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Pierre Moscovici veut taxer les géants du numérique avant Noël

Le commissaire européen aux Affaires économiques assure qu’il fera tout pour convaincre les ministres des Finances européens d’adopter une taxe de 3 % sur le chiffre d’affaires des géants du numérique. Dans les négociations qui se déroulent entre États membres, Bruxelles essaie de débloquer les discussions avec les quatre États – Suède, République tchèque, Finlande et Irlande – qui s’opposent à cette mesure.

19/10/2018 | ACTUALITÉ

“Taxer les géants du Net avant la fin de l’année, c’est possible.” Dans la tournée des médias européens qu’il fait depuis trois semaines, Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières, martèle la même idée. Il mettra tout son poids dans la balance pour avoir une taxation du numérique d’ici la fin de l’année 2018. Cette proposition de la Commission européenne, lancée le 21 mars dernier, est en train d’être discutée au sein du Conseil des ministres des Finances européens. Si le commissaire tente de la faire adopter avant Noël, c’est que l’année 2019 sera bien occupée par le Brexit fin mars, les élections européennes en mai et la constitution d’un nouvel exécutif européen à l’automne. Concrètement, la Commission propose que les entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 750 millions d’euros au niveau mondial et de plus de 50 millions d’euros dans l’Union européenne s’acquittent d’une taxe sur les services numériques s’élevant à 3 % de leur chiffre d’affaires. 5 milliards d’euros par an Cette taxe s’appliquerait aux entreprises technologiques, aux plates-formes en ligne proposant des services d’interaction entre utilisateurs, aux sociétés vendant des données par les utilisateurs ainsi qu’aux entreprises de publicité numérique. Cette taxe rapporterait environ 5 milliards d’euros par an. Selon le commissaire européen, une entreprise paie en moyenne 23 % d’impôts sur les sociétés dans l’UE, tandis que les multinationales du Net ne paient quasiment rien grâce à l’optimisation fiscale mise en œuvre dans certains pays européens, dont le Luxembourg et l’Irlande. Comme elles ne sont pas physiquement présentes dans de nombreux pays de l’Union européenne, leurs bénéfices sont, en grande partie, déclarés là où elles ont leur siège. Si les députés européens sont favorables à une taxe un peu supérieure à la proposition – de l’ordre de 5 % –, l’unanimité de la part des États membres, nécessaire pour la législation fiscale, est loin d’être acquise. La France et l’Allemagne ont clairement indiqué qu’elles souhaitaient un accord d’ici la fin de l’année. Mais l’Irlande, la République tchèque, la Suède et la Finlande ont récemment signé une déclaration commune contre cette taxe numérique. Clause de “caducité” Les 4 États s’inquiètent du fait qu’un impôt européen puisse enfreindre les règles internationales en matière d’égalité de traitement des entreprises du monde entier. Ils en appellent à une réglementation qui serait décidée par l’OCDE. Or si l’organisation internationale étudie depuis plusieurs mois un ensemble de règles pour unifier le cadre législatif entourant les entreprises du numérique, sa réflexion en est au point mort. Pour débloquer la situation, plusieurs ministres des Finances européens favorables à la taxe, le Français Bruno Le Maire en tête, tentent de rassurer leurs collègues en indiquant que la proposition de la Commission comporte une clause de “caducité”. Cette clause signifie que la taxe prendrait fin dès qu’un accord serait conclu au niveau mondial. Pas sûr que cela convainque les récalcitrants avant Noël. Jean-Bernard Gallois    


350 000 responsables doivent déclarer leur patrimoine en Tunisie

L’instance tunisienne de lutte contre la corruption (Inlucc) a été désignée pour recevoir dès cette semaine les déclarations de patrimoine des responsables publics, parmi lesquels 150 000 fonctionnaires. Les déclarations de certains responsables de l’État seront rendues publiques.

18/10/2018 | ACTUALITÉ

Les textes d’application de la loi tunisienne sur la déclaration du patrimoine, la lutte contre l’enrichissement illicite et les conflits d’intérêts dans le secteur public ont été publiés samedi 13 octobre dans le journal officiel tunisien, soit un peu plus de deux mois après l’adoption, presqu’à l’unanimité, de la nouvelle législation par la Chambre des représentants du peuple (Parlement). Trente-quatre corps de métiers sont concernés par la déclaration du patrimoine. Dans la liste, figurent le président de la République, le directeur de son cabinet et ses conseillers, le chef du gouvernement, les ministres, leurs chefs de cabinet et leurs conseillers, le président de l’Assemblée des représentants du peuple, son chef de cabinet et ses conseillers, ainsi que les députés. Une autre catégorie de déclarants comprend les présidents et membres des instances constitutionnelles indépendantes, le président et les membres du Conseil supérieur de la magistrature, les présidents et membres des collectivités locales, le président et les membres de la Cour constitutionnelle, les juges, les hauts fonctionnaires, le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie et les membres de son conseil d’administration, les directeurs généraux des banques et des institutions où l’État détient des participations, ainsi que les présidents et les membres de leur conseil d’administration. “Opération blanche” On compte par ailleurs dans la liste : les présidents et les enseignants des facultés et des universités, le chargé du contentieux de l’État, les délégués et les omdas (sous-préfets), les agents de contrôle fiscal, les receveurs des municipalités, les chefs des bureaux de poste, les chefs des institutions médiatiques, les journalistes et tous ceux qui ont un métier en lien avec les médias et la presse, les agents des forces de sécurité intérieure dotés de la qualité d’agent de police judiciaire, les douaniers, les greffiers de juridiction, les agents assermentés, ainsi que les secrétaires généraux des syndicats professionnels et des organisations nationales. Selon Chawki Tabib, président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc), 350 000 individus, dont 150 000 fonctionnaires et hauts fonctionnaires doivent ainsi fournir des informations sur l’ensemble de leurs biens et de leurs revenus. L’Inlucc est actuellement l’institution habilitée à recevoir et à traiter les déclarations de patrimoine. Celles-ci doivent lui parvenir obligatoirement dès mardi 16 octobre. Pour sensibiliser les personnes concernées et leur éviter des sanctions, l’Inlucc vient d’inaugurer une campagne d’information intitulée “Opération blanche”. Les déclarants disposent d’un délai de soixante jours pour communiquer le contenu de leur patrimoine. Les titulaires de nouveaux postes ou mandats bénéficient de la même durée pour se conformer à la loi. Un délai supplémentaire peut être accordé avant que des sanctions ne soient prises sous forme de rétention salariale et d’amendes. Deux tiers du salaire ou des indemnités pourront ainsi être prélevés pour chaque mois de retard. Une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 dinars (3 000 euros) est par ailleurs prévue pour les personnes ayant des activités dans le secteur privé ou au sein d’organisations à but non lucratif. Cadeaux et intérêts bancaires Les personnes qui auront accumulé plus de six mois de retard sur la déclaration du patrimoine seront soumises de leur côté à une enquête pour soupçon d’enrichissement illicite. Elles encourent la prison. Dans le format adopté par les députés, la déclaration de patrimoine doit comporter une liste exhaustive des biens appartenant aux personnes assujetties, à leur conjoint et à leurs enfants mineurs. La déclaration doit aussi mentionner la valeur des cadeaux et des intérêts bancaires qui dépassent le seuil maximal prévu par la loi. Les déclarations de certains hauts responsables de l’État, à l’instar du président de la République, du chef du gouvernement, des ministres, du président du Parlement, des députés et des présidents des instances constitutionnelles, seront rendues publiques, par souci de transparence. S’exprimant sur la loi, le chef de l’exécutif, Youssef Chahed, a estimé cet été qu’elle constituait “l’une des plus importantes réformes du gouvernement, un mécanisme essentiel dans la lutte contre la corruption et une révolution réelle dans la législation tunisienne en la matière”. Instance de vérification L’adoption du texte par le Parlement a néanmoins fait l’objet d’un débat houleux. Plusieurs amendements ont été proposés par les députés afin de garantir l’indépendance et la probité des opérations de traitement et de vérification des déclarations. Il est à noter que l’Inlucc est chargée de cette tâche à titre provisoire. Elle sera remplacée dans le futur par une instance constitutionnelle. En attendant, son président entend bien mener sa mission jusqu’au bout. Il vient de demander au chef du gouvernement une rallonge budgétaire pour recruter le personnel nécessaire au traitement des déclarations de patrimoine. Samia Lokmane-Khelil    


Vers une crise politique en Grèce sur la question de la Macédoine

Le chef de la diplomatie grecque a claqué la porte du gouvernement d’Alexis Tsipras après une dispute avec son homologue de la Défense, opposé à l’accord entre Athènes et Skopje sur le nom de la Macédoine.

17/10/2018 | ACTUALITÉ

Le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Kotzias, a démissionné mercredi 17 octobre, après un différend au sein du gouvernement de coalition d'Alexis Tsipras sur l'accord récent concernant le nouveau nom de la Macédoine. “Le Premier ministre Alexis Tsipras a accepté la démission du chef de la diplomatie” et va assumer les fonctions de ce portefeuille, afin “de contribuer à la réalisation de l'accord” signé en juin avec son homologue macédonien, Zoran Zaev, sur le nouveau nom de la Macédoine, a indiqué le communiqué des services du Premier ministre. Nikos Kotzias, pilier du gouvernement de coalition de gauche d'Alexis Tsipras depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2015, a eu une dispute mardi au sein du Conseil des ministres avec le ministre de la Défense et allié du gouvernement de coalition, Panos Kammenos, sur la question du nom de Macédoine. Chef du petit parti souverainiste des Grecs indépendants (Anel), Panos Kammenos s'est toujours opposé au nouveau nom de la Macédoine.  Majorité faible Panos Kammenos a réitéré au Conseil des ministres, mardi, qu'il était “contre le nouveau nom de la Macédoine mais qu'il n'allait pas contribuer au renversement du gouvernement”. Toutefois, ce désaccord risque de faire tomber le gouvernement de coalition d'Alexis Tsipras, qui ne possède qu'une majorité faible. Depuis l'indépendance de son petit voisin, en 1991, la Grèce estime que le nom de “Macédoine” ne peut s'appliquer qu'à sa province septentrionale autour de Thessalonique. Un accord passé en juin entre les Premiers ministres macédonien Zoran Zaev et grec Alexis Tsipras prévoit de baptiser “République de Macédoine du Nord” ce petit pays pauvre des Balkans. Le parlement macédonien débat actuellement de cet accord, avant qu'il ne soit examiné par le parlement grec. Les prochaines élections législatives en Grèce sont prévues pour septembre 2019, mais l'opposition de droite ne cesse de faire pression pour des élections anticipées. (avec AFP)


Bruxelles accroît la pression sur Londres avant un sommet crucial sur le Brexit

Le scénario d’une absence d’accord entre Londres et l’Union européenne dans les négociations sur le Brexit est “plus probable que jamais”, a estimé le président du Conseil européen, Donald Tusk, à deux jours d’un sommet à Bruxelles.  

16/10/2018 | ACTUALITÉ

Le spectre d’un “non-deal”, un divorce sans accord sur le Brexit entre l’Union européenne et le Royaume-Uni se confirme, en tout cas selon le président du Conseil européen, Donald Tusk, qui juge cette perspective “plus probable que jamais”, à quelques heures d’un sommet historique. “Nous devons néanmoins rester optimistes et déterminés, car il y a de la bonne volonté à poursuivre ces discussions des deux côtés”, a écrit Donald Tusk dans son invitation, publiée lundi 15 octobre au soir et adressée aux dirigeants européens qui doivent se retrouver mercredi et jeudi à Bruxelles. Méthode Coué Ces propos contrastent avec ceux tenus dans l’après-midi par la Première ministre britannique, Theresa May. “Je continue de penser qu’un accord négocié est ce qu’il y a de mieux pour le Royaume-Uni et l’UE, je continue de croire qu’un tel accord est réalisable”, a-t-elle affirmé devant la Chambre des communes à Londres. “Personne ne veut” un divorce sans accord, a-t-elle insisté. Emmanuel Macron a également estimé possible “d’avancer” vers un accord, tout en affirmant que la France était “prête et préparée à tous les scénarios”. Le Royaume-Uni et l’UE n’ont “pas d’alternative” et doivent trouver un accord, a souligné pour sa part le chancelier autrichien, Sebastian Kurz, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union. “Nous ferons tout notre possible pour éviter un Brexit dur”, a-t-il ajouté. Frontière matérielle entre l’Irlande et l’Irlande du Nord Dimanche 14 octobre, les dernières négociations avant le sommet qui va s’ouvrir mercredi n’avaient rien donné. Le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, avait fait savoir que “certaines questions clés” restaient “en suspens”, en particulier celle du sort de la frontière entre l’Irlande (Eire) et la province britannique d’Irlande du Nord après le Brexit. Londres et Bruxelles se sont engagées à ne pas réinstaurer de frontière matérielle sur l’île d’Irlande, conformément à l’accord de paix du Vendredi saint signé en 1998, mais cet engagement va à l’encontre de la volonté du Royaume-Uni de quitter le marché unique et l’union douanière européenne. Les dirigeants des 27 partenaires du Royaume-Uni doivent décider de la marche à suivre lors d’un dîner de travail mercredi, juste après une réunion à laquelle la participation de Theresa May a été confirmée. (avec AFP) 


Le Maroc forme des hauts fonctionnaires pour combattre la corruption

Un cycle de formation de neuf mois vient de s’ouvrir à l’École supérieure de l’administration publique de Rabat. Il vise à consolider les compétences des hauts fonctionnaires pour contrôler les marchés publics, prévenir les crimes financiers et lutter contre la culture du “bakchich” dans les services publics.

15/10/2018 | ACTUALITÉ

Le Maroc veut lutter plus efficacement contre les pratiques de prévarication qui gangrènent l’administration publique. Le chef du gouvernement, Saadeddine El Othmani, a donné instruction à ses ministres d’envoyer les inspecteurs généraux de leurs départements respectifs en formation. Un cycle de neuf mois a débuté ces derniers jours à l’École supérieure de l’administration publique (Ensap), à Rabat. Des compétences nationales reconnues dans le domaine de la lutte contre la corruption (juristes, responsables des services judiciaires et experts universitaires) devront fournir aux hauts fonctionnaires des outils plus adaptés pour s’assurer du bon usage de l’argent public et d’une plus grande transparence dans la passation des marchés publics. Le but de cette formation est aussi d’éradiquer la culture du “backchich” qui ternit la réputation du service public dans le pays. “Ce cycle vise à hisser les compétences professionnelles des cadres et responsables des inspections générales des différents ministères et les doter de nouveaux mécanismes de contrôle et d’audit pour assumer leur rôle dans la moralisation de la vie publique et la consécration des principes de la bonne gouvernance”, a expliqué Saadeddine El Othmani, dans un discours qu’il a tenu à l’Ensap, en présence des inspecteurs en formation. Prise de conscience Il a fait savoir, par ailleurs, que cette initiative entrait dans le cadre d’une stratégie globale de lutte contre la corruption, à travers “la mise en place des réformes structurelles de l’administration, notamment en ce qui concerne la consécration des fondements de la transparence, de l’intégrité et de la corrélation entre la responsabilité et la reddition des comptes au sein du système administratif en entier”. Selon le chef du gouvernement, la moralisation de la vie publique ne se limite pas au déploiement de moyens sécuritaires et juridiques, mais nécessite une prise de conscience des acteurs en charge d’appliquer la réglementation et le renforcement de leurs prérogatives. Il est question, d’ailleurs, d’élargir dans l’avenir les formations dans le domaine de la lutte contre la corruption à tous les cadres des administrations dont les responsables des directions centrales des ministères. Les fonctionnaires des collectivités territoriales seront également concernés. Au niveau des régions, les scandales de corruption sont légion. Un récent rapport de la Cour des comptes a épinglé un peu moins de 100 élus et agents préfectoraux, pour de graves anomalies dans la passation de marchés et la cession de biens fonciers à des investisseurs nationaux et étrangers. L’institution présidée par l’ancien Premier ministre Driss Djettou a également publié au cours de cette année plusieurs dizaines de jugements sanctionnant des hauts fonctionnaires ayant commis des infractions en matière de reddition des comptes. Lancement d’un numéro vert Pour la population, la corruption se décline très souvent sous la forme de bakchichs (pots-de-vin) au niveau de tous les services publics, dans les hôpitaux, à l’état-civil ou encore à l’école, où des enseignants gonflent les notes en contrepartie de pots-de-vin. Un récent rapport du Conseil économique, social et environnemental a mis en relief le rôle de la corruption dans le freinage des initiatives économiques privées. Ce rapport évoque “la persistance du système de la rente, des positions dominantes sur le marché, des privilèges, des passe-droits et des autres aspects anticoncurrentiels qui pénalisent une large frange d’entrepreneurs et de porteurs de projets”. De son côté, l’ONG internationale de lutte contre la corruption Transparency International continue à classer la Maroc parmi les États où les pratiques de prévarication sont endémiques. Pour améliorer le score de son pays, le roi Mohamed VI a demandé au gouvernement de peaufiner sa stratégie de lutte contre la corruption. Le ministère de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration, par exemple, a lancé en mai 2018 un numéro vert pour dénoncer la corruption. Une quarantaine de fonctionnaires a été arrêtée depuis, dont des responsables de la police. La section marocaine de Transparency International estime cependant que cette ligne, bien qu’utile, ne protège pas suffisamment l’identité des dénonciateurs. Dans une récente sortie, cette organisation a critiqué par ailleurs la politique de l’État concernant la lutte contre la corruption. Elle a notamment déploré les retards dans l’activation de certaines instances fondamentales comme le Conseil national de la concurrence et l’Instance centrale de prévention de la corruption (ICPC).   Samia Lokmane-Khelil  


FMI, ministères, banques centrales : les femmes économistes de plus en plus en vue

Les femmes ont-elles percé le plafond de verre de la finance ? Dans la lignée de la directrice du FMI, Christine Lagarde, de plus en plus de femmes accèdent à des postes clés dans les grandes institutions financières.

12/10/2018 | ACTUALITÉ

Le monde de la finance internationale est-il disposé à laisser plus de place aux femmes ? Le Fonds monétaire international (FMI), qui tient cette semaine sa réunion annuelle dans l’île indonésienne de Bali, vient de nommer l’Indo-Américaine Gita Gopinath au poste de cheffe économiste. Première femme à occuper cette fonction, elle succède à Maurice Obstfeld, retraité à la fin de l’année. À 46 ans, cette professeure d’économie à Harvard et coéditrice de la prestigieuse American Economic Review pourrait bousculer un consensus profondément ancré. Alors que le FMI préconise traditionnellement le flottement des taux de change pour amortir les chocs économiques, elle s’est fait précisément connaître pour ses travaux… qui remettent en cause les bénéfices des taux de change flottants. “Gita Gopinath a acquis une réputation très solide avec ses travaux sur le rôle du dollar dans les transactions internationales et les rigidités que cela implique”, a observé, jeudi 11 octobre, la patronne du FMI, Christine Lagarde. Cette “brillante économiste” amènera le FMI à “explorer davantage” des pistes inédites, quitte à faire bouger l’institution issue de Bretton Woods, a-t-elle reconnu. Les banques centrales, bastions masculins En avril, c’est la Grecque Pinelopi Koujianou qui héritait du poste de cheffe économiste à la Banque mondiale. Cette chercheuse établie aux États-Unis, qui a décroché un doctorat à Stanford et enseigné à Yale, avait également été rédactrice en chef de l’American Economic Review. Et en juin, Laurence Boone, économiste du groupe d’assurance AXA et ex-conseillère du Président François Hollande, était nommée cheffe économiste de l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). À l’instar de la Française Christine Lagarde, devenue en juin 2007 la première femme ministre de l’Économie et des Finances d’un pays du G7, plusieurs femmes en charge de ce portefeuille sont présentes à Bali, parmi lesquelles Sri Mulyani Indrawati, la très respectée ministre des Finances indonésienne. Cette économiste de 56 ans exerce son deuxième mandat de ministre après avoir fait une belle carrière à la Banque mondiale. En revanche, les banques centrales apparaissent encore largement comme des bastions masculins, à quelques exceptions notables. Janet Yellen, aux États-Unis, avait ainsi été choisie comme présidente de la Fed par Barack Obama, ce qui en faisait alors la voix la plus influente au monde dans la politique monétaire. (avec AFP)


La Cour des comptes européenne épingle l’agence d’appui en matière d’asile

Dans son rapport annuel, l’institution basée au Luxembourg a approuvé les comptes des 41 agences européennes. Mais elle pointe l’agence de l’Union européenne d’appui en matière d’asile sur ses pratiques en matière de recrutement et d’achats publics. Son directeur, accusé de fraudes, a démissionné en juin dernier.

11/10/2018 | ACTUALITÉ

Les 41 agences de l’Union européennes ont obtenu, le 9 octobre, une opinion favorable sur leurs recettes 2017 de la part de la Cour des comptes européenne. En revanche, seules 40 d’entre elles ont bénéficié du même commentaire pour leurs dépenses. Sous ce satisfecit général, les auditeurs ont trouvé des “faiblesses” dans les achats publics de 14 agences. Dans son rapport, l’organe pointe surtout le Bureau européen d’appui en matière d’asile, basé à Malte. Selon les auditeurs, cette agence connaît une situation critique en matière de ressources humaines, qui se sont détériorées “de manière exponentielle et font peser un risque considérable sur les opérations” de celle-ci. Principale critique : l’agence ne respecte pas “systématiquement la réglementation, essentiellement pour ce qui est des procédures de recrutement et de marchés publics”. Dans le détail, ce sont 7,7 millions d’euros au total – le dixième des paiements de l’agence l’an dernier – qui ne cadrent pas avec les procédures financières de l’Union européenne. Le directeur de l’agence, José Carreira, a démissionné en juin dernier après avoir été mis en cause dans une enquête pour des faits de fraude présumés au début de l’année. Impact du Brexit Autre sujet soulevé par la Cour des comptes dans son rapport annuel, ses inquiétudes sur l’impact potentiel du Brexit sur l’avenir de 3 agences. L’autorité bancaire européenne, l’autorité européenne des assurances et des pensions ainsi que l’autorité européenne des marchés financiers reçoivent, toutes les trois, une part de leur budget versée directement par les gouvernements. “Il est possible que, suite à la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne, leurs budgets baisseront”, a souligné le rapport qui note également que 5 agences n’ont pas procédé à “une analyse complète de l’impact probable du Brexit sur leur organisation, leurs opérations et leurs comptes”. Réparties dans les 28 pays de l’Union européenne, les 41 agences exécutent des tâches techniques, scientifiques ou d’encadrement spécifiques qui aident les institutions de l’UE à élaborer et mettre en œuvre leurs politiques. Elles disposaient d’un budget global de 3,5 milliards d’euros l’an dernier et employaient quelque 10 000 personnes. L’an prochain, deux agences quitteront Londres pour cause de Brexit. L’Autorité bancaire (160 personnes) s’installera à Paris, tandis que l’Agence européenne des médicaments (960 employés) ira à Amsterdam. Jean-Bernard Gallois    


Une ministre rwandaise bientôt à la tête de l’Organisation internationale de la francophonie

À la veille du sommet de la francophonie d’Everan, Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères du Rwanda, soutenue par la France, l’Union africaine et désormais par le Canada a toutes les chances de succéder à la Canadienne Michaëlle Jean.

10/10/2018 | ACTUALITÉ

Le coup de grâce est venu de son pays, le Canada, et de la province du Québec, qui ont annoncé, mardi 9 octobre, qu’ils ne soutenaient plus la candidature de Michaëlle Jean à la direction de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), dont elle est la secrétaire générale sortante, lors du prochain sommet de l’organisation. La Canadienne, née en Haïti, ancienne gouverneure générale et ex-journaliste vedette, sera candidate à sa succession lors du prochain sommet de l’OIF, jeudi 11 et vendredi 12 à Erevan, en Arménie. Elle sera opposée à Louise Mushikiwabo, ministre des Affaires étrangères du Rwanda, soutenue par la France et l’Union africaine. La tradition veut que le choix soit fait par consensus, plutôt que par vote formel. “Le Canada a décidé de se rallier au consensus, comme c’est la tradition, ça a toujours été la manière de faire, on ne va pas la changer”, a déclaré à l’AFP une source gouvernementale. “On a bien vu qu’elle [Michaëlle Jean] n’avait pas les appuis nécessaires, la suite lui appartient, il faut se rendre à l’évidence.” Dépenses “somptueuses” De son côté, François Legault, le nouveau Premier ministre élu du Québec, attendu à Erevan avec le Premier ministre fédéral, Justin Trudeau, a lui aussi annoncé qu’il ne soutiendrait pas Michaëlle Jean. Il prend ainsi le contrepied de son prédécesseur, le libéral Philippe Couillard, qui avait émis des réserves sur la gestion de l’actuelle secrétaire générale de l’OIF avant de finalement appuyer sa candidature. Les médias québécois ont pointé les dépenses, qualifiées de “somptueuses”, de la Francophonie pour Michaëlle Jean et sa famille, comme la rénovation de sa résidence officielle pour 500 000 dollars canadiens (plus de 335 000 euros). Selon la presse québécoise, Paris aurait proposé à Ottawa de retirer la candidature de Michaëlle Jean, en échange d’appuis aux Nations unies, où le Canada fait campagne pour un siège non permanent au Conseil de sécurité. L’information a été démentie par le bureau du Premier ministre. (avec AFP)  


Pour l’Italie, les taux d’emprunt ne reflètent pas la situation du pays

Selon le gouvernement italien, qui subit la pression de Bruxelles et du Fonds monétaire international, la fébrilité sur les marchés autour de la situation budgétaire du pays “disparaîtra” une fois que son programme de politique économique sera approuvé par le Parlement.

09/10/2018 | ACTUALITÉ

La forte hausse des taux d’emprunt pour la dette italienne “ne reflète pas les données fondamentales du pays”, a jugé, mardi 9 octobre, le ministre italien de l’Économie, Giovanni Tria, en se disant confiant dans l’évolution de l’économie de la péninsule. En raison des inquiétudes autour du budget italien, le spread, c’est-à-dire l’écart entre les taux d’emprunt italien et allemand à dix ans, s’est largement accru ces derniers jours. “Une fois que le programme de politique économique sera approuvé par le Parlement, l’incertitude qui a pesé sur les titres d’État ces derniers mois disparaîtra”, a tenté de rassurer Giovanni Tria devant les commissions des finances du Parlement. Le nouveau gouvernement populiste prévoit un déficit public à 2,4 % du PIB l’an prochain – contre 0,8 % prévu par le précédent exécutif de centre-gauche –, puis à 2,1 % en 2020 et à 1,8 % en 2021. Même si cela représente une amélioration par rapport à la première annonce de ce gouvernement, la Commission européenne a fait état d’une “déviation significative” par rapport au parcours engagé précédemment et par rapport aux recommandations européennes. “Baisser le ton” Rome base son budget sur des prévisions de croissance de 1,5 % en 2019, 1,6 % en 2020 et 1,4 % en 2021. Le ministre a qualifié, mardi 9 octobre, ces prévisions de “prudentes”, estimant qu’“elles pouvaient être largement dépassées” grâce notamment aux mesures prises pour favoriser les investissements et qui doivent, selon lui, avoir un impact positif sur la croissance dès 2019. Le ministre de l’Économie, tout comme le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, ont par ailleurs souligné “la nécessité de baisser le ton” dans le cadre des discussions avec l’Union européenne, mais le premier vice-président du Conseil, Matteo Salvini, a répété mardi que l’exécutif ne reviendrait pas sur les décisions annoncées. Le même jour, le Fonds monétaire international (FMI) a demandé à l’Italie “de maintenir les réformes faites sur les retraites et le marché du travail”. “Une marche arrière sur les réformes ou la mise en œuvre de politiques qui nuiraient à la soutenabilité de la dette déclencherait une forte hausse du spread”, a prévenu l’institution. (avec AFP)


L’ex-patron chinois d’Interpol retenu en Chine pour corruption

Meng Hongwei, nommé fin 2016 à la tête d’Interpol, a “accepté des pots-de-vin”, a annoncé Pékin lundi 8 octobre, quelques heures après la démission subite du chef de l’organisation policière mondiale.

08/10/2018 | ACTUALITÉ

La Chine a mis fin dans la nuit à la rocambolesque disparition du président d’Interpol, Meng Hongwei, en annonçant que ce dernier faisait l’objet d’une enquête dans son propre pays. Celui est qui également vice-ministre de la Sécurité publique en Chine “a accepté des pots-de-vin et est soupçonné d’avoir violé la loi”, a annoncé Pékin dans un communiqué, sans fournir de précisions sur ces accusations. Le communiqué du ministère de la Sécurité publique est présenté comme un compte-rendu d’une réunion organisée lundi 8 octobre dans la cellule du Parti communiste chinois (PCC) du ministère. Le texte ne précise pas si les accusations imputées à Meng Hongwei relèvent de ses fonctions ministérielles ou bien de celles qu’il exerçait à Interpol. Il n’est pas non plus précisé s’il a ou non été placé en détention. L’enquête “illustre clairement la détermination du camarade Xi Jinping”, le Président chinois, à combattre la corruption, se contente de commenter le ministère. Disparition “inquiétante” Interpol, organisation internationale basée à Lyon, avait annoncé, quelques heures plus tôt, la démission “avec effet immédiat” de son président. Son épouse, Grace Meng, qui avait signalé sa disparition “inquiétante” à la police française jeudi 4 octobre, a déclaré pour sa part dimanche à Lyon que son mari, âgé de 64 ans, était “en danger”. Parlant à des journalistes, elle a révélé que le dernier message reçu du téléphone de son mari, le 25 septembre alors qu’il venait d’arriver en Chine, ne comportait qu’un émoticone représentant un couteau.  Meng Hongwei, nommé fin 2016 à la tête d’Interpol, est loin d’être le premier haut responsable chinois à succomber à la campagne contre la corruption lancée par Xi Jinping depuis son arrivée au pouvoir, fin 2012. Populaire dans l’opinion publique, cette campagne, qui a sanctionné plus de 1,5 million de cadres, est également soupçonnée de servir à éliminer des opposants internes à la ligne de M. Xi. Mais le cas de M. Meng, qui a gravi les échelons de l’appareil sécuritaire chinois au temps où celui-ci était dirigé par un rival du président Xi Jinping, est une première au sein de grandes institutions internationales. Ledit rival, Zhou Yongkang, purge actuellement une peine de prison à perpétuité après avoir été condamné en 2015 pour corruption, abus de pouvoir et divulgation de “secrets d’État”. (avec AFP)


Institutions européennes : à concours exigeant, formations sur mesure

Pour préparer aux très sélectifs concours d’administrateur des institutions européennes, les écoles du Vieux Continent ont adopté des méthodes différentes. À ce jeu, une institution française obtient d’excellents résultats.

05/10/2018 | ACTUALITÉ

Une mission quasi impossible ? En 2017, près de 35 000 candidats ont passé le concours d’administrateur de 5 des institutions européennes, le niveau hiérarchique d’entrée aux fonctions d’administrateur. À la fin de la sélection, ouverte aux bac + 3, ils n’étaient que 126 admis. Soit un famélique taux de réussite de 0,36 %. Les résultats étaient un peu plus élevés aux autres concours organisés par l’Office européen de sélection du personnel (Epso), concernant les assistants et les traducteurs-interprètes. Créé en 2002 pour recruter les milliers de fonctionnaires européens provenant des nouveaux pays membres (les pays baltes, la Pologne, la Slovaquie, la Slovénie, la République tchèque et la Hongrie), ce concours très exigeant s’est transformé à partir de 2008. Au placard les QCM sur les connaissances européennes et la traditionnelle dissertation, le nouveau format se déroule en trois étapes. La première comporte des tests de raisonnement abstrait, verbal et numérique à passer de chez soi, la deuxième consiste en plusieurs tests analysant les compétences managériales des sélectionnés, avant la dernière ligne droite des entretiens devant jury. Et last but not least, la réussite aux épreuves de ce parcours du combattant s’étalant sur plusieurs mois ne garantit pas un poste, mais une inscription sur une liste de réserve dans laquelle les administrations européennes viennent piocher lorsqu’un poste se libère.  Tests contre-intuitifs Loin des happy few, 97 % des candidats au concours d’administrateur échouent dès la première étape. Sophie Brocard, ambassadrice Epso des carrières européennes à Panthéon-Paris et étudiante en master, explique que les tests sont contre-intuitifs pour les Français, mais qu’avec une sérieuse préparation, il est possible de les réussir. “Il s’agit d’acquérir des automatismes intellectuels, et travailler deux-trois heures quotidiennes pendant six semaines permet de maîtriser les différents raisonnements”, conseille-t-elle. Quelles sont les meilleures formations européennes à ces concours ? Interrogée à ce sujet, la Commission européenne a refusé de nous communiquer les statistiques sur les parcours des admis. Une cinquantaine de masters sont spécialisés dans les études européennes et quelques-uns proposent des modules de préparation aux concours Epso d’administrateur. Au sommet des formations phares, trône l’École nationale d’administration (ENA). Sur les 13 lauréats français de la session 2017, l’école nous indique que 7 ont été formés par ses soins. Si l’on ajoute les candidats étrangers, ce sont au total 28 candidats préparés par l’ENA qui ont été admis. “L’établissement a mis en place un centre d’excellence dédié depuis 2003 et référencé par l’Epso, l’organisme chargé des concours à la Commission européenne, souligne Benjamin Demière, responsable du service de préparation aux concours des institutions européennes. Nous accompagnons les candidats, d’où qu’ils viennent et sans aucune sélection préalable.” Dès le début de l’année scolaire, la préparation se fait sur l’ensemble des épreuves, en semaine ou en soirée, avec des sessions plus intenses d’un à trois jours (compter 150 euros par journée). L’ENA a noué des partenariats institutionnels avec plusieurs universités françaises et étrangères. Éditeurs spécialisés “L’objectif est d’aborder la méthodologie très spécifique à chacun des tests et d’entraîner les candidats à être le plus efficaces possible car le jour J de la première phase, devant son ordinateur, chaque seconde compte, ajoute Benjamin Demière. Nous nous appuyons sur du coaching personnalisé car c’est à chaque candidat de trouver la méthode de résolution qui lui convient.” Les élèves peuvent également se préparer en potassant des ouvrages spécialisés. Éditeur de 8 livres de référence sur les concours des institutions européennes, Orseu a vu ses ventes augmenter de 20 % l’an dernier avec 13 000 exemplaires écoulés et va plus loin dans son appui aux candidats. “Nous proposons des formations en deux temps, tout d’abord avec nos livres et les cours sans tenir compte du chronomètre, puis en encourageant les candidats à passer les épreuves montre en main sur leur ordinateur”, explique Emmanuel Hétru, directeur d’Orseu. Il indique que, sur les 276 personnes ayant répondu à un sondage maison en fin d’année dernière, un total de 9,4 % ont réussi les concours Epso d’administrateur dont les résultats viennent de sortir. Fournisseur historique de fonctionnaires européens, le Collège d’Europe, fondé en 1949, est le creuset des élites du Vieux Continent. À Bruges, où elle est installée, la vénérable institution accueille chaque année 340 élèves titulaires d’un bac + 5 triés sur le volet et choisis par chaque pays. Le Collège a aussi ouvert un campus en 1992 à Natolin, en Pologne, qui compte 120 élèves. “Sur les deux campus, une dizaine de candidats ont réussi le concours d’administrateur l’an dernier, commente Jörg Monar, le recteur du Collège d’Europe. Mais intégrer les institutions européennes n’est plus le premier choix pour bon nombre de nos élèves.” La moitié des étudiants des dernières années travaillent dans des structures publiques, 26 % au sein des institutions européennes et des agences et les autres dans des structures régionales, nationales et internationales. Avec un programme très chargé durant l’année d’études et plus de 200 professeurs visiteurs, le Collège d’Europe réserve deux week-ends de formation intense aux concours Epso, un pour chaque étape. Les futurs candidats peuvent aussi suivre des modules sur les capacités de présentation, utiles pour les entretiens. “Hub varsovien” Le campus de Natolin a créé l’an dernier des sessions pour aider ses candidats à identifier leurs faiblesses sur les tests verbaux et numériques et à y remédier. Le côté managérial, mis en avant dans la formule actuelle du concours, n’est pas laissé de côté. “Nous avons aussi introduit des cours sur la gestion de débats et la manière de mener des négociations, des qualités nécessaires pour réussir la dernière épreuve des entretiens face au jury, explique Lukasz Dobromirski, directeur des affaires étudiantes. Le Collège d’Europe de Natolin attire de plus en plus d’étudiants réalisant qu’ils ne peuvent envisager de carrière européenne sans connaître l’Europe centrale et du Nord.” Autre avantage, la présence de l’agence Frontex (qui gère les frontières européennes) non loin de là, à Varsovie. “L’an dernier, un étudiant sur 10 a rejoint les rangs de Frontex, ce qui lui permettra par la suite de passer les concours internes », ajoute Lukasz Dobromirski, qui n’hésite pas à parler de “hub varsovien” comme il y a un “hub bruxellois”. Site historique du Parlement, de la Commission et du Conseil, la capitale belge abrite aussi une des formations d’excellence pour intégrer ces institutions. “L’Institut d’études européennes, rattaché à l’ULB, a placé 30 % des diplômés dans les institutions européennes entre 2003 et 2015”, précise Ramona Coman, la directrice de la formation. Au-delà des préparations spécifiques au concours, “les étudiants sont socialisés dans un environnement similaire à celui des institutions européennes”. Un point essentiel, car la grande majorité des anciens étudiants vont travailler dans l’environnement communautaire, que ce soit dans le privé ou dans des organismes publics, très présents à Bruxelles. Jean-Bernard Gallois


La Commission européenne vole au secours de la coopération transfrontalière

L’enveloppe dédiée à la coopération entre régions européennes, Interreg, dans le prochain budget 2021-2027, est menacée. Elle pourrait diminuer à la suite du Brexit et des nouvelles priorités de l’Union européenne. Un nouveau cadre pour simplifier et protéger cet outil qui concerne 150 millions de personnes est actuellement en discussion au Parlement.

04/10/2018 | ACTUALITÉ

Créer des connexions en Europe et aider à résoudre des problèmes mutuels réclamant des actions conjointes : tel est l’objectif du programme Interreg. Lancé en 1990, cet outil est intégré dans la politique de cohésion. Près de 88 opérations de coopération sont en cours dans les 28 États membres et sont financées par les fonds Feder à hauteur de 7,1 milliards d’euros. Parmi les exemples de mutualisation : des crèches bilingues entre Strasbourg et Kehl ou encore un réseau d’incubateurs d’entreprises créé entre la région Occitanie et la Catalogne… Au chapitre des coopérations moins connues, Interreg permet aussi de soutenir des projets améliorant l’efficacité de l’administration publique, “en promouvant la coopération juridique et administrative et la coopération entre citoyens et institutions”. Mais les barrières juridiques liées aux différentes cultures administratives des États membres demeurent un obstacle à la coopération transfrontalière. C’est pourquoi la Commission européenne a proposé, en mai dernier, un nouvel instrument qui simplifierait les projets transfrontaliers en permettant que la réglementation d’un État membre s’applique dans l’État membre voisin. Cet instrument s’appliquerait à un projet ou à une action spécifique d’une durée limitée, mise en œuvre dans une région transfrontalière à l’initiative des pouvoirs publics locaux ou régionaux. Un tiers des programmes appelés à disparaître Cette proposition de la Commission européenne est actuellement en discussion au Parlement européen. Elle pourrait assurer la longévité du programme Interreg, dont le périmètre est menacé dans la proposition de budget pluriannuel 2021-2027, présentée par la Commission européenne au printemps dernier. Celle-ci a prévu des coupes à hauteur de 10 à 13 milliards d’euros, entre 7 et 10 % selon les secteurs, et a annoncé qu’un tiers des programmes actuels de la politique de cohésion devraient disparaître. Ces réductions budgétaires sont principalement dues au Brexit, ainsi qu’aux nouvelles priorités de la Commission européenne : l’immigration, la transition numérique, la défense, la lutte contre le terrorisme. Avec un Parlement qui souhaite conserver la politique de cohésion au même niveau que dans le budget 2014-2020, les négociations trilatérales incluant la Commission et le Conseil européen, tous codécisionnaires, s’annoncent très difficiles et ne devraient pas aboutir avant les prochaines élections européennes, en mai 2019. Jean-Bernard Gallois


Sur ses déficits, l’Italie fait un pas en avant, un pas en arrière

La pression exercée par la Commission européenne sur l’Italie a peut-être porté ses fruits. Rome pourrait ramener ses prévisions de déficits publics à un niveau plus acceptable pour Bruxelles et surtout pour les marchés financiers.

03/10/2018 | ACTUALITÉ

Le gouvernement italien pourrait céder à la pression de Bruxelles et revoir ses prévisions de déficit à la baisse pour 2020 et 2021, afin d’apaiser les inquiétudes des marchés, selon des informations publiées par la presse mercredi 3 octobre. L’Italie, qui a présenté la semaine dernière un budget prévoyant un déficit de 2,4 % du PIB pour les trois prochaines années, prévoirait désormais de contenir ce déficit à 2,2 % en 2020 et à 2 % en 2021, selon le Corriere della Sera et La Repubblica. La Commission européenne, qui devra examiner ce projet à partir du 15 octobre, avait jugé que les objectifs initiaux paraissaient “hors des clous”. Mardi soir, le chef du gouvernement, Giuseppe Conte, avait déjà tenté de rassurer les marchés en promettant d’accélérer la réduction de la dette publique du pays, qui représente aujourd’hui 131 % de son produit intérieur brut (PIB). Il n’a cependant donné aucun chiffre et le gouvernement n’a officiellement pas changé de ligne par rapport à son projet initial. Tensions entre Bruxelles et Matteo Salvini Mercredi, Guiseppe Conte devait à nouveau rencontrer les chefs des partis qui forment la coalition gouvernementale, la Ligue et le Mouvement Cinq Étoiles (M5S).  Les tensions avec Bruxelles sont loin d’être apaisées puisque mardi soir, le vice-Premier ministre, Matteo Salvini (Ligue), a vivement attaqué le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, coupable selon lui de déstabiliser l’Italie en inquiétant les investisseurs au sujet du budget.  Ces derniers jours, le spread, c’est-à-dire l’écart entre les taux d’emprunt italien et allemand à dix ans, a fortement grimpé pour dépasser, mardi soir, les 300 points (contre 233 mercredi), une preuve de la nervosité des marchés vis-à-vis de l’Italie.  (avec AFP)


Large mouvement dans les administrations locales en Algérie

Le Président Bouteflika a procédé, à la fin de la semaine dernière, à de vastes changements dans les préfectures et les sous-préfectures. Ce mouvement, le second en une année, résonne comme une sanction. Des mouvements sociaux, des inondations, ainsi qu’une récente épidémie de choléra ont révélé une incurie dans la gestion des affaires locales. Le Président Bouteflika a procédé, à la fin de la semaine dernière, à de vastes changements dans les préfectures et les sous-préfectures. Ce mouvement, le second en une année, résonne comme une sanction. Des mouvements sociaux, des inondations, ainsi qu’une récente épidémie de choléra ont révélé une incurie dans la gestion des affaires locales.

02/10/2018 | ACTUALITÉ

Annoncé depuis plusieurs semaines déjà par les médias algériens, le mouvement des walis (préfets) a finalement eu lieu vendredi 28 septembre. Le Président Abdelaziz Bouteflika a signé un décret mettant fin aux fonctions d’une vingtaine de responsables, soit un peu moins du nombre total de préfets. Les wilayas (préfectures) les plus touchées par ces changements sont celles du centre. L’une d’elle est Blida. Cette ville située à quelques dizaines de kilomètres de la capitale, Alger, a défrayé la chronique à la fin de l’été, après l’apparition du choléra, qui a tué 2 personnes. Son ancien préfet, Mustapha Laayadhi, a été limogé le 3 septembre dernier à cause de sa gestion chaotique de l’épidémie. Il avait été pris à partie par la population après avoir refusé, dans une visite à l’hôpital, de s’approcher d’une femme, suspectée d’être atteinte du choléra. Plus globalement, c’est l’état d’insalubrité de Blida qui lui a valu son départ. Comportement méprisant Dans une autre ville du centre, Boumerdès, le préfet vient aussi de rendre son tablier pour son comportement méprisant envers la population. Abderahmane Madani Fouatih a notamment fait scandale en mars dernier après avoir malmené des familles sinistrées depuis un tremblement de terre de 2003 et qui résident encore dans des chalets d’urgence. Beaucoup ont d’ailleurs pensé que le préfet de la capitale, Abdelkader Zoukh, allait aussi quitter son poste, pour les mêmes motifs. Une vidéo le montrant en train de tancer une femme habitant un bidonville a fait le “buzz” sur les réseaux sociaux ces derniers jours. On reproche aussi à Abdelkader Zoukh de bloquer des projets économiques dans sa ville. La vox populi lui attribue par ailleurs des liens avec le milliardaire Kamel Chikhi, écroué en juin dernier pour des affaires de trafic de drogue, de blanchiment d’argent et de corruption. Des fonctionnaires des services de l’urbanisme de la ville d’Alger sont d’ailleurs poursuivis par la justice dans le cadre de ce dossier, qui a fait tomber les patrons de la gendarmerie, de la police et des responsables militaires. Réhabilitation de préfets controversés Officiellement, le mouvement des préfets qui vient d’avoir lieu vise, comme les précédents, à donner, avec des responsables fiables et compétents, plus de visibilité à la stratégie de l’État pour le développement des collectivités territoriales. Mais certains des remplacements qui viennent d’être opérés prêtent à confusion. C’est notamment le cas pour Abdelhakim Chater, nouveau wali de Tizi-Ouzou (centre du pays), qui avait été limogé du même poste à Annaba (est) en 2016, pour avoir tenu des propos qualifiés de choquants à l’égard des anciens moudjahidines (combattants pour l’indépendance de l’Algérie). Il les avait notamment accusés de profiter de privilèges à la place des “martyrs” qui ont véritablement mené la guerre contre le colonialisme. Un autre wali fait aussi son retour : Ahmed Maabed, qui vient d’être nommé à Bejaia, ville côtière industrielle. Il avait pourtant quitté Mostaganem (ouest de l’Algérie) en 2015 à la suite de révélations dans la presse locale sur l’existence de pratiques de corruption et de pots-de-vin dans la préfecture. Certains médias algériens, qui parlent de réhabilitations, remettent en cause les critères de sélection des walis tels qu’annoncés par les autorités. 7 sous-préfets révoqués Leurs réserves concernent aussi la présence dans la liste des nommés de deux anciens ministres, qui ont fait un passage éclair dans le gouvernement en 2017. Il s’agit d’Ahmed Abdelhafid Saci, ancien ministre du Commerce, et de son collègue de l’Habitat, Youcef Chorfa. Tous les deux avaient dû partir à la suite du limogeage du Premier ministre de l’époque, Abdelmadjid Tebboune. Il est à noter que les changements récents dans les préfectures concernent aussi les secrétaires généraux. Une quinzaine ont été démis de leurs fonctions et remplacés. Le mouvement a en outre concerné les sous-préfets (walis délégués). Sept ont été révoqués, notamment dans le Sud du pays, touché ces derniers temps par des mouvements sociaux, à cause du chômage et de la crise de logement. De récentes inondations ont également frappé plusieurs régions du pays, surtout à l’Est, où un préfet et un sous-préfet ont été congédiés.        Samia Lokmane-Khelil


Déficits : l’Italie dans le collimateur de la Commission européenne

La décision du gouvernement italien de coalition (M5S et Ligue) d’afficher un déficit de 2,4 % du PIB sur les trois prochaines années a suscité une vive réaction de Bruxelles. Rome assure ne pas vouloir aller au conflit.

28/09/2018 | ACTUALITÉ

Le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, a estimé, vendredi 28 septembre, que le budget italien, qui prévoit un déficit public de 2,4 % du PIB sur les trois prochaines années, “paraît hors des clous” des règles européennes. Dans sa première réaction après la décision de la coalition au pouvoir en Italie – alliant le Mouvement 5 étoiles, populiste, et la Ligue, d’extrême droite – d’accroître le déficit, Pierre Moscovici, qui a qualifié “d’explosive” la dette publique italienne – elle se situe à environ 132 % de son PIB –, a affirmé que les règles de la zone euro devaient “être respectées”.  Jeudi 27 septembre, le gouvernement italien a décidé de porter le déficit à 2,4 % du PIB, contre 0,8 % prévu par le précédent gouvernement de centre-gauche. Au terme d’un dur et long bras de fer avec le ministre modéré des Finances, Giovanni Tria, qui plaidait pour un déficit à 1,6 % pour éviter toute tension, le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la Ligue ont obtenu gain de cause. Le dialogue commence, selon Rome Pierre Moscovici souhaite désormais discuter avec les autorités italiennes, notamment avec le ministre des Finances, qu’il rencontrera lundi 1er octobre. “Les sanctions sont théoriquement possibles, car elles sont prévues par les traités. [Mais] je ne suis pas dans l’esprit des sanctions”, a-t-il assuré.  De son côté, le vice-Premier ministre italien, Luigi di Maio, a souligné vendredi que Rome n’entendait pas “aller au conflit” avec la Commission européenne. “Maintenant débute le dialogue avec l’Union européenne et avec les grands investisseurs privés”, a-t-il déclaré lors d’un colloque à Rome. Le taux d’emprunt italien s’est nettement tendu à l’ouverture des marchés ce vendredi, les investisseurs se montrant nerveux après cette annonce, tandis que la bourse de Milan perdait près de 2 %. L’euro commençait lui-même à accuser le coup face au dollar. (avec AFP)  


NOMINATIONS

Patrick Flot prend de nouveau la tête d’un Institut français

Le conseiller des affaires étrangères Patrick Flot, deuxième conseiller à l’ambassade de France à Beyrouth, au Liban, depuis un an, et ancien directeur de l’Institut français de Tunisie, a pris les fonctions de conseiller de coopération et d’action culturelle à Abu Dhabi, directeur de l’Institut français des Émirats arabes unis. Il remplace ainsi Camille Petit, en poste depuis 2015 et devenue sous-directrice de l’Asie méridionale, au Quai d’Orsay. Patrick Flot, 59 ans, passé par Sciences Po Paris, a notamment d’abord été deuxième secrétaire (1990-1991), puis premier secrétaire et directeur de la Maison française (1991-1994) à l’ambassade de France à Washington, aux États-Unis, avant de rejoindre l’ambassade de France à Montevideo, en Uruguay, où il a à nouveau été deuxième (1994-1996), puis premier secrétaire (1996-1998). De retour en France pour trois ans, comme adjoint au sous-directeur de la communication à la direction de la communication et de l’information du Quai d’Orsay, Patrick Flot est ensuite reparti à l’étranger, où il a été, à partir de 2001, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France à Lima, au Pérou. Il a par la suite officié en tant que deuxième conseiller à l’ambassade de France à Santiago, au Chili, de 2005 à 2008, avant de prendre un poste de sous-préfet de Montmorillon, dans la Vienne, en France. Promu consul général de France à Buenos Aires, en Argentine, en 2010, Patrick a été nommé, trois ans plus tard, conseiller de coopération et d’action culturelle à Tunis, directeur de l’Institut français de Tunisie. Un poste qu’il a occupé jusqu’à fin 2017.

19/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Patrick Erbs nommé en Russie

Jusqu’à récemment chef du service économique régional “Péninsule arabique”, en résidence à Dubaï (Émirats arabes unis), Patrick Erbs a été nommé au même poste au service économique régional de Moscou, en Russie. Il remplace ainsi Philippe Brunel, qui occupait la fonction depuis 2016. Âgé de 57 ans, Patrick Erbs a été nommé chef du service économique régional “Péninsule arabique” en 2017. Titulaire d’une maîtrise en économie appliquée, ce conseiller économique hors classe a débuté sa carrière en 1984, en tant que coopérant du service national, attaché sectoriel au service économique à Tunis (Tunisie). Devenu rédacteur à la direction régionale des relations extérieures de Poitou-Charentes à partir de 1985, il a ensuite enchaîné deux postes de chef de secteur économique, à Lagos, au Nigeria (1986-1990), et à Tokyo, au Japon (1990-1995), puis les fonctions d’adjoint au chef de service économique à Tel-Aviv, en Israël, jusqu’en 1999. Passé chef du service économique à Tallinn, en Estonie, à partir de 1999, Patrick Erbs a par la suite pris un nouveau poste d’adjoint de chef de service économique à Montréal, au Canada, sur la période 2004-2008. À cette dernière date, il fut nommé adjoint au chef de bureau à la direction générale du Trésor, à Bercy. En poste jusqu’en 2011, il a alors pris la tête des services économiques de Prague, en République tchèque (2011-2015), puis d’Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis (2015-2017).

19/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Robby Judes reprend un poste d’ambassadeur

Ancien ambassadeur de France aux Comores, Robby Judes, qui était depuis février dernier conseiller diplomatique et “outre-mer” auprès de la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), reprend du service à l’international. Cet administrateur civil hors classe vient en effet d’être nommé ambassadeur de France auprès de la république du Vanuatu, en remplacement de Gilles Favret. Rappelons que l’archipel de Vanuatu, situé en mer de Corail, compte environ 272 000 habitants, dont 40 % de francophones. Ancien condominium franco-britannique, devenu indépendant en 1980, il figure, selon le Quai d’Orsay, parmi les “pays les moins avancés que compte l’Océanie” et présente en outre “une forte vulnérabilité aux risques naturels”. Une situation qui a amené la France à s’engager dans plusieurs opérations humanitaires. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur chimiste, d’un DEA en sciences de l’Homme et technologie (1995) et ancien élève de l’École nationale d’administration (promotion Copernic, 2002), Robby Judes a notamment été ambassadeur aux Comores entre 2014 et 2017. Figurant parmi les premiers ultramarins à accéder à un tel poste, il a en outre officié, avant cela, entre 2012 et 2014, en tant que conseiller diplomatique de Victorin Lurel, lorsque celui-ci était ministre des Outre-mer. Plus tôt dans sa carrière, cet ancien analyste informaticien a également été chargé de mission à la sous-direction des organismes de recherche et de coordination de la politique de recherche au ministère chargé de la Recherche, entre 2002 et 2003. Chef du bureau de l’emploi scientifique à la direction de la recherche au ministère délégué à la Recherche et aux Nouvelles technologies de 2003 à 2005, puis conseiller adjoint de coopération au service culturel à l’ambassade de France aux États-Unis, à Washington, jusqu’en 2007, il a en outre occupé, sur la période 2007-2012, les fonctions de chef de service pour le secteur “Afrique Méditerranéenne et Proche-Orient” de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), un établissement public placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères.

18/10/2018 | NOMINATION FRANCE

François Zimeray revêt la robe d’avocat

Ambassadeur de France au Danemark jusqu’en août dernier, François Zimeray, ancien avocat et ex-élu socialiste, revêt à nouveau la robe d’avocat et crée son propre cabinet, Zimeray & Finelle. “François Zimeray s’associe à Jessica Finelle, avocat au Barreau de Paris depuis 2009”, précise un communiqué. À Londres, il devient “associate tenant au sein du prestigieux cabinet de barristers Doughty Street Chambers”. Par ailleurs, son nouveau cabinet sera également prochainement “présent” à Genève. Âgé de 57 ans, François Zimeray a déjà exercé au barreau de Paris entre 1987 et 2008, avant d’être nommé, sur proposition de Bernard Kouchner, sous la Présidence de Nicolas Sarkozy, ambassadeur pour les droits de l’Homme. Un an plus tard, en 2009, il a également, et parallèlement, été nommé ambassadeur pour la dimension internationale de la Shoah, les spoliations et le devoir de mémoire. Deux fonctions que le diplomate a occupées jusqu’en 2013. Il a ensuite été nommé ambassadeur de France au Danemark, un poste durant lequel François Zimeray a échappé à une attaque contre un centre culturel à Copenhague, en 2015. Ancien maire socialiste du Petit-Quevilly, en Seine-Maritime (1989-2001), François Zimeray a également été député au Parlement européen de 1999 à 2004, alors élu sur la liste “Construisons notre Europe”, conduite à l’époque par François Hollande.

18/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Olivier Lacroix intègre l’administration centrale du Quai d’Orsay

Premier conseiller à l’ambassade de France à Londres, au Royaume-Uni, depuis 2014, le conseiller des affaires étrangères Olivier Lacroix, ancien collaborateur de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, est devenu adjoint à directrice des immeubles et de la logistique (Odile Roussel) et sous-directeur des services centraux et de la logistique à la direction générale de l’administration et de la modernisation du Quai d’Orsay. Il succède ainsi à François-Xavier Léger, nommé ambassadeur de France au Népal [lire notre article sur le sujet]. Passé par Sciences Po Paris, Olivier Lacroix, 50 ans, a été deuxième secrétaire à l’ambassade de France à Port-Vila (Vanuatu) de 1993 à 1996, avant de devenir troisième secrétaire, attaché de presse à l’ambassade de France à Stockholm (Suède), pendant plus de deux ans, puis deuxième secrétaire, chargé du service de presse à l’ambassade de France à Hanoï (Vietnam) de 1998 à 2001. Après avoir été représentant permanent adjoint auprès de la Communauté du Pacifique à Nouméa, conseiller diplomatique du haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie (2001-2002), Olivier Lacroix est entré, en 2002, au cabinet de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, en tant que conseiller technique. Devenu premier secrétaire à la mission permanente de la France auprès de l’Organisation des Nations unies à New York, aux États-Unis, pendant près de trois ans, il est retourné à l’ambassade de France à Stockholm, cette fois comme premier conseiller, de 2007 à 2011. À cette dernière date, Olivier Lacroix est retourné en cabinet ministériel, auprès de Jean Leonetti, ancien ministre auprès du ministre d’État, chargé des Affaires européennes, en tant que conseiller. De 2012 à 2014, il est ensuite devenu conseiller de coopération et d’action culturelle à Rangoun, directeur de l’Institut français de Birmanie.

15/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Philippe Baudry part au Cambodge

En remplacement de Philippe Chatignoux, parti en septembre dernier prendre de nouvelles fonctions aux Émirats arabes unis, le conseiller maître à la Cour des comptes Philippe Baudry a été nommé chef du service économique au Cambodge et au Laos, en résidence à Phnom-Penh (Cambodge). Diplômé de Sciences Po Paris et énarque (promotion Fernand Braudel, 1987), ce dernier était jusque-là, et depuis 2015, conseiller spécial en charge du développement à la direction générale du Trésor au ministère de l’Économie et des Finances, en charge du suivi de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB). Âgé de 58 ans, Philippe Baudry a débuté sa carrière en tant qu’auditeur à la Cour des comptes à partir de 1987. Conseiller économique, adjoint au ministre-conseiller pour les affaires économiques à Rome, en Italie, entre 1991 et 1994, il est ensuite revenu en France pour prendre les fonctions de chef du bureau des études générales à la sous-direction d’Europe Nord-Sud de la direction des relations économiques extérieures (DREE, aujourd’hui fusionnée au sein de la DG Trésor), au ministère délégué au Commerce extérieur. Passé chef des services économiques au Vietnam (1996-1999), Philippe Baudry s’est ensuite envolé direction la Hongrie pour prendre le poste de chef de la mission économique de Budapest (1999-2004). Après cela, Philippe Baudry a été sous-directeur de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient entre 2005 et 2006, puis sous-directeur “Amériques et Asie” (2006-2008) à la direction générale du Trésor. Puis il a été ministre conseiller, chef des services économiques pour la Communauté des États indépendants (CEI) à Moscou, en Russie (2008-2012), et pour le Maroc (2012-2015).

12/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Natacha Rimbon intègre le cabinet de Richard Ferrand

Le cabinet du nouveau président de l’Assemblée nationale s’étoffe. Richard Ferrand vient en effet de recruter Natacha Rimbon, qui était jusque-là sous-directrice des affaires économiques internationales à la direction des entreprises, de l’économie internationale et de la promotion du tourisme du Quai d’Orsay, comme conseillère diplomatique. Cette conseillère des affaires étrangères hors classe (Orient) âgée de 40 ans est titulaire d’une maîtrise de droit public européen et diplômée de Sciences Po Paris. Elle a d’abord été rédactrice à la sous-direction d’Europe centrale (2002-2005), puis à la sous-direction des affaires communautaires internes (2005-2007), au sein de la direction de la coopération européenne du ministère des Affaires étrangères. Natacha Rimbon a ensuite rejoint l’ambassade de France à Lisbonne, au Portugal, où elle a été première secrétaire pendant trois ans, avant de retourner en administration centrale, toujours au Quai d’Orsay. Pendant six ans, elle y a ainsi été cheffe du pôle du commerce et de la régulation économique internationale à la sous-direction des affaires économiques internationales (direction générale de la mondialisation, du développement et des partenariats), avant d’être promue, en 2016, sous-directrice des affaires économiques internationales à la direction des entreprises, de l’économie internationale et de la promotion du tourisme.

08/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Sandrine Lelong-Motta promue sous-directrice

La conseillère des affaires étrangères Sandrine Lelong-Motta, jusqu’ici adjointe au sous-directeur de la politique des visas et chef du bureau “Pilotage et réglementation”, au sein de la direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire du Quai d’Orsay, vient d’être promue sous-directrice de cette même sous-direction. Elle succède ainsi à Philippe Righini, en poste depuis 2016. Cette énarque (promotion Victor Schoelcher, 1996), passée par Sciences Po Paris, a notamment d’abord été conseillère de tribunal administratif et de cour administrative d’appel. Conseillère au tribunal administratif de Paris à sa sortie de l’ENA, entre 1996 et 1998, elle a notamment ensuite été, après une longue période de mise en disponibilité, affectée au tribunal administratif de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, entre 2013 et 2015, où elle a été rapporteure (2013-2014), puis rapporteure publique (2014-2015). Sandrine Lelong-Motta a par la suite rejoint le Quai d’Orsay, en 2015, d’abord comme chargée de mission pour la politique des visas à la direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, pendant un an.

05/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Deux directeurs adjoints d’Expertise France quittent leurs fonctions sur fond de crise de gouvernance

Après le départ forcé de son directeur général [lire notre article sur le sujet] et le renouvellement de la présidence de son conseil d’administration [lire notre article sur le sujet], c’est au tour de 2 directeurs adjoints – sur 3 – de l’opérateur Expertise France de quitter le navire. Bertrand Barbé, directeur général adjoint en charge des opérations, en poste depuis 2015, est en effet devenu, depuis début septembre, directeur des opérations et du développement commercial chez Civipol Conseil, la société de service et de conseil du ministère de l’Intérieur. Anne de Soucy, directrice générale adjointe en charge de la stratégie, des partenariats et de la communication, a quant à elle rejoint l’Agence française du développement (AFD) comme directrice adjointe de la direction “Les trois océans”. En quelques mois, l’équipe dirigeante de ce “bras armé” du gouvernement visant à exporter l’expertise technique française à l’international a donc été renouvelée dans sa quasi-totalité. Seule personne demeurant en poste, la directrice générale adjointe et secrétaire générale, Laurence Lajoinie-Gnansia, qui assure l’intérim de la direction générale en attendant une prochaine nomination. Pour mémoire, alors qu’une intégration au sein de l’Agence française de développement (AFD) est prévue à l’horizon 2019, cet opérateur, fort de 500 salariés et né en 2015 de la fusion de 6 opérateurs rattachés à différents ministères, connaît depuis sa création une croissance importante de son activité, mais également un climat social tendu. Ces derniers mois, une crise avait éclaté, emportant Sébastien Mosneron-Dupin, directeur général relevé de ses fonctions fin août, et Nathalie Pilhes, ancienne présidente du conseil d’administration et déléguée interministérielle à la coopération technique internationale, remplacée à la présidence par Laurence Tubiana, également présidente du conseil d’administration de l’Agence française de développement (AFD). Une situation de tensions qui aurait fortement marqué les troupes en interne. Ainsi, explique sans détours Anne de Soucy à Acteurs publics, “mon départ est lié à la crise de gouvernance qui a secoué Expertise France en juillet et à la façon dont elle a été traitée tant en interne que par nos administrations de tutelle”. À la fin de l’été, elle a demandé la fin de sa mise à disposition. Bertrand Barbé avait quant à lui annoncé qu’il quitterait Expertise France en juin dernier, avant que les départs de Sébastien Mosneron-Dupin et de Nathalie Pilhes ne soient actés. S’il avait décidé de partir pour clore un cycle de six ans passés au sein de différents opérateurs d’expertise internationale de l’État, il explique à Acteurs publics qu’il “était extrêmement compliqué de rester avec ce type de gouvernance”, ce qui a accéléré sa décision de démissionner . Anne de Soucy (photo) a été conseillère auprès du secrétaire général des affaires européennes (SGAE) entre 2014 et 2015, avant de prendre son dernier poste de directrice générale adjointe, chargée de la stratégie et des partenariats d’Expertise France. Elle a également été, plus tôt dans sa carrière, conseillère technique sur les affaires européennes et internationales au cabinet de l’ancienne ministre de l’Emploi et de la Solidarité Élisabeth Guigou, de 2001 à 2002. Titulaire d’une maîtrise de droit public, d’un DESS de droit du marché commun et du certificat d’aptitude à la profession d’avocat (Capa), Anne de Soucy a notamment d’abord été chargée de mission à la sous-direction du droit international économique et communautaire de la direction des affaires juridiques du Quai d’Orsay (1995-1999). Elle a ensuite été promue cheffe du bureau des politiques communautaires à la délégation aux affaires européennes et internationales du ministère de l’Emploi et de la Solidarité, à partir de 1999. À sa sortie du cabinet ministériel, en 2002, Anne de Soucy a pris la tête du secteur “Travail, emploi, politique sociale, santé, éducation, culture, audiovisuel et sport” au SGAE pendant deux ans. Par la suite, elle est notamment devenue directrice adjointe des affaires internationales de la Caisse des dépôts et consignations, entre 2008 et 2013. Bertrand Barbé, pour sa part, passé par l’École nationale supérieure des finances publiques de Paris et titulaire d’une maîtrise de droit des affaires, a effectué une majeure partie de sa carrière dans la coopération technique internationale. Entre 2002 et 2009, il a été directeur administratif et financier à l’Assistance au développement des échanges en technologies économiques et financières (Adetef) et, à partir de 2012, à France Expertise internationale (FEI) –, deux anciens opérateurs rattachés respectivement à Bercy et au Quai d’Orsay et qui, depuis 2015, ont été fusionnés au sein d’Expertise France. Il a ensuite été nommé, toujours chez FEI, directeur général adjoint en 2013, et directeur général par intérim en 2014. C’est au moment de la création d’Expertise France, en 2015, qu’il a pris ses dernières fonctions de directeur général adjoint en charge des opérations. Entre 2010 et 2012, il a par ailleus été directeur administratif et financier au musée Picasso. Bertrand Barbé a été remplacé, à la direction des opérations d’Expertise France, par Hervé Conan [lire notre article sur le sujet].

