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ONG environnementales et syndicats se mobilisent pour les agences de l’eau

18 déc. 2017, PAR Acteurs Publics
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SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA

Alors que le débat budgétaire se poursuit autour du projet de loi de finances pour 2018, 5 associations environnementales et 4 organisations syndicales demandent au gouvernement “l’abandon des prélèvements sur les redevances des agences de l’eau et la garantie de la pérennité de leurs moyens”.


Cinq associations environnementales et 4 organisations syndicales ont interpellé, le 15 décembre, le gouvernement, réclamant “des moyens supplémentaires” pour les agences de l’eau, chargées de la gestion et de la préservation de cette ressource. “Sauvons les agences”, écrivent ces ONG dans un communiqué commun, à l’adresse notamment du Premier ministre, Édouard Philippe, du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, et de celui de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.
Le texte, doublé d’une pétition, a été signé par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), la Société nationale de protection de la nature (SNPN), Humanité et Biodiversité, la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM) et Surfrider, ainsi que par le Syndicat national de l’environnement (SNE), la CGT, la CFDT et l’EFA-CGC.

Responsabilités élargies

“Avec le projet de loi de finances 2018, les 6 agences de l’eau sont placées sous une contrainte budgétaire telle que leurs capacités d’interventions humaines et financières auprès des acteurs économiques, des collectivités locales et de la société civile sont sérieusement menacées, et qu’il leur sera difficile de prendre effectivement en charge leurs nouvelles missions”, écrivent les signataires.

Les agences de l’eau ont vu leurs responsabilités élargies au financement de l’Agence française pour la biodiversité (AFB) à hauteur de 195 millions d’euros, des parcs nationaux (65 millions) et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (37 millions).
Les agences représentent “1 600 emplois directs, 3 000 emplois induits dans la recherche et plus de 120 000 emplois indirects”, rappellent les signataires.

Ils demandent “l’abandon des prélèvements sur les redevances des agences de l’eau et la garantie de la pérennité de leurs moyens pour remplir leurs missions en faveur de la protection de l’eau et de la biodiversité”.

Avec AFP