contribuables les plus fortunés.

Interrogé sur l’accroissement de la dette publique que cette réforme entraînera, le Président américain s’est voulu rassurant, mettant en avant les recettes supplémentaires qui seraient générées en cas d’accélération de la croissance.

(avec AFP)