04/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Jean-Baptiste Lemoyne recrute une ancienne conseillère de Julien Dray

Le cabinet du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, se dote d’une conseillère en charge de la communication et des relations avec la presse, en la personne de Nathalie Fortis, ex-collaboratrice de Julien Dray. Il s’agit d’une création de poste. Depuis novembre 2017, Nathalie Fortis était cheffe du cabinet et conseillère “communication et presse” d’Estelle Sauvat, ancienne haute-commissaire à la transformation des compétences, qui a quitté ses fonctions fin août au ministère du Travail. Nathalie Fortis a longtemps fait partie des fidèles de l’ancien député socialiste de l’Essonne Julien Dray, dont elle a été la conseillère en communication, chargée de mission “politique de la ville, sécurité et jeunesse” à l’Assemblée nationale (2005-2008), puis la conseillère “culture et communication politique” au conseil régional d’Île-de-France, lorsque Julien Dray en était vice-président (2008-2010). Avant cela, Nathalie Fortis a été l’attachée de presse de SOS Racisme, dont Julien Dray est l’un des fondateurs, entre 2003 et 2005, et directrice de la communication de la Fédération indépendante et démocratique lycéenne (FIDL), syndicat étudiant également proche de l’ancien député (2001-2003). En 2016, Nathalie Fortis a été la conseillère culture d’Agnès Evren, élue LR au conseil régional d’Île-de-France et vice-présidente en charge de la culture, du patrimoine et de la création de l’assemblée présidée par Valérie Pécresse.

04/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Sébastien Surun prend un poste de sous-directeur au Quai d’Orsay

Inspecteur des affaires étrangères et secrétaire général de l’inspection générale depuis deux ans, Sébastien Surun a été nommé sous-directeur du cérémonial au protocole du Quai d’Orsay. Ce conseiller des affaires étrangères hors classe (Orient) remplace ainsi Emmanuel Loriot, en poste depuis 2017. Sébastien Surun, 44 ans, passé par Sciences Po Paris et la faculté de droit de l’université de Bonn, en Allemagne, a notamment été premier secrétaire à Berlin de 2002 à 2005, avant de devenir adjoint au sous-directeur de la politique des ressources humaines et chef du bureau du plafond d’emploi, de la rémunération et du dialogue de gestion du Quai d’Orsay, de 2005 à 2009. Cet ancien auditeur de l’Institut diplomatique est ensuite devenu deuxième conseiller à Jakarta, en Indonésie, entre 2009 et 2012, puis premier conseiller à Téhéran, en Iran, pendant quatre ans.

04/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Un nouveau poste d’ambassadeur pour Joël Meyer

Joël Meyer reprend de nouvelles fonctions sur le continent africain. Peu de temps après avoir plié bagages en Mauritanie, où il a été ambassadeur de France entre 2014 et septembre dernier, ce conseiller des affaires étrangères hors classe vient tout juste d’être nommé au même poste au Mali. Il remplace ainsi Évelyne Decorps, en fonction depuis 2016, et dont des rumeurs concernant son remplacement couraient depuis plusieurs mois. Rappelons que le Mali, fort de 17 millions d’habitants, et une ancienne colonie française qui a gardé des relations étroites avec l’Hexagone. Ce pays d’Afrique de l’Ouest est, d’ailleurs, l’un des 16 pays prioritaires de la politique de développement de la France. Âgé de 57 ans, Joël Meyer connaît déjà le Mali et son ambassade de France, pour y avoir été deuxième conseiller entre 2003 et 2007. Ce diplômé de l’Institut national de langues et civilisations orientales (Inalco) et titulaire d’un DEA de littérature grecque moderne justifie en outre d’une longue carrière dans la diplomatie. Entré au Quai d’Orsay en 1989, en tant que rédacteur à la sous-direction d’Asie méridionale, il a pris ses premières fonctions à l’international en 1992, lorsqu’il a été nommé premier secrétaire à l’ambassade de France à Nicosie, capitale de Chypre. De retour en administration centrale en 1995, à nouveau à un poste de rédacteur, ce diplomate a, dans la foulée, enchaîné avec le poste de premier secrétaire à l’ambassade de France à Athènes, en Grèce, dès 1999. Après son premier poste au Mali, Joël Meyer a été nommé sous-directeur de l’Europe méridionale, toujours au ministère des Affaires étrangères, en 2007. Il a ensuite exercé en tant que consul général de France à Milan, en Italie, de 2010 à 2014.

03/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Éric Lavertu prend un premier poste d’ambassadeur

Après deux ans passés en tant que directeur adjoint du centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, Éric Lavertu vient d’être nommé ambassadeur de France au Sri Lanka. Ce conseiller des affaires étrangères hors classe remplace ainsi Jean-Marin Schuh, qui occupait la fonction depuis 2015. Rappelons que le Sri Lanka, longtemps appelé Ceylan, est un état insulaire de 21 millions d’habitants situé au sud-est de l’Inde. Diplômé de sciences politiques et de philosophie, Éric Lavertu, 62 ans, a intégré le Quai d’Orsay en 1991. Nommé deuxième secrétaire et attaché de presse à l’ambassade de France au Pakistan en 1993, il a ensuite enchaîné plusieurs autres postes à l’international. Il a en effet été deuxième secrétaire à l’ambassade de France à Saint-Domingue (République dominicaine) entre 1996 et 1998, puis détaché auprès de la mission spéciale des Nations unies en Afghanistan jusqu’en 1999, ainsi que conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade de France à Addis-Abeba (Éthiopie) jusqu’en 2002. De retour en Afghanistan à cette dernière date, en tant que deuxième conseiller à l’ambassade de France, Éric Lavertu a rejoint, à partir de 2005, la délégation générale pour l’armement du ministère de la Défense, aux postes de chef de bureau et de conseiller diplomatique. Éric Lavertu a par la suite repris plusieurs fonctions à l’international, à savoir celles de premier conseiller à l’ambassade de France à Santiago (Chili) à partir de 2008 et de consul général de France à Bangalore (Inde) de 2012 à 2015. Il est enfin retourné à l’administration centrale du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, d’abord comme sous-directeur du centre de situation du centre de crise et de soutien (CDCS), puis comme directeur adjoint de ce même CDCS en 2016.

02/10/2018 | NOMINATION FRANCE

Alexis Le Cour Grandmaison de retour à Paris

Ministre conseiller à l’ambassade de France à Rabat, au Maroc, depuis quatre ans, le conseiller des affaires étrangères hors classe (Orient) Alexis Le Cour Grandmaison a été nommé directeur adjoint du centre de crise et de soutien (CDCS) du Quai d’Orsay. Il succède ainsi à Éric Lavertu, en poste depuis 2016. Rappelons que le centre de crise et de soutien du ministère des Affaires étrangères, créé en 2008, a pour mission principale la gestion des crises se déroulant à l’étranger et nécessitant soit une réaction à un événement menaçant la sécurité des ressortissants français à l’étranger, soit une action humanitaire d’urgence. Au Quai d’Orsay, Alexis Le Cour Grandmaison, 49 ans, a été sous-directeur d’Égypte-Levant à la direction d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, de 2009 à 2014, après avoir été chargé de mission pour l’Afrique du Nord et Moyen-Orient au centre d’analyse et de prévision (aujourd’hui baptisé “centre d’analyse, de prévision et de stratégie”) à partir de 2007 Passé par Sciences Po Aix-en-Provence et par l’Institut des langues et civilisations orientales (Inalco), ce haut fonctionnaire a aussi été, plus tôt dans sa carrière, premier secrétaire à l’ambassade de France à Beyrouth, au Liban (2000-2004), puis consul adjoint de France à Jérusalem, en Israël (2004-2007).

27/09/2018 | NOMINATION FRANCE

Olivier Gauvin prend de nouvelles fonctions au ministère des Affaires étrangères

Le conseiller des affaires étrangères Olivier Gauvin poursuit son chemin au Quai d’Orsay. Sous-directeur de la presse à la direction de la communication et de la presse du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères depuis 2016, celui-ci vient d’être nommé en qualité de sous-directeur, directeur adjoint de cette même direction de la communication. Il succède ainsi à Alexandre Giorgini, nommé récemment consul général de France à Hong Kong (Chine). Notons qu’Olivier Gauvin a quant à lui été remplacé à la sous-direction de la presse par François Delmas [lire notre article sur le sujet]. Âgé de 42 ans, titulaire d’une licence de droit, diplômé de l’institut d’études politiques (IEP) de Paris et ancien élève de l’École nationale d’administration (promotion Simone Veil, 2006), le nouveau directeur adjoint a intégré le Quai d’Orsay en 2006 en tant qu’adjoint au sein du porte-parolat (chargé successivement de l’Afrique du Nord et Moyen-Orient et de l’Europe). Devenu, trois ans après, deuxième conseiller à l’ambassade de France à Téhéran (Iran), il a ensuite été nommé, en 2012, diplomate d’échange au Département d’État américain à Washington D.C., puis deuxième conseiller à l’ambassade de France aux États-Unis (2013-2016), avant de prendre son dernier poste de sous-directeur de la presse.

26/09/2018 | NOMINATION FRANCE