Quantcast

Les hôpitaux publics mettent la pression sur le gouvernement

26 janv. 2018, PAR Acteurs Publics
  • 02
    MIN
  • 0

JEROME MARS/JDD/SIPA

Avant les annonces gouvernementales prévues en février, le président de la Fédération hospitalière de France (FHF) a mis en garde, jeudi 25 janvier, contre la poursuite de la “politique du rabot” et la faiblesse de l’investissement hospitalier.


Le hashtag #balancetonhosto, qui a surgi ces derniers temps sur Twitter, a alerté la Fédération hospitalière de France (FHF), de même que les nombreux reportages sur la crise à l’hôpital. Dans une mise en garde à l’occasion de ses vœux à la presse, jeudi 25 janvier, le président de la FHF, Frédéric Valletoux, a une nouvelle fois réclamé la fin de “la politique du rabot” visant les établissements de santé publics, dénonçant un “climat social très tendu” et évoquant le “désarroi” des personnels.

“Si rien n’est fait, on va vers une dégradation forte de notre système”, a-t-il prévenu. À l’aube d’une réforme annoncée pour cette année, sa fédération prône ainsi “quatre mesures phares” à intégrer dans “un plan d’urgence”, que Frédéric Valletoux a exposé jeudi soir au Premier ministre, Édouard Philippe. 

“Ce qu’on demande d’abord, c’est de desserrer l’étau financier, de sortir définitivement de la politique du rabot que l’on impose aux hôpitaux depuis tant d’années”, a plaidé le président de la FHF, en rappelant le déficit historique de 1,5 milliard d’euros des établissements.

Mission de simplification

Il s’agirait notamment de leur octroyer des financements adaptés à “la réalité des coûts”, mais aussi de leur verser l’intégralité des crédits gelés chaque année, ou encore de “relancer urgemment un plan d’investissement”. L’investissement hospitalier, de l’ordre de 2 milliards d’euros par an, a “été divisé par deux depuis trois, quatre ans (…) c’est délétère”, a déploré Frédéric Valletoux.

Autres revendications, la mise en place d’une “mission de simplification de l’hôpital”, une révision de la permanence des soins, qui obligerait les médecins libéraux à participer aux gardes de nuit et de week-end, et plus de “souplesse dans la gestion statutaire” des personnels.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a promis jeudi matin “des annonces au mois de février” sur les hôpitaux, dont une révision de l’actuelle tarification à l’activité (T2A), mode de financement très décrié.

(avec AFP)