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Grand Paris Express : les départements franciliens dénoncent le “mépris” du gouvernement

23 févr. 2018, PAR Pierre Laberrondo
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M.ASTAR/SIPA

Les présidents des conseils départementaux de Seine-et-Marne, des Yvelines, de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise ont affiché leur mécontentement au lendemain de l'annonce par le Premier ministre de retards importants sur certains tronçons du futur métro du Grand Paris.


Les sept départements de petite et grande couronne ont dénoncé jeudi 22 février dans un communiqué l'"absolu mépris du Premier ministre pour la voix des élus et les habitants" franciliens, après l'annonce par le gouvernement de ses arbitrages sur le Grand Paris Express.
Les présidents des conseils départementaux de Seine-et-Marne, des Yvelines, de l'Essonne, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne et du Val-d'Oise "ne cautionnent pas les annonces d'Edouard Philippe et y voient un absolu mépris du Premier ministre pour la voix des élus et les habitants de petite et grande couronne".

Le département de Paris n'a pas été sollicité pour signer le communiqué, selon le conseil départemental de l'Essonne, expéditeur du message. Les signataires issus de LR, du PS et du PCF jugent "infondés" les "problèmes techniques et financiers" invoqués par le gouvernement, soulignant que les élus membres du conseil de surveillance de la Société du Grand Paris ont été "privés des informations qui auraient dû leur permettre d'exercer leur rôle de contrôle et de proposition".

Les économies inquiètent

Les élus s'alarment également du plan d'économies prévu par le gouvernement, "des économies faites au détriment des populations, en supprimant des éléments fonctionnels du métro ou en dégradant les conditions d'exécution du chantier".

Ils soulignent que "c'est par manque de financement de l'Etat que le calendrier initial n'a pas été tenu" et "ils contestent la validité du budget de la Société du Grand Paris dont l'absence de gouvernance en a fait un bateau ivre". Edouard Philippe a annoncé jeudi 22 février des retards importants sur certains tronçons du futur métro du Grand Paris et dit viser une réduction de son coût d'environ 10%, même s'il a assuré que l'ensemble serait achevé comme prévu en 2030.

Avec AFP