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Le vote par Internet est autorisé pour les prochaines élections européennes

12 juil. 2018, PAR Acteurs Publics
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GILE MICHEL/SIPA

Afin d’augmenter la participation des citoyens européens aux élections, de nouvelles mesures ont été votées, dans la perspective du scrutin de mai 2019. La plus emblématique est la possibilité de voter par la poste ou par Internet. Mais le système dit de Spitzenkandidat et les listes transnationales n’ont pas été retenus.


Les députés européens ont approuvé les premières mesures de modernisation des règles de vote au Parlement européen depuis 1976. Après les dernières élections européennes, celles de 2014, dont le taux d’abstention n’avait jamais été aussi élevé (58 % en moyenne), les institutions européennes ont décidé d’agir. Après deux ans de discussions entre le Conseil de l’Union européenne et le Parlement, un paquet de mesures sont ressorties.

La première mesure adoptée est la possibilité de pouvoir voter par la poste ou par Internet. Les États membres sont aussi encouragés à permettre à leurs citoyens vivant dans des pays non membres de l’Union européenne (UE) de voter.

Logos des partis européens

Autre décision, les États membres désigneront une autorité de contact chargée d’échanger des informations sur les citoyens de l’UE qui souhaitent voter ou être candidats dans un pays dont ils ne sont pas ressortissants. Cet échange de données doit commencer au moins six semaines avant les élections européennes.

Enfin, les pays de l’UE peuvent également permettre que le nom et le logo des partis politiques européens soient affichés sur les bulletins de vote nationaux, ce qui permettra aux électeurs d’être plus conscients du lien entre les candidats concourant, les partis nationaux et les partis européens auxquels ils appartiennent.

“La réforme de la loi électorale européenne est un grand succès pour le Parlement européen, s’est réjoui Danuta Hübner, la négociatrice du Parlement sur ce paquet de mesures. Elle rendra les élections plus accessibles pour des millions de citoyens et leur préparation et leur conduite plus transparentes.”

En attente de ratification

D’autres mesures, plus controversées au sein des États membres n’ont pas été adoptées formellement. C’est le cas du système de Spitzenkandidat, par lequel les partis européens choisissent un candidat principal, le vainqueur devenant président de la Commission européenne. Mis en place pour la première fois de manière officieuse en 2014 lors de l’élection de Jean-Claude Juncker, le système sera sans doute reconduit de manière tacite entre les partis européens.

Autre mesure rejetée en février dernier par le Parlement européen, le principe des listes transnationales, qui avait été poussé par le Président français, Emmanuel Macron, et dont l’objectif était de stimuler l’intérêt et le taux de participation aux élections européennes.

Les nouvelles mesures adoptées devront être approuvées par le Conseil de l’Union européenne et ratifiées par tous les Parlements nationaux pour être appliquées. Les prochaines élections se dérouleront entre le 23 et le 26 mai 2019 dans tous les États membres.

Jean-Bernard Gallois