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Inventer de nouvelles relations entre gouvernants, usagers et agents

3 janv. 2018, PAR
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Pour Intériale, des transformations de la protection sociale complémentaire des agents sont nécessaires et elles ne peuvent être conçues en dehors des réflexions conduites plus largement, notamment par les organisations syndicales, sur l’avenir de la fonction publique.

Santé au travail, innovation, couverture en santé et en prévoyance des agents… Les mutuelles de la fonction publique comme Intériale se mobilisent. Le baromètre « Santé et prévention » réalisé par Intériale et CSA met en évidence une satisfaction globale à l’égard du travail plus faible chez les agents que chez les salariés. Selon ce même baromètre, 65 % des agents souhaitent participer à des actions de prévention centrées sur la qualité de vie au travail. Ils manifestent aussi une attente de reconnaissance de leur travail et un stress plus important que dans le secteur privé lorsqu’ils sont en contact avec le public. C’est la raison pour laquelle la mutuelle Intériale accompagne les employeurs publics qui souhaitent améliorer la qualité de vie au travail, agir contre le stress ou soutenir le retour au travail de leurs agents après un congé de longue maladie.

Au-delà des actions spécifiques initiées çà et là, les agents de la fonction publique apparaissent, à chaque étude, un peu plus sous tension. On pourrait y voir une des conséquences des débats réguliers qui animent notre pays. À chaque élection, la fonction publique est un sujet privilégié des candidats, qui n’ont de cesse de surenchérir sur son coût, son efficacité : aucune autre profession ou secteur d’activité n’est à ce point mis en débat et avec une telle régularité. Pour les usagers, cela entretient l’idée que la fonction publique est un secteur à part, sur lequel il est difficile d’agir tandis que pour les agents, c’est une remise en cause constante de leur travail et de leur implication. Cela n’est pas sans conséquence sur la perception des uns et des autres, perception qui oscille entre perte de sens, méfiance et parfois défiance à l’égard du service public.

Le comité « Action publique 2022 » lancé en septembre par Édouard Philippe et Gérald Darmanin et les actions qu’il engage pourront, espérons-le, permettre de trancher un certain nombre de débats qui ne trouvent pas d’issue depuis de nombreuses années. Il est aujourd’hui primordial d’inventer de nouvelles relations entre nos gouvernants, les usagers et les agents qui sont en outre adhérents de notre mutuelle.

La préparation d’un rapport sur la protection sociale complémentaire des agents, annoncée par Olivier Dussopt, tout nouveau secrétaire d’État en charge de la Fonction publique, peut aussi devenir une belle opportunité. L’évolution des dépenses de santé et la hausse des restes à charge pèsent tout autant sur les agents de la fonction publique que sur les autres salariés. Pour Intériale, des transformations de la protection sociale complémentaire des agents sont nécessaires et elles ne peuvent être conçues en dehors des réflexions conduites plus largement, notamment par les organisations syndicales, sur l’avenir de la fonction publique.

Pascal Beaubat, président d'Intériale

